Coup d’Etat Politique bis : Joseph Kabila privatise et torpille l’Accord de la Saint-Sylvestre

Article publié le 06 Avril 2017

Joseph Kabila

Le Congo n’est pas encore sorti de son Auberge, la faute à ses politiciens et leaders politiques décidés à nourrir leurs ventres en lieu et place de l’intérêt collectif. Donner pour mort par certains, qualifier d’Echec par d’autres, Joseph Kabila vient de ressusciter en sa guise, l’Accord de la Saint-Sylvestre.



Dans son adresse à la nation via le Congrès de ce jeudi 05 avril, Kabila Joseph a pris unilatéralement la décision de nommer non seulement un nouveau Premier Ministre endéans 48 heures, humiliant au passage Samy Badibanga présent, et recommande aux deux chambres réunies du Parlement d’adopter le règlement intérieur en rapport avec le poste du Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA).



Comment peut-il nommer un Premier Ministre alors que l’Accord n’est pas arrivé à termes et sans signature des principales forces en présences ? Quel Structure va lui proposer le nom du Premier Ministre et via quel organe puisque la CENCO a abandonné sa médiation ?



Demander au parlement d’adopter les textes relatifs au poste du Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA) ainsi que la personne consensuelle pour sa présidence, c’est dénué et vidé le sens même de l’Accord de la Saint Sylvestre, où la modalité du choix et des compétences liées à cette fonction ont été déjà tracées.



Ainsi en feignant d’appliquer l’Accord de la Saint Sylvestre, Joseph Kabila vient à nouveau de se tracer une nouvelle autoroute où il est le seul maitre à bord ; tant pis pour les rêveurs et retardataires.



Avec cette nouvelle postule, Joseph Kabila s’est bien réjouit de la disparition d’Etienne Tshisekedi, narguant les restes des politiciens qui d’après lui ne pèsent pas. C’est bien la théorie du chaos auquel nous avons dénoncé dans une de nos anciennes publications.



La balle revient une fois de plus à la population congolaise de se prendre en charge, car les politiciens et acteurs politiques auxquels elle fait confiance ont failli à leurs missions de démocratiser à jamais le pays. Haro sur les évêques qui pensaient que Joseph Kabila jouait franc jeu, alors qu’il n’a fait que gagner un précieux temps.







Mudjikolela

Aidez congovirtuel à couvrir ses activités pour ces trois ans à venir