Par AKUTU KASEKA Vicky

Les conflits armés en Afrique restent une réalité actuelle . Bien qu’étant essentiellement des conflits internes plutôt que des conflits interétatiques, ceux-ci sont à l’origine de multiple atrocités et souffrances infligées à la personne humaine. Ils sont régis par les dispositions du DIH en l’occurrence : « l’article 3 commun aux quatre conventions de Genève de 1949 et le deuxième protocole additionnel de 1977 », suivi de certaines règles d’origine coutumières. En effet, ces règles qu’offre la convention de Genève sur le DIH et qui répondant à une exigence d’humanité , n’ont pas été principalement conçues en tenant comptes des conflits internes, mais pour couvrir d’autres notamment ; les conflits armés internationaux (CAI), sans que les Etats aient imaginés que ces conflits internes pourraient un jour être plus importants. Mais de nos jours, compte tenu de l’intensité, de la complexité et de recrudescence de ces conflits sur la scène internationale et plus particulièrement en Afrique, comme l’atteste les conflits en République Démocratique du Congo et en Cote d’ivoire…, ces règles du DIH son intervenues dans l’optique de réglementer, de limiter les passions incontrôlées des parties aux conflits. Cette situation suscite le questionnement quant à l’efficacité des règles de l’application des règles du DIH dans les conflits internes en Afrique ; plus explicitement, ces règles du DIH régissent-elles valablement les conflits internes en Afrique ?

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