Par Jean-Marie Bolengo

La manière à laquelle les russes sont parvenus à mater l’agressivité Géorgienne avec une puissance de frappe comme au beau vieux temps de l’URSS a susciter des craintes aux autres pays de la région hostiles à Moscou comme l’Ukraine ou encore l’Arménie.

Dès novembre 1999, Poutine avait déclaré que les intérêts stratégiques de la Russie incluaient les régions au Sud de la Russie et la Baltique. Depuis l’éclatement de l’URSS, Moscou a utilisé l’arme énergétique pour amener les Etats de « l’étranger proche » à abdiquer des pans toujours plus importants de leur indépendance.

A l’avènement de VLADIMIR Poutine comme premier ministre, correspondra une nouvelle politique diplomatique et économique axée d’abord sur la défense du territoire nationale et la protection de l’espace régionale de la Communauté des Etats Indépendants afin de réveiller le vieux fatigué par son instabilité politique, institutionnelle et économique. La manière où il mit fin à la rébellion Tchétchène fera de lui un homme de confiance auprès de Boris Eltsine qui verra en lui d’un successeur valable pour l’avenir de la Russie. Ainsi à sa prise du pouvoir, Vladimir Poutine va tirer les leçons de la chute de l’Union Soviétique, et va entreprendre une réorganisation interne de la Russie. Il va commencer d’abord à recréer une économie russe forte autour de l’énergie, de la réorganisation de l’armée et du service de sécurité dont le FSB. Sans oublié d’une nouvelle politique étrangère. En effet POUTINE en quête d’une Russie forte, sera consciente qu’il fallait partir de l’intérieur pour ensuite s’épanouir. Or, la Russie a toujours considéré de par ses accords mêmes, l’ensemble des Etats membres de la communauté des Etats indépendants comme un des éléments de ses intérêts vitaux et voit d’un mauvais œil de l’expansion de l’OTAN et de l’Union Européenne vers ces Etats alors frontaliers à elle. Ainsi une nouvelle politique étrangère tournée sur la région s’imposait qui allait lui permettre de contrôler ces Etats. A la révolution de couleurs soutenue par l’Union européenne et les USA, la Russie va essayer de contrecarrer en renforçant sa présence militaire, stratégique, politique et diplomatique dans la région. Ainsi aux Etats peu fidèle comme l’Ukraine, c’est la politique de la division et de la séparation sécessionniste qui sera appliquée. Ajoutée à cela le brandissement de l’arme énergétique dont le gaz. Le dernier pays en avoir payé le frais est la Géorgie avec la création des Etats sécessionnistes d’Océtie du sud et du Daghestan.

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