Bonjour, nous sommes le 26/02/2017 et il est 08 h 51.

INTRODUCTION GENERALE
La question de vedettariat déferle la presse et les médias congolais. Les débats à caractères polémiques tournent autour de la question du leadership de la musique congolaise. Le combat pour monopoliser le sommet dans la musique congolaise est depuis un temps, la hantise des maints musiciens congolais. Beaucoup d’efforts pour être au top et courir derrière la célébrité, de fois, on fait la publicité de soi-même. De fois, on est vanté ou vendu comme produit commerçable. Nous allons présenter ce phénomène ‘Vedettariat dans l’espace bien détermine, à savoir dans la musique congolaise. Il faut retenir que cette étude est limitée dans l’espace et dans le temps. C’est-à-dire : nous allons analyser le critérium de « vedettariat » dans la musique congolaise à travers les publications du journal Visa 2000 paraissant à Kinshasa. Ainsi notre travail s’intitule : « Vedettariat dans la musique congolaise ».

1. PROBLEMATIQUE
Le problème de vedettariat fait entre en jeu beaucoup de paramètres qui relèvent soit de l’ordre de la culture de l’art ou de l’ordre de la communication soit de l’ordre de l’économie. Ces différents enjeux se recoupent dans la définition du vedettariat ou de la star. Pour définir ce concept, plusieurs caractéristique ou facteurs doivent être retenus. Dans le cadre de notre étude, nous aurons à répondre aux questions suivantes : • Quels sont les critères qui entrent en jeu pour déterminer le vedettariat de tel ou tel artiste musicien congolais ? ; • Que rôle la presse écrite congolaise a joué dans la promotion des vedettes de la musique congolaise ? Telle est, en fait l’interrogation à laquelle nous entendons répondre tout au long de ce travail.

2. HYPOTHESE DE TRAVAIL
Notre hypothèse de travail consiste à monter que les critères qui président à l’érection de vedettariat dans la musique congolaise sont de l’ordre de la célébrité, popularité, de la production, de l’élégance, de voyage, d’acquisition des biens de luxes, etc. Et que les médias congolais, plus précisément la presse écrite, ont contribué dans la fabrication de vedettes de la musique congolaise.

2.1. Cadre Théorique
Le cadre théorique dans lequel s’inscrit notre travail est celui de la communication. Il s e fonde sur la théorie de star-system . Les travaux d’Edgar Morin ont tenté d’analyser cette théorie en montrant le rôle des médias dans la fabrication des stars. En appliquant cette théorie dans la musique congolaise, notre étude se réfère alors à la chanson populaire. Dans ce sens, la vedette est vue dans son aspect corporel comme un support d’identification. Car, selon jacques SEGUELA ; une star c’est précisément un corps, in physique, à la fois naturel et manufacturé.

3. L’INTERET DU SUJET
L’intérêt qui sous-tend notre travail est double. D’une part, notre recherche est imbue d’un souci scientifique. En effet, l’analyse du phénomène de vedettariat dans la musique congolaise nous intéresse en tant que futur communicologue pour savoir comment le champ de vedettariat ou de star système rentre dans le cadre de la communication et les enjeux de la communication dans le vedettariat. D’autre part, l’intérêt qui motive cette étude est d’ordre académique. En effet, dans le programme de formation académique, il est requis à tout étudiant de sanctionner la fin de ses études par une monographie. C’est dans ce sens que nous élaborons ce travail pour sanctionner la fin de notre premier cycle en Communication Sociales.

4. METHODE
Pour arriver aux résultats escomptés dans ce travail, nous procéderons par la méthode sémiotique. La star étant un signe ou un mode d’expression culturel et artistique, pour arriver à analyser les critères d’élection d’une star, une étude des différents signes qui la caractérisent s’avère nécessaire.

5. DIVISION DU TRAVAIL
Notre travail se divise en trois chapitres. Le premier chapitre portera sur le cadre théorique de référence de notre travail. Il s’agira de définir et de circoncire le cadre théorique dans lequel notre travail s’inscrit. Le chapitre deuxième consistera à donner l’évolution de la musique congolaise. En effet, il s’agira d’une étude à la fois diachronique et synchronique du phénomène musicale au Congo. Le chapitre troisième est une étude sur le rôle des médias dans le vedettariat de la musique congolaise et les critères de choix des vedettes.

CHAPITRE PREMIER : CADRE THEORIQUE DE REFERENCE
Ce chapitre reste le lieu sur lequel nous devons circonscrire le cadre théorique de notre propos. Il s’agit, pour nous, définir le concept-organisateur de notre propos, à savoir, le vedettariat. A ce concept, nous ajoutons toute la constellation des concepts qui tournent autour de ce concept-clé. Ensuite, nous aurons, en second lieu, à établir le rapport entre le vedettariat et le marketing, tout en faisant intervenir le rôle des médias.

1.1. LE CONCEPT « VEDETTARIAT »
Le mot vedettariat en appelle à celui de vedette. Le Petit Larousse arrive à distinguer trois sens de ce mot. Le premier , qui est tout à fait archaïque, a semblé signifier un lieu élevé où se plaçait une sentinelle. Au fil des âges, le mot vedette était utilisé pour signifier une sentinelle assurant la sécurité d’un champ. Ensuite, le mot a été donné à un artiste en vue. Vedette faisait référence à une notoriété artistique jouant le rôle de première classe dans la musique. Le théâtre et même le cinéma, etc. ce deuxième sens se rapproche plus du terme star, concept anglais qui signifier Etoile.

Le troisième sens fait penser au personnage de premier plan (Ici, on fait allusion aux figures de prou politique, culturelles, etc.) La vedette est donc un fait lié au temps, éphémère. C’est donc un statut lié à la nouveauté. Il s’agit d’une nouveauté, d’un individu présent dans l’opinion (actuelle) de son public et dont les médias s’en font l’écho. Dès lors, on peut se demander s’il peut exister une vedette qui ne soit pas produit des médias une seconde question peut aussi prolonger notre : n’existe-il pas de vedette en dehors de la musique. ? Mais au-delà de tous ces sens, il faut retenir que le vedettariat est « le fait d’être vedette », autrement dit, c’est un « système fondé sur la promotion des vedettes. » Ainsi, vedettariat en appelle au Star système.

Cette notion de Star système est dépendante de l’apport sémantique du concept système. P. WATZLAWICK dans une logique de communication le définit de manière intéressante à notre étude comme « un ensemble d’objectifs et les relations entre ces objets et entre leurs attributs… ». Par ce regard, l’ensemble s’apparente à une organisation. Pour Edgar Morin ; le « star système est d’abord fabrication. Ce mot est spontanément utilisé par Car LAEMMLE, l’inventeur de stars : la fabrication des stars est chose primordiale dans l’industrie (sic) ». Il s’agit d’un système de fabrication des stars. Dans le monde anglo-saxon, la star système est une industrie cinématographique. Ainsi, nous aurons à prendre, mutatis mutandis, le mot Star pour celui de vedette.

En posant ces deux questions, nous avons tenté de souligner l’idée selon laquelle le mariage entre les arts, en l’occurrence la musique et les médias est un lieu propice pour l’émergence d’une vedette. La République Démocratique du Congo pensons-nous n’en fait pas exception. Dans ce monde cinématographique une star se présente comme un héros, elle est identifiée à un héros mythique ou légendaire. Edgar Morin, dans son esquisse historique sur la naissance du cinéma, troue des correspondances entre l’acteur et le rôle du héros qu’il interprète. « Alors écrit-il, le nom de l’interprète deviendra aussi fort et même plus fort que celui du personnage, et s’opérera enfin cette dialectique de l’acteur et du rôle ou s’épanouira la star.

Il se peut que, de ce qui précède, la dialectique de l’acteur et du rôle ne peut rendre compte de la Star que si la notion de mythe intervient. « Un mythe est un ensemble de conduites et de situations imaginaires. Ces conduites et ces situations peuvent avoir pour protagonistes des personnages surhumains, héros ou dieux ; on dit alors le mythe d’Hercule ou d’Apollon ». Ainsi, parler du mythe de la star, c’est engager un processus de divinisation que subit l’acteur. Edgar Morin note que « la star, est l’acteur ou l’actrice qui pompe une partie de la substance héroïque, c’est-à-dire divinisé et mythique, des héros, de films, et qui réciproquement, enrichir cette substance par rapport à la nature qui lui est propre. La Star est avant tout un acteur que devient sujet d’un mythe ou susciter un culte de sa personnalité.

Par rapport à elle-même, la Star vit un phénomène particulier, hors du commun naturel. Elle est déterminée par son double d’écran. La Star est subjuguée par son propre image de l’écran. Elle fait un effort pour être identique à elle-même hors de l’écran. Dans ce processus où elle se recherche continuellement, « la star est amenée à nourrir son propre mythe ». . Elle doit avoir un sens très élevé du beau, du sensationnel et du spectaculaire. Bien que personnage mythique, « c’est finalement d’une complexe, différence et convergence à la fois, que la Star intervient dans la dialectique de l’imaginaire et du réel, qui transforme l’homme d’aujourd‘hui, au sein de l’évolution générale de la civilisation.

La Star est bien mythe, mais aussi une idée-force. Le propre du mythe est de s’insérer ou de s’incarner dans la vie ; le mythe des stars s’incarne étonnamment dans la réalité. C’est cette réalité qui produit les stars, c’est –à-dire l’histoire se nourrit de l’imaginaire et d’utopique. Edgar Morin trouve une autre dimension dans le rapport entre l’acteur et son rôle : la spiritualisation comme idéalisation de la Star. « Dans la dialectique de l’acteur et du rôle, la star apporte sa beauté et spiritualité se conjuguent pour constituer l’essence mythique de sa personnalité, ou plutôt de sa super-personnalité.

Parce que divinisé, la Star est objet d’un culte. « Un embryon de religion se constitue autour d’elles » et cette religion fait porter aux fans des reliques fabriqués par des publications spécialisées qui déversent sur ces fidèles tous les produits vivifiant leur foi : les photos, interview, etc. Ainsi, les clubs de vedettes, ou fans clubs sont des chapelles où^s’exaltent les ferveurs particulières et l’idole (la vedette) vient périodiquement sanctifier son club. Somme toute, « la religion des stars est précisément une pratique imaginaire qui permet la dialectique identitaire d’un fan et de la star ». La Star est donc le saint patron à qui le fidèle se voue et celui-ci veut consommer son dieu. « le fan veut tout savoir, c’est-à-dire posséder, manipuler et diriger mentalement l’image totale de l’idole.

Cette approche définitionnelle et descriptive de la vedette nous a permis de saisir la star comme une personnalité de première place, et, même, a été identifiée. « la Star est déesse » comme le souligne Edgar Morin.

1.2. VEDETTARIAT ET MEDIAS

Divinisée, la star est aussi vendue au public à travers les médias, fabriquée par la star système, elle est aussi manipulée comme une marchandise. A cette définition on peut rapprocher la nature des médias. Fort de cet acquis théorique, l’étude reprend à son compte le questionnement de J. B FAGES : est-il de nature de médias de créer des stars ? Pourraient-ils vivre sans elles ? Quel bénéfice en tirent-ils quelles modifications ces processus de personnalisation pousser à l’extrême introduit on dans leur fonctionnement ?

Une lecture seconde de ces questions conduits à reconnaitre le rôle important des médias, à travers le temps, en ce qui concerne le façonnage les stars. Il est évident que cette réalité même expérimentée en occident, n’a pas nécessaire un équivalent en pays africain où mes médias n’ont pas toujours connu une pénétration visible. A-J Tudesq fait remarquer que « la radio est les médias le plus intégré en Afrique (…) il est le prolongement de l’oralité ». La télévision est d’une entrée tardive dans les mœurs des africains 1963 en Afrique, francophone (Brazzaville, Libreville), en 1966 en RDC, etc. Globalement cet environnement n’est pas susceptible de créer des stars. Mais à considéré l’évolution de la presse audiovisuelle depuis les années 1990, télévision parait donner audiovisuelle depuis les années 1990, télévision parait donner les possibilités d’émergence des stars.

Après avoir restitué le contexte congolais des medias ; il importe de revenir sur les préoccupations de J.B Fages. Ce dernier souligne à la lumière de la réalité vécue en occident, que « le domaine des stars à rapidement envahi l’ensemble du paysage médiatique. ». Il en tire les conséquences en ces termes : « les présentateurs des journaux télévisés ont plus droit dans leur vie privée à l’anonymat » . Aussi, souligne-t-il, que « si les médias se sont d’abord contentés d’utiliser les stars existantes, ils ont fini par en créer de toute pièce. Dans les deux cas, ils ont donné au phénomène une nouvelle dimension : l’universalité d’abord et une présence quotidienne dans l’infirmité des foyers.

Dans ce paragraphe, nous aurons à présenter le concept de vedettariat dans le cadre de Marketing. Ce rapport entre vedettariat dans le cadre de Marketing. Ce rapport entre vedettariat et médias donne lieu à la question de la publicité. « La raison d’être de la publicité est donc de faire vendre. En ce sens, elle recouvre non seulement les annonces par voie de presse, ou d’affiche, les messages communiqués par les moyens audiovisuels (cinéma, radio, télévision), mais aussi toutes opérations de marketing qui vont en passant par présentation emballage et conditionnement) et par la mise en valeur directe auprès du consommateur (marketing promotion sur le lieu de vente). Aussi, souligne-t-il que « si les médias se sont d’abord contentés d’utiliser les stars existantes, ils ont fini par en créer de toute pièce. Dans les deux cas, ils ont d’abord et une présence quotidienne dans l’intimité des foyers.

Dans ce paragraphe, nous aurons à présenter le concept de vedettariat dans le cadre de Marketing. Ce rapport entre vedettariat et médias donne lieu à la question de la publicité. « La raison d’être de lav publicité est donc de faire vendre. En ce sens, elle recouvre non seulement les annonces par voie de presse ou d’affiche, les messages communiqués par les moyens audiovisuels (cinéma, radio, télévision) , mais aussi toutes les opérations de marketing qui vont de la conception du produit à son lancement sur le marché, en passant par présentation (emballage et conditionnement) et par la mise en valeur directe auprès du consommateur ( marketing promotion sur le lieu de vente. On sait bien que la vie privée-publique des stars est toujours doublée d’une dimension. Ajoutons que la star n’est pas seulement sujet, mais aussi objet de la publicité : « la star est une marchandise totale : pas un centimètre de son corps, pas une fibre de son âme, pas un souvenir de sa vie qui ne puisse être jetée sur le marché. En tant que marchandise totale, elle est aussi la marchandise type capitaliste destiné à la consommation des masses. Sa diffusion massive est assurée par les plus grands multiplicateurs du monde moderne : presse, radio et film,… »

Le but de la publicité est d’informer : elle ne vend pas seulement les produits, mais aussi du rêve, elle est un art. En tant quel, elle est tel modèle de médias.

J.P. Carrier se pose la question : « est-il de la nature des médias de créer des stars ? Pour cet auteur, le domaine des stars a rapidement envahi l’ensemble du paysage médiatique. Il suffit, note-t-il, qu’une vedette disparaisse, même momentanément, du petit écran pour que d’autres prennent sa place dans la ferveur du public. La généralisation du vedettariat dans presque beaucoup de domaine est significative du manque de chaleur et de profondeur qui marque de rapports humains dans le cadre de la communion de masse. Les médias réduisent l’individualité à une personnalité. Le star-system fonctionne ainsi comme un antidote à la deshumanisation de la communication sociale qui entraine les médias. » Après ces considérations générales sur les rapports de la vedette avec les médias, il sied de considérer cette dernière, par rapport aux trois formes traditionnelles des médias, à savoir, la Télévision, la Radio et la Presse écrite.

1.3. Star et Télévision

Le développement de la cinématographie a accouché la star. Fruit de ce développement, la star trouve la télévision comme lieux de son épanouissement. La Télévision fait ou fabrique les vedettes et celles-ci se font vedettes à partir de l’écran. C’est ici où intervient le rôle de marketing. La télévision est support de publicité qui permet aux stars d’atteindre leurs adorateurs. Et, comme produit de consommation, la star est l’objet d’une campagne publicitaire usant la télévision comme moyen et technique de communication. L’émergence d’une radiotélévision moderne, note MANDA TCHEBWA, a contribué au vedettariat de l’artiste-musicien envahit l’écran et monte lui aussi au créneau. Inséré dans cet univers mythique, la musique cesse d’être un art des marginaux, un art des déviants, davantage ; art de la pègre, une réalité faite de misère ». Qu’on s’en rende compte, ce dernier temps, la télévision congolaise (Kinshasa) a plus d’émissions télévisées qui font la promotion des vedettes. On citera à titre illustratif les émissions comme KARIBU Variété, Feu Vert, Boulevard des Stars, Face B ; etc. donc, la télévision reste le lieu de la promotion dd la star et même le lieu de la naissance des stars. Il arrive, à titre d’exemple, qu’un animateur d’une émission télévision devienne star et qu’une star familiarisée à l’écran devienne animatrice des émissions télévisées.

1.2.2. Star et Radio
La radio fut le premier média à entrer en contact avec l’intimité des foyers et à être consommé sans beaucoup d’effort par un large public. Elle contribue au développement de l’information immédiate basée sur les faits. J. P Carrier fait remarquer que « politiquement d’ailleurs, la Radio peut être une arme redoutable. En temps de crise ou de troubles, elle peut échapper au contrôle des pouvoirs et constituer un ferment de rassemblement ou de subversion. Cette affirmation montre à suffisance que la radio reste, un instrument efficace pour influencer l’opinion d’un grand public.

Les stars utilisent cette forme des médias pour leur promotion. La radio diffuse le long de la journée les œuvres des stars ou vente et ces stars. Dans ce sens, elle reste le lieu où les stars reçoivent leur renom, leur célébrité. A titre d’exemple, la radio congolaise fut utilisé autre fois pour assurer et entretenir la célébrité du chef de l’Etat Maréchal MOBUTU. Instrument efficace de propagande, la Radio chante et loue ses stars. Qu’on se rende compte des moments des journaux télévisés, on devait faire passer l’image de Mobutu.

1.2.3. Start et la Presse Écrite

La lecture de la presse fait partie des occupations de beaucoup d’hommes tant qu’elle suscite un intérêt croissant dans l’opinion publique. Les journaux sont plus vendus aux coins de chaque rue et ont des lettres der noblesse en ce sens qu’ils jouent le rôle d’animateur de la vie publique dans ses différents aspects. Beaucoup utilisés dans la promotion des stars, les journaux peuvent faire l’objet d’un album photographique d’une star. Occupant les espaces publicitaires, les photos et les commentaires des vedettes sont collés à la une pour attirer le public afin de consommer la marchandise (le journal). Il faut noter qu’une star peut être utilisée pour la publicité d’un produit commerçable comme pour attirer le public. Un magazine, française publiera la photo d’un Michel PLATINI entrain de se raser la barbe avec les produits « Gilette ».

Sur le plan de l’élégance, les stars guident nos manières, nos gestes, nos attitudes. La Star ; archétype idéal, supérieur et original, oriente la mode. La mode permet à l’élite de se différencier du monde, ce qui permet au commun de ressembler à l’élite.

En conclusion, on dira que la star, dans son apport avec les médias, est soit objet de la publicité ou/et soit sujet de sa propre publicité ou même de la publicité d’un autre produit. C’est le cas du musicien congolais WERRASON avec la publicité de savon santé ; la bière SKOL. Même situation passe chaque fois aux chaines de la télévision nationale. La presse peut aussi utiliser les vedettes pour ses propres promotions. Avec le développement technologique de l’Internet, beaucoup de vedettes ont des sites Internet sur lesquels elles mettent à la disposition de leurs publics toutes les informations les concernant.

En résumé, ce premier chapitre n’a consisté qu’à présenter le contour définitionnel du concept organisateur de notre étude, à savoir le vedettariat. Nous avons essayé de saisir de ce concept en l’insérant dans le cadre théorique le marketing. C’est à partir de ce cadre théorique que nous avons tenté de trouver les rapports qui existent entre le vedettariat et la communication. Mais qu’en est-il du vedettariat dans la musique congolaise ? Telle sera la préoccupation de notre deuxième chapitre.


CHAPITRE II : VEDETARIAT DANS LA MUSIQUE CONGOLAISE

Le phénomène « vedette » de « star », comme nous l’avons bien défini au chapitre précédent, embrasse à la fois plusieurs domaines : vie publique, religion, politique et culturel. Il est surtout médiatisé par la presse tant écrite qu’audiovisuelle. En ce sens, notre chapitre se structurera en deux points : le premier est une brève présentation historique de la musique congolaise et ses têtes d’affiche. Le deuxième point analysera la période allant de 1995 à 2000 pour noter le critérium de vedettariat pendant cette période.

II.1. L’image de vedette au sein de l’histoire musicale kinoise

La densité même du phénomène musical ; dans notre société kinoise exige qu’il soit analysé selon une présentation historique qui rende compte de l’évolution de la musique chez nous. Certains chroniqueurs de la musique congolaise ont toujours subdivisé l’histoire de celle-ci en quatre grandes générations. Dans ces paragraphes, nous allons présenter ces différentes générations avec les figures de proue qui ont marqué la musique congolaise.

II.1.1. la Première Génération

Schématiquement, la première génération de la musique congolaise va de 1930 à 1950. Cette génération présente Antoine WENDO et Joseph KABASELE TSHIAMALA (dit Kallé Jeef ou Grand Kallé) Ce deux grandes figures, restées mémorables dans l’histoire de la musique congolaise où elles sont considérées comme les ancêtres de la musique congolaise moderne ont retenu et continuent à retenir l’attention du grand nombre d’artistes musiciens à cause de leur privilège exceptionnel d’être des pionniers dans le domaine. En effet, comme artistes musiciens, auteurs compositeurs et chanteurs, ils seront les initiateurs de la musique congolaise moderne. Leur vedettariat est surtout lié à cette position qui est la leur, mais aussi par leur imagination dans l’art musical. Le premier, Wendo Kolossoy, dans « sa douceur et son intelligence à travers ses œuvres. Réussira à faire à la fois la fonction et la transition entre la musique moderne avec usage des instruments modernes dont la guitare. Le second sera révolutionnaire de cette chose initiale qui va introduire la musique congolaise dans la pleine ambiance de la modernité. Il retient l’attention sur ce qu’il y avait eu comme gout de la rythmique ordonnée et de phrases ciselée, courte et claire’’ dans la confection du rythme Rumba.

Selon Wendo, interviewé un jour sur Antenne A’’ le rythme Rumba, est une amalgame de la musique traditionnelle et la musique d’origine antillaise (précisément cubaine). Cette combinaison donnera la Rumba actuelle. Comme vedette, c’est le Grand Kallé qui aura, à ce titre, beaucoup d’impact et avec son orchestre ‘’African Jazz’’, il a imprimé une fois pour toutes, à la musique congolaise, le cachet moderne ; surtout e, étant le cadre de formation de ceux qui vont bientôt être les vedettes de référence de la génération suivante.

II.1.2. La Deuxième Génération

Par rapport à la première génération dont la notoriété vedette était due au fait de leur talent artistique et de leur créativité au sens plénier du terme. Pendant cette génération, on voit apparaitre des personnalités comme François LUAMBO MAKIADI (dit Franco) et Pascal SINAMWEY TABU LEY (dit Rocherau). Deux faits retiennent l’attention sur le vedettariat de ces deux ténors de la deuxième génération : au-delà de leur talent artistique de chanteurs compositeurs : leur attestation ou leur audience dans le public par la diversité des noms qu’ils ont reçus et, ensuite, par l’exploitation dont ils ont fait des médias.

En ce qui concerne LUAMBO, l’on retient que « l’homme était multidimensionnel sur plusieurs plans. En effet, sur le plan social il portait six appellations ou sobriquets : FUALA, Franco De mi-Amor, Yogo, Grand Maitre ; Aboubakar Siddik… » en plus, sur le plan artistique, Luambo sera un artiste « star » étonnant du fait qu’en lui, plusieurs « personnalités rivalisaient pour l’accomplissement de sa mission d’information et d’éducation : le guitariste, le compositeur et le chanteur ». Ces trois fonctions étaient chez lui harmonieusement complémentaires ; et une grande partie de son succès étaient liée à cette caractéristique particulière qui était la sienne.

Le caractère de « star » chez Luambo a émergé à partir de sa force de vulgarisation de la thématique social dans l’art de chanter. « Franco a été un chroniqueur vulgaire ; coutumes et habitudes socio-familiales, psychologiques et morales, événements politico-économiques, tout presque tout a été passé au crible.

Pour TSHONGA, LUAMBO a vulgarisé l’art musical, sa conception de la musique n’est pas loin de celle que défendait Francis Bebey au premier festival des Arts Nègres à Dakar en 1966 : « on nous a appris que la musique est l’art de combiner les sons d’une manière agréable à l’oreille. Pour les nègres on devrait dire : la musique est l’art de chanter la vie d’une manière agréable au noir. » Par sa suite, Franco comme vedette était la cible des médias de l’Etat. D’aucuns ont dit que Franco et son groupe le OK JAZZ étaient devenus des faiseurs de la mobilisation et du degré de conscientisation que révélait le contenu de ses chansons, Franco était pratiquement devenu le résonateur des instances politiques. De ce fait, le pouvoir politique sécurité servi de Luambo Makiadi et de l’OK Jazz non comme sécurité sociale. Il faut aussi montrer que le pouvoir politique à utiliser Luambo et ce dernier s’est fait « justicier » du peuple.

Le vedettariat de Franco a joué sur deux versants :
1) L’impact de ses œuvres sur le plan thématique et artistique.
2) Son exploitation par le pouvoir politique en direction du public.

Quant à Tabu Ley, il faut retenir surtout son impact artistique qui se caractérise par le goût du style sur la piste ; l’élégance et la rigueur au micro. Comme le note TSHONGA : Timide, Rocherau l’était,… mais également hypersensible. Au début il se contentait du micro pour aplanir sa timidité. Devant cet instrument ; il devenait l’ange, créateur » et faisait appel à tout son intérieur pour l’imaginer. Créer… s’inspirer. Il répondait alors à la discipline et à la rigueur de Kallé et de l’Africain Jazz. Pas de mouvements incontrôlées par des cris déplacés lors des prestations ».

Bien qu’à l’époque, le mode n’était pas tellement à l’exhibition des danses et du show, il faut noter à l’actif artistique de Rocherau que, au passage du noir-américain, va privilégier le show sur la scène qui va obliger à bouger et à exploser à côté des danseuses Mais au-delà de tout, le trait artistique de Tabu-Ley qui fera de lui une véritable « Star » c’est le sens de l’esthétique et du beau dans ses compositions. TSONGA le décrit de la manière suivante : « …Un artiste profondément inspiré, d’une acuité intuitive, fort remarquable. Il est hypersensible et son message (texte) passe poétiquement bien, le texte étant soigneusement emballé presque toutes ses compositions répondent à cette loi esthétique.

Sans compter la nature même de son propre globale qui a eu un impact réel sur le public de par sa thématique ciblée surtout dans le domaine de l’amour romantique, Tabu Ley a surtout soigné la forme, l’esthétique de la chanson. « Combinant ainsi la noblesse et la poésie de l’art, on l’appelait ou il se faisait appeler tout à tour (ou simultanément) : Rocherau, seigneur ou Maréchal de la musique zairoise moderne ». Ce sont ces appellations qui ont fabriqué son épopée.

En effet, « en décembre 1970, Rocherau se produit à l’Olympia. Il est le premier artiste africain à se produire dans l’une des salles les plus prestigieuses de la capitale française, étape nécessaire à cette époque carrière internationale. Dès lors, il sillonne le monde entier ».

Ce qui fera surtout de Tabu Ley la star remarquable, c’est le prestige de production dans les grandes salles ainsi que le prestige des prix.

Selon TSONGA, en 1985, pour ces 25 ans de carrière, Tabu Ley reçoit le prix « Maracas d’or ». il se range ainsi derrière Myriam Makeba, Manu Dibango et Francis Bebey. Et l’année suivante, en 1986, il reçoit le deuxième « Maracas d’or. Mais on notera, d’après Tshonga, encore déjà donnée des concerts dans plus de 37 Etats entre autres : la Belgique, le Japon, le Canada, les USA,… Sur le plan médiatique, Tabu Ley est l’artiste musicien de l’époque qui aura été conscient d’être le produit de médias. Son esprit d’initiative, mais aussi aux journalistes qui ont de la plume, le mardi 10 février 1981, Tabu Ley les remercie en ces termes : « Malgré mon talent, je ne serais nulle part sans le concours de la presse ».

Une autre figure remarquable de cette époque est celle de Lutumba NDOMANUENO. Un nom « devenu pour les uns et les autres une légende et un mythe. Autant de noms et de titres de révérence pour désigner : Simaro MASIYA (Simaro le Messie) pour les mélomanes et les intimes, poète de la musique congolaise moderne pour les intellectuels…, président et doyen pour ses collègues et ses collaborateurs dans le métier. Les chroniqueurs de la Musique congolaise moderne le présentent comme le grand poète parolier de notre musique moderne le présentent comme le grand poète parolier de note musique moderne ». Lutumba perpétue cette génération jusqu’aujourd’hui où il doit 40 ans de vie active dans la musique congolaise moderne. On remarquera que cette génération avait déjà, une conscience médiatique et la génération suivante se marquera par cette fonction entre les médias et la musique.

II.1.3. La Troisième Génération

La musique congolaise prend son essor avec cette génération qui se marque rarement que par le groupe et non les individualités. A titre illustratif, on citera des groupes qui ont marqué cette génération :
- Zaîko Langa-Langa de Nyoka Longo, Bimi Ombale, oncle Bapius, etc ;
- Viva-la-musica, comme tête d’affiche Papa Wemba, Maray-Maray, A. Reddy, Lidjo-Kuempa ;
- Langa-Langa Stars de sept patrons avec Evoloko Jocker ; TSHIMPAKA ROXY, DJANANA, Bozi BOZIANA, Ben NYAMABO, etc. :
- Anti choc Stras de Bozi BOziana
- Defao montera « Big Stars » comme son bastion qui continue à garder le rythme du clan « Langa-Langa ;
- Victoria Eleison d’Emeneya ;
- Quartier Latin de Koffi Olomide.

Cette période n’a pas connu d’individualités qui ont marqué la musique congolaise, mais il faut retenir à l’actif la personnalité de Papa Wemba. Papa Wemba marque cette génération, son récent album 100% star ou 100% star » (Indique tout à fait. Il se caractérise par l’l’élégance et la fierté dans l’habillement et il ouvre la voie vers la « religions Kitendi avec la ‘SAPE’ (Société des Ambianceur et Personnes Élégantes) qui se distingue par la tenue. La création de la mode d’habillement, de coiffure, de se raser, de marcher, etc. la conquête et la possession des biens matériels, des bijoux, des villas comme leader de cette luxueuses. Papa Wemba se présente comme le leader de cette nouvelle génération (son vrai nom : Antoine Abumba Agbuepa). Ce dernier et Papa Wemba forment la charnière entre la troisième et la quatrième génération fera l’objet de notre étude dans le deuxième partie de ce chapitre.


LA MUSIQUE CONGOLAISE DE 1995-2000

Cette période recouvre une génération musicale composée essentiellement des jeunes talenst qui ont porté haut l’étendard de la musique congolaise au monde. Cette période est marquée par le clan « WENGE », papa WEMBA et KOFFI OLOMIDE. La génération WENGE avec sa création rythmique exceptionnelle. WENGE donna naissance des grandes figures comme celles de J.B MPIANA, WERRASON, Marie-Paul ; AIME BWANGA, ADOLPHE DOMINGUEZ ; MANDA CHANTE, etc.

Par rapport à elles-mêmes, les « Stars » de la musique de cette génération se donnent beaucoup de noms qu’ils reçoivent aussi de leurs adorateurs. Leur caractère de star ou leur vedettariat dépend en grande partie de ces éléments extérieurs qui font objet de ce qu’on appelle actuellement, de façon controversée, la « polémique ».

Parmi ces stars, certaines figurent se sont imposées comme Papa Wemba, K. Olomide, J-B. Mpiana et Werrason (Noel NGIAMA). Alex SIEWE de « Jeune Afrique Intelligent » présentent ces quatre mousquetaires comme ceux qui ont enflammé Paris (la capitale française) ce dernier temps. En commençant par Papa Wemba, il note que « le chef coutumier du quartier Molokai est certainement le plus tiré. Or à peine 9000 personnes ont choisi de célébrer la Saint-Sylvestre avec lui. Un score certes convenable mais qui, dans la communauté congolaise, ne s’appréciera qu’ç l’aune des chiffres réalisées par ses compatriotes au même endroit.

Par ailleurs, on note que Koffi Olomide qui s’est démarqué des autres pour avoir rempli des salles mythiques comme Olympia, Bercy, où il s’est produit le 14 février 2000, celui qui a fait le meilleur score pour avoir rempli de 17 000 personnes à la salle parisienne.

A SIEWE écrit : Werrason est le deuxième à s’engouffrer dans la brèche. Il choisit le 16 septembre 2000 pour justifier sa réputation grandissante de « nouvelle coqueluche » de Kinshasa… plus de 16.000 sectateurs répondent à l’appel , gratifiant les musiciens d’une séance d’hystérie collective. Si la prestation de l’artiste est d’une bonne facture, le public déplore l’entrée en scène du Roi de la Forêt.

J.B. MPIANA, présente comme le rival de Werrason depuis que le groupe Wenge s’est scindé en deux, ne résiste pas à la pression des fans qui réclament leur Bercy. Mpiana se produit 22 septembre 2001 où il reçoit un public aussi moins nombreux par rapport aux précédents. Pour apprécier ces quatre étoiles de la musique congolaise, A SIEWA fait cette remarque : « toutes de nouveaux enjeux, le stars congolaises se servent de leurs rivalités et de leur concurrence pour stimuler leur créativité. Cette vitalité de la musique s’accompagne malheureusement d’un certain nombre de dérives, notamment dans les quartiers de Kinshasa où les fans de J.B Mpiana et de Werrason se livrent à des affrontements verbaux d’une rare violence.

Cette analyse historique de la musique nous a permis d’avoir un tableau plus ou moins net de la situation musicale congolaise et la période qui nous intéresse (1995-2000) fait émerger quelques figures retenues comme vedettes parmi tant d’autres. Une question reste celle d’élucider le critérium qui oblige de prendre telle ou telle autre figure comme vedette dans la musique congolaise. Nous aurons, dans le chapitre qui suit, à exposer les critères d’appréciations du vedettariat dans la musique congolaise moderne et porter un regard critique sur ces critères.


CHAPITRE III : TROISIEME CRITERIUM D’APRECIATION DU VEDETTARIAT DANS LA MUSIQUE CONGOLAISE

Notre préoccupation, dans ce troisième chapitre, est d’analyser les critères retenus à l’actif de l’artiste musicien pour affirmer son vedettariat. Avant d’analyser ces critères dans la fabrication de star.

Notre étude évoluera en deux temps. Le premier portera sur l’intervention des médias congolais dans le vedettariat des artistes musiciens et le second portera sur les critères de vedettariat.

Pour bien cerner les différents critères, nous aurons à no us référer à la presse écrite pour souligner comme le public apprécie le vedettariat. Ainsi, nous avons choisi le journal Visa comme échantillonnage ; nous avons pris u, corpus composé des numéros suivants :
- n° 370 du 1er avril 2002 ;
- n° 377 du 26 avril 2002 ;
- n° 379 du 03 mai 2002 ;
- n°380 du 08 mai 2002 ;
- n°381 du 10 mai 2002 ;
- n°383 du 18 mai 2002 ;
- n°385 du 24 mai 2002 ;
- n°388 du 1er juin 2002 ;
- n°397 du 05 juillet 2002 ;
- n°398 du 09 juillet 2002.

3.1. Vedettariat dans la presse écrite

L’apparition des nouvelles technologies fait bénéficier le musicien contemporain, par rapport à ses prédécesseurs, de certains avantages qui le font propulser dans la promotion de starisé. « L’émergence d’une radio – télévision moderne, écrit MANDA TCHEBWA, a contribué au vedettariat de l’artiste musicien. Aux côtés de l’homme politique, le musicien envahit l’écran et monte lui aussi au créneau. Inséré (sic) dans cet univers mythique, la musique cesse d’être un art des marginaux, un art des déviants, davantage, art de la pègre, une réalité faite de misère. Elle confère désormais à l’artiste musicien un statut honorable.

De ce qui précède MANDA TCHEBWA souligne le rôle que les médias jouent dans la fabrication des stars. Pour lui ; la magie des ondes peut sacraliser ou même transformer un illustre chanteur inconnu en une star. La Radio et la télévision sont non seulement bâtisseurs des stars, elles créent aussi des mythes. Elles s’insèrent dans la dynamique de l’émergence d’une nouvelle culture, vivante, qui partage collectivement en dehors des pesanteurs tribales ou ethniques. L’avènement de la radio et de la télévision no us introduit dans l’ère de la world music relayée par des satellites aux fins d’assurer une couverture planétaire. Ainsi, cet auteur sait que c’est avec « les médias dits chauds que le musicien atteint le sommet du

Vedettariat. Il cesse d’être lui-même. Sa vie se confond avec celle de ses fans » Les émissions musicales qui défilent à la télévision congolaise se fixent comme objectif la révélation et le lancement de nouveaux talents sortis de l’anonymat. « Des jeunes vedettes de la chanson fabriquées par la télévision trouveront vite des émules dans un public jeune, très branché »4. A cote de la télévision on reconnait à la radio d’avoir propulse les artistes musiciens. Les stars ont besoin d’un autre espace pour mieux se faire connaitre en dehors des bars et studios d’enregistement.la radio leur consacrera des consacrera étroitement avec les producteurs et les éditeurs phonographiques.

Pour fonder en raison notre étude sur le vedettariat dans la musique congolaise, nous avons recours à la presse écrite édité par le groupe de presse « Le palmarès « VISA est un journal d’informations culturelles. Il livre des informations sur la musique, le théâtre et le sport.

3.2. Le journal Visa
Nous pouvons donner une fiche signalétique :
- Nom : Visa
- Propriétaire – Fondateur : Michel LADI LAYE K.
- Adresse : n°220, Av. Mpolo Kinshasa/ Gombe
- B.P :63 Kinshasa /Limete
- Téléphone 0998170544, 0997016736, 0998206490.
- Périodicité : Bi – hebdomadaire
- Dimension : A3 Tabloïde
- Pages : 12

La Une de ce journal est composé de trois parties : la première partie c’est le Logo du journal « Visa » (généralement en rouge) entre deux fenêtres ; la deuxième partie, c’est gros titre qui fait la des actualités et la troisième contient les sous-titres. Dans la présentation de la une du journal chaque fenêtre représente une rubrique.

Le journal Visa est composé de six rubriques :
• Music Actu (p.2,3,4, 10) : cette rubrique livre les informations sur l’actualité musicale et sportive ;
• D’un groupe à l’autre (p.5) cette rubrique traite des informations sur les informations sur les mouvements des groupes culturels, en général et musicaux en particulier.
• Invité de la semaine (p. 6-7) la rubrique présente, sous forme d’interview , les points de vue vedette ou d’une artistes sur lui-même, les autres.
• Omnisports (p.8) rubrique réservée exclusivement au sport ; donne des informations à caractère sportif.
• Point chauds (p.69) livre les informations qui font tâche d’huile dans le domaine culturel.
• Poster : donne l’identité d’une vedette ou d’un artiste en mettant sa photo.
Situons historiquement, ce journal Visa est un organe de presse édité par le Palmarès. Il porte le numéro d’autorisation de parution : n°04MINS/002/90 du 09 juillet 1995.
Comme structure organisationnelle, cet organe de presse possède 5 services : la direction générale, la rédaction, l’administration, les finances et vente, le service technique.
• La direction générale : composé de l’Éditeur- Directeur qui est le représentant du journal comme personne morale et Définit la politique du journal. Il s’occupe de journal comme entreprise commerciale.
• La rédaction : ce service est composé du Directeur de la rédaction et les reporters. Cette équipe est chargée de collecter les informations, les traiter et les diffuser.
• L’administration : elle s’occupe des ressources humaines
• Les finances et vente : ce service s’occupe de recouvrement de service de vente, de comptabilité, de la publicité et les annonces publicitaires.
• Le service technique : il s’occupe de la maintenance, de la saisie, de la communication et du charroi automobile.

On sait le grand le grand rôle que jouent les médias dans la fabrication des vedettes. Le journal Visa est l’un de ces organes qui se donnent la tâche de fabriquer les vedettes et font leur promotion. Sa présentation déjà prête à l’objectif qu’elle s’assigne à promouvoir la star de la musique congolaise. D’après l’échantillon prélève, on ne manque pas de trouver une photo de J.B MPIANA ou celle de Werrason. Et pour confirmer cela ; le tableau suivante peut, à juste titre, montrer la fréquence des images qui reviennent dans le journal VISA.


370 377 379 380 381 383 385 387 388 397 398 TOTAL
KOFFI OLOMIDE 2 - - - - - - - - 3 5
WERRASON 2 4 3 3 3 1 2 6 2 3 24
J.B MPIANA 1 1 1 2 3 3 1 1 2 2 22
BOZI BOZIANA 1 - - 1 1 - - - - - 4
SAM TSHINTU 1 1 - 1 1 - - - - - - 5
WEMBA - 1 1 1 - - - - 2 - 6
NYOKA LONGO - 1 1 4 - 1 1 - 2 - 10
BILL CLINTON - 1 - 3 - - - - - - - 4
PAPY TEX - 1 - - - 1 - - - - - 2
ADOLPHE - 1 1 - 5 1 2 2 2 1 15
Pascal POBA - 1 - 1 - - 1 - - - 2
MBILIA BEL - 1 1 - - - - - - - - 3
APOCALYPSE - - 1 - - - - - - - - 1
MODOGO - - 1 - - 1 - - - 1 - 2
MANDA - - 1 - - 2 - - - - - 3
BABY NDOMBE - - - 1 - 1 - - - - - 2
DIDIER LACOSTE - - 1 - - - 1 2
FELIX WAZEKWA - - - - 1 2 1 - 1 5
MARIE PAUL - - - 1 4 - - - 5
BABIA SHOKORO - - - 4 - - - - - - - 4
ADELOKELA - - - - 1 - - - 1 2

Tableau de fréquence des publications sur chaque vedette

370 377 379 380 381 383 385 387 388 397 398 TOTAL
WERRASON 2 3 1 7 2 2 2 1 1 2 1 24
J.B MPIANA 2 1 2 1 2 1 1 3 1 2 1 17
KOFFI OLOMIDE 1 3 2 1 7
WEMBA 1 1 1 1 1 1 1 7
ADOLPHE 1 1 2 2 2 1 1 11
Ce tableau nous permet de voir comme le journal exploite les informations sur chaque vedette Werrason est toujours en premier place (24) suivi de J.B MPIANA (17) et Adolphe (11).

En analysant ces données, on se rend compte que l’image de Werrason et celle de J.B battent records et reviennent régulièrement dans ce journal. Ces données révèlent bien que c’est JB MPIANA (22), WERRASON (24), Adolphe (15), NYOKA LONGO (10) KOFFI (5), PAPA WEMBA (6) qui sont élevés au rang de vedettariat et aussi, les photos de WERRA et MPIANA reviennent régulièrement. Et presque à la Une de chaque numéro.

A partir de ces données, on peut quantifier les données sur les publications sur chaque vedette dont la photo revient régulièrement dans ces numéros. La fréquence récurrente des articles suer ces stars congolaises soulignent l’importance que le journal Visa attache à elles et elles sont l’objet d’un e promotion. Il est clair que le journal Visa fabrique aussi les vedettes lorsqu’il publie des articles sur elles. Le tableau des énoncés des articles suivant peut l’attester.

Tableau des titres
Indice Titres N°
WERRASON - Werrason annule la suspension de Serge Mabiale et félicite Adjani
- Werrason et JB Mpiana vont se reproduire ce dimanche à Liège
- Depuis Paris, Werrason tape du poing sur la table…
- Werrason porté en triomphe et surnommé « père double » à Londres.
- Werrason décide de cracher du feu à Londres.
- Adolphe Dominguez parle de disque d’or obtenu par Werrason pour « solola bien »… 387 397 397 381 381

J.B MPIANA - JB Mpiana à Los Angeles, aux USA
- Voici comment JB Mpiana a rempli la salle Dradendo
- JB Mpiana engage l’animateur CNN :
- JB MPIANA et les PPU décident de produire un chef-d’œuvre
- JB Mpiana casse le contrat avec le producteur du concert de la salle des congrès. 379 388 398 377 381

ADOLPHE - Adolphe signe un contrat pour Bercy
- Werra et Adolphe en concerts « Fara-fara » ce dimanche à Mputu-ville !
- Adolphe a regagné Kinshasa sans papillon, Shibiba et Petit canard !
- « affaire Muna, l’album qui servira de tremplin à Adolphe 385 388 388

KOFFI - Koffi en pleurs : sa femme Adèle MBUYI « gros bébé s’en est allée.
- Koffi Olomide réussit le plein mais, pour un spectacle bidon ! 397 370

- Nyoka longo félicite Werrason pour le double Zénith le 28/02/2002. 380

Ce tableau nous donne la possibilité de pouvoir enregistrer à la base des indices retenus – ci nous prenons comme indices les noms. Des vedettes. Les énoncés retenus comme unité d’enregistrement sont des titres de publications parues dans les journaux que nous avons prélevés comme échantillon.


3.3. Critères d’appréciation du vedettariat d’après la presse écrite Visa.

Le vedettariat dans la musique congolaise suit un certain critérium que nous devons exposer dans ce paragraphe. Dans la version occidentale, la star ou la vedette est fabriquée par un système, une industrie cinématographique. On pense ici au concept de star-système qui est réputé dans la fabrication des vedettes. Celles-ci sont identifiées à un héros mythique ou légendaire, à telles sont parfois divinisées. Divinisées, les vedettes sont objet d’un culte de leur personnalité. Mais, il faut notre que c’est plus la télévision (cinéma) qui a fabriqué la Star. C’est ici le lieu de leur diffusion, de leur vente et même de leur consommation. D’où l’intervention de Marketing dans la vie de star. La Star est une marchandise prête à être consommable du grand public et sa promotion publicitaire doit passer par les médias. Dans ce sens, les médias, tout en faisant la promotion de la vedette la fabrique encore et fait sa renommée.

Il est évident, de ce qui précède, qu’il s’agit là des caractéristiques qui peuvent s’appliquer à n’importe quelle star, quelle soit cinéaste, musicienne sportive, politique, etc.

Pour notre part, nous limitons uniquement à la star de la musique congolaise. Il s’agit de savoir comment la presse écrite a pu traiter du vedettariat dans la musique congolaise ?

Pour ce journal, plusieurs critères entrent en jeu pour déterminer le vedettariat dans la musique congolaise. Une analyse minutieuse des publications dans cet organe de presse laisse retenir les critères suivants : la popularité (célébrité), la production, de voyage, le mode d’habillement et de coiffure, les acquisitions matériels.

Ainsi, nous analyserons un à un ces critères. 3.3.1. La célébrité (Popularité), la production, de voyage, le mode d’habillement et de coiffure, les acquisitions matériels.

La célébrité joue un rôle important dans la fabrication de vedette dans la musique congolaise. La musique congolaise de cette dernière génération a eu des grandes figures de la musique.

Pour être plus concret, lors de la scission de Wenge Musica, deux camps se sont crées derrière les deux grandes vedettes de cette génération. Pour mesurer sa capacité de vedettarriat, les grandes figures de cette génération musicale devraient prouver leur popularité. Et l’aune d’une telle épreuve, ‘est remplir les grandes salles de production. Tous les musiciens congolais, pour apprécier leur popularité, devaient se produire au stadium des Martyrs de Kinshasa. Ce stade a une capacité de plus de 80.000 places.

Les musiciens comme Werrason, JB MPIANA, Koffi Olomide, Papa Wemba ont pu affirmer sa célébrité tient à se produire au Stade des « Martyrs ». On citera à titre d’exemple les concertes de Papa WEMBA et de Koffi dont le reportage a été fait visa. « Koffi Olomide et son orchestre Q.L Internationale se sont produits le Samedi 30 mars dernier au Stade des Martyrs devant un grand public. Le stade était rempli en majorité par les fans de L’ambassadeur de la paix Werrason et certains fans curieux de Wenge BCNG qui tenait à voir de quelle manière MOPAO MOKONZI allait faire le plein de l’antre chinois » et le journal continue aussi, pendant l’exécution de la chanson, Bilan », le journal a repris plus de trois fois les nomes du couple « Werrason », à la demande des fans de Wenge MMM majoritaires dans le stade. Ce qui prouve que le public de Werrason a soutenu 90% le concert du Samedi denrier de Koffi Olomide du Stade des Martyrs ».

Par ailleurs, Papa Wemba et son orchestre Nouvelle Ecrita se sont produits le samedi 6 juillet dernier, comme prévu, au Stade des Martyrs. Pari réussi pour ce grand nom de la musique congolaise qui a rempli l’antre chinois à 85% et a présenté un spectacle ».

Le stade des martyrs reste le lieu de rêve pour la confirmation du vedettariat de la musique congolaise. Ce cadre unité de mesure pour la confirmation de la popularité où elles passent.

Cette célébrité se cautionne par une production dans les grandes salles. Interview sur l’annulation de la production du palais des congrès (Paris), JB. MPIANA s’exprime ; « nous allons nous produire dans une autre salle mythique dénommée « Dradendo » située au Parc Vinette. Sa capacité d’accueil est de 5.500 places assises. En fait, si nous avons changé de cadre c’est parce que actuellement, les responsables de la salle « Comedia et du Palais des congrès ont peur des concerts des africains en général et des congolais en particulier ; car, ils drainent un monde fou.

Par ailleurs, on citera les grandes productions dans les villes européennes des grandes stars de la musique congolaise et leur célébrité s’affirment par « le plein na plein » qui elles font partout où elles passent. Doronthée BAZINGA note, sur Werrason : Werrason et ses musiciens de Wenge MMM ont fait le carton plein deux fois au Zénith de Paris, une fois au Palais le monde de sait, à toutes ces productions légende de « plein na plein » a été respecté ».

D’après Visa, actuellement, c’est le clan Wenge Musica qui produit des stars qui s’affirment. Interviewé sur son concert de Zénith, Werrason raconte que « pour le concert de vendredi, j’ai réalisé un exploit en me produisant un jour ouvrable… Pour le concert de Vendredi, c’était la demi-finale pour moi. Tandis que le samedi, c’était la finale. Il y aeu une ambiance de carnaval. La salle était pleine à craquer. Plus de 3.000 personnes sont restées dehors, n’ayant pas de places.

La figure de Werrason reçoit une célébrité liée à sa popularité ici dans la capitale congolaise. Cette popularité se manifeste lors de ses passages dans les artères de Kinshasa. Et même lors de son retour après des longues tournées occidentales.

M’zee Papa WEMBA se donne aussi comme tête d’affiche en s’imposant aussi dans le fait qu’il draine des masses des fanatiques derrière lui.

Bref, ce qu’il faut retenir dans la célébrité de vedettes de la musique congolaise, ce qu’elles sont considérées comme des dieux dont l’adoration devient populaire et même se manifeste par des créations des mini-sanctuaires appelés Fan-Club, lieu de culte et d’adoration de leur star. La faveur qui anime les fanatiques et les verse dans le fanatisme quasi-religieux fait qu’ils deviennent entre eux hostiles. En résumé, la célébrité fait aussi des stars.

3.3.2. La production

Le vedettariat se confirme aussi par le nombre des supports vendus et la production des albums. Les titres et trophées sont obtenus grâce à la quantité des supports musicaux vendus. JB MPIANA recevra un disque d’or pour avoir écoulé son album Feux de l’amour en un temps record et en grande quantité. K. Olomide mêmement recevra le même prix pour vendre son album V12. Un disque d’or a été décerné à Werrason pour l’album Solola bien.

Ces titres (disque d’or) sont souvent le fruit d’un référendum de l’association des chroniqueurs de musique du Congo (ACMOCO) qui organise chaque année un référendum pour élire les meilleures stars dans le domaine de la musique. Pour reprendre le journal VISA, depuis l’ACMCO a commencé à organiser les différents référendums musicaux, il y a que PAPA WEMBA et Prince Henrica MBOMA qui ont chacun 5 palmarès d’or, l’un dans le domaine de la musique moderne tradi-moderne. En effet, PAPA WEMBA a été plébiscité depuis 1977, date de création de VIVA LA MUSICA, palme d’or (1977, 1978, 1979, 1980 et 1981). Les maisons d’éditions jouent un rôle capital dans la promotion de vedettariat dans la musique congolaise. On citera à titre d’exemple la Maison Ndiaye, etc.

Tout en faisant la promotion de leurs produits de vente, ces maisons d’éditions promeuvent aussi les auteurs de ces produits. Ainsi, il arrive souvent que les maisons de production accourent derrière les musiciens dont la notoriété fait tâche d’huile. Disons, ces maisons aiment bien produire de ces vedettes. Bien que la première intention soit d’abord d’ordre lucratif en faisant la publicité du produit, on promeut en même temps la vedette productrice de cette œuvre.

3.3.3. Voyage

Un autre critère qui fait ériger en vedette le musicien congolais, d’après Visa, est le fait de voyager. La fréquentation des grandes villes et capitales européennes fait affirmer la notoriété d’un tel ou tel autre musicien. Les grandes vedettes de la musique congolaise sillonnent les capitales occidentales et américaines où elles ont fait preuve de leur notoriété. On remarque ce sont les grandes stars de la musique congolaise qui font les grandes tournées dans plusieurs villes européennes.

3.3.4. L’habillement, l’acquis matériel.

« La montée des vedettes de la génération de Wemba, note Manda TCHEBWA, évoluant avec les symboles de leur jeunesse a perpétué ce culte en lui assignant un nouveau contenu. La sape, hissée au rang de religion, est régie par le principe de l’alternance vestimentaire. »

La vedette congolaise se remarque par son mode vestimentaire. Parfois utilisé comme mannequin chez les grands couturiers des capitales françaises et italiennes. Dernièrement, Papa WEMBA a défilé sur demande la présentation de griffe MASATOMO, couturier japonais installé à Paris. Dans le souci de faire la publicité de leur produit, ces maisons de couture de grand renom international peuvent aussi fabriquer des vedettes. Le mode vestimentaire est accompagné aussi d’un style particulier de coiffure et de chaussure qui sont une création spécifique de telle ou telle vedette.

Par ailleurs l’acquisition de biens matériels, l’achat des belles et somptueuses voitures (Benz, jaguar, Cherokee, etc.). Une guerre des Benz se passe dans le milieu de la musique congolaise où les musiciens congolais s’affirment par l’achat du produit Mercedes. L’achat des grandes villas à Mont-Fleury et à Ma campagne les quartiers bourgeois de la ville de Kinshasa, marque les grandes vedettes de la musique congolaise. Koffi Olomide se tape une belle villa à Mont Fleury ; suivi par Souverain J.B Mpiana qui élit résidence à Mont Fleury.

En résumé, tels sont les critères peu objectifs de l’élection de vedettariat dans la musique congolaise. Nous disons peu objectifs parce qu’aucun canon n’a été élaboré pour apprécier le vedettariat de tel ou tel musicien. Ces critères énumérés ne font jamais objet d’un consensus entre les juristes pour proclamer tel ou tel musicien vedette. Ce sont les fanatiques eux-mêmes qui se fabriquent leurs idoles et les médias congolais de la place dans leur classement, ne suivent aucun critère.

CONCLUSION GENERALE

La question à laquelle on entendait répondre dans ce travail fut celle de savoir comment les médias fabriquent les vedettes dans la musique congolaise et comment apprécient-ils le vedettariat musical.

Comme pour répondre à cette préoccupation, nous avons essayé de circoncire le cadre conceptuel à partir duquel nous devons fonder notre réflexion. Il s’agissait donc de définir les concepts de base qui nous aiderait de saisir notre étude. C’est ainsi que nous avons tenté de préciser le terme de vedette et celui de star tout en montrant la place de ce concept dans la communication publicitaire à partir de l’idéologie du Star système. Celui-ci se veut une industrie de fabrication des stars. En essayant de conjuguer le média et le vedettariat, nous tentons de montre la place que joue la presse dans la fabrication des stars.

Comme il s’agit du vedettariat dans la musique congolaise, i fallait une présentation à la fois synchronique et diachronique de la musique congolaise. Celui-ci a évolué selon certaines générations qui ont coloré par certaines têtes d’affiche. Et pour apprécier ces vedettes nous nous sommes fondé sur un organe de presse écrite. Celui-ci se présente comme un lieu de fabrication des vedettes dans sa manière de traiter les informations sur la musique congolaise et ses vedettes. En analysant les différentes publications du journal Visa qui est un organe de presse écrite et qui livre les informations musicales et sportives, le contenu manifeste de ces textes montre que la presse écrite contribue à la promotion des vedettes de la musique congolaise.


ELEMENTS BIBLIOGRAPHIQUES
A.OUVRAGES
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CALVET, L. J., Chanson et société, Paris, Payot, 1981.
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MANDA TCHEBWA, Terre de la chanson. La Musique Zaïroise, hier et aujourd’hui, Louvain-la Neuve,Duculot Afrique Editions, 1996.
MORIN, E, La star, Paris, Cerf, 1972
SEGUELA, J, Hollywood lave plus blanc, Paris, Flammarion, 1978.
TSHONZA MATA, Les médias au Zaïre. S’aligner ou se libérer ? Paris, l’Harmattan, 1996
TUDESQ, A. J, Les médias en Afrique, Paris, Ellipse, 1999.
WATZLAWICK P. et alli, Une logique de la communication, Paris, seuil, 1993.
B. ARTICLES
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SIEWE, A., « De la rumba dans l’air, dans Jeune Afrique l’intelligent, n°2148 du 11 au 17 mars 2002.
TSHONGA ONYMBE, Tabuley, un musicien congolais, dans Annales Aequatoria, 18 (1997)
TSHONGA ONYUMBE, Franco Luambo Makiadi (1939- 1989 et la société congolaise, dans Congo-Afrique, n0341 (2000).
C. COURS ET AUTRES DOCUMENTS
MBIYE LUMBALA, Chansons populaire Notions et grille d’analyse. Cours inédit de G2 en communication sociales, FCK, 2001-2002.


Table des Matières
AVANT-PROPOS………………………………………………………………………………………..I
INTRODUCTION GENERALE 1
1. PROBLEMATIQUE 1
2. HYPOTHESE DE TRAVAIL 2
2.1. Cadre Théorique 2
3. L’INTERET DU SUJET 3
4. METHODE 3
5. DIVISION DU TRAVAIL 3
CHAPITRE PREMIER : CADRE THEORIQUE DE REFERENCE 5
1.1. LE CONCEPT « VEDETTARIAT » 5
1.2. VEDETTARIAT ET MEDIAS 9
1.3. Star et Télévision 13
1.2.2. Star et Radio 14
1.2.3. Start et la Presse Écrite 15
CHAPITRE II : VEDETARIAT DANS LA MUSIQUE CONGOLAISE 17
II.1. L’image de vedette au sein de l’histoire musicale kinoise 17
II.1.1. la Première Génération 17
II.1.2. La Deuxième Génération 19
II.1.3. La Troisième Génération 23
LA MUSIQUE CONGOLAISE DE 1995-2000 25
CHAPITRE III : TROISIEME CRITERIUM D’APRECIATION DU VEDETTARIAT DANS LA MUSIQUE CONGOLAISE 28
3.1. Vedettariat dans la presse écrite 29
3.3. Critères d’appréciation du vedettariat d’après la presse écrite Visa. 37
3.3.1. La célébrité (Popularité), la production, de voyage, le mode d’habillement et de coiffure, les acquisitions matériels. 38
3.3.1. La célébrité (popularité) 38
3.3.2. La production 41
3.3.3. Voyage 42
3.3.4. L’habillement, l’acquis matériel. 43
CONCLUSION GENERALE 45
ELEMENTS BIBLIOGRAPHIQUES 46
Table des Matières 49