Dissonance Kabila – Cadres MP, attention à la théorie du Chaos

Article publié le 09 Janvier 2017

kabila_minaku

Du désordre et isolement, naitra la cohérence et la cohésion. Plusieurs observateurs politiques s’évertuent à croire que Joseph Kabila le président intérimaire est en contradiction avec les ténors de sa famille politique à savoir, la Majorité Présidentielle car par deux fois, le Président Kabila a opté pour une ligne de conduite en déphasage avec l’option prise la veille par les cadres de son parti. Un camouflet qui pourrait bien cacher une stratégie politique visant à engloutir et endormir ses farouches adversaires politiques.


« Peut-il venir quelque chose de bon de Joseph Kabila ? »

Depuis le début de son second et dernier mandat, Joseph Kabila n’a jamais donné signe d’un Président qui voulait en finir avec sa fonction, à travers ses multiples discours, faits et gestes. Combien de fois avons-nous attendu de lui que soit prononcé cette phrase magique : « Je ne serais pas candidat en 2016 ? ».



Le départ successif des cadres de la Majorité Présidentielle dont les plus importants furent le G7 et Moïse Katumbi n’avait pour motif que l’entêtement d’un Président de la République qui cherche à s’accrocher au poste du président de la république.



Combien de morts et arrestations enregistrés dès Janvier 2015 ayant toujours pour revendication l’alternance ?



Son tout dernier discours illégal de Nouvel An n’a pas non plus était annonciateur d’un Président résolu d’abandonner le pouvoir, et fidèle à ses habitudes il y a mélangé : accusation, menace et promesse. Des promesses qu’il est année après année, incapable à réaliser.


« La dissonance dans la MP »

Il n’y a pas des divergences de vue entre le Président Kabila et ses lieutenants de la Majorité, c’est plutôt une différence en matière d’approche. Mais au fond l’objectif reste le même, conserver le pouvoir.

Le président Kabila semble opté pour une diplomatie souple, faite de tact et stratégie. Cette nouvelle stratégie du Président Kabila présente plusieurs avantages : il s’est met au-dessus de la mêlée des élucubrations politiques et étatiques ; laver son image politique vis-à-vis de la population, se présenter comme un acteur secondaire de qui, ne vient pas le blocage.


« Joseph Kabila est resté le même »

L’homme a certes manifesté une volonté de désescalade en raison des pressions qui lui venait de tout part. Il a réussi à désamorcer la bombe du 19 décembre. Ce qui lui reste c’est de chavirer le navire nommé « Rassemblement ». C’est ici qu’il faudra jouer avec beaucoup des diplomaties au risque d’être renverser par ce navire. D’où ses hésitations et contradictions apparentes avec sa famille politique.

Au fond, il est toujours ce Kabila, refusant de libérer les prisonniers politiques, cherchant à emprisonner davantage, réprimant les droits fondamentaux des citoyens et liberté de la presse.

Mise à part cet accord de la Saint Sylvestre, rien, absolument rien, qui démontre la volonté de Monsieur Kabila d’abandonner le pouvoir. Il est toujours ce tireur de ficelle du comportement et blocage dont fait preuve ses lieutenants, dont nous ignorons le rôle et poids politique d’un chacun, selon qu’il soit Ministre, Porte-parole du Gouvernement, Directeur, Secrétaire ou Président de l’Assemblé Nationale.


« La théorie du Chaos »

Les comportements, gestes et paroles contradictoire ou pas des Cadres de la Majorité Présidentielle nous paraissent isoler, sans liens particuliers, voire aléatoires, mais en réalité cela cache une réalité profonde : il y a une Coordination et une volonté derrière chaque fait et geste. Rien n’est omis, à cela il faut ajouter la campagne des désinformations.

Ainsi, à la fin si cette stratégie se montre payante, le Rassemblement sera déjà à la dérive miné par la corruption, l'incompétence et lutte intestine de positionnement.

Aujourd’hui la MP semble donner du poids à un Samy Badibanda, dont la légitimité repose sur un texte tombé caduque, selon que sa signature ou démission soit nécessaire pour l’aboutissement du second accord au nom de l’inclusivité, trois jours après, le voici ce Samy Ntita qui s’arroge des droits et crée même une plateforme. Il y a donc une main noire qui active des acteurs en apparences isoler afin de constituer un frein pour l’application dudit accord qui n’est pas mauvais en soi.

C’est au Rassemblement de savoir s’y prendre afin d’éviter ces pièges auquel ils seront désormais soumis de la part des cadres de la Majorité toute au longue de leur cohabitation.

Mudjikolela analyste politique

Aidez congovirtuel à couvrir ses activités pour ces trois ans à venir