Echec des Arrangements des postes, les 7 erreurs du Président intérimaire J. Kabila

Article publié le 01 Avril 2017

Joseph Kabila

Le camp de l’ex-Majorité au Pouvoir, le Président de la République transitaire en tête s’évertue à multiplier des obstacles pour la tenue prochaine des élections. Revigorer par la mort du Leader Maximo et le passage plus ou moins en douceur de la date fatidique du 19 décembre, l’Ex MP qui il y a peu donné l’impression d’une Maison dissonante se croit rêver d’une nouvelle présidence cette fois-ci à vie, pour Joseph Kabila. Estimant que le peuple congolais ne se réveillera plus de son sommeil paradoxal post 19 décembre ; une mauvaise lecture qui a pour origine sa boulimie du pouvoir, joint en cela par les appétits égoïstes de ses lieutenants, arguant la peur légendaire de ce peuple. Une erreur stratégique à placer dans une suite de 7, de Kabila Joseph et sa bande.



Première erreur: continué à penser toujours que le peuple congolais est amorphe et peureux, incapable de lancer un assaut décisif du type burkinabais dans le but de renverser un pouvoir politique en place, pourtant les burkinabais ont entendu plus de 25 ans pour se débarrasser de leur vieux dictateur aujourd’hui en exil.



Deuxième erreur : Penser qu’avec la mort d’Etienne Tshisekedi, le combat pour la démocratie, le bien-être social et l’alternance des congolais avait pris fin ; et que cette mort serait un laissez-passer.



Troisième erreur : d’accepter de rester un Président de la République hors mandat donc illégitime avec l’ensemble des institutions, un acte qui passe pour une Haute Trahison pour celui qui était censé être le garant de la nation et de l’intégrité territoriale. Car cette situation d’illégitimité menace la paix et l’unité du pays.



Quatrième erreur : les accords de la Saint Sylvestre sont censés lui accordé une sortie au pouvoir plus ou moins honorable, en multipliant les embûches pour son non application, il a rallumé la rancœur des congolais sur lui et sa suite.



Cinquième erreur : La mort d’Etienne Tshisekedi rééquilibre et rabat les cartes d’un nouveau leadership politique. Joseph Kabila est resté l’unique acteur majeur sur la scène politique, emprisonnant ou exilant ses autres opposants politiques. Cette nouvelle donne fait de lui un dénominateur commun qu’il faut à tout prix abattre. Car Tshisekedi malgré sa popularité, était craint par certains congolais et expatriés pour son intransigeance et nationalisme prononcé, sa disparition prive le camp présidentiel d’un motif de soutien international face à un mal à stigmatiser.



Sixième erreur : en refusant constamment le choix du Félix Tshisekedi comme Premier Ministre, il est en train d’élever le fils au rang du père, ce Félix tant décrier par son propre camp politique pour son inconstance et immaturité politique en déphasage à celui de son père ; est en passe de devenir une icône par la faute de Joseph Kabila.



Septième erreur : durant tous ses mandats, Joseph Kabila n’a jamais était préoccupé par le social des congolais, fermant les yeux devant l’incompétence, détournements à répétition de ses hommes. Voilà pourquoi, le peuple congolais est résolument contre toute modification de la constitution pour lui donner un autre mandat présidentiel, la misère, l’insécurité, l’instabilité monétaire, la vie chère, le manque d’électricité… les ont endurci le cœur.

L’unique option qui lui reste est l’application dudit accord censé lui procurer une sortie honorable. Une autre option lui sera suicidaire.





Mudjikolela Analyste politique

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