Bonjour, nous sommes le 27/05/2018 et il est 03 h 37.

Situation géographique

La province du Kasaï-Oriental a été créée par ordonnance n°66/205 du 6 Avril 1966. Elle est située au centre du pays, entre les parallèles 1°43’ et 8° de latitude sud et entre les méridiens de21°47’ de longitude Est. Elle est limitée au Nord par les provinces de l’Equateur et Orientale, à l’Est par la province du Maniema, au sud par le Katanga et à l’Ouest par le Kasaï­ occidental. Le Kasaï-Oriental couvre une superficie est de 173.110 Km², soit environ 7% de la superficie totale du pays. La majeure partie de la province est située à une altitude variant de 450 à 900 m suivant une direction Nord­Ouest et sud –Est

La province du Kasaï-Oriental appartient au type A de la classification de KOPPEN. C’est un climat tropical humide où la température diurne du mois le plus froid est supérieure à 18°C. La température moyenne annuelle varie de 25°C dans le Nord à 22,5 °C dans le Sud de la province Les variations annuelles des températures sont peu importantes. Leur écart varie entre 1,5° à 2° suivant ils saisons : par contre, les variations journalières présentent plus d’amplitude. Les différences entre les températures diurnes et nocturnes atteignent jusqu’à 18° en Territoire de Mwene­Ditu. On y rencontre généralement les types de climats suivants : le climat de type Af, qui est un climat équatorial caractérisé par l’absence de saison sèche, le climat de type (Aw) caractérisé par une saison sèche, le climat de type (Aw2), comportant une saison sèche d’environ 2 mois, le climat de type (Aw4) dans la majeure partie de l’Est et du Sud­Est des territoires de Kabinda et Lubao et enfin le climat de type (Aw5) dans l’extrême Sud du territoire de Mwene­Ditu.

Les précipitations annuelles moyennes diminuent du Nord au Sud. Elles passent de 2.000 mm au Nord de Lomela à 1.500 mm à Mwene­Ditu. L’isohyète de 1.600 mm passe approximativement à hauteur de Lusambo et Lubefu.

On rencontre d’une manière générale deux saisons de pluies bien marquées : de janvier – février à avril et de septembre à décembre. Dans le Nord de la Province, un ralentissement des pluies apparaît au cours de la période de mai à juillet. Dans les zones à climat (Aw), le régime des pluies permet deux campagnes agricoles par an. La première (saison A) débute avec la reprise des pluies en septembre pour s’achever en janvier à la diminution des précipitations. La seconde (saison B) commence en février lorsque les pluies redeviennent plus abondantes pour se terminer en mai (saison sèche).

Géologie

Quatre grandes formations géologiques sont à la base de la formation des sols de la Province du Kasai Oriental. A partir du socle ancien, plusieurs systèmes se superposent dans l’ordre suivant : le système de la Lulua, le système précambrien de la Mbuji­Mayi, le système précambrien du Karoo secondaire et du Kalahari(tertiaire).

Le système du Kalahari et du Post­Karroo dominent nettement au Nord du parallèle 5°30(. Plus au Sud, affleurent les couches du Karroo, puis de Mbuji­Mayi et de la Lulua. A partir du 7è me parallèle, c’est principalement le système de la Lulua qui apparent dans les vallées qui découpent le relief de la province. Les dépôts récents (Kalahari) sont des sables fins plus ou moins argileux couvrant une partie important de la Province du Kasai­Oriental et qui forment une couverture épaisse et continue au Nord du parallèle 5°30’ Sud.

Sols
La Province du Kasai­ Oriental comprend trois grands groupes de sols appartenant à l’ordre des Kaolisols, selon la classification de l’INEAC (SYS,1961) Les sols de la plus grande partie de la province appartiennent au groupe des Anéroferrals (sur sable du Kalahari) ; ce sont des sols avec une teneur en argile inférieur à 20%, sans reserve minéral à rapport limon/argile faible, et profondément lessivés.

Les ferrisols (sur roches Karoo ) sont présents dans le Nord­Est (vallée de la Lomami). Ces sols ont un rapport limon/argile élevée en moyenne, Une bonne structure et / ou une réserve minérale appréciable sont les caractéristiques importantes de ces sols. Les sols du Sud de la province appartiennent au groupe des ferralsols ( sur roches non différenciées) avec teneur en argile de plus de 20%, sans ou avec faible réserve minérale, sans structure et à faible rapport limon/argile­Les Renoferrals ( de la savane) du groupe des Arenoferrals se retrouvent en grande partie dans le district de Kabinda.

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Végétation

Du point de vue phytogéographique, la Province du Kasaï-Oriental est couverte par deux principales formations végétales : la forêt au Nord et la savane au Sud.

La zone forestière comprend donc deux types :
Les forêts ombrophiles sempervirentes rencontrées dans le Nord du District du Sankuru avec comme limite Sud la Lukenie et se rattache au massif forestier de la cuvette centrale ( zone à précipitation variant entre 1.800­2.0000mm)
Les forêts mésophiles semi­caducifoliées, formation de transition où les précipitations sont de l’ordre de 1600 à1800mm. Bien que la densité est importante (60%) ; ces forêts sont entrecoupées de savanes qui cependant n’ôtent pas le caractère forestier de la province.

La limite sud de cette formation végétale suit une ligne partant de Katako­Kombe vers le Sud et bifurquant vers l’Ouest au niveau de la séparation entre les Territoires de Lusambo­Lubefu et celui de Kabinda Les savanes occupent le reste de la Province du Kasai­Oriental où la hauteur des pluies varie entre 1400 et 1500 mm. Ce sont les savanes guinéennes entrecoupées de forêts semi­décidues, subéquatoriales et guinéennes, en galeries ou massifs isolés. Le taux de boisement est très faible. La végétation varie suivant la nature du terrain. Elle est dominante d’hyparrhenia, sur sols sablonneux et d’imperata sur les sols lourds.

Des différents types climatiques rencontrés dans la Province du Kasai­Oriental ressortent trois zones écologiques distinctes. Aux types climatiques Am et Af, correspondent les forêts ombrophiles sempervirentes équatoriales ; le type climatique (Aw2) coïncide avec les forêts mésophiles semi­caducifoliées subéquatoriales et guinéennes et les types climatiques (Aw3) et (Aw4) avec des savanes entrecoupées de galeries forestières peu développées.

Hydrographie

La Province du Kasaï Oriental comprend 2 principaux bassins hydrographiques : le Sankuru et la Lukenie :
§ Le Sankuru (affluent du Kasaï) est alimenté par les rivières orientées Sud­Nord : Mbujimayi, Lubi, Luilu, Lubilashi, Lubefu. Le Sankuru est navigable jusqu’à Pania Mutombo (Territoire de Lusambo). Les deux ports importants sur le Sankuru sont
Lusambo et Bena – Dibele (Territoire de Kole). La superficie du bassin versant du Sankuru à Bena Dibele est de 123.210 km².
§ La Lukenie, dont les affluents sont nettement orientés Est­Ouest, est navigable jusqu’à Kole. Toutefois, aux confins Nord de la Province, il y a les rivières Lomela aussi navigable, Tshuapa et Salonga qui ont une orientation SSE – NNW. La superficie du bassin versant de la rivière Lomela à Lomela est de 8.550 km². Au Nord de Lubao la rivière Lomami fait la frontière Est entre ka Province du Kasaï Oriental et celle du Maniema ; elle est orientée Sud – Nord.

Le cours des rivières est tranquille pour l’ensemble des sections situées à une altitude inférieure à 500 m. Le passage à un niveau supérieur est marqué par la présence de rapides et même de chutes. C’est le cas de Lubi à Mulowaie – Nord du District de Tshilenge et du Sankuru – Lubilashi en amont de Pania Mutombo.

Le climat, la végétation, la géomorphologie et les sols du Kasai­Oriental, dont les caractéristiques ont été esquissées plus haut, permettent de dégager 4 zones agricoles. Celles­ ci apparaissent comme de grandes unités pratiques d’aménagement, et peuvent être considérés comme des unités de base pour l’élaboration d’une planification cohérente de développement agricole. Ce sont :
• La zone de la forêt dense humide du Nord Sankuru,
• La zone de la forêt entrecoupée de savanes
• La zone de savanes à prédominance sablonneuse
• La zone de savanes sur sols moyens et riches.

Les limites entre sous­ensembles ne sont pas toujours nettement marquées, mais on peut illustrer cette subdivision des formations végétales, climatiques d’après le schéma suivant tiré de l’aperçu de l’économie agricole de la province de Kasai­Oriental, Direction de l’Agriculture, des Forêts, de l’Elevage. Bruxelles 1955 :
I. Sous­ensemble de forêt humide du Nord Sankuru
Géologie : Système Kalari et Post­Karroo avec dépôts sables récents
Végétation : Couverture des forêts ombrophiles sempervirentes à rattacher au massif forestier de la cuvette centrale
Localisation : Territoires Nord de Lomela, de Katako­Kombe, Kole, Lodja, avec comme limite Sud la rivière Lukeni
Fertilité : Sols profondément lessivés avec une bonne réserve d’humus, mais avec un faible
Réserve minérale : sols convenant à des cultures pérennes et des cultures annuelles.
Vocation : Cultures pérennes : hévéa, café, cacao. Cultures annuelles : manioc, riz, arachide, coton.

II. Sous­ ensemble forêt­ savanes
Géologie : Système Kalahari et Karroo avec sables fins grès
Végétation : Forêts ombrophiles semi­caducifoliées avec des blocs forestiers importants, des larges galeries forestières alternant avec des savanes à dominance ded’Hyparrhenia
Localisation : Territoires de Lusambo S, de Lomela S, de Katako­Kombe (W, NE), Kole S et Lubefu (NW)
Fertilité : Faibles réserves humifères avec sols des savanes très pauvres.
Vocation : Exploitations forestières et cultures annuelles : mais, riz, manioc, arachide, coton ; localement palmier et café, savanes à vocation pastorale.

III. Sous –ensemble des savanes à dominance sablonneuse
Géologie : Séries Karroo et Kalahari avec sables fins et grès
Végétation : Savanes entrecoupées de quelques galeries forestières en vallées couvertes
d’une flore agrostologique. Les savanes composées principalement d’Hyparrhenia, d’Androgon et Louditia prédominent Localiation : Territoires de Lubefu (E) et de Katako­Kombe (SE) dans le Sankuru et les Territoires de Kamiji, de Kabinda, de Mwene­Ditu (NW) et de Lubao dans le District de Tshilenge
Fertilité : Valeur agricole très faible sur les plateaux, meilleure en vallées. Peu ou pas d’humus avec possibilité d’utilisation du fumure minérale en particulier avec le maïs.
Vocation : Principalement vivrière dont le millet, voandzou, haricot, arachide, coton maïs. Vocation pastorale à Kamiji, Mwene­Ditu et Gandajika.

IV. Sous­ensemble à sols moyens et riches
Géologie : Système de Mbuji­Mayi dominé par des schistes et quartzites de grès de calcaires et dolomites
Végétation : Savanes guinéennes à dominance d’Imperata
Localisation : Territoires de Tshilenge et de Katanda dans le Sud du Districct de Tshilenge et les Territoires de Mwene­Ditu (N), Gandajika (W) et Lubao (N.E) dans le Kabinda.
Fertilité : Terrains supportant 4­5 ans de 2 saisons culturales, ils offrent une bonne réponse aux engrais, mais ont peu de matière organique.
Vocation : Ce sont de bonnes terres agricoles pour les semences sélectionnées avec rotation des cultures vivrières et le coton grâce aux techniques culturales améliorées surtout dans la proximité de Mbuji­Mayi et des rails.

DYNAMIQUE SPATIALE

La population du Kasai­Oriental a évolué de 3.250.000 habitants en 1990 à 4.544.786 habitants en 1994, soit un accroissement de 1.294.945 habitants sur une période de quatre ans. . Le taux de croissance démographique de cette province, estimé à 3.5 % par an, serait plus élevée que celui du pays (3.3%). Ceci est expliqué surtout par le retour des réfugiés de Katanga à partir de 1993 à destination des deux Kasai..

La Province du Kasaï Oriental faisait partie intégrante de la grande Province du Kasaï jusque le 30 juin 1960. Entre 1960 et 1966, la Province a été affectée par des guerres civiles répétitives (1961, 1962, 1963 et 1964). A partir de 1996 jusqu’à la fin de 2001, le Kasaï Oriental n’a pas échappé aux méfaits des différentes guerres et combats dits de libération menés dans le pays.

Toute sa partie Nord (les 6 territoires du District du SANKURU) et les territoires de LUBAO, une partie de KABINDA et une partie du territoire de GANDAJIKA ont été entièrement occupée par les forces armées de l’ex­rébellion. Pour contrer la rébellion, la Ville de Mbujimayi était transformée et devenue une véritable base militaire où on a dénombré plusieurs Forces Armées alliées, notamment les Forces Armées du ZIMBABUE, de la NAMIBIE, de l’ANGOLA qui étaient venues soutenir l’armée Gouvernementale.

Toutes ces guerres ont causé des dégâts énormes sur les populations civiles, sur les institutions publiques et privées de la Province. Des vies humaines (des milliers) ont été dessimées. Des ressources naturelles pour le développement notamment le diamant, le bois, les vivres, le cheptel, bovins ont été exploitées à outrance tant par les Forces alliées que par les Forces de la rébellion. La plupart des infrastructures de base : Hôpitaux, Ecoles, Adduction d’eau, Electricité, Routes, Chemins de fer, sont totalement délabrés. Le Kasaï Oriental au lieu d’être construit n’a fait que subir une destruction grave. Nous pouvons dire que depuis l’indépendance jusqu’aujourd’hui que tous les efforts consentis pour sa construction pendant 44 ans, en tant que nouvelle Province ,ont été anéantis.

La grande Société du pays, la MIBA a perdu beaucoup de ressources financières et matérielles pour soit soutenir l’effort des guerres, soit ces ressources ont été simplement pillées par les agresseurs En ce qui concerne d’autres conflits, notamment les conflits interethniques de 1992­1993 qui avaient affecté les communautés Kasaïennes vivant au KATANGA par le déplacement forcé de plus de 500.000 familles du KATANGA vers le KASAI ORIENTAL, il est certain que cette frange de la population a perdu la totalité de ses biens ainsi que plusieurs membres de familles. Aujourd’hui beaucoup de ces déplacés vivent dans des conditions infra­humaines. Aucune indemnisation n’a eu lieu pour les biens et les personnes disparues !

CARACTERISTIQUES SOCIO­CULTURELLES

Les structures sociales des groupes ethniques du Kasaï Oriental s’analysent à travers deux ensembles de critères, les uns liés au temps : clan, famille : les autres liés à l’espace : village, groupe foncier, groupement. Ces deux ensembles de groupes coïncident assez souvent quant à leur contenu, mais le cas est loin d’être général. Ainsi donc, un même individu fait partie d’une famille et d’un clan de par son ascendance, d’un village et d’un groupe foncier de par sa résidence, d’un groupement de par son allégeance politique. De chaque appartenance à un groupe découlent, pour l’individu, des droits et des devoirs spécifiques. Les relations entre ces divers groupes ont un degré de complexité très variable selon les cas.

Le schéma de relations le plus simple est le suivant : les différentes familles d’un même clan résident en un ou plusieurs villages voisins. Avec d’autres villages voisins, résidences d’autres familles et de clans, ils forment un groupement et chaque famille ou chaque clan est un groupe foncier. Ce schéma de relations le plus simple est le plus fréquent chez les groupes ethniques relativement purs de tout mélange avec d’autres.

Cependant, il n’est pas rare d’observer un clan fractionné dans l’espace et dont les familles font parties de villages et de groupes fonciers différents et éloignés les uns des autres. La dispersion des familles dans l’espace et l’hétérogénéité clanique d’un groupe foncier ne sont pas exceptionnelles. Ainsi, un village formant un groupe foncier peut être composé des familles appartenant à des clans différents et même à deux groupes ethniques tout en dépendant politiquement d’un même groupement.

Le groupement est dirigé par un chef de groupement choisi par les notables des villageois. Le chef de groupement est responsable de la paix sociale de l’entité qu’il dirige. Il reçoit les autorités politico­administratives et les agents du développement socio­économique venant de la collectivité, du territoire ou des autres organisations intéressées par la vie du groupement. Ces fonctions lui valent une rétribution en termes de salaire lui versé par le pouvoir public. Toute décision de commencer une action de développement dans un village est avant tout discutée au niveau du groupement qui en garantit le bon déroulement, et permet l’adhésion des membres du groupement pour le soutien des actions et le partage des bénéfices.

Principaux groupes ethniques

La Province du Kasaï Oriental est peuplée de deux groupes ethniques : les PYGMEES et les BANTOUS.

Les Pygmées, peuple chasseur et nomade, seraient les premiers habitants de la Province. Ils subsistent aujourd’hui dans quelques endroits isolés du District de Sankuru et dans le Territoire de Lubao.On ne peut ignorer ni leur présence et ni leurs droits en tant que êtres humains et citoyens de la République. Toute action de développement dans un Etat de droit, fondé sur l’acceptation des valeurs universelles comme la justice, les libertés et droits humains, la solidarité dans la joie et la peine, l’égalité devant la loi, doit prendre en compte leurs spécificités et besoins socio­économiques.

Les Bantous constituent la majorité de la population au Kasaï­Oriental. Ils sont sédentaires à régime de succession du type patrilinéaire et à résidence virilocale et sont sujets à des migrations qui s’observent depuis la fin du premier millénaire de notre ère Ce groupement ethnique (Bantous) renferme 13 principales tribus qui sont : Luba, Tetela, Kanyoka, Babindi, Bakwa­Mputu, Songe, Kanintshina, Kuba, Bambole, Bakete, Ohindo, Basha et Bankutshu.

A chaque tribu correspond une langue vernaculaire qui lui est propre. Néanmoins, pour les communications locales dans la Province du Kasaï Oriental, les langues généralement parlées sont :
§ Le Tshiluba dans la Ville de Mbujimayi, Kabinda, Tshilenge ainsi que dans le Territoire de Lusambo ;
§ L’Otetela dans le District du Sankuru ;
§ Le Kisonge dans les Territoires de Kabinda, de Lubao, de Lubefu et de Lusambo ;
§ Le Swahili sur les bords de la rivière Lomami ;
§ Le Lingala au Nord de la Province : Territoire de Lomela, Kole et Lodja.

Principaux groupes ethniques par Territoire de localisation et activités traditionnelles.
KOLE : Bakutsu Ohindo Batetela Basho
LOMELA : Batetela Babela Bankutshu
LODJA : Batetela
LUSAMBO : Basonge Batetela Bakwa­Mputu Babindi Bakuba
KATAKO­KOMBE: Batetela Bambole
LUBEFU : Batetela Basonge
KABINDA : Basonge Baluba
LUBAO : Basonge
GANDAJIKA : Baluba
MWENE­DITU : Kanyoka Kanintshina
KAMIJI: Baluba Bakete
TSHILENGE : Baluba
KATANDA : Baluba
MIABI : Baluba
LUPATAPATA : Baluba
KABEYA­KAMUANGA : Baluba

Au Kasaï Oriental, en dehors de BATUA (Pygmées) considérés minoritaires et qui sont dans les Territoires de LUSAMBO, KOLE, LOMELA, LODJA, KATAKO­KOMBE, LUBEFU et LUBAO, il existe d’autres minorités tels que les BAKETE dans le Territoire de KAMIJI et de MUENE DITU, les Kanintshin dans le Territoire de Mwene­Ditu, les BABINDJI dans le Territoire de LUSAMBO et les BAKUBA dans le Territoire de LUSAMBO

Régime clanique et attributions coutumières

Le mode principal d’acquisition des terres est l’héritage coutumier. Chacun cultive en général sur la terre de ses ancêtres en choisissant librement l’emplacement de ses champs. Dans le cas des étrangers établis dans une communauté et ayant reçu une portion de terre, ils ne possèdent sur cette dernière qu’un simple droit d’usage accordé par le propriétaire terrien, moyennant parfois une valeur symbolique. Le bénéficiaire ne peut prétendre à aucun droit de propriété. La jouissance est souvent de courte durée et se limite aux cultures vivrières.

Selon les enquêtes menées dans la Province, l’attribution coutumière représente 93,5 % dans les Districts de Tshilenge et de Kabinda, et 69 % dans le Sankuru. Le fermage pose de sérieux problèmes surtout quand on veut borner le terrain à exploiter, les clans propriétaires étant allergiques à une intention de cession et d’occupation définitive.

Après l’accord des responsables coutumiers, le bénéficiaire introduit au niveau du service de cadastre une demande de concession. Une enquête de vacance des terres s’en suit pour permettre la délimitation de la concession et la détermination des droits que les habitants y exercent individuellement ou collectivement en vue du dédommagement. Par cette procédure, l’Etat rachète le droit coutumier sur cette terre.

Enfin, un contrat de concession est signé entre le particulier et l’Etat. Ce dernier garde la propriété et le particulier reçoit le droit de jouissance pendant une certaine durée. Ces cas ont été fréquents dans la Province du Kasaï Oriental avec la plupart de plantations et de concessions agro­industrielles y implantées.

Réseau routier

Conformément à l’Arrêté N° 79/BCE/TPA/60/004/79 du 28 janvier 1979, le réseau routier du Kasaï Oriental se répartit de la manière suivante :
1) Routes d’intérêt provincial (RP), prioritaires (RP1) et secondaires (RP2) ;
2) Routes d’intérêt national (RN), qui relient la province au reste du Pays pour le commerce et le contact des personnes ;
3) Routes d’intérêt local (desserte agricole), qui assurent la liaison entre les villes, les centres de grandes agglomérations et les campagnes.

L’Office de Routes assiste les instances provinciales dans l’entretien des autres réseaux. Depuis le pillage de 1993 et le retrait de financement extérieur, tous ces services n’ont pas pu réussir la réalisation de leur programme de travail. Les données récoltées dans la province démontrent que ces routes se trouvent actuellement dans un état de dégradation moyenne avancée. Les axes ci­après ont été dénombrés dans la Province :  Routes d’intérêt national Longueur (en Km)
1. Lac Munkamba – Mbujimayi – Muene Ditu 222
2. Osekole – Lomela – Lodja – Bene Dibele – Lukibu 486
3. Lubi Gare – M.Malenge – Mwene Ditu 71
4. Lusambo – Bashingu 138
5. Lomela – Ikela – Munkoto – Frontière Equateur 61
6. Lomela – Ikela – Opala – Frontière Province Orientale ­
7. Katako­Kombe – Lubefu – Dikuka – Penge – Lubao ­
8. Kabinda – Lubao – Ebondo 268
9. Lubao – Mulowe 72

Routes d’intérêt provincial
1. Kifuse – Penge ­ Lokolela – Dibuku 235
2. Lubao – Abombo 73
3. Gandajika – Kabinda 138
4. Katanda – Gandajika 60
5. Mbujimayi – Miabi – Musembe – Bena Malenge 90
6. Dibungi – Tshilunda – Tshintshianku 50
7. Mwene Ditu – Katabayi – Mwene Malenge 71
8. Boenge – Lobo Ekanga 184
9. Bene Dibele – Kole Dimpangile 123
10. Owele – Okolo – Bif Lodja 144 11. Omena – Kataka Kombe – Boaliti 300
12. Lusambo – Lubefu – Dihuta – Omena – Malendu 286
13. Ishanga – Oshwe – kabule 88
14. Kole – Lodja 219
15. Kutshiambayi – Kataka Kombe 141

Le programme routier de desserte agricole de la province a été généralement conçu de façon à désenclaver les trois Districts, à savoir Tshilenge : Kabinda et Sankuru, en vue d’accroître leurs productions végétales, animales et forestières, et d’assurer l’évacuation de celles­ci vers les centres de consommation. Le programme prévoit l’entretien de 5.937 Km de routes dont 808 dans le District de Tshilenge, 2.781 dans le District de Kabinda, et 2.348 dans le District de Sankuru. Il prévoit aussi la réfection de certains ponts et le remplacement des bacs. Les axes retenus dans les programmes du gouvernement n’ont pas été entièrement entretenus à cause de l’insuffisance de moyens.

Au Kasaï Oriental, le transport des biens et des personnes est assuré par les privés au moyen de taxis, et taxis bus dans la Ville de Mbujimayi. Ailleurs dans la province, le transport est assuré par des camions et des bus. Les charrettes et les vélos sont aussi utilisés pour le transport des biens sur des courtes et moyennes distances. Au sein de la population jeune, il est fait usage des motos, mobylettes et vespas principalement pour des raisons d’affaires.

La Direction Provinciale des Transports a enregistré jusqu’en août 2003, les établissements des transports opérationnels. A titre illustratif, nous pouvons citer Vatranska, Maison Lukusa, Katompa Lubilanji, Ilunga Badingayi, Nkogolo Wadile, Manda Mukendi, Buagandu, Groupe Fontshi, Kambale et Fils, Lomagri, Mas, Transmac, Dieu soit Béni, Muticom, Groupe Mulatu, Teme Egondu, Entrekongo, Djonga Djolo et Frères, Danga Dashi, la Cotonnière, Maison Yodja etc...

Réseau des voies fluviales

La principale voie fluviale navigable de la province est constituée par la rivière Sankuru. Cette rivière est navigable entre Pania­Mutombo et Ilebo. Les embarquements s’effectuent aux ports de Pania­Mutombo, Lusambo et Bene Dibele, Mbujimayi est relié au Sankuru par la rivière Lubi dont l’embarquement se fait au port de Ndomba. Cette voie offre un important potentiel d’évacuation des produits agricoles, forestiers et animaux du District de Sankuru vers Kinshasa et le sud de la province. De par son importance géographique, son climat équatorial et ses richesses agro­forestières, ce district dispose des réserves agricoles et forestières exploitables pour satisfaire les besoin en ces produits de la ville de Mbujimayi.

La Province du Kasaï Oriental est desservie par le chemin de fer Lubumbashi­Ilebo long de 1463 Km. La distance entre Lubumbashi et Kamina (598 Km) est parcourue par une locomotive électrique, tandis que le reste est assuré par les locomotives Diesel. Ce chemin de fer traverse le Sud­Ouest de la province sur une distance de 150 Km passant par Muene­Ditu. La gare de Muene Ditu est le plus grand point du commerce frontalier de la province par où entrent et sortent les biens et les personnes en direction du sud. Elle est aussi très importante pour l’approvisionnement de la province en produits pétroliers provenant de l’étranger via Kinshasa et Katanga.

Energie

Cette énergie est supposée être fournie par la Société Nationale d’Electricité (SNEL) qui a pour mission de produire, transporter, distribuer et vendre l’énergie électrique a la population. Pourtant, depuis 1992, a cause de multiplies difficultés qu’elle rencontre (manque de carburant et lubrifiant, difficultés d’approvisionnement en pièces de rechange, vétuste du réseau de distribution, etc.), la SNEL n’est plus en mesure d’accomplir la mission lui assignée. Pour faire face à cette défaillance, la SNEL a signe un protocole d’accord avec la MIBA qui lui fournit sporadiquement une petite proportion de l’énergie, souvent le week­end.

Pour satisfaire ses besoins d’énergie, la MIBA a construit des barrages en vue de produire l’hydroélectricité. A l’heure actuelle, la MIBA dispose de trois centrales hydroélectriques : Young (7000kw), Tshiala I (137kw), Tshiala II (4200kw) avec trois turbines sur six. Cette énergie ne couvre que les besoins des chantiers et des cites de la MIBA. Si les trois turbines qui manquent sont mises en place, l’hydroélectricité pourra satisfaire les besoins électriques de toute la Ville de Mbuji Mayi et une grande partie des Districts. La société « Energie du Kasaï », ENERKA en sigle, intervient dans l’exécution du projet TSHALA II sur la Rivière Lubilanji. C’est une société des Actions a responsabilité Limite (SARL), constituée pour une durée de 30 ans renouvelables. Dans ce projet privé et communautaire, l’Etat Congolais, la SNEL ainsi que plusieurs particuliers ont pris des souscriptions qui, jusque la, sont partiellement libérées.

Principaux groupes ethniques

Dans l’étude sur la situation des lois coutumières et des droits des femmes en République Démocratique du Congo, la Province du Kasaï Occidental représente 3 grands groupes ethniques décomposés en plusieurs sous-groupes.

Généralement, on rencontre dans cette partie de la République des groupes ethniques en pleine évolution comme les Lulua, les Luntu et les Luba en coexistence avec d’autres groupes ayant conservé leur mode de vie traditionnelle tels les Kuba, les Leele (Bashilele), les Ndengese et les Salampasu et les Lunda qui sont à cheval aussi bien au Bandundu, au Katanga et en Angola.

Pour satisfaire les besoins énergétiques autres que ceux de la MIBA, la Société nationale d’Electricité (SNEL) a installe des groupes électrogènes générant l’énergie thermique a Mbujimayi, a Kabinda, et a Lusambo. Au total 10 groupes électrogènes de puissance installée de 13769 kw, produisent 10.399 kw pour une petite frange de la population du Kasaï Oriental. Ces installations ne fonctionnent pas convenablement par manque de pièces de rechange, de carburant et de lubrifiants, et surtout à cause de la vétuste du réseau de distribution.

Les centres de Lodja et Gandajika ne sont pas dotés de générateurs d’énergie électrique. Leur développement en dépend. Face à cette situation, certains habitants des villes et des centres ruraux se sont procurés des groupes électrogènes. Au total, il y a plus de mille groupes électrogènes opérationnels dont la puissance oscille entre 0,6 et 25 KVA au Kasaï Oriental.

DEVELOPPEMENT URBAIN

La province du Kasaï – Oriental a subit depuis l’époque coloniale des troubles qui ont entraîné une immigration à grande échelle des peuplades BALUBA de KANANGA (ex – Luluabourg) vers les deux centres urbains Mwene – Ditu et Mbuji – Mayi, distants de 130 km,l’un de l’autre.

D’une façon générale, les deux villes sont jeunes et leur organisation est encore précaire. Selon les textes légaux, la ville de Mbuji – Mayi a été créée en 1918 suite à la découverte du diamant industriel par Monsieur YOUNG, prospecteur anglais au service de la Forminière. Mbuji – Mayi qui, à cette époque se dénommait Bakwanga, n’était qu’une constellation de 11 villages appartenant à la chefferie de Bakwanga sur le territoire de Kanda – Kanda. C’est vers 1949 – 1958, après la construction de la ville européenne qu’elle sera considérée comme ville, puis de 1958 – 1999 comme ville post – coloniale.

Tandis que la ville de Mwene – Ditu dont le développement provient du commerce occasionné par la présence d’une gare ferroviaire du tronçon SAKANIA – ILEBO a acquis son statut récemment en 2004. Elle est la deuxième agglomération urbaine de la province du Kasaï – Oriental en importance démographique et économique.

Mbuji – Mayi se situe entre 6° 5’ et 6°5’ de latitude Sud et 23° 27’ et 23°40’ de longitude Est. La ville couvre un espace qui s’étend sus 15km de l’Ouest à l’Est et 9 km du Sud au Nord. Les limites naturelles sont constituées par les rivières Kanshi, Mbuji – Mayi et Muya. La superficie de la ville s’élève à 135 Km².

Mbuji – Mayi comprend 5 communes qui sont :
• Bipemba qui a une superficie de 57,6 Km ² ;
• Dibindi qui a une superficie de 27,8 km² ;
• Diulu qui a une superficie de 8,2 Km² ;
• Kanshi qui a une superficie de 28,78 Km² ;
• Muya qui a une superficie de 12,8 Km².

La commune de la Kanshi fut construite par la Forminière entre 1948 et 1959. Elle est la seule commune qui fut urbanisée pendant la période coloniale et s’étend présentement sur une superficie de 1937 ha dans laquelle la Ville MIBA compte 260 ha.

Les récentes extensions ont fait croître l’occupation du sol jusqu’à atteindre 28,78 km². L’occupation du sol comprend : la Ville MIBA occupée par les cadres de la société et les autorités politico – administratives de la province, et les cités des travailleurs congolais qui s’étendent dans le sud, ces deux dernières agglomérations sont les mieux équipées en infrastructures de base et en équipements collectifs. Les autres communes sont des extensions d’auto – construction où il n’y a plus que la voirie primaire mal drainée comme infrastructure.

RELIEF

L’agglomération s’est développée sur un plateau légèrement vallonné, incliné de l’ouest (740 m d’altitude) vers l’est (490 d’altitude). La déclivité varie entre 5% et 10%. On note des zones des dépressions qui sont des foyers des effondrements à la sollicitation des eaux pluviales de ruissellement.

Le sol est constitué de 85% du sable et 15% d’argile. Le sous – sol comporte une bande dolomitique, siège de phénomènes horstiques qui engendrent les effondrements et les érosions. La roche calcaire constitue le matériau pierreux le plus utilisé pour la caillasse et pierre de fondation.

L’agglomération est baignée par la rivière Mbuji – Mayi et ses trois affluents qui sont : la Muya, la Kanshi, et la Lukelenge. Les débits de ces rivières sont constants durant toute l’année. L’eau potable est captée sur la Lukelenge.

La ville de Mbuji – Mayi doit sa création à la découverte du diamant en 1918 par le prospecteur anglais YOUNG qui était au service de Forminière sur le site de Lukelenge, à la confluence des rivières Mbuji – Mayi et la Muya. Le site fut circonscrit dans la zone A, où l’immigration fut strictement contrôlée pour empêcher le trafic du nouveau gisement.

Récemment promue au statut de ville, Mwene – Ditu est devenue une importante agglomération urbaine à cause du développement du commerce dont l’élément moteur est la gare ferroviaire du tronçon SAKANIA – ILEBO long de 1953 km. La cité de Mwene – Ditu se situe géographiquement au Sud de la province à 132 km de Mbuji – Mayi ; à 133 km de Kanintshina à la limite sud avec la province du Katanga et à 80 km de Kaniama – Kasese. Cette ville est située à 973 km de Lubumbashi.

L’altitude est de 950m, alors que la latitude est de 07° 08’ sud pour une longitude de 23° 44’ Est. La ville couvre 78,5 km² circonscriptible dans un diamètre de plus ou moins 10 km. . Cette ville était chef – lieu du territoire qui porte le même nom. En 1999, on a opéré un découpage de la ville portant le nombre de 15 à 27 quartiers.

En effet, avant la création de la gare ferroviaire, en 1920, il existait quelques villages dont le principal était Ditu Bukasa et une modeste agglomération de Tshiala Mala. Les sociétés comme BCK, Colohuile, Cotonco, Mas, Colcoton, Colonie etc., avaient construit après 1927 des camps pour leurs travailleurs. Les nouvelles fonctions de l’agglomération (commerce, administration, industrie, agriculture etc., ont eu pour effet, l’érection de plusieurs quartiers spontanés plus vastes que les quartiers planifiés.

A cause du faible développement du tissu industriel, la population de cette province tire ses revenus essentiellement de l’agriculture de subsistance plus particulièrement dans les districts de Sankuru et de Kabinda. Cette dernière cité est reputé pour son sol très riche pour toutes les spéculations de l’agriculture vivrière et d’exportation.

Les produits vivriers de base sont le maïs, le manioc, le haricot, l’arachide pour l’ensemble de province ; le riz et la banane plantain sont généralement consommés dans le district du Sankuru. Les activités de pêche et de chasse sont également pratiquées. La culture d’exportation principale était le coton ; mais aussi le caoutchouc. Le bois est aussi exploité. Le districs de Tshilenge et la circonscription de Mbuji­Mayi vivent essentiellement de l’exploitation du diamant ; Deux sociétés exploitent industriellement le diamant : MIBA et SENGAMINES. L’exploitation artisanale, longtemps interdite, a été libéralisée au milieu des années 1980 et a permis l’éclosion d’une classe sociale d’hommes d’affaires dynamiques qui se saisissent des opportunités offertes pour investir dans tous tous les domaines.

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUE

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16. Plan National d’action envirronnemental sur la Biodiversité 1999 et 2002
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