Assaut final : « Une transition sans Kabila », expliquée aux nuls

Article publié le 09 Novembre 2017

fidele_babala

Le Congo vit actuellement une crise institutionnelle, résultant de la volonté d’un seul Homme qui refuse d’organiser les élections afin de demeurer constamment au pouvoir. Dans un pays où après 3 ans, le régime politique en place n’arrive toujours pas à organiser des élections devant choisir son successeur, alors que le mandat présidentiel est de 5 ans. Il est irrationnel de croire que l’illégal Président de la République, sans pression populaire et internationale, usant l’arme de la corruption et de l’intimidation ait envie d’organiser ces élections. Dialogue après Dialogue, Manifestation après Manifestation, Appel après Appel, la CENI évoque toujours des contraintes, de 504 à 306 jours les touts assortis toujours de contraintes. Voilà pourquoi, le Rassemblement qui draine derrière lui une grande partie de l’opinion tant nationale qu’internationale a compris qu’au Congo le vrai obstacle à l’organisation des élections est l’illégitime Président Joseph Kabila, avec lui au pouvoir, il n’y aura pas des élections.


3 ans de transition sans résultat concret

Le Camp de la Majorité Présidentielle avait créé une crise factice alors que le Mandat de Joseph Kabila arrivait à sa fin. C’est ainsi qu’était née l’idée des Dialogues, des dialogues sans résultats concrets qui au finish placés des politiciens de second couteux au Poste du Premier Ministre, des Premiers qui n’étaient que de noms, au pouvoir amoindrit, servant plus leurs intérêts égoïstes que le bien-être collectif. De Badibanga en passant par Bruno Tshibala, aucun de ces Gouvernements n’est en mesure de pourvoir aux besoins financiers de la CENI tout la contrôlant au même moment.


Absence d’un dauphin

Le jour où, Joseph Kabila désignerait publiquement le candidat Président de la République pour le compte de son parti politique PPRD, alors nous pouvons dire que l’Homme s’apprête réellement à lâcher le pouvoir.



Sinon, les arrestations multiples, intimidations et violations fragrantes des lois et textes juridiques du pays prouvent à suffisance que Monsieur Kabila n’a pas envie de lâcher le pouvoir.


« Transition sans Kabila »

L’article 64 de la Constitution donne droit à tout congolais de faire échec à tout congolais qui veut confisquer le pouvoir, or il n’est fait plus l’ombre d’un doute que Joseph Kabila veut rester éternellement au Pouvoir. Ainsi, il appartient donc à tout congolais soucieux de sauver la patrie de chasser Joseph Kabila au pouvoir car, il est devenu un obstacle à la démocratie.



Il apparait clair, qu’avec Joseph Kabila il n’y aura pas des élections. Voilà pourquoi, le Rassemblement incite la population à manifester jusqu’à obtenir le départ de Joseph Kabila, c’est ainsi que débutera une période de transition afin d’organiser des bonnes élections libres et transparentes.



Transition sans Kabila veut, dire, nous allons d’abord chasser Kabila, comme les Burkinabais l’ont fait avec Blaise Compaoré, et par après commencera une période de transition, avec un Gouvernement intérimaire qui n’aura pour mission que d’organiser des bonnes élections dans un délai court. Cela ne constitue nullement une violation de la constitution, car conforme à l’article 64. Car l’Homme n’est plus un interlocuteur crédible du fait de sa mauvaise foi à répétition. Cette fois-ci il appartient au peuple de chasser ou de revivre dans une nouvelle dictature mono présidentielle.















Par Mudjikolela, Analyste politique

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