• DECLARATION DE LA COORDINATION URBAINE DE LA SOCIETE CIVILE DE BUTEMBO FACE A L’INSECURITE GRANDISSANTE

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    REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

    COORDINATION URBAINE DE LA SOCIETE CIVILE

    VILLE DE BUTEMBO

    Téléphone : 0997130838 / 0822079100 / 0999694422

    Courriel : societecivilebutembo@gmailmail.com

    DECLARATION DE LA COORDINATION URBAINE DE LA SOCIETE CIVILE DE BUTEMBO FACE A L’INSECURITE GRANDISSANTE

    Depuis bientôt un mois la population de Butembo est en train de traverser une situation sécuritaire calamiteuse. Les auteurs de cette insécurité opèrent en tenues militaires, extorquent des biens de grande valeur, et tuent la paisible population civile. Le cas le plus récent étant celui vécu en cellule Vutara, au quartier Mukuna, commune Bulengera, où deux jeunes gens, Joël (21 ans) et Asifiwe (18 ans) ont été lâchement abattus la nuit de jeudi à ce vendredi 3 juillet 2015. Cet assassinat vient s’ajouter à celui de Mr Edmond Tsongo Rungunya, alias Bazoka assassiné la nuit du lundi au mardi 30 juin 2015 au N° 66 de la cellule Tongo, quartier Matanda, commune Mususa, et son épouse grièvement blessée, pour ne citer que ces cas.




    Consécutivement à ces faits, la Coordination Urbaine de la Société Civile de Butembo, adresse ses condoléances les plus attristées aux familles des illustres disparus. Pendant ce temps, elle se dit profondément touchée et condamne avec fermeté cette recrudescence de l’insécurité en ville de Butembo. Elle dénonce l’inefficacité des services de sécurité dans sa mission régalienne de protection des civiles et leurs biens; la société civile demande aux autorités locales ayant la sécurité dans leur responsabilité, d’inscrire la sécurité comme priorité de ses actions afin de racheter cette confiance de la population qui tend à se dégrader. Pour plus d’efficacité, il est plus urgent et nécessaire que le Ministre de l’intérieur renforce les capacités de la police en ville de Butembo. Enfin, la société civile demande à la population, d’être toujours en alerte pour ainsi barrer la route à l’ennemi de la paix dans notre contrée.

    Fait à Butembo, le 03 juillet 2015

    Pour la Coordination Urbaine de la Société Civile de Butembo

    Suzanne MUKOHE Edgar KATEMBO MATESO

    Vice-présidente Président

  • FACE AU REFUS D’INTERCONNEXION DES AUTRES OPERATEURS PLUS DE 5 MILLIONS D’ABONNÉS AFRICELL TRANCHENT

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    « On n’a pas besoin d’interconnexion », indiquent-ils lassés d’attendre

    Affricell, l’un des cinq opérateurs des télécommunications et le dernier né de tous, compte plus de cinq millions d’abonnés à ce jour, en seulement deux ans d’existence. Ce qui fait de ce réseau le plus grand parc d’abonnés dans la capitale congolaise et dans la province du Bas-Congo. Loin de s’arrêter en si bon chemin, la saga se poursuit à Lubumbashi, chef-lieu du Katanga, à Kolwezi, à Kasumbalesa et, cette fois-ci, à Likasi, avant d’envahir deux nouvelles provinces de la RDC.

    Une philosophie toute particulière chez Africell. Depuis son lancement, ce réseau du peuple a pris l’option d’être l’opérateur mobile le moins cher en RDC. C’est ce qui lui vaut l’hostilité des autres opérateurs qui sont même allés, concurrence déloyale oblige, en dehors des exigences de la loi, jusqu’à lui priver l’interconnexion. Se basant sur le respect de la loi, Africell a mené le combat avec le Régulateur obligé, au terme de la loi en matière de télécommunications, de protéger et le nouveau-né et le droit des consommateurs. Mais, le régulateur semble s’être montré, curieusement, hostile à accompagner Africell pour des raisons qu’il semble être seul à connaître.
    Sans s’avouer vaincu, Africell s’est lancé dans une bataille juridique armée par les lois du pays, le cahier des charges et la conviction que celui qui est en droit va prévaloir. C’est le cas, entre autres, du Décret-loi du 20 mars 1961 dit Loi-prix qui dispose que les prix sont fixés librement par ceux qui les offrent. A cela, il faut ajouter le fait que les cahiers de charges de tous les opérateurs indiquent clairement que les prix sont fixés librement par le concessionnaire. Statuant sur cette affaire, la haute autorité judiciaire de la RDC a, dans son verdict rendu sous RL 036 du 04 mars 2014, expliqué que le prix plancher était illégal. En effet, la Cour Suprême avait prononcé l’illégalité de cette collusion de prix des opérateurs contre le consommateur. Mais, curieusement une fois de plus, le régulateur et les autres opérateurs n’ont pas bronché.




    Enfin de compte, le grand patron de l’Union Internationale des Télécommunications, Docteur Amadoun TOURE, en visite officielle en RDC, s’est invité au débat. Sans y aller par quatre chemins et au regard des lois, il s’est prononcé clairement devant un parterre d’opérateurs des télécommunications, y compris le patron de l’ARPTC, le ministre de Postes, télécommunications, nouvelles technologies de l’information et de la communication, en tranchant que l’ARPTC ne devait pas fixer les prix en lieu et place des opérateurs et que l’interconnexion était obligatoire pour tous. L’UIT est, à titre de rappel, l’organisme responsable de déterminer les normes dans le secteur de télécommunications à l’échelle planétaire.
    Car, faut-il le rappeler, dans cette bataille, c’est le consommateur congolais qui s’est fait roi et ultime juge. Voilà pourquoi, le nombre d’abonnés Africell a carrément explosé faisant de ce réseau, de plein droit, celui du peuple. Le choix du consommateur repose, en fait, sur le fait que cet opérateur a démontré que l’on peut offrir un service de qualité à des prix abordables et surtout une tarification simple dans la jungle des forfaits et promesses qui frisent l’arnaque des autres opérateurs. Là où les abonnés des autres réseaux ne se retiennent plus pour exprimer leur ras-le-bol face aux SMS non sollicités et non crédibles pour leur vendre tel ou tel forfait dans le but de masquer la vérité qu’on paye 13 unités la minute pour appeler son voisin à Kinshasa. Pourtant, avec Africell, c’est facile : on appelle la Chine ou les USA à 3,5 unités la minute !

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    Face au refus d’interconnexion et aux nombreux avantages qu’offre le « réseau du peuple », le consommateur congolais a massivement choisi Africell et déclare ne plus avoir besoin d’interconnexion. C’est là que des sources dignes de foi indiquent qu’Africell lancera son service data avant la fin de l’année et offrira le service 3G le plus fiable et le moins cher comme pour mettre un terme au forfait internet à 50 dollars pour qu’on se réveille le lendemain pour trouver la balance à zéro, sans crédit.
    C’est de la sorte qu’on entend dire, dans les milieux de plus de cinq millions d’abonnés : « on n’a pas besoin de votre interconnexion ». M. M.

  • FINI LE SUSPENSE BOENDE : C’EST BIEN EBOLA !

    maladie

    * Deux de huit échantillons sanguins prélevés sur des malades à Djera se sont révélés positifs au virus d’Ebola, a déclaré le ministre de la Santé Publique. [Read More…]

  • Les opposants de Sassou Nguesso manifestent à Kinshasa

    sasou2Hostiles à la révision de la Constitution

    Calicots en mains, ils scandaient des chansons hostiles au pouvoir de l’autre rive du fleuve Congo

    Le continent africain vit au rythme unique de tentative de révision des constitutions, dans le seul but de s’éterniser au pouvoir, alors que des mandats présidentiels, pour la plupart, touchent à leur fin dans deux ans.

    Ces mouvements sont observés en République démocratique du Congo, au Burkina Faso, au Bénin… où les chefs d’Etat de ces pays, manifestement, n’entendent pas quitter le pouvoir.




    Au Congo-Brazzaville également, Dénis Sassou Nguesso s’est inscrit dans cette logique de retoucher la loi mère, sous prétexte qu’il n’a pas terminé son programme, comme s’il était le seul Congolais d’en face capable de réaliser ce plan.

    Ainsi, profitant de la brouille actuelle entre Kinshasa et Brazza, les opposants au régime de Dénis Sassou Nguesso habitant la République démocratique du Congo ont exprimé leur désaprobation , mardi 19 août dernier, face à cette tentative.

    Rassemblés devant le bâtiment abritant leur représentation à Kinshasa avec des calicots en mains, ces opposants ont scandé t des slogans hostiles au pouvoir de l’autre rive, pour dire » non » à la révision de la constitution.

    Cet important message vaut aussi pour les dirigeants congolais de Kinshasa qui tiennent à emprunter la même direction que Sassou. Déjà, dans le camp de la Majorité présidentielle, le Msr s’est inscrit en faux contre cette révision, soulignant qu’il ne faut pas toucher à l’article 220 qui limite, outre la forme de l’Etat, le nombre et la durée du mandat du président de la République.

    De même, avant, pendant et après le sommet Usa-Afrique, l’administration Obama, à travers le sénateur Russ Feingold et le secrétaire d’Etat John Kerry, a clairement mis en garde les dirigeants africains contre toute tentative de révision de la constitution dans le mobile de s’éterniser au pouvoir.

    Face à cette pression, le président béninois Thomas yayi Boni s’est officiellement prononcé, juste après ce sommet, qu’il ne se représentera plus lors de prochaines élections. Il a donné le ton, mais il faudra que ses homologues suivent son exemple pour apaiser l’opinion tant nationale qu’internationale sur cette question.

  • Equateur : les autorités de Zongo renforcent les mesures de sécurité face à l’afflux des réfugiés centrafricains

    militaire

    La mairie de Zongo vient de décider de renforcer les mesures de sécurité dans cette ville où continuent d’affluer les réfugiés centrafricains.

    Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion du comité urbain de sécurité tenue mardi 19 août dans cette ville de l’Équateur, proche de la frontière avec la Centrafrique.

    Selon le maire de Zongo, Michel Siazo cité par Radio Okapi, il s’agit aussi de faire face à la menace de la fièvre Ebola qui sévit en Afrique de l’ouest.

    Plus de 13 898 réfugiés centrafricains sont actuellement cantonnés dans le camp du HCR de Mole, à 33 kilomètres de Zongo

    Après une première vague de 1 200 réfugiés arrivée la semaine dernière, la ville de Zongo en a encore reçu 1 000 autres le week-end dernier.




    Ces réfugiés ont traversé la rivière Ubangi pour gagner le sol congolais suite aux tensions récurrentes entre les forces d’interposition de la Force africaine en Centrafrique et certains groupes rebelles, notamment la Seleka.

    Face à cet afflux, le comité urbain de sécurité a décidé d’imposer aux nouveaux arrivés un passage obligatoire au site de transit pour leur identification par les services de sécurité congolais.

    Pour le maire Siazo, cette opération vise à démasquer d’éventuels combattants Seleka ou Antibalaka, qui pourraient troubler l’ordre dans le camp ou chercheraient à se servir du sol congolais comme base-arrière.

    Il vise aussi un contrôle rigoureux de l’état de santé de chaque réfugié, au moment où l’épidémie d’Ebola sévit actuellement en Afrique de l’Ouest.

    L’Agence nationale des renseignements (ANR), la Direction générale des migrations (DGM), les Forces armées de la RDC (FARDC) et la Police nationale congolaise (PNC), ainsi que les services de la santé et de l’hygiène à la frontière ont été instruits afin de bien mener chacun sa mission en vue de renforcer la sécurité et préserver la santé dans la ville de Zongo.

  • Equateur : une maladie inconnue tue 65 personnes en 4 semaines à Djera

    maladieEnviron 65 personnes sont mortes en l’espace de quatre semaines d’une maladie non encore identifiée dans l’aire de sante de Djera, district de la Tshuapa, à 25 kilomètres de Boende-centre, dans la province de l’Équateur.

    Une délégation venue de Kinshasa comprenant le ministre de la Santé publique, Félix Kabange Numbi, le gouverneur intérimaire de l’Équateur, Sébastien Impeto, et des experts de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) séjourne depuis mercredi 20 août à Boende pour investiguer sur cette maladie, et prendre en charge les malades.

    Des sources sanitaires sur place ont affirmé sur Radio Okapi avoir été alertées depuis le mois de juillet sur une maladie contagieuse qui touche trois aires de santé notamment de Wetsikengo, Lokalia et de Wafanya dans le territoire de Boende.
    La maladie se caractérise par une forte diarrhée, de la fièvre et des vomissements dont souffre le malade qui en meut quelques jours après.

    Selon les mêmes sources sanitaires, 4 infirmiers, qui soignaient des malades, en sont également morts.

    Par ailleurs, la maladie progresserait maintenant vers la localité de Wetsikengo, près de la rivière Tshuapa.

    Des équipes de l’OMS et de la zone de santé de Boende, dépêchés sur les lieux, ont déjà prélevé des échantillons qui sont actuellement analysés à l’Institut national des recherches biomédicales (INRB) à Kinshasa.

    En attendant les résultats des examens, le ministre Felix Kabange Numbi s’est engagé à envoyer une autre équipe des médecins dans l’aire de santé de Djera, a une vingtaine des kilomètres de Boende pour de nouveaux prélèvement d’échantillons mais aussi pour suivre l’évolution de ce qui semble  être une épidémie..

    Les nouveaux échantillons permettront, dès ce week-end, d’avoir plus de détails sur cette maladie, a-t-il affirmé.

  • Congolais et Rwandais sur pied de guerre à Kanyecheza

    Divergence autour de la délimitation des frontières

    militaireUne fois de plus, le Rwanda prouve qu’il ne s’est jamais départi de ses visées expansionnistes dans la région des Grands Lacs, principalement dans l’Est de la RDC. Malgré toutes les tentatives d’apaisement amorcées au niveau régional et international, Kigali ne cesse de créer des incidents qui pourraient lui permettre d’atteindre son objectif,  à savoir redéfinir  la frontière commune avec son voisin congolais. C’est la raison de la tension persistante constatée actuellement dans la localité de Kanyecheza, dans le Nord-Kivu.

    Plus d’une semaine après les accrochages entre les Forces armées congolaises et rwandaises à Kanyecheza, la tension ne semble pas toujours baisser dans cette partie de la province du Nord-Kivu. Au cours de la conférence de presse qu’il a animée mercredi dernier, le lieutenant-colonel Félix-Prosper Basse, porte-parole militaire de la Monusco, a déclaré qu’« à ce jour, la situation sécuritaire dans la zone (NDLR : Kanyecheza) est jugée calme, mais demeure toutefois tendue ». Sur place, les Forces armées de la RDC et les forces rwandaises seraient sur pied de guerre et prêtes à en découdre à tout moment.

    Selon Félix-Prosper Basse, la tension actuelle serait justifiée par un problème de délimitation des frontières entre les deux voisins. Aussi a-t-il appelé les deux parties à la retenue.

    Pour prévenir de nouveaux affrontements militaires, la Monusco a, depuis le 11 juin, déployé ses troupes d’intervention rapide dans la localité de Kanyecheza.  Cela, dans le cadre de ses priorités dans la région. L’objectif poursuivi est « d’évaluer la situation sécuritaire à Kanyecheza, d’interagir avec les autorités locales ainsi que militaires, de rassurer et de protéger les populations locales ».

    Dans les rapports préliminaires fournis par ses services, la Monusco a fait état du déplacement vers Goma des populations de la localité de Kabagana et celles habitant le long de la frontière, fuyant les accrochages entre les armées congolaise et rwandaise.

    Les appréhensions de la Mission onusienne sont également partagées par la plupart des personnes déplacées vers le groupement voisin de Kibumba. Ces dernières affirment que la situation sécuritaire à la frontière avec le Rwanda reste précaire. Depuis le samedi 14 juin, les habitants des localités Kabagana 1 et 2, Kabuhanga, Kabuye, et Kitotoma ont commencé à rentrer chez elles, note la Monusco.  Sur son site Internet, radio Okapi indiquait que c’était d’abord les chefs qui rentrent pour évaluer la situation sécuritaire avant de ramener les femmes et les enfants.

    Vendredi 13 juin, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC, Martin Kobler, avait exhorté Kinshasa et Kigali à désamorcer la tension et à s’abstenir de tout acte de violence, craignant que ce conflit n’envenime davantage la situation sécuritaire, déjà précaire, de la région.

    Redessiner les frontières, source de conflits

        Et, comme si cela ne suffisait pas, la Monusco vient de faire des révélations qui risquent de compliquer l’équation pour une  sortie rapide de la crise qui oppose les deux pays. En effet, le spectre d’un conflit frontalier a curieusement refait surface.

    Devant la presse qui l’interrogeait à Kinshasa, le lieutenant-colonel Basse a affirmé que cette situation précaire résulte « des problèmes frontaliers » qui se posent entre la RDC et le Rwanda, précisément au niveau de la colline (NDLR : de Kanyecheza). A son avis, les frontières entre les deux pays ne seraient « pas encore bien définies » dans cette zone.

    Un pavé dans la mare ? Probable, soutiennent d’aucuns qui se disent frappés par cet angle d’analyse pris par la Monusco. Selon ces derniers, cette allusion rajouterait à la confusion, voire pourrait donner des idées et arguments au régime de Kigali mais aussi l’encourager dans ses réclamations oiseuses et infondées.

     Faire valoir cette thèse, comme semble le faire remarquer le lieutenant-colonel Basse de la Monusco, c’est donner des arguments au Rwanda pour continuer son travail de déstabilisation dans la partie Est de la RDC.

    A dire vrai, le problème des frontières ne peut pas se poser entre les deux pays. Car, c’est depuis la Conférence de Berlin en 1885 qu’on a mis définitivement une croix à ce problème – du reste balayé lors des accessions de la plupart des pays africains à l’indépendance dans les années 1960. De ce point de vue, le Rwanda ne peut pas trouver prétexte de déstabiliser l’Est de la RDC pour raison de délimitation des frontières. La Monusco ne peut pas non plus l’appuyer dans cette analyse tout à fait tronquée.

    En Afrique centrale, comme partout ailleurs sur le continent, les pays ont des frontières qu’ils sont héritées de la colonisation. Remettre en cause tous ces acquis, c’est dénaturer complètement l’histoire.

    Toujours est-il qu’après les accrochages de Kanyecheza, la RDC et le Rwanda ont actionné leurs mécanismes conjoints pour mener, à cet effet, des enquêtes. En attendant les résultats de ces enquêtes, la Monusco se dit « prête à appuyer toute initiative visant la restauration de la stabilité dans cette zone frontalière ».

    Pour les Nations unies, un compromis s’impose pour la délimitation des bornes frontalières entre les deux pays mais la Société civile du Nord-Kivu a prévenu qu’il n’y aura jamais de pourparlers avec le Rwanda s’il a la prétention de délester une partie du territoire congolais.

    Une diplomatie de l’hypocrisie

    Entre le Rwanda et la RDC, les relations n’ont jamais été sincères. Elles sont basées sur la sauvegarde des     apparences, une attitude qui cache mal une hypocrisie entretenue par les deux voisins.

    Dans ce jeu d’échec, il doit y avoir un plus malin qui tire son épingle du jeu. Et, à y regarder de plus près, la balance ne penche pas en faveur de la RDC. A la longue, il faut craindre, par effet domino, que d’autres voisins de la RDC prennent plaisir à exiger la redéfinition des frontières qu’ils partagent avec la RDC.

    Kinshasa doit user de la fermeté pour décourager le Rwanda dans son plan machiavélique qui ne vise rien d’autre que la déstabilisation perpétuelle de la RDC. La délimitation des frontières ne peut pas être une raison pour le Rwanda de déployer ses militaires dans l’Est de la RDC.
    A tout prendre, la résurgence de la question des frontières donne raison à ceux qui ont toujours soupçonné le Rwanda et tous ceux qui le soutiennent de travailler sans relâche à la balkanisation de la RDC.

  • Mbororo et rebelles LRA commettent des exactions contre les civiles dans le Haut-Uélé

    mbororoEn formant une coalition

    Les éleveurs Mbororo se sont coalisés, depuis quelques jours, aux rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) et commettent des exactions contre les populations civiles dans les territoires de Dungu et Niangara, dans le district du Haut-Uélé (Province Orientale).

    A e croire radio Okapi qui a donné l’information, le vice-gouverneur de la Province Orientale, Pascal Mombi l’a déclaré, le mercredi 18 juin 2014, dans un meeting populaire à Dungu. De nombreux habitants de Dungu et Niangara ont fui les exactions de ces groupes armés. C’est en fuyant les exactions de la part de ces hommes armés que de nombreux congolais ont en ces jours déserté leurs villages pour trouver refuges ailleurs. Ce qui risque de perturber l’organisation des élections locales.

    D’après lui, les déplacements massifs de la population mettent les chefs des chefferies de Dungu et Niangara en difficulté d’organiser les recensements de leurs populations qui se sont déplacées vers d’autres contrées, a estimé Hubert Moliso Nendolo, ministre de l’Intérieur de la Province Orientale.

     «Si la situation n’est pas rétablie, ces chefferies risquent de ne pas avoir d’élus dans leurs circonscriptions respectives pour pouvoir constituer des organes délibérants. Dans la chefferie Wando, il y a sept groupements occupés par les Mbororo. Dans le groupement Malingindo, ces éleveurs occupent cinq groupements. A Nyangara, c’est la même chose», a indiqué le ministre de l’Intérieur de la province Orientale.

    A Dungu, la population s’insurge contre un arrêté du gouverneur Jean Bamanisa, permettant le cantonnement des éleveurs Mbororo dans cette province. Les habitants de ce coin demandent aux autorités de renvoyer ces éleveurs nomades chez eux.

    L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en République démocratique du Congo, James Swan, a assuré le mercredi 18 juin 2014 aux habitants de Dungu du soutien de son pays dans la traque des rebelles de la LRA. L’ambassadeur américain s’était dit également préoccupé par « le phénomène Mbororo».

  • ACORD recommande à la majorité d’être à l’écoute de l’opposition et de la société civile

    La cohésion nationale qui éprouve des douleurs interminables de l’enfantement du gouvernement représentatif de tous les courants. Elle montre prématurément ses signes de faiblesses, au point que nombre d’analystes s’interrogent si ça ne serait pas un mort-né.

    L’analyse de la situation politique actuelle faite par le comité national de l’Alliance des Congolais pour la Réforme et la Démocratie, au cours de sa réunion de la semaine passée, dévoile que le navire de la cohésion nationale, tangue dangereusement et ne pourra pas affronter les prochaines zones de fortes turbulences. Cette fragile embarcation est mise à rude épreuve par le forcing de la majorité présidentielle à initier la révision constitutionnelle. Dans les rangs de l’opposition, aussi bien parlementaire que celle en dehors des institutions, et dans le camp de la société civile non partisane, on dénonce les tentatives de déverrouillage des articles «  sacrés », « intangibles » et «  inamovibles », contre la volonté du peuple.

             Le fait que la majorité présidentielle veut modifier les règles du jeu démocratique, pousse l’ACORD à  s’insurger contre cette manière de diriger le peuple congolais et de considérer que l’opposition et la société civile n’ont pas voix au chapitre.

             Pour l’Alliance des Congolais pour la réforme et la démocratie, on ne peut diriger le peuple congolais par défi et contre ses intérêts vitaux. «L’expérience de multiples rébellions qui touchent l’Est du pays, après la chute de Mobutu, a laissé entendre le secrétaire général de l’ACORD, Nivard Bongo W’Eale, doit nous pousser à faire droit aux opinions de nos frères et sœurs ne partageant pas notre façon de penser et de voir l’avenir de ce pays. Chat échaudé craint l’eau froide, dit-on. A l’Alliance des Congolais pour la réforme et la démocratie, la victoire militaire sur le M 23 et la signature de l’Accord-cadre d’Addis Abeba ne doivent pas nous faire croire que tous les problèmes politiques sont définitivement finis en RDC, et que notre pays ne fera plus face à d’autres courants de pensée contraires à ceux des dirigeants au pouvoir.

             Le secrétaire général de l’ACORD soutient que toutes les tentatives de dérive totalitaire actuellement dévoilées par certaines officines politiques, ne visent pas à renforcer la démocratie et à la cohésion nationale, et asseoir la stabilité politique jusqu’à l’organisation des élections, mais à créer une insécurité et une instabilité pour justifier un coup de force. Car, après la mort de millions de compatriotes, les viols et violences sexuelles sur les femmes et les jeunes filles, la destruction des infrastructures routières et sociales, les déplacements massif des populations, dont les séquelles demeurent encore vivaces, la majorité présidentielle ne doit pas croire qu’elle règne dans une planète qui lui appartient, mais une terre des hommes qu’elle est obligée de partager avec d’autres compatriotes démocrates et désireux de voir la démocratie congolaise faire école, au lieu d’être citée en mal sous tous les cieux.

    Au moment où l’on s’achemine lentement mais sûrement vers l’alternance au pouvoir, tel que prévue par la Constitution, la majorité présidentielle qui prétend être démocrate, respectueuse des lois du pays et des opinions des autres, ne doit pas prêcher par des tentatives de dérive totalitaire, en cherchant à tout prix à confectionner un costume démesuré pour cette famille politique. Ce forcing, a conclu le secrétaire général de l’ACORD, n’est pas de nature à entretenir un climat d’apaisement et de concorde nationale, mais à alimenter des frustrations de tous genres pouvant pousser des franges de la population à la désobéissance civile.

             L’heure est donc venue pour la majorité présidentielle de se regarder dans le miroir et se poser les questions élémentaires suivantes : qu’est-ce que nous avons fait pour faire avancer et consolider la démocratie en RDC ? Que nous reproche-t-on et qui peut mettre la démocratie congolaise en danger ? Quelle expérience démocratique positive allons-nous léguer à nos enfants et à nos petits-enfants ?

             A l’Alliance des Congolais pour la Réforme et la Démocratie, l’on croit que c’est en répondant à ces interrogations majeures que la majorité présidentielle pourra se rendre compte que le ton qui monte au sein de l’opposition, de la société civile, et de la population, est un signe avant-coureur de prochaines tensions politiques que l’on ne saura peut-être pas étouffées sans dégâts.

    J.R.T.

  • Vers le retour à l’Etat-Télécel : une carte SIM à 50 $ !

    La maximisation des recettes de l’Etat en vue de la modernisation du pays reste le leitmotiv du Gouvernement. Après la TVA, le Guichet unique et autres réformes, une proposition du ministre des PT & NTIC, est à l’ordre du jour pour ce faire : 50 $ pour une carte SIM, comme aux Etats-Unis et à Singapour.

    Après l’exposé de leur collègue il y a quelques jours, les membres de la Commission Economique, Financière et Reconstruction (ECOFIRE) du Gouvernement se penchent sur la question ce mardi 08 avril afin de lever une option pour le Conseil des ministres.

    Nous pensons que le temps leur accordé pour maîtriser le dossier doit leur avoir permis de se rendre compte que l’affirmation selon laquelle une carte SIM reviendrait à 50 $ US aux USA est infondée.

    Des éléments en notre possession permettent de préciser que la carte SIM délivrée par «ATT», qui est le deuxième  plus grand réseau de téléphonie cellulaire aux USA  – le premier, Verizon, ne délivrant pas de SIM – est gratuite.

    Il en est de même de «LYK-Mobil» qui délivre également la SIM grtuitement quand on achète un plan avec elle.

    Le troisième plus grand réseau de téléphonie cellulaire, à savoir P-Mobile vend pour sa part la SIM à 10$ US. Tout cela est vérifiable sur internet.

    A tout le moins, cette proposition est meurtrière pour le secteur des télécommunications. Elle va non seulement gêner la croissance du marché en restreignant l’accès des Congolais à des installations et des services de communication avec la carte SIM la plus chère de l’Afrique, voire du monde, mais aussi la maximisation des recettes de l’Etat qui, in fine, ne sera pas au rendez-vous.

                Sauf imprévu, les ministres membres de la Commission Economique, Financière et de Reconstruction vont se retrouver ce mardi 08 avril autour du Vice-Premier ministre et ministre du Budget, le prof Mukoko Samba, pour éplucher un bon nombre de dossiers en rapport avec le secteur économico-financier du pays. Entre autres questions à l’ordre du jour, la problématique de la maximisation des recettes de l’Etat par le biais du secteur des télécommunications. Il s’agira, en fait, pour cette branche de l’exécutif, d’examiner la note technique portant maximisation des recettes, exposée fin mars par le ministre des PT & NTIC, Tryphon Kin-Kiey Mulumba.

    Le renflouement de la caisse de l’Etat, estime le N°1 des PT & NTIC, passe par une meilleure réglementation de la vente et de l’identification de la carte SIM. Ce qui permettra à la fois de combattre la fraude par la réduction de toute marge bénéficiaire.

    A cet effet, il propose que la carte SIM soit frappée d’une taxe de 50 $ à l’achat comme aux Etats-Unis et à Singapour. D’autant que son prix actuel, jugé dérisoire par le ministère, soit 1000 Fc (1,067 $)  dans les shops ou chez les représentants des opérateurs, 100 à 300 Fc auprès des vendeurs ambulants, voire quasi-nul au regard du crédit d’appel en promotion qu’elle contient, contraste avec son rôle comme produit de marketing. Pour le ministère, ce prix modique conforte les grandes plate-formes de fraude téléphonique que sont les Sim Box dans leur entreprise criminelle à l’égard de l’Etat congolais.

                Les 22 millions d’abonnés, tous réseaux confondus, constituant le parc actuel des clients, note le ministre, ne sont pas concernés par la nouvelle réglementation. Seuls les nouveaux abonnés, estimés à un million d’individus par an nichés notamment dans les zones rurales, y seront assujettis. Ce qui va générer 50 millions USD par an pour le compte du Trésor. Outre cette bouffée d’oxygène, ajoute-t-il, le nouveau prix fixé à la carte SIM encouragera tous les abonnés à procéder à l’identification, au risque de payer une nouvelle au prix le plus fort. Il découragera également les « Sim Boxers » qui s’adonnent au détournement des appels internationaux, donnant ainsi lieu à une perte colossale pour le Trésor.

                La quête de la maximisation des recettes de l’Etat et de l’éradication de la fraude par le N°1 des PT & NTIC est à certains points de vue louable. Mais seulement, elle semble passer à côté de la plaque, font remarquer des experts du secteur, en prenant en ligne de mire la carte SIM : le business des opérateurs de la téléphonie repose sur la vente du temps d’appel et non sur la carte SIM qui n’est qu’un support. C’est ce qui justifie son prix dérisoire, voire quasi-nul et oriente les opérateurs vers une concurrence féroce dans les prix des communications et autres conforts offerts aux clients. A Londres, par exemple, la carte SIM est obtenue gratuitement avec un crédit d’appel. Nulle part en Afrique, le prix de 50 USD n’est pratiqué. Au Congo Brazzaville avec un PIB/hab de 3 154 USD contre 262 USD en RDC selon la Banque mondiale, la carte SIM coûte 500 CFA, soit 1 USD. En Angola avec un PIB/hab de 5 482 USD, elle ne dépasse pas 4 USD. L’exemple des USA et de Singapour avec respectivement un PIB/hab de 51 749 et 51709  USD n’est pas simplement indiqué.

    Ce prix élevé n’encouragera point la problématique de l’identification des abonnés liée à l’absence d’un fichier de l’état civil avec comme corollaire, notamment, le manque de pièces d’identité nationale.                                                Par contre, il va exclure un bon nombre de Congolais de la modernité par leur non accès à des installations et des services de communication.  Particulièrement, ceux vivant dans les milieux ruraux, et épinglés paradoxalement par le ministre comme des nouvelles niches d’abonnés. Ils seront davantage coupés du monde dans un pays dépourvu des infrastructures de base. Nul doute, le cap d’un million de nouveaux abonnés chaque année ne sera pas atteint et les 50 millions $ attendus pour le compte du Trésor ne seront jamais réalisés.

                La taxe projetée ne va pas non plus aider efficacement à contenir la fraude amplifiée par les Sim Box. Les résultats du consortium américano-français (Agilis-Télécom) mis en place pour dissuader et décourager les fraudeurs sont mitigés. Le Gouvernement envisage même de faire appel à une 3ème entreprise, une entreprise israélienne.

                Les problèmes que pose le ministre Kin-Kiey sont réels. Et la maximisation des recettes de l’Etat est une nécessité pour permettre au Gouvernement de matérialiser ses objectifs. Les solutions existent. Non pas dans une nouvelle taxe devant frapper les Congolais au travers de la carte SIM, mais notamment dans le Programme d’action 2012-2014 du Gouvernement.                                L’histoire servant aussi de balise, il est important que nos gouvernants se souviennent que la téléphonie cellulaire a un passé dans notre pays et qu’il est recommandable d’éviter de ramener le Congo-Zaïre à l’époque de l’Etat- Técécel. Une période où la téléphonie cellulaire était réservée aux seuls caciques du Parti-Etat et à quelques privilégiés privés.

                   Léon NSA  (CP)