Bonjour, nous sommes le 03/10/2022 et il est 06 h 48.

La République Démocratique du Congo, située en Afrique Centrale, couvre 2.345.409 km² et partage ses frontières avec 9 autres pays. Le pays est délimité au nord par la République Centrafricaine et le Soudan ; à l’est par l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie ; au sud par la Zambie et l’Angola, et à l’ouest par la République du Congo, l’enclave de Cabinda et l’Océan Atlantique. Les frontières de la RDC s’étendent sur 9 000 km et sont parmi les plus longues du continent.

De par sa situation géographique, le pays recèle d’immenses ressources naturelles. En effet, situé à cheval sur l’équateur, entre 5 degrés 20 de latitude Nord et 13 degrés 27 de latitude Sud, et entre 12 et 31 degrés de longitude Est, le pays jouit d’un climat équatorial chaud et humide au centre, et tropical vers le nord et le sud, favorisant une végétation dense. La moitié du pays est couverte par les forêts, et l’autre par la savane. On estime que près de la moitié des ressources forestières d’Afrique se trouvent en RDC. La pluviométrie atteint jusqu’à 2 000 mm par an à certains endroits. Il pleut 8 mois sur 12 et pendant la saison sèche de 4 mois, les températures peuvent descendre jusqu’à 10 °C dans certaines zones.

Troisième pays d'Afrique par sa superficie, après le Soudan et l'Algérie, le pays possède les 2/3 de la forêt tropicale africaine.Le fleuve Congo et ses affluents lui offrent un réseau de 14000km de voies navigables et un potentiel hydroélectrique considérable.La République démocratique du Congo inclut la plus grande partie du bassin du fleuve Congo, qui couvre une superficie de plus de plus d'un million de kilomètres carré. Le seul débouché maritime du pays est une étroite bande de territoire sur la rive nord du fleuve (région de Moanda dans le Bas-Congo).

Relief: Altitude maximale: 5 119 m dans le massif du Ruwenzori, Altitude minimale; 400 m dans la Cuvette Centrale (zone des lacs Tumba et Mai-Ndombe) Climat: température moyenne de 22 degrés Celsius Saisons: Généralement deux saisons principales à savoir: - Saison sèche: sèche et fraiche (de mi-mai à mi-septembre) - Saison des pluies: chaude et humide (d’octobre à mi-mai) Toutefois le climat est tempéré par l’altitude toute l’année dans une partie du Kivu et du Katanga. Villes principales: Lubumbashi, Kisangani, Mbuji-Mayi, Kananga, Bukavu, Mbandaka, Matadi, Bandundu, Goma, Kolwezi, Gbadolite, Kikwit, Kindu, Lisala, Likasi, Borna, Tshikapa, Muene-Ditu, Butembo et Béni.

La diversité humaine est grande, bien qu'on ne trouve pas ici les contrastes marqués qui existent dans certains États d'Afrique occidentale ou orientale. Linguistiquement, par exemple, deux grands ensembles dominent le pays. Le groupe bantou, tout d'abord, qui occupe l'essentiel du territoire. Ensuite, un groupe de langues soudanaises (avec de nombreuses enclaves bantoues), qui se rencontre dans le Nord (Ngbaka, Ngbandi, Mbandja, Zande, Mangbetu, etc.). Dans le Nord-Est, quelques petits groupes nilotiques (Alur, Lugbara, Logo).

Le socle périphérique renferme les principales richesses minérales : l'or du Nord-Est et de l'Est (en quantités très modestes), l'étain du Maniema et du Katanga septentrional, le cuivre surtout (et les minéraux qui lui sont souvent associés comme le cobalt, le cadmium, l'uranium et le zinc) dans le sud du Katanga, le manganèse enfin, dans le sud-ouest de cette dernière province. Les terrains sédimentaires de la partie centrale sont minéralement très pauvres, sauf dans une partie du Kasaï (et notamment dans la région de Mbuji Mayi) où ils ont été traversés par des cheminées diamantifères. Des terrains d'âge primaire, au Katanga, contiennent un peu de charbon (Luena, Albertville). Le bassin côtier laisse espérer du pétrole (espoirs très modérés). Cependant, la source principale d'énergie reste les rivières, au débit abondant, qui sont entrecoupées de rapides et de chutes. Le seul aménagement du fleuve Congo, à Inga, en amont de Matadi, assurerait une puissance de 32 millions de kilowatts.

Le territoire de la RDC se divise en trois grandes zones géographiques distinctes : La cuvette centrale (grande dépression) qui s’étend sur un tiers du territoire, avec une combinaison de forêts équatoriales et de marais. Le fleuve Congo et ses nombreux affluents arrosent cette partie centrale peu peuplée. Les plateaux qui bordent la cuvette et sont couverts de savane, avec une forte pression démographique à l’œuvre. Les massifs montagneux de l’Est qui sont principalement constitués par la zone montagneuse des Kivu et sont également caractérisés par une forte densité de population, avec une végétation étagée typique et unique par endroits (massif du Ruwenzori).

Avec 4 700 kilomètres de long (distance de Paris à Moscou), le fleuve Congo est le cinquième du monde par sa longueur après le Nil, l’Amazone, le Mississipi et le Yang-Tsé-Kiang. A cheval sur l’équateur, la répartition presque homogène de ses affluents dans les deux hémisphères régularise son débit le plaçant ainsi au second rang après l’Amazone. Il prend sa source à Musofi, un village du Katanga proche de la ville de Likasi, sous le nom de Lualaba et à une altitude de 1 435 mètres.

Mis à part les lacs Albert et Edouard qui appartiennent au bassin du Nil, tous les autres lacs appartiennent au bassin du Congo. On en dénombre plus de septante à travers le pays. De manière générale, les lacs majeurs de la RDC se regroupent en trois catégories.

Le lac Albert, l’un de plus poissonneux du monde, occupe le fond des fossés tectoniques de l’est du pays à la frontière avec l’Ouganda sur 5 000 km² à une altitude de 619 mètres.
– Le lac Edouard, situé à 916 mètres d’altitude sur 2 150 km² de surface. Il se déverse dans le lac Albert par la rivière Semliki.
– Le lac Kivu, 2 700 km², situé entre les villes de Goma au nord et de Bukavu au sud, à une altitude de 1463 mètres. On y trouve de grandes concentrations en gaz méthane.
– Le lac Tanganyika, 3 500 km², 775 mètres au-dessus du niveau de la mer. Il constitue la plus grande réserve d’eau douce du pays. Très poissonneux, il comprend environ cent vingt espèces endémiques.
– Le lac Moëro (ou Mwero), d’une superficie de 4 650 km² à une altitude de 927 mètres. Alimenté par la rivière Luapula sur la frontière avec la Zambie, dans la province du Katanga.

– Le lac Maï Ndombe dans la province du Bandundu : 2 325 km² de surface, 400 mètres d’altitude.
– Le lac Tumba, au sud de Mbandaka : 850 km² de surface à 350 mètres d’altitude. Le lac se déverse dans le fleuve Congo par le chenal Tumba-Irebu.