La République démocratique du Congo (RDC) vient d’inaugurer une usine qui se donne pour objectif de produire environ un tiers de germanium à l’échelle internationale, d’après une déclaration faite par la société minière STL. Cet élément est largement utilisé dans la fabrication de semi-conducteurs, de fibre optique et dans le domaine spatial.

L’un des premiers producteurs de cuivre, la RDC, envisage de produire 30% des volumes mondiaux de germanium, un élément nécessaire pour produire des dispositifs électroniques et des batteries solaires. C’est ce qui ressort d’une annonce faite par la Société congolaise pour le traitement du terril de Lubumbashi (STL).

Actuellement, sa production est assurée à 60% par la Chine, le reste provenant de Russie, du Canada, des États-Unis et de Finlande, précise la Critical Raw Materials Alliance.

Le métal est également utilisé dans la fabrication de fibre optique, de semi-conducteurs, de lunettes de vision nocturne, ainsi que dans le secteur spatial, selon des sources ouvertes. Une grande partie des satellites sont alimentés par des éléments photovoltaïques à base de germanium.
Une nouvelle usine s’en charge
Ce défi congolais va être relevé par l’usine hydrométallurgique de la STL, située dans la province du Haut-Katanga, qui a été inaugurée le 4 octobre par le Président Félix Tshisekedi. Le site industriel produira également de l’oxyde de zinc, du cuivre et du cobalt à partir des déchets miniers de l’entreprise voisine publique Gécamines, dont la STL représente sa filiale.

Avec Sputnik