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Un mois après leur nomination, les nouveaux mandataires de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) attendent impatiemment la notification et la remise et reprise. Leur prise des fonctions serait butée au “droit de veto” de Gaspard Ngondakoy, le directeur de cabinet du Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde. Pour quelle raison ? Mystère !

Alors que l’ordonnance N°23/102 du 30 juin 2023 portant désignation des membres du Conseil d’administration de l’ARMP a été rendue publique à la RTNC depuis le 7 juillet 2023 avec une dizaine d’autres ordonnances dont les autres mandataires ont déjà commencé le travail, à l’ARMP, c’est la stagnation. Rien ne bouge. Pourtant, tous les mandataires nommés le même jour ont été notifiés par leurs tutelles respectives.

D’après nos sources, le chef du gouvernement Sama Lukonde a traité et expédié ce dossier avec célérité. Mais le goulot d’étranglement serait son directeur de cabinet qui refuserait de placer son visa sur le projet de la lettre de notification. Ngondakoy serait donc à la base du blocage.

Il faut noter que l’ARMP est l’unique établissement public placé sous la tutelle du Premier ministre. A ce titre, la Primature devrait donner l’exemple en exécutant l’ordonnance présidentielle avant les différents ministres et non l’inverse.

Beaucoup s’interrogent pourquoi Ngondakoy s’oppose-t-il à l’exécution d’une ordonnance présidentielle ? Qui lui confère ce pouvoir de bloquer la signature du président de la République ? Il y a anguille sous roche. Ngondakoy est un avocat chevronné, de surcroît un enseignant de droit. Combien de minutes, d’heures, de jours et de semaines prendrait-il pour marquer un simple visa sur un document déjà traité et signé par la plus haute hiérarchie du pays ? Dossier à suivre attentivement.

Ouragan.cd