Johnston Busingye, ambassadeur du Rwanda au Royaume Uni, a été filmé en secret lors d’une réunion dans un club londonien dans le cadre d’une enquête du groupe de campagne Led By Donkeys menée avec le journaliste Antony Barnett.

Tout en soutenant le projet du gouvernement britannique d’envoyer des demandeurs d’asile dans son pays, mais a déclaré que les ministres devaient examiner les causes de la migration. Il a déclaré qu’il était « immoral » pour la Grande-Bretagne de prétendre être un pays de droit de l’homme.

L’ambassadeur Rwandais a accepté que 12 réfugiés congolais avaient été tué au Rwanda en 2018.

Busingye a semblé parler avec dédain des preuves selon lesquelles 12 réfugiés ont été abattus par la police au Rwanda en 2018. Il a déclaré : « Oui, cela aurait pu arriver, mais et alors ? L’ambassadeur a déclaré ce week-end en réponse aux questions de l’Observer que les fusillades mortelles dans l’ouest du Rwanda étaient une tragédie.

La police rwandaise avait tiré à balles réelles sur des réfugiés originaires de la République démocratique du Congo qui manifestaient devant le bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans le district de Karongi, Province de l’Ouest, le 22 février 2018, tuant au moins huit personnes sur le champ. Le même jour, une autre personne réfugiée est décédée des suites de ses blessures, et deux femmes enceintes qui avaient fui la fusillade ont fait une fausse couche.

À Kiziba, la police chargée de garder le camp de réfugiés a tué trois personnes alors qu’elles tentaient de partir aider les manifestants blessés, selon un témoin.

Malgré l’indignation, les autorités rwandaises  n’ont jamais  publié les résultats de leurs enquêtes sur la mort par balle de 12 réfugiés dans l’ouest du Rwanda le 22 février 2018. 5 ans après ces meurtres, les autorités n’ont pas révélé le nombre de personnes tuées, ni identifié et traduit en justice les responsables de l’usage excessif de la force.

Cette affirmation avec mépris de l’ambassadeur Busingye doit pousser les autorités congolaises à réclamer une enquête internationale afin de traduire en justice les coupables de cette tuerie.

RGL