RDC : Comprendre l’Accord de principe FCC-CACH, un parallélisme coutumier Juridique

photo passation pouvoir kabila tshisekedi

Il existe bien un accord secret entre le FCC et le CACH dont l’essentiel se résume en ceci : je te laisse diriger l’Etat congolais avec tous les privilèges dus à un Chef d’Etat,  en contrepartie de ma protection physique et celle des membres de ma famille biologique  avec nos avoirs acquis.  A cet accord de principe, vient se greffer celui de la gestion consensuelle du pays dictée par la majorité parlementaire avec toutes les conséquences constitutionnelles que cela requières.

Telles sont les grandes lignes de cet accord de principe auquel des rencontres ponctuelles au niveau des chefs de coalitions seront nécessaires à chaque fois que les besoins constitutionnels, politiques ou sociaux se manifesteront. Cet accord n’existe pas sur papier, il est constitué du jour au jour pour en faire une tradition parallèle aux lois et constitution du pays.

L’Accord n’est pas écrit

Ainsi, il n’existe pas un document spécifiant les attributs du FCC et CACH, l’Accord doit être compris dans la dynamique politique des rencontres et obstacles politiques pour en faire une tradition, nous sommes donc face à un accord évolutif pour la gestion partagée du pouvoir jusqu’en 2023 tout en respectant tant soi peu la constitution et les lois du pays. C’est  un accord de principe.  

Mise à part sa protection physique et matérielle, Joseph Kabila a jugé utile que sa famille politique FCC vainqueur  aux élections législatives forme une coalition avec le CACH, car son accord de principe avec Felix Tshisekedi trouve son sens que dans un environnement politique stable où Felix sera en mesure de respecter son engagement vis-à-vis de lui.

Durant  cette mandature, il ne sera donc pas question d’arrestation, confiscation d’un bien quelconque de la famille biologique de Kabila. Les dés seront jetés après 2023 où les deux familles politiques FCC et CACH chercherons pour Felix en cas de réélection d’accroitre et confirmer son pouvoir toute en se libérant de son allier encombrant et pour le FCC la reconquête du pouvoir pour la préservation de leurs intérêts.

Les membres de la coalition FCC – CACH au sein des institutions politiques et publiques sont ainsi tenus de travailler en respectant les lois du pays. Toute nomination au sein des institutions doit obéir au logique de la majorité parlementaire conduisant l’action gouvernementale du pays associé aux privilèges présidentiels pour une bonne gestion concertée sans tension.  Le seul hic vient des extrêmes UDPS – PPRD, qui ont du mal pour l’UDPS de voir l’homme qu’ils ont combattu plus de 15 ans et traiter de tyran devenir leur allié, et pour le PPRD, de comprendre que Joseph  Kabila n’a plus l’effectivité du pouvoir.

Dans l’évidence où  un tel accord devait exister il faudrait plus de quatre mois pour établir ses contours et couler sous forme d’un document dépassant plus de 100 pages avec témoins, un tel accord ne pourra rester infiniment caché.

Roger Lazio M.

Analyste politique

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