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RDC/ONU:La diplomate guinéenne Bintou Keita, pressentie à remplacer Leila Zerrougui à la tête de la Monusco

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Alors que le Conseil de sécurité des Nations unies doit voter le 18 décembre le renouvellement du mandat de la Monusco, la mission de l’ONU en RDC, la succession de son actuelle cheffe Leila Zerrougui est dans le même temps l’objet de tractations et une diplomate est d’ores et déjà pressentie pour la remplacer.

C’est ce 18 décembre et au terme de près de deux mois de négociations que les quinze pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies se réuniront pour acter le renouvellement de la mission de l’ONU en RDC, la Monusco, pour une année supplémentaire. Mais en coulisse, un autre sujet s’est invité dans les discussions du Conseil de sécurité : la succession de la cheffe de la Monusco, Leila Zerrougui.

A la tête de la mission onusienne janvier 2018, la diplomate algérienne, magistrate de formation, est en effet annoncée sur le départ après trois ans à la tête de la Monusco. Elle y a notamment suivi l’élection présidentielle de 2018 et l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi. Pour lui succéder à la tête de la plus importante opération de maintien de la paix de l’ONU, qui compte près de 18 000 hommes pour un budget annuel d’un milliard de dollars, c’est la diplomate guinéenne Bintou Keita qui est pressentie. Ancienne numéro deux de la Minuad, la mission de l’ONU au Darfour, elle est depuis 2017 sous-secrétaire générale pour l’Afrique au sein du Département des opérations de maintien de la paix (DOMP). Le DOMP est dirigé par Jean-Pierre Lacroix, qui effectue depuis le 13 décembre une visite de cinq jours en RDC.

Pur produit de l’ONU

Fille d’un militaire et diplômée de l’université Paris II Panthéon-Assas, Bintou Keita est un pur produit des Nations unies qu’elle a rejointes en 1989. Elle est notamment passée par l’Unicef et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et a été en poste au Tchad, au Congo, à Madagascar, en Sierra Leone, au Rwanda, au Burundi et plus récemment au Soudan, avant de rejoindre le siège new-yorkais de l’ONU.

Au printemps dernier, son nom avait déjà activement circulé pour succéder à Mahamat Saleh Annadif à la tête de la mission des Nations unies au Mali, la Minusma. Mais, comme pour les candidatures des diplomates mauritaniens El Ghassim Wane et Mohamed El Hacen Ould Lebatt, la candidature de Bintou Keita s’était heurtée à la ferme opposition des Etats-Unis, qui ne souhaitent pas voir un ressortissant d’un pays frontalier au Mali diriger la Minusma.

Africa Intelligence

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