Bonjour, nous sommes le 12/12/2025 et il est 05 h 01.


Toute société porte en elle des germes de conflits qui traduisent les oppositions et les contradictions d’intérêts et des points de vue que véhiculent les groupes sociaux. Le conflit est donc un fait inhérent à toute société humaine. C’est aussi, un élément majeur de la dynamique sociale et de changement. Dans cet ordre d’idées, signalons qu’il est difficile de fonder une société dans laquelle tous les membres jouissent des mêmes droits et des mêmes possibilités où ; tous peuvent vivre en paix avec leurs voisins sans subir ni imposer I’ injustice ; sans être exploité ni exploiter autrui.


Au regard de cette problématique, il sied de signaler que ce malentendu synallagmatique entre ces deux entités est identitaire suite auquel bien de dégâts matériels et humains furent causés...



Peu avant le terme de la décennie soixante-dix, Ngumina (paroisse protestante) et Mulombo (sous paroisse catholique), vivaient chacune dans son espace respectif; Ce n’est qu’à partir de 1985 que Ngumina a commencé à consommer dans l’écosystème de Mulombo.



Comme le signale bien les enquêtes de l’agronome sur le PV n° 5019 / 209 /106 / AGRI / B.A / MIK I 87 et celles du chef de secteur de MIKWI n° 131 1 5460 1144 I 02 I CS MIK / 87. Peu après, en 1987 Ngumina en coalition avec Mpwonga, Milundu et Mukobi toutes, les localités de la tribu Yansi” situées dans le groupement Batere, secteur de Kidzweme, territoire de Bagata, district de Kwilu province de Bandundu, en agression contre Mulombo de la tribu “ Mbala” dans le groupement Malu, secteur de Mikwi, territoire de Bulungu, dans le même district et dans la même province.



D’une manière générale, certaines analyses notamment, sociologiques nous révèlent que cette localité considérée de principale coupable de cette tragédie est dépourvue de la fertilité forestière et que l’ignorance et la mauvaise compréhension de la législation sont les principales ennemies de la forêt. En effet, comme on pourrait toutefois le croire qu’avec ses 128 millions d’hectares, les forêts congolaises contribuent énormément au maintien du climat et la préservation de la nature de l’environnement mondial pour le bien être de tous. Il en est de même pour Mulombo qui a 25 Km des forets utiles et capables de produire en abondance les produits de base (maniocs, mais, tabac, courges et surtout c’est “l’arachide hypogea”) qui est le principal facteur de ce litige. En un mot, notons que Mulombo à la faune et une flore nourricière, tandis que l’autre n’en a pas.2



Toutefois, avant de proposer des solutions, de préconiser des remèdes, de préparer et d’entreprendre des réformes, priorité devra être accordée à une série d’interrogations sont voici les plus fondamentales : - Cette situation - Le conflit entre Ngumina -Mulombo revient- il de Droit International Humanitaire? - Pourquoi les deux localités se sont elles entredéchirées et, pourquoi ce conflit perdure- t-il ?

Outre ce qui est évoqué ci - haut, il en résulte singulièrement que la cause principale de ce malentendu est à ne pas oublier “tellurique, foncier mais alors c’est capitalement “la question de limitation de foret”. Cependant, les susceptibilités de chacune des parties au conflit font qu’à chaque étape l’on enregistre des regains de tensions du fait que la victoire totale de l’une des parties risque d’apparaitre inévitablement comme une défaite pour l’autre. Il faudrait donc un compromis au préalable avant l’exploitation des forêts de Mulombo en général et « Lunkala » en particulier par Ngumina.



L’issue possible pouvant conduire à un règlement définitif de ce conflit basé sur une mésentente, serait de conduire les parties à accepter l’idée de se faire mutuellement des concessions renonçant ainsi à toute rigidité qu’elles ne cessent d’afficher lors des différentes négociations. Pour ce faire, nous estimons, pour notre part, que c’est à cette condition que pourrait s’éteindre ce feu qui depuis bientôt vingt -six ans embrasse cette zone.


a. Le Conflit ethno – tribal

A l’image de la République Démocratique du Congo, ethnographiquement, la province de Bandundu est une diversité de tribus qui sont à l’origine de l’incohérence et de beaucoup de contradictions pouvant empêcher l’unité, l’harmonie et le développement du pays en général et de cette province en particulier.





Les conflits ethniques constituent l’exemple le plus criant des conflits identitaires. Sans plus tarder, nous retiendrons essentiellement que le conflit ethno – tribal peut s’entendre comme le voudrait A. TOURAIN d’une relation antagonique entre deux ou plusieurs ethnies ou tribus dont l’une au moins tend à dominer le champ social de leurs rapports.


b. Le Conflit Ba Mbala - Bayanzi

Les ba Mbala et les ba Yanzi sont toutes, les deux tribus dans la province de Bandundu. Généralement, elles mènent une vie d’ensemble et sont souvent sans doute des vraies amies, mais aussi des vraies ennemies… ! On pourrait noter ici que ce conflit est essentiellement fondé sur deux raisons dont l’une, coutumière et l’autre culturelle…

Bien que quel que soit la diversité de tribus que compte le monde, il y a une référence commune, mais les toutes les deux tribus ont nette différence dans la vie pratique de chacune…Ici, les exemples sont multiples mais nous n’allons oser prendre que l’exemple le plus criant de ‘’Ketshuul’’ chez le Bayanzi : Un système matrimonial par lequel, l’on oblige à une fille, une femme, un garçon ou un homme de prendre de payer pour son frère ou sa sœur en mariage et c’est de la consanguinité ou de l’inceste endogamique.



Contrairement de ‘’Gisoni’’ chez les Ba bambala : Le fait qu’un jeune homme ait la possibilité de prendre sa cousine (fille à sa tante paternelle ou son oncle maternel) en mariage. Et, c’est facultatif.


2. La culture

Le Parallélisme réside sur le plan linguistique. Il convient de savoir que ces deux patois ne sont pas d’une même zone linguistique ; Toutefois, on pourra remarquer que le « Kimbala » venu de l’Angola, sur le plan national appartient dans la même zone linguistique que le ‘’Tshiluba’’. Dans la province de Bandundu, il se parle et se comprend mieux avec les ‘’Kihungani, kipindi, Kingongo, Kipende, Kiyaka, Kisonde etc.

Au contraire, le « Kiyanzi » venu du Gabon, Cameroun, fait partie d’un des patois de la famille « Teke » ; se parle et s’entend similairement à Kiteke, Kimbunda, Kidinga, Kisongo etc.



A tort ou à raison de dire que le ‘’Fufu’’ dans la province de Bandundu fut préparé pour la toute première fois par une Damme mumbala originaire du secteur Pay-Kongila, territoire de Masi- Manimba dont le nom fut ‘’Ngombi’’, c’est la raison pour laquelle les ba mbala sont généralement les consommateurs de ‘’kadu’’ ou ‘’fufu’’ ; De leur côté, les ba Yanzi sont forts à la consommation de chikuangue qu’ils appellent dans leur idiome ‘’Oben, kiab, evaga, Munzwôm etc.



Naturellement, on a pu remarquer dans les territoires à majorité ‘’ Yansi’’ les ba Mbala qui ont toujours sembler dire : « Mumbala Mundedi… » c’est – à – dire tout simplement le Mbala est un blanc ce qui exacerbe alors la colère des ‘’Yansi’’. Celle – ci à son tour, dans l’environnement à majorité ‘’Mbala’’ cherche une prédominance ; Et, enfin, il y a d’une part et d’une autre le conflit d’intégration de chacune dans le milieux de l’autre. De ce fait, les exemples sont légion dont les vécus sont les suivant : Muweke contre Mushie, Moliamo contre Nzombi dans le territoire de Bulungu, Buseke I et II dans le territoire de Masimanimba, Nkenene I et II, Djumanzo I et II, Kibey I et II, Bwanzadi contre Nkwebimi etc. toutes les localités situées dans le territoire de Bagata.



Les ethnies en RDC s’identifient parfois aux provinces. C’est ainsi que l’on retrouve l’ethnie Luba au Kasaï qui est confondue aux ethnies Kongo (Bandundu, Bas - Congo), Bangala dans l’Equateur et les Swahili dans la partie Est du pays. Tandis que, les tribus sont mosaïques dans chaque provinces.


CHAPITRE III : L’ANTAGONISME NGUMINA - MULOMBO

Nous commençons par parler de cette localité car elle est la principale coupable de cette histoire. Toutefois, nous pourrons signaler que située sur la littorale gauche de la rivière que les ba Mbala appellent ‘’Mazamwedi’’ et que les ba yanzi appellent ‘’Ebwiyi’’ ou Kibwi qui est l’un des affluents du rivière « Inzia - Say» qui, a son tour se jette dans la rivière Kwilu; Ngumina surnommé « Chine », s’éloigne à moins de dix Kilomètres de Tshimbane (chef-lieu de secteur Kidzweme). Elle s’étend d’un Kilomètre et demi de long et de cinq hectomètres de largeur. Limitée à l’Est par le village Nto ( I et II) ; à l’Ouest drainée par la grande savane ‘’Nsanguul’’ avec le village ‘’Teta’’ ; Au Nord par ‘’Mpwonga’’ (village) ; Au Sud par la rivière ‘’Ebwi’’ qui lui sépare de Milundu et Lukwey ; au Sud – Est par la rivière ‘’Kibwi’’ (Amont) et Mulombo (son rival); dans le territoire de Bagata, province de Bandundu.



Bien que Ngumina soit une mission protestante, il est avant tout un village originaire de la tribu ‘’yansi’’ d’une population de 1700 personnes.

Autrement appelé Zwambonga (Bethléem), hier une micro localité mitoyenne de territoire de Bulungu ; secteur Mikwiy ; groupement Malu ;s’était étendue lors du déroulement de cet événement de cinq hectomètres sur trois. Limitée : Au Nord par Malu II (Village) ; au Nord – Est par la plus grande forêt historique de cette localité appellée communement ‘’Mbalaka’’ qui s’étend jusqu’à la rivière « Gobadi » qui se jette dans la rivière ‘’Inzia’’ pour partager des rives avec ‘’Mubwa’’, localité du territoire de Masimanimba ; au Sud avec le russeau ‘’Mwampiem’’ alias, ‘’Musamu’’ et se limite avec Lukwey ; à l’Est avec les grandes parties de forêts ‘’ ‘’Ganzambi’’, ‘’Lunkala’’ et ‘’Mapungu’’ lui délimitant au village malu (chef lieu du groupement Malu) ; à l’Ouest par la savane que draine la rivière ‘’Mazamwedi’’ et partage la frontière terrestre avec ‘’Milundu’’. Enfin, au Nord – Ouest par la savane (ferme ‘’Ndota’’) de Mazamwedi pour atteindre Ngumina et Nto II. Il est à plus de dix Kilomètres de la cité de Tshimbene le chef lieu de secteur Kizweme et une vingtaine des Kilomètres de Mikwi le chef du secteur (Mikwi).



La population de Mulombo est d’origine ethnique ‘’mbala’’ dont les premiers occupants se sont installés depuis le 16e siècle de notre ère. Signalons que lors de ce triste événement, Zwabonga (Bethléem) ne comptait que 350 personnes.



Qu’il nous soit permis de dire que ce prestigieux village est quelque peu un scandale géologique… Il est le poumon agricole de ses voisins et ses contrées par le fait d’être un véritable producteur d’une gamme des produits de bases notamment : Les maniocs, l’huile de palme, le tabac, sésame, café, mais, l’arachide etc.

Avec une jalousie très mal placée, Ngumina étant un voisin belliqueux et arroguant ne cessait de dire à l’avance à Mulombo de son sort. Dans la colère de pouvoir chasser Mulombo de son endroit respectif en vue d’une conquête de remplacement, le souci majeur de Ngumina fut de disparaître Zwambonga pour y installer durablement et de lui déposséder tous ses atouts vivriers. D’où, Mulombo vit un jour avant le déroulement de cet événement, un fou appelé Adolphe habitant Milundu (l’un des villages alliés de Ngumina) qui lui prédit son envahissement par Ngumina.



Dans cette importante section, il sied de raconter et d’élucider les événements sanglants qui se sont déroulés à Mulombo en 1987 dans une matinée de passion et mélancolie.



C’était le 27 juillet 1987 vers 4 heures du matin, Mulombo en émoi ! Que ce passe– t–il au juste ? Un peu d’histoire : « Suite aux dispites qui se sont suivies des bagarres entre monsieur Ndembu ( paix en son âme) de Mulombo et Fadumu de Ngumina à cause du limite des forêts ( champs) dans l’écosystème de Mulombo ». Cette date du mois de juillet fut malheureusement pour Mulombo de martyre, des pleurs et des troubles. Chose drôle, Ngumina et ses alliés avec des machettes, calibres ou fusilles, les arcs à flèches les allumettes, des chikwangues pour en consommer les chaires humaines donc d’un arsenal de combats… Et, commencèrent à encercler et à incendier mulombo. Menaces suite auxquelles, bien de dégâts matériels et humains furent commis.

Pendant que ces événements se déroulaient, d’incalculables dégâts eurent été commis par les gens de toutes les localités alliées à Ngumina entre autre : L’incendie de presque toutes les maisons au total cinquante – Huit (58), toilettes hygiéniques, des grainiers etc. de Zwambonga ; tout le village encerclé et la brousse fut brulée ; ainsi, il eut trop d’atteintes à l’intégrité physique des gens de même que l’enchainement de percussion des coups méchants dans des endroits non intimes. A ce fait, les plus graves et étonnantes blessures étaient celles qu’on subits : Mungudidoma, Konda Kalulu, Zedidika, Mukwapuyi I (son bébé fut transformé à un fouet et a failli mourir),Mukwapuyi II, Mboma Kafuti, Ndona Cathérine tous furent ilico achiminées aux hôpitaux de référence ( Djuma, Vanga, Bonga – Yasa).



Après avoir fait accomplir les objectifs effectifs de Ngumina sur Mulombo, Monsieur WANA Moke, alias Maria (commerçant) fît embarquer : Ebwiyi, Mavoka, Bovi, Foy et les autres à bord d’un véhicule qui était à sa location et s’enfouirent à Kinshasa.



Au regard de ce préjudice, la population de Mulombo incombe la faute au chef de leur groupement Malu Kinkwili qui a joué un rôle aveugle dans ce contentieux. Néanmoins, il n’a jamais aimé l’exploitation des forêts de son groupement par les villages de Ba mbala (Mulashi I et II) ; itou, pour des raisons tribales, il soutint Ngumina ; étant donné qu’ « entre l’ami et le frère le choix est claire… »

Télécharger l'extrait