Bonjour, nous sommes le 12/12/2025 et il est 04 h 19.





 

 

 

 

DEDICACE

 

 

 

 

A  mon humble et très chère mère Catherine MBANDA et maman NSIMBA NGANGULA, car léducation nécessite énormément defforts et sacrifices pour faire de nous ce que nous sommes aujourd’hui.

 

A mes  ts chères tantes  maternelles Anastasie AYINZI et

 

Ghislaine NEGBALE

 

A toutes mes sœurs et  fres MANDALABU, particulièrement: Prospère, Fifi, Dada, Blanchard, Willy, Mamirna, Pierrette, Tania, Sarah, et Gloire.

 

A notre progéniture Guylain KINOLU, ce travail est pour vous le fruit de leffort consenti enfin de vous pparer un avenir meilleur.

 

Qu’ils trouvent dans ce travail le fruit de leurs efforts, toutes les peines, lencouragement et les sacrifices consentis pour ma formation.

 

 

 

 

 

 

MANDALABU NGALIDE Daniella


 

 

REMERCIEMENTS

 

Il est nécessaire pour nous de rendre hommage et mérite à toutes les personnalités scientifiques, académiques ou administratives de l’université de Kinshasa ; aux autorités civiles et politiques ainsi qu’aux parents qui ont bien voulu accorder une particulière attention à lélaboration de la présente œuvre, car nous sommes appelés à partager avec toute l’humanité lectrice le bilan fléchi de nos inquiétudes depuis « notre présence au monde »

 

En effet, nous remercions d’abord léternel tout puissant qui intervient fatalement  avec tendresse là la dureté de lhomme se limite, ensuite nous remercions sincèrement le professeur MPWATE NDAUME de son attitude, malgré ses multiples occupations davoir accepté de diriger et soutenir cet effort.

 

Nos  remerciements s’adressent également  à notre rapporteur  le chef de travaux EDINKOM FALANG ALAIN, qui sans relâche orienta cette

œuvre scientifique.

 


 

 

suivantes :


Nos     remerciements     sont     aussi      adressés      aux     personnalités


 

Les vérends pères et frères religieux de saint Vincent de Paul particulièrement aux frères Adrien NGOMA, Gabriel ETSHEKAPE, Isnard MAKULOPKO, jean Marie KUPA et Michel NZOA, ainsi que l’abbé d’olivera, les sœurs de la communauté marie conciliatrice et les sœurs dominicaines de Granada, ainsi que lesnateurs particulièrement à l’honorable sénateur Jean NENGBANGBA et son épouse, monsieur jacques MAYABU, quils éprouvent également le sentiment de notre gratitude.

 

Il serait ingrat de notre part de ne pas témoigner notre reconnaissance envers les oncles, tantes, cousins, neveux, particulièrement à mon ts cher cousin Degoma TONGU pour le  soutient financier, Brigitte


 

 

TONGU,       Reagan        MANDALABU,        toute       la       famille       NGANGULA

 

particulièrement Julienne, Nzunzi et Miradi DIMONEKENE.

 

Nous ne saurons poursuivre cette liste de reconnaissance sans adresser une prière à tous les camarades de l’Université de Kinshasa et d’ailleurs, ceux qui ont témoigné à mon égard une affection sans commune mesure  et  surmonter  leur     profond  souci  de  m’accompagner  pour  que j’atteigne la alisation de mon désir ardent, sinon pour tout ceux-là chez qui nous  étions  aimables,  nous  citons :  Francine  BAISONO,  Faustin  NGOY, Herménelgide KIPUNI, Nelly OMOY, Pamphile KINZENGA, virginie NYALIBONDI,

 

Qu’il soit de même, notre sincère remerciement à tous ceux qui étaient non seulement des frères mais des connaissances qui nous sont aussi chers  et qui ne se fatiguaient pas de nous conforter, et  nous assistaient à tout moment et plus particulièrement la famille NEMBUNZU, Alain MALIKI et maman Beatrice KONUNGA et son époux, Rachel NTUMBA.

 

Il est vrai que sans ami(e), la vie sociale est amère! Sur ce, nous pensons à notre ami cher, WILLIAM KASALI qui de fois laissait ses multiples travaux et occupations pour pter une particulière attention à nos problèmes, quil trouve ici le sentiment de notre amour.

 

Nous ne saurons clore cette liste sans remercier tous ceux   qui nous  ont assisté  et nous a servi d’une manière ou d’une autre et que leurs noms ne sont pas repris ci-haut, ils ont du prix à nos yeux et quils trouvent, ici lexpression de notre sympathie.

 

Que ce travail soit un sujet de satisfaction pour tous !

 

 

 

 

MANDALABU NGALIDE Daniella

 

LISTES DES SIGLES ET ACRONYMES


 

 

A.I.C : Association internationale du Congo

 

AEF: Afrique Equatoriale Française

 

AFDL : Alliance des Forces mocratiques pour la Libération

 

AOF: Afrique Occidentale Française

 

CAE: Communauté d’Afrique de l’Est

 

CEDEAO: Communauté des Etats de l’Afrique de lOuest

 

CEDEAO: Communauté Economique des Etats dAfrique de l’Ouest

 

CEEAC: Communau Economique des Etats d’Afrique Centrale

 

CIJ: Cour Internationale de Justice

 

CPGL: Communauté des Pays de Grands-Lacs

 

CSSDA: Conférence de curité, de développement et Coopération en Afrique

 

DGM: Direction Générale de Migration

 

E.I.C : Etat Indépendant du Congo

 

FARDC : forces armées de la République mocratique du Congo

 

INICA: Initiative pour l’Afrique Centrale MLC: Mouvement de Libération du Congo MONUC: Mission dObservation des Nations-Unies MPR : Mouvement Populaire de la Révolution

ONG: Organisation Non Gouvernementale ONU : Organisation des Nations-Unies OUA : Organisation de l’Unité Africaine

 

PDC-AC: Plan directeur Consensuel des Transports en Afrique Centrale

 

PIB: Produit Intérieur Brut

 

RCA : République Centre - Africaine

 

RCD/KML: Rassemblement Congolais pour la Démocratie RCD/N: Rassemblement Congolais pour la mocratie Nationale RCD: Rassemblement congolais pour la mocratie

RDC : République Démocratique du Congo


 

 

RSA: République Sud Africaine

 

RSS: Reforme des Secteurs de la curité

 

SADC: Communauté de développement d’Afrique Australe

 

SDN: Société des Nations

 

UA : Union Africaine

 

UDEAC: Union douanière et Economique de l’Afrique Centrale

 

UDPS : Union pour la mocratie et le Progs Social

 

UE: Union Européenne


 

1. PRESENTATION DU SUJET

 

Depuis plus de trois décennies, le continent africain connait   de troubles   e conflit auss interne quexternes constituant ainsi un frein à son unité,  à sa  cohésion et à  son intégration régionale.

 

La majorité des conflits tirent leurs origines dans  les circonstances historiques liées  à la colonisation et ses corollaires, notamment les tracés de ces frontières  faits sans la participation ou laccord des peuples africains et ni la  considération de leurs réalités socio-culturelles.

 

En réalité, ce sont des frontières artificielles  établies selon le  désir, le besoin et les intérêts de chacune des puissances coloniales en présence1.

 

En effet, les frontières telles que fixées par la Conférence de Berlin de 1885 nont pas pu épargner les Etats africains des conflits politiques et des luttes armées débouchant  à des crises économiques et diplomatiques.

 

La notion des frontières a eu à diviser  une même tribu en deux ou plusieurs Etats.

 

Cest le cas par exemple du peuple « Kongo » appelé    « Bakongo »  en  République  Démocratique  du  Congo  et  au  Congo Brazzaville «Bazombo» en Angola, les peuples « Azandés »                     quon trouve en RDC, en République Centre Africaine et au Soudan.

 

Dès les premières années des indépendances africaines, la question des frontière incarnait déjà la pomme de discorde

entre les leaders africains.

 

 

1NGUYA-NDILA MALENGANA, C., Frontières et voisinage en RDC, éd. Cedi, Kinshasa, avril

2006, p9.


 

Dès, lors fallait-il remettre en cause ou non les tracés des frontières.

 

En réponse, deux tendances ont vu le jour:

 

Au Regard de toutes ces préoccupations auxquelles les pères des indépendances devraient trouver des solutions palliatives, nous nous sommes sentis intéressés à pouvoir apporter notre contribution   dans   la   gestion   des   frontières   pour   une   paix généralisée en Afrique. Cest dans cet élan que nous avons décidés de réfléchir sur cet aspect qui cherche à opposer dun coté la flexibilité des frontières de la RDC et de lautre   linstabilité en Afrique centrale.

 

2. PROBLEMATIQUE

 

Toute problématique fournit aux lecteurs  les éléments nécessaires pour justifier la recherche et elle présente le thème de la recherche  où un problème spécifique se rattachant à une question générale et les informations  nécessaires pour  soutenir largument qui sert à justifier cette recherche.


 

LAfrique na pas connu la notion des frontières rigides ou fluctuantes car les nations anciennes se sont construites sur des bases socio-culturelles et non physiques.

 

Il fallait attendre larrivée de la colonisation    pour quen

 

1885 à la Conférence de Berlin lAfrique  soit partagée.  Le tracé  de ces frontière a suscité plusieurs problème bien quen 1964, lOUA eut à trancher en faveur    de lintangibilité des frontières héritéede  la  colonisation.  Malgré  lintransigeante  décision  de lOUA, les pays Africains connaissent des problèmes de frontière à lheure  actuelle ;  lesquels  probmes  se  transforment  parfois  en conflits  latents ou ouverts.

 

En effet, depuis lannée 1960  le continent africain est en proie de divers maux : conflits  ethniques, assassinats politiques, violences sexuelles, génocides, crimes des guerres, crimes contre lhumanité, chasse à lhomme comme au temps de razzias menés par les esclavagistes, crises économiques, maladies mystérieuses, la haine etc. …

 

La tragédie est effroyable. Et il ny aura pas dissue tant que durera linstabilité politique2.

 

Dans cette optique, les pays dAfrique centrale, et plus particulièrement  l R  D   ,  connaissent  des  conflits  inter frontaliers ,  dus  au manque dune politique sécuritaire  frontalière pouvant  assurer  le  contrôle  des  mouvements  des  personnes

militaires et civils entrant ou sortant dans les pays.

 

 

 

 

 

 

 

 

2 NGUYA-NDILA MALENGANA, C., op cit, p9.


 

Ces conflits engendrent les  misères, causent la perte énorme des vies humaines, déplacements massifs de populations, scènes de xénophobie de la part des autochtones.

 

Par ailleurs, certains africanistes tirent ces conflits à lhistoire de lAfrique indépendante de la Conférence de Berlin de

1885.

 

Des contestateurs soutiennent par contre la thèse selon laquelle  ce qui sest produit est une parenthèse et non un fait créateur du droit. Presque un siècle sest écoulé autour de 1960, les Etats souverains sont nés en suivant les limites des anciennes colonies européennes.

 

Leur contenu ethnique indirectement préparé par le colonisateur a été entériné    par la volonté de différentes communautés qui les composent ; ce ne sont pas les limites de territoire qui font les Etats mais la volonté du peuple et la reconnaissance par les autres Etats3.

 

Dès lors, quelques questions  paraissent inéluctables:

 

v Quelles sont les causes principales des conflits frontaliers en Afrique centrale ?

 

v  Quels sont les mécanismes  misent en place par les Etats dAfrique en général et la RDC en particulier pouvant permettre la stabilité continentale internationale et une paix durable sous régionale ?

Telles sont les questions aux quelles nous tenterons de

 

répondre dans le corps du présent travail.

 

 

 

 

 

 

3 NGUYA- NDILA MALENGANA C., op cit, p15.


 

3. HYPOTHESES DU TRAVAIL

 

Le  professeur  LOKA  ne  Kongo  définit  lhypothèse  de travail comme «une proposition qui tente dexpliquer les problèmes posés  à  partir  de  lobservation.  cest  une  idée  directrice,  une tentative dexplication des faits  formulés au début de la recherche destinée à orienter linvestigation et être  maintenue daprès les résultats de lanalyse »4.

 

De lautre coté, Roger Pinto   et Madeleine Grawitz, définissent lhypothèse comme « une proposition des réponses aux questions que lon pose à propos de lobjet de la recherche formulée en des termes tels que lobservation et lanalyse pouvant fournir une réponse»5.

 

Face  aux  diverses  préoccupations  énoncées précédemment dans la problématique, notre démarche intellectuelle tentera dy apporter quelques propositions palliatives.

 

La règlementation frontalière des Etats africains trouve leur fondement juridique dans les travaux de conférence de Berlin de 1885. Parmi les préoccupations majeures de la conférence de Berlin, il était inscrit la question de partage de lAfrique. Mais il faut signaler ici que la gestion de ces entités était encore soumise aux mains des colonisateurs6.

 

En effet, les frontières héritées de la colonisation ont été tracées à la conférence de Berlin par les puissances européennes de

lépoque sans prendre en compte les réalités africaines notamment

 

 

 

 

 

4 LOKA-ne- kongo. , Scma de travail scientifique, PUZ, Kinshasa, juin 1978, p86.

5 PINTO R et Grawitz, M., Méthode de la recherche en Sciences Sociales., tome 1, éd, Dalloz,

paris, 1964, p338.

6 http://www.wikipedia.com/errrudi/


 

les affinités; les frontières naturelles telles que le cours deau ; les reliefs.

 

Depuis 1960, labsence dune ligne de démarcation bien précise a souvent été lune des causes des litiges et conflits en Afrique; les zones frontalières demeurent des endroits où lautorité de lEtat est difficile à établir tant que les populations de ces zones circulent  entre  leurs  deux  Etats  sans  la  moindre  attention  à lautorité étatique et que les frontières fixées restent uniquement une  préoccupation  de  lEtat  qui  installe  souvent  des  postes frontaliers pour affirmer ses limites territoriales

 

Ce partage des continents par ces puissances allait déterminer  une  fois  lindépendance   acquis leur  avenir  tant politique, économique que social voire culturel et puis, des peuples dune entité à une autre en seront affectés.

 

Il fallait responsabiliser par association le colonisé à la gestion de lentité. Par ailleurs, le partage de lAfrique na pas tenu compte de lunité tribale, linguistique, ethnique qui existait en ce moment. Les Etats parties à la conférence de Berlin se sont préoccupés au partage  des sphères de contrôle en projetant aussi leurs intérêts. Cette situation est lune des causes de conflits frontaliers  actuels  qui  sévissent  danle  continent    africain  car lunité  tribale,  ethnique  a  fait  que  les  tribus,  les  ethnies  se réunissent juste après le partage.

 

Sagissant de notre première préoccupation, nous disons que les causes de conflits frontaliers remontent à la conférence de Berlin.

 

En effet, ce partage ne tenant pas compte des réalités socio-culturelles des peuples africains a divisé les membres dune


 

tribu en deux Etats ; les peuples qui, jadis étaient issues dune même descendance socioculturelle se sont vus divisés par la rigueur du partage. Situation qui na pas enchanté nombreux des tempéraments de peuples africains et qui se sont réunis tout en se considérant  dans  le  pays  daccueil  et  ainsi  de  suite.  LEtat  est menacé pour son attachement à lintégrité territoriale alors que  ses frontières héritées de la colonisation restent pour la plus part mal définies et font lobjet des litiges internationaux. Le même Etat en sarmant à outrance ,finit par faire peur à ses voisins au point den subir  des  retombées  un  jour  de  même  que  lEtat  qui  semble présenter une certaine aisance matérielle sattire les aventuriers de toutes sortes ; appelés tantôt investisseurs ; tantôt conseillers des forces centrifuges.7

 

Sainsi toutes les frontières  en Afrique sont poreuses et les populations irrédentes qui habitent de part et dautres, semblent jouer un rôle de la résurgence des conflits frontaliers.

 

Quant  à  notre  seconde  préoccupationnous  estimons que, les dirigeants africains doivent mettre en place des mécanismes musclés, de contrôler des activis de leurs populations ; ce qui augmente les suspicions entre les citoyens et réduit le degré de confiance des citoyens vis-à -vis de ces derniers. Cest ainsi que sinscrit la volonté des Etats africains de tisser entre eux des relations étroites    que possibles, y compris létablissement dorganisations de coopération et dintégration car lexistence de ces organisations témoignent de la volonté des dirigeants africains, de bâtir    des    solidarités    horizontales    et    de    renforcer    les

complémentarités   sou régionale e régionale tel qu la

 

 

7 MUKUNA, M, P .et alii. , Résolution des conflits armés et développement en Afrique, F.C.K,

2003, RDC, Kinshasa ; p22-23.


 

formulation  des  cadres  juridiques  qui  favorisent  la  coopération transfrontalière en Afrique.

 

Dun coté, laffirmation dune volonté commune de rapprochement et dintégration et sa traduction en action concrètes sur le terrain, sont des natures à atténuer, voire à éliminer les sources des conflits violents c.à.d. lintégration apparait comme un moyen privilégié daccélérer le développement socio-économique des pays africains et de promouvoir dans la durée, la paix et la stabilité. Mais, la porosité des frontières et la situation dirrédentisme permanent dont vivent le long des frontières communes, différentes communautés tribales, compliquent lécheveau des problèmes prés- existants.

 

De ce qui précède, à la première lecture de notre sujet, il nous revient de dire que ce problème défavorise la stabilité  du continent  africain car comme Franz Fanon lavait évoqué dans une de ses citations que : «lAfrique a la forme dun revolver dont la gâchette se trouve en RDC»8  , ce qui veut dire quil   suffit que la RDC se développe, pour que lAfrique entière le soit   aussi, en particulier  lAfrique centrale.

 

Mais, la récente partition du Soudan en deux Etats indépendants   et   distinct remet   e caus ce   principe   de lintangibilité des frontières de lUA adopté en 1964 mais sans que ce principe ne puisse perdre sa valeur fondamentale.

 

4. CHOIX ET INTERET DU SUJET

 

Double motivation explique le choix de notre sujet : La raison  scientifique et de lautre  la raison  pratique.

 

 

 

8Franz Fanon cité par  KABENGELE DIBWE., Géographie Economique, Sirius, Kinshasa, 2004-

2005, p90.


 

4. 1. Intérêt scientifique

 

Comme nous pouvons le constater, sur    le plan scientifique,  notre  travail  aura  encore  à  recourir  aux  sciences sociales particulièrement, les Relations internationales dans les mécanismes des règlements des conflits.

 

Elucider la question de la stabilité frontalière en Afrique, particulièrement en RDC constitue au monde une préoccupation majeure en recourant aux principes des règlementent pacifiques des conflits, le principe de bon voisinage et surtout de lintangibilité des frontières qui a été adopté par lUA en 1964 pour résoudre les conflits frontaliers du continent africain.

 

Le choix de ce thème nest pas le fruit du hasard.  Il se justifie  par  limportance  que  beaucoup  des  pays  du  monde accordent à notre pays la RDC. Une importance capitale compte tenu  de  sa  position  géographique  quelle  occupe  au  cœur  de lAfrique et de ses ressources naturelles.

 

Ainsi, lobjectif est de compléter les observations expérimentales, cest-à-dire au niveau de sens par connaissances spéculatives qui sont faites dun ensemble des considérations théoriques qui confèrent à cette étude la valeur universelle qui est conforme aux exigences dobjectivités et des pcisions. Nous essayerons à cet effet de relever des théories acquises en sciences des Relations Internationales pour comprendre la problématique relative aux frontières africaines.

 

4.2. Intérêt pratique

 

Le monde actuel vivant au rythme Africains de la mondialisation,  les  coopérations  nous  poussent    aujourdhui  à mieux nous identifier pour affirmer ou infirmer notre grandeur.


 

Avant dentrer dans le vif du sujet, il sied de noter que dans le cadre du travail, nous avons été intéressées à la flexibilité des frontières des pays africains comme moteur de linsécurité en Afrique centrale.

 

En outre, en notre qualité, le sujet est très délicat et mieux placé pour nous permettre de localiser les avantages et désavantages, si nous  ne savons  pas analyser en tenant compte de la position que la RDC occupe en Afrique.

 

La   scientificité   dun   travail   es justifiabl pa les méthodes et techniques utilisées pour parvenir à un résultat conséquent9.

 

La  validité  de  toute  recherche  en  sciences  sociales suppose lutilisation des procédés opératoires rigoureux bien définis et adoptés aux genres des problèmes, des phénomènes en cause10.

 

5.1. Méthodes

 

La  méthode  est  uensemble  des  opérations intellectuelles par lesquelles une discipline  cherche à atteindre la vérité, la démontrer et la vérifier11 .

 

Pour nous, la méthode est considérée comme lensemble des procédés ordonnés, qui permet au chercheur daboutir à la vérité dêtre démontrée et vérifiée. La dialectique met aussi laccent sur la dynamique qui caractérise ces contradictions, ces tensions ces oppositions ainsi que ces conflits. Cette méthode nous permettra de comprendre les enjeux réels des  conflits inter frontaliers, ou la

flexibilité des Frontières entre les Etats africains en général et ou

 

 

9 KUYUNSA B, et SHOMBA K., Méthode de recherche en Sciences Sociales, PUZ, Kinshasa,

1982, p8.

10PINTO et GRAWITZ., Méthodes en sciences sociales, Dalloz, Paris, 1964, p64.

11 GRAWITZ M., Méthodes en Sciences Sociales ; éd, galop, Paris, 1886, p403.


 

entre la République démocratique du Congo et ses voisins ainsi que leurs conséquences suivant une analyse perspective diachronique.

 

Dans lélaboration de ce travail, nous avons fait usage de la méthode dialectique, car celleci considère toute réalité sociale comme formant un tout unique et où les parties ne sont pas isolées de leurs ensembles. La méthode dialectique nous permet de privilégier la recherche des contradictions au sein dune réalité sociale, pour analyser les conflits dintérêt et en mettant en relief, les tensions sociales, oppositions, les luttes et les contradictions à associer à lapproche juridique12.

 

5.2. Techniques

 

Selon Godé J William, « les techniques sont les modèles des outils utilisés dans la collecte des informations qui devra plus tard être soumis à linterprétation et à lexplication grâce aux méthodes»13

 

Autrement dit, Par la technique, nous entendons un ensemble doutils permettant aux chercheurs de se livrer à une explication systématique des données intéressant son étude.

 

Quant à nous, la technique est un instrument qui permet au chercheur de collecter les données dont il a besoin pour lélaboration de travail scientifique.

 

Pour mener à bien ce travail, nous allons faire recours à la technique documentaire, qui consiste à la lecture des ouvrages, des périodiques, des journaux, des textes légaux, des discours sans

oublier linternet ainsi que laudio-visuel.

 

 

12 LOUBET DEL BAYLE J C ., introduction aux méthodes des sciences sociales de primat, Toulouse, paris, 1989, p52.

13 J.W.GOODE., method in social Research, New York, Mc Grew-Hill Book Company, 1952,

p5.


 

Aussi, nous allons appliquer la technique dobservation parce quayant vécu cette situation délasticité  ou de porosité des frontières,  par  exemple  à  lEst  de  la  RDC,  dincurité  quse succède et qui perturbe la paix, nous pouvons donner les témoignages avec moins de risques possible dêtre contredits.

 

6. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE

 

Restreindre son champ dinvestigation ne devrait pas être interprété comme une attitude de faiblesse ou de fuite de responsabilité, mais bien  au contraire, comme une exigence de la démarche scientifique.

 

« Toute démarche scientifique procède fatalement par un découpage de la réalité, il nest pas possible détudier toutes à la fois où à des extrêmes limites de la terre et jusquau début du temps ».14

 

Notre recherche concerne la période  allant de 2006 à

 

2011. Lannée 2006 marque lavènement, en RDC, des institutions Démocratiques et ces dernières sont confrontées, aux actes de velléités de la République Angolaise cherchant à définir clairement ses  frontières  avec  la  RDC  à  KahembaKamishiko  et Chayimbwanda.

 

Lannée 2011 coïncide avec la contravention des actions militaires c.à.d. les incursions de larmée angolaise, chassant des paisibles citoyens congolais de leur village suite à la problématique de ses frontières avec la RDC.

LAfrique centrale est choisie comme lespace de notre étude, où nous examinons la question dinsécurité ou des conflits

 

 

 

 

14 KUYUNSA B et SHOMBA K., Initiation aux Méthodes de recherches en Sciences Sociales, kinshasa, puz, 1995, p39.


 

frontaliers, mais un accent particulier sera mis sur la RDC comme cadre danalyse de cette problématique des frontières.

 

7. DIFFICULTES RENCOTREES

 

Aucun travail scientifique fiable et crédible ne peut se réaliser sans  se butter à des difficultés, il faut sans contestation disposer le temps et les moyens financiers.

 

Voilà  les  difficultés  majeureque  nous  avions rencontrées pendant la rédaction de ce travail.

 

8. PLAN SOMMAIRE

 

Hormis lintroduction et la conclusion, ce travail sarticulera autour de trois chapitres :

 

Le premier chapitre portera sur les considérations générales ;

 

Le deuxième traitera de  létude théorique des frontières en Afrique sub-saharienne,

 

Et, le dernier chapitre examinera les frontières nationales congolaises et linsécurité en Afrique centrale   les perspectives davenir, les solutions et les suggestions et  cela  pour une gestion rationnelle des frontières, une paix durable entre les Etats et une cohabitation fraternelle.


 

 

 

 

CHAPITRE I. CONSIDERATIONS GENERALES

 

 

 

Dans ce chapitre, nous définissons dabord  les concepts et notions de base de notre étude notamment les termes flexibilité, frontière, insécurité ensuite nous ferons un aperçu historique sur la RDC et les enjeux quelle représente en Afrique.

 

Section 1. Définition des concepts et notions de base

 

I .1. Flexibilité

 

Selon le dictionnaire Encarta, la flexibilité est entendue comme une  aptitude à  sadapter ou se plier facilement à une circonstance15.

 

Le dictionnaire le Robert la définit   comme étant un caractère qui fléchit facilement, qui se laisse plier ou saccommoder aux circonstances.16

 

Quant à nous, la flexibilité est un état dêtre qui fait que lon soit entrainé comme une girouette tournant à tout vent suite à sa faiblesse à lavantage dune force supérieure contraire. Dans la présente étude, la flexibilité des frontières nest autre que létat dans lequel  les  frontrese  trouvenobligéede  se  soumettraux intérêts supérieurs, des puissants représentés par la présence des firmes multinationales qui œuvrent dans son parage .La flexibilité des frontières nest quune   conséquenc du conflit   frontalier permanent entre les Etats, non seulement due à la mauvaise délimitation des frontières qui engendre lélasticité des conflits, mais

plus aux intérêts poursuivis qui les créent et les fortifient.

 

 

 

15   Microsoft encarta 2009.

16 Dictionnaire le Robert  ., op cit ,p 180


 

En rapport à notre thème danalyse, la flexibilité dont on parle est celle des frontières dEtats Africains source des conflits en Afrique  centralecar  la  porosité  de  ces  frontières  ainsi  que  les conflits frontaliers qui en découlent est source dinsécurité généralisée.

 

I.2. Frontières

 

La définition exacte de toutes les frontières nationales ne se fait que sur le temps long. Les frontières sont des intentions politiques, traduites en dispositions juridiques, cartographiées sous la forme linéaire continue ou discontinue, produites dun processus technique  de  détermination,  inscrites  matériellemenet/ou projetées virtuellement dans le milieu naturel, aux fonctions juridiques de différenciation territoriale et étatique et dont les modalités dapplication peuvent prendre des formes particulières de contrôle et dassujettissement17.

 

La Frontière est une ligne qui sépare deux champs dexercice dautorités étatiques concurrentes ; en dautres termes, elle constitue une délimitation nette (préférée aujourdhui au flou du limes ou des marches) entre les territoires des deux Etats18.

 

La frontière est un objet juridique. In abstracto, elle est la configuration institutionnalisée de la partie despace où lEtat exerce son autorité souveraine territoriale, son contrôle effectif et coercitif. Elle distingue des pouvoirs étatiques aux niveaux géographiques et

politiques (limite territoriale).

 

 

 

 

 

17 TUBAYA, A., Le tracé frontalier de la province du Bas-Congo : les axes internationaux relatifs à sa fixation et sa délimitation, international-standard, Kinshasa, 2010, p5

18 ATTAR, F., Dictionnaire des Relations internationales de 1945à nos jours, éd Seuil, Paris Vié

janvier 2009, p.389.


 

In concreto, elle est constituée en droit par plusieurs éléments cumulatifs et complémentaires.

 

P. Jentgen définit  les frontières comme des lignes qui délimitent géographiquement le territoire19 .

 

Les frontières se forment, saffirment et se stabilisent au fur et à mesure que lentité étatique nait, grandit et se consolide souvent floues au début, elles se précisent progressivement, par les jeux des conventions bilatérales entre pays voisins.20

 

Dans la même logique que Friedisch Ratzel avait affirmait à la fin du XIXe siècle que les frontières dun Etat sont mouvantes car  elles  peuvent  être  remises  en  cause  par  un  autre  Etat cherchant à affirmer sa puissance ou à défendre ses intérêts21 .

 

De son coté le dictionnaire des relations internationales du 20e   siècle définit les frontières  comme une ligne juridique qui marque les limites dun Etat, sa compétence territoriale22 .

 

Selon le dictionnaire petit robert, la frontière est le nom de lespace qui sétend de chaque coté de la ligne de séparation politique, la ligne qui détermine les territoires relèvent de deux Etats voisins.23

 

Daprès BEN-MESSAOUD TREDANO, la frontière est  une ligne  qui  limite  lespace  sur  lequel  sétend  une  souveraineté

nationale. Le long de la frontière deux souverainetés entrent en

 

 

19   JENGTEN p ., Les Frontières du Congo belge, mémoire de la section des Sciences Morales et Politiques, tome 1, FASC, Bruxelles, 1952, p9.

20 JENGTEN p., Op cit.

21 Ratzel ; cité par BANYAKU LUAPE EPUTU. , initiation à la géopolitique : données,

fondement et principes, collections des Manuels didactiques, cahiers du CIEDOS, kinshasa

2004, p33.

22 CABRIER et alii., Dictionnaire des Relations Internationales au 20é siècle ; Armand Collins,

Paris, p.105.

23 Petit Robert., Dictionnaire Alphabétique, SCL, Montréal, 1970, p.107.


 

contact et sopposent, de part et dautre de cette ligne ; tracée sur une carte, démarquée sur le terrain, les autorités, les lois  ne sont pas les mêmes, donc différentes organisations des sociétés24.

 

La frontière territoriale est aujourd'hui considérée comme une ligne définie, marquant la paration entre deux territoires relevant de juridictions différentes.

 

Ainsi, nous définissons la frontière comme «  une ligne qui marque la limite dun territoire et sépare dun autre Etat » ; cest grâce aux frontières quun Etat peut sidentifier, peut déterminer létendue, lespace sur lequel il peut exercer sa compétence. Il nest pas seulement le lieu de passage mais aussi, des échanges et des communications. La conception de frontière correspondant à la nation,   groupement  dhommes  animés  dun   vouloir   vivre  en commun, se heurte à beaucoup de difficultés insurmontables.

 

Elle  introduit  des  facteurs  tels  que  des  culturesla langue, les traditions et même lignorance, le hasard,  la passion et donc  une  instabilité  dans  la  composition  dun  des  éléments essentiels de lEtat. On réalise aisément le bouleversement que cela put entraîné en ce moment où lon a cru que la notion dEtats ou des nations ethniques apporterait les solutions aux problèmes dune région.

 

1.3. L’insécurité

 

Pour dictionnaire Encarta, linsécurité est une situation dans laquelle lordre public est troublé ou mal assuré et lon se met

en danger ; cest-à-dire labsence de stabilité, de fiabilité, donc cest

 

 

 

 

 

24 BENMESSAOUD TREDANO., Intangibilité des Frontres Coloniales et espace étatique en

Afrique, bibliothèque Africaine et Malgache, paris, 1989.


 

un état dinquiétude où on se sent exposé en danger moral ou matériel25.

 

Tel est le cas  de « linsécurité au sud du Sahara. Celle-ci inflige à lAfrique une perception négative et décourage les investisseurs locaux et étrangers »

 

Par exemple depuis quelques années, le peuple congolais vit un psychodrame » cest-à-dire une situation où des personnes échangent publiquement et violement des propos conflictuels faisant intervenir laffectivité.

 

De notre part, linsécurité, cest le manque de fermeté ou de solidarité. Cest une situation qui peut déstabiliser,    affecter la population. Elle ne permet pas la bonne marche, la stabilité de lEtat, cest-à-dire elle ne permet pas la stabilité dun Etat, elle change souvent le lieu et affecte la vie de certaines populations des Etats.

 

Linsécurité dont nous parlons est celle créée par la flexibilité des frontières Africaines plus singulièrement la RDC.

 

Section 2. Bref historique de la RDC

 

Dans cette section,  nous tenterons dexpliquer lhistoire politique de la RDC depuis lépoque coloniale jusquaujourdhui. Le territoire de la RDC, est une partie physique du globe terrestre sur laquelle se trouve la population. Exercer la souveraineté relève des règles juridiques exécutoires du gouvernement congolais qui comprend unpartie terrestre, maritime et aérienne, mais pour

notre part, nous prendrons la partie terrestre.

 

 

 

 

 

25 Microsoft Encarta 2009


 

Les lignes géographiques de délimitations  territoriales constituent les frontières de la RDC ; elles ont été fixées par la convention bilatérale avant dêtre marquées sur le terrain au moyen des bornes artificielles à des signes naturels stables.

 

§1. La première république : de 1960 - 1965

 

La République Démocratique du Congo   à été colonisée par la Belgique, la plus part des pays du continent africain lont été à  travers  cette  puissance     européenne  de  lépoque  à  savoir : lAngleterre, lEspagne, la France, le Portugal etc. …

 

En effet, la station Vivi, le 1e février 1880 et sa reconnaissance par les Etats- Unis dAmérique, le 22 avril 1884, constitue lembryon territorial du Congo, les différentes conventions furent signées entre lA .I.C (Association Internationale du Congo) et lE.I.C (Etat Indépendant du Congo), puis la Belgique et les Etats européens qui avaient des colonies voisines de lE.I.C, nous sommes particulièrement intéressées à celles de la RDC et ses pays voisins.

 

En septembre 1876, suite à la conférence de Berlin, il créa une association internationale pour lexploitation et la civilisation de lAfrique.26

 

Du mois de novembre 1884 au mois de février 1885 ; au Congrès de Berlin,  lAIC devient lEtat Indépendant du Congo  avec comme  souverain  le  roi  Léopold  II.  Lacte  de  cette  dernière conférence  fixe le statut conventionnel du bassin du Congo et trace les limites de lEtat Indépendant du Congo, le roi obtient le Katanga en compensation des territoires quil a  avait cédés à la France, la

souveraineté    du    roi    se    substitue    à    celle    de    lassociation

 

 

 

26 SAMBA KAPUTO., Histoire politique du Congo, notes de cours, G1 RI, FSSAP, unikin, 2004-

2005, p6.


 

internationale et nouvel le Etat du Congo obtient la reconnaissance des puissances internationales.

 

Mais les autorités de lAIC furent combattues ainsi que les congolais et les européens, surtout ceux de léglise protestante. Le pouvoir colonial sest retrouvé à la croisée du chemin  et a opté pour  lindépendance,  mais  suite  au  plan  des  trente  ans  du professeur Van Bilsen  qui a mit en place la structure fédérale de former les élites congolaises et favoriser leur accession  progressive au levier de commande.

 

Le  30  juin  1959,  le  roi  belge  accepta  de  conduire  le peuples congolais vers lindépendance, suite au désordre du 04 janvier 1959 qui a fait plusieurs morts, et le 30juin 1960, lindépendance à été proclamée au Palais de la nation par le roi Baudouin 1e roi de  la Belgique, qui a laissé le Congo dans le chao, et après lassassinat de Patrice Emery Lumumba et les siens.

 

§2. La deuxième République de 1965 - 1997.

 

Le 25 novembre 1965, le président Mobutu  prendra le pouvoir, et en 1967, suite à un referendum, le régime plébiscitaire est institué avec le parti unique : le Mouvement Populaire pour la Révolution (MPR) ;

 

Le 31 octobre 1970, Mobutu est élu président de la république,

 

Le  27  octobre  1971,  la  république  du  Congo  à  est baptisée Zaïre change le drapeau et lhymne national,

 

En 1973 : les grandes entreprises ont été nationalisées, au  mois  doctobre  1980 :  la  lettre  ouverte  à  été  adressée  au président  Mobutu  critiquer  par  les  treize  parlementaires  parmi


 

lesquels   Etienne   Tshisekedi    demandant   la   démocratie   et   le multipartisme27

 

Le  15  février  1982 :  création    dun  parti  dopposition lU.D.P.S (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) par les treize.

 

Face aux différentes revendications de la population et de lopinion internationale, il ya eu des incidents à luniversité de Lubumbashi et le dictateur Mobutu Démocratisa lespace politique Zaïrois selon la loi de « diviser pour mieux régner »28

 

§3. Les transitions de 1992-2006

 

Cette période est marquée par la transition, Monseigneur MOSENGWO PASINYA  conduit la Conférence Nationale Souveraine, qui offre le cadre idéal pour la reconstruction  dun Etat de droit le dictateur Mobutu sest trouvé en perte de vitesse face à lAFDL, le 17 mai 1997 ;  à cette même date les troupes de Laurent Désiré Kabila entrent dans la capitale Kinshasa, et ce dernier est proclame président de la république Démocratique du Congo.

 

En 1998, le président remanie le gouvernement et limoge son chef détat major, James KABAREBE sujet rwandais qui dirigea les troupes lors de la conquête du pouvoir;

 

Le 02 aout 1998 : après une tentative de coup de force sur  Kinshasa,  via  Kitonet  Inga  dans  le  Bas-Congo,  par  les militaires rwandais que Kabila avait renvoyés chez eux, Kigali sest engagé à occupé la partie Est de la République en créant les milices (RCD,  RCD-KML  etc.).  La  guerre  séclate  alors  à  lEst  du  pays

précisément  au  Nord-Kivu  à  Uvira  des  officiers  dirigés  par  les

 

 

27 SAMBA KAPUTO ., op cit, p7

28 Idem, p8-14


 

banyamulenges  (le  congolais    tutsi  dorigine  rwandaise)  et  les soldats rwandais se révoltent en  prenant le contrôle de la partie de lEst de la république et arrivent à Kinshasa,  lAngola, la Namibie et le   Zimbabwe pour  souteni Kabila,  ainsi  l Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD) soutenu par le rwandais à vu le jour.

 

Au mois de mai 1999, la scission de la RCD débouche à la création du RCDML (Mouvement de Libération), une formation soutenue par lOuganda qui soutient aussi le mouvement de libération du Congo(MLC) de Jean Pierre BEMBA.

 

Le 16 janvier 2001, le président Laurent Désiré KABILA

 

est assassiné et son fils Joseph Kabila  lui succède.

 

Le 25 février 2002, ouverture des négociations à Sun city en Afrique du sud.

 

Le 30 juillet   en Afrique du sud à   Pretoria il ya la signature  dun accord de paix par le président joseph Kabila et président  Paul  Kagamé  par  lequel  Kigali  sengage  à  retireses soldats se trouvant alors en RDC ;

 

Le  17  décembrele  dialogue  inter  congolais  à  lissu duquel le gouvernement de Kinshasa, le MLC (Mouvement de Libération du Congo), RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie), RCD/ML (Rassemblement Congolais pour la Démocratie-mouvement de Libération) RCD/N (Rassemblement Congolais pour la Démocratie nationale), lopposition politique, La société  civile  eles  troupes  Mai-Mai)  signent  laccord  globaet inclusif pour la transition.


 

Cet accord déclenche sur la situation des hostilités et engage la RDC dans le processus de la transition qui va aboutir aux élections libres et transparentes ;

 

Le 03 juin 2003 : début de la transition, la constitution de la 3ème république adoptée par le Referendum, accepté par la cour suprême de justice le 04 février 2006 ;

 

§4. De 2006  à  nos jours :

 

Cest le début de la troisième république marqué par la promulgation de la constitution par le chef dEtat  ; le 18 février

2006

 

En juillet 2006, à lissu des élections libres et transparentes  joseph Kabila est élu président de la république.29

 

Les frontières actuelles de la RDC tirent leurs origines de lEtat indépendant du Congo(E .I.C).

 

Section 3. Superficie globale et Enjeux de la RDC

 

La République Démocratique du Congo partage plus de

 

10292 km de frontières avec neuf pays voisins : A lOuest, semble être la chasse gardée des français (par Bolloré interposé); il en va de même de notre voisin du Nord, la république centrafricaine; la RDC partage ses frontres à la hauteur de :

 

ü  1544 km avec la République du Congo,

 

ü  1577 km avec la République Centrafricaine,

 

ü  817 km avec l'Ouganda,

 

ü  213 km avec le Rwanda,

 

ü  205 km avec le Burundi,

 

 

 

29 SAMBA KAPUTO., op.cit p15-17.


 

ü  498 km avec la Tanzanie,

 

ü  2140 km avec la Zambie,

 

ü  2469 km avec l'Angola,

 

ü  42 km de littoral Atlantique,

 

ü  787 km avec le sud-soudan.

 

Les lignes du partage des souverainetés, les frontières justifient les contrôles des tous genres.

 

Cependant, elle ressemble de plus en plus à une zone où se confond la vie des populations séparés par le pouvoir politique et qui sentent un besoin toujours accru de se complété, dans les domaines du commerce, de la san, et de léducation.

 

L'Officier de Migration doit retenir que l'organisation des contacts et échanges avec les pays voisins se fait par des points de passage établis de commun accord pour les mouvements des personnes et de leurs biens :

 

Les frontières administratives et politiques gérées par la DGM (Direction Générale de Migration) sont donc la résultante des Conventions internationales et des accords bilatéraux avec les pays voisins30.

 

Enfin, elle vise à instrumentaliser le désordre ainsi créé en profitant de la fragmentation sociale et de la décomposition des forces politiques locales pour imposer une tutelle informelle sur ces

régions31 .

 

 

 

 

 

 

30   Lire Composition du gouvernement de la publique démocratique du Congo ,2007,P2 .


 

§1. Les enjeux géopolitiques

 

Il ya relecture de la géopolitique de lAfrique centrale qui demande dêtre revue et corrigée. Elle  doit partir du Congo et de sa position au cœur de lAfrique pour affirmer les rôles quil a joués pendant la guerre froide ; elle consiste à soutenir que, depuis la mort de Lumumba et le coup dEtat de Mobutu ; ce dernier avait officiellement gardé cette partie du continent  Africain de sombrer dans le communisme).

 

LEtat congolais existe malgré les carences de lautorité mais sans que les puissances occidentales se déclassaient de son contrôle permanant.

 

A cet effet, les puissances occidentales tente, depuis lindépendance du Congo à avoir une main mise sur ce dernier, car après la fin de la seconde guerre mondiale, les enjeux  du monde se trouvaient beaucoup plus dans latlantique et celles  ci ont fait de cet espace maritime un sanctuaire et tous les Etats riverains devraient être alignés dans les blocs capitaliste. Cest en ce sens que le Congo fut lobjet dune gestion commutative compte tenu de sa situation géopolitique et géostratégique.

 

Pour les occidentaux, la gestion et le contrôle du Congo était  un enjeu  de taille compte était un enjeu de taille compte tenu de la poussée communist dans le 1/3 monde. Le quadrillage sécuritaire des frontalières du Congo   serait dans le chef des puissances capitalistes, une nécessité au risque de voir le Congo dêtre basculé dans le camp ennemi, le soutient des occidentaux à MOBUTU justifie nos propos.


 

§2. Les enjeux économiques

 

Dans lancien temps, les régions congolaises étaient impliquées dans le commerce triangulaire, tels que la déportation des esclaves, centre des fruits dAmérique  était assurés par les trafiquants arabes et portugais, ceci à enlever la main dœuvre dont les sociétés africaines avaient besoin pour se développer mais cela a permis aux arabes et aux américains de bâtir des économies puissantes (Brésil, Etats-Unis).

 

Depuis la colonisation, léconomie de la RDC est tournée vers lexploitation minières notamment; malheureusement aucune industrie de pointe na été développée par les colonisateurs ni par les gouvernements du Congo indépendant. Par exemple, le cuivre, extrait  en  grandes  quantités,  doit  être    transformé  de  revenir importé en produits finie (câbles, fils électriques). Le tourisme a été ruiné par les guerres civiles.

 

La majeure partie de la population reste alors active dans lagriculture bien que les terres cultivées ne représentent que 3 % du territoire, les nationalistes nont pas pu développer leurs politiques.  La  politique  du  président  Mobutu  à  détourné énormément dargent des caisses de lEtat. En effet, tous les hauts fonctionnaires  de son époque  possédaient des avoirs dans les pays industrialisés et ont fait du Congo (Zaïre) un des plus endettés des pays dAfrique. La République Démocratique du Congo possède dimportantes ressources naturelles et minérales.

 

Cependant, son économie sest drastiquement ralentie depuis le milieu des années 1980 à cause de détournements de fonds par de corruption et de mauvaise gestion.


 

Les principales ressources agricoles sont le café, le bois (afromosia, ébène, wengé, iroko, sapelli, sipro, tiama, tola, kambala, lifaki) et le caoutchouc, mais la libéralisation du secteur minier permet un redécollage, elle est essentiellement agricole (70 % des actifs) ou tourné vers  l'exportation ; Les minerais sont de grandes ressources avec cette fois ci le diamant en tête et non plus les minerais du Katanga (la revanche kassaienne).

 

Les principales exploitations de cuivre et de cobalt sont dominée pa l Gécamines   et   se partenariats ;l diamant industriel est extrait par la MIBA mais dans un pays ravagé par la guerre civile, une grande partie de l'exploitation et l'exportation de produits miniers se fait clandestinement , les énormes richesses de la RDC attirent les convoitises.

 

Dans la phase actuelle, mêmes les petits pays voisins se sont positionnés en prétendant, quils ne constituent nullement un vrai danger  aux yeux des grandes puissances occidentales, qui ne les auraient pas laissés tournée en dérision Mobutu et son armée en

1996- 1997

 

Grace  à  serichessenaturelles,  son  potentiel énergétique du point de vue commercial tous les pays devraient lui faire la cour, il est apparu, un moment donné que larrêt des violences de toute nature voudrait après un arrangement entre les grandes puissances concernant le contrôle des richesses naturelles, parmi lesquelles  figurent spécialement les ressources énergétiques :

le pétrole, luranium, lor, le diamant etc.32

 

 

 

 

 

 

 

 

32 BANYAKU LUAPE, E., op cit, Pp.78-80.


 

Or, dans ce qui risquait de faire perturber la crise, il fallait aussi épingler les engagements fins33.

 

Dès le déclanchement de la guerre, les observateurs avertis ont prédit une crise de longue durée, le trafic des armes de guerre influençait le jugement, en sous main ; il avait surtout les conflits des partenaires autour des contrats miniers, les  convoitises des Etats voisins, lexploitation et la commercialisation illégales des richesses du Congo ;par conséquent, visiblement, il ne dépendait pas des congolais eux-mêmes dy mettre fin ,les intérêt en enjeu étant « normes et les intervenants multiples, au centre du drame congolais, il y avait et il ya toujours le problème de sécurité pour tous, certes ;mais le moment parait  indiqué pour  rappeler dune part en quelques lignes lordre économique auquel participe la RDC, les pays exportateurs des matières premières et pays industrialisés consommateurs, et pour analyser ensuite certaines questions particulières liées à la crise congolaise34

 

Parallèlement à la coopération avec les pays voisins, on doit se convaincre dune chose, qui relève des comportements au Congo, les missions dinvestissement de retour dans leurs pays, signalent souvent plusieurs pesanteurs qui découragent après un séjour dans un pays, les codes dinvestissement les meilleurs garanties juridiques ne déterminera pas pour autant le retour des investisseurs, même une fois la paix restaurée parce que les obstacles constantes sont nombreux.

On note une absence du sens de lautorité et du respect de la parole donnée de la part des beaucoup de gouvernement,

 

 

 

 

 

34 NGUYA-NDILA MALENGANA, C., op. Cit, p179.


 

ü Il ya des pratiques dissuasives dans la mentalité parmi lesquelles les modifications fréquentes les frais des chancelleries,

 

ü  La multitude des formalités dimmigration,

 

ü Les tracasseries infligées aux étrangers qui malgré tout ont créent une entreprise et sont obligés de recourir aux interventions des hommes politiques ou des officiers de larmée etc.

 

Il ya également un problème dincurité au sens large, en République Démocratique du Congo le taux de croissance du PIB et volume et de PIB par habitant, ce qui explique le fort taux de contre bande, dexportation illicite et d'activité minière clandestine, les recettes gouvernementales et les exportations ont fortement diminué depuis 40 ans.35

 

Depuis plus de dix ans léconomie congolaise a connu une récession   sans précédent ; en 2001-2002, le financement de leffort des guerres fonctionnait selon les autorités de Kinshasa 80 % des ressources  du pays et de la dette publique sélevait en 2006 à

18,9milliards de dollars, cela a permit le chaumage et le PNB par

 

habitant a chuté.

 

Voici une liste des ressources minières par province :

 

ü  Diamant :   Kasaï   Oriental,   Kasaï   Occidental Bandundu, Équateur, Province Orientale.

 

ü  Or : Province Orientale, Maniema, Katanga, Bas-Congo, Nord- Kivu, Sud-Kivu, Équateur.

 

ü  Cuivre : Katanga.

 

 

 

35   http:/ /Wikipedia. Fr . ,Economie de la République Démocratique du Congo, 2011, p11.


 

ü  Étain : Katanga, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema.

 

ü  Colombo  tantalite  (Coltan) :  Nord-Kivu,  Sud-Kivu,  Katanga, Maniema.

 

ü  Bauxite : Bas-Congo.

 

ü  Fer : Banalia, Katanga, Luebo, Kasaï-Oriental.

 

ü  Manganèse : Katanga, Bas-Congo.

 

ü  Charbon : Katanga.

 

ü  Pétrole : Bassin côtier de Moanda (en exploitation), la Cuvette

 

Centrale, Ituri, Bandundu (indices)

 

ü  Gaz méthane : Lac Kivu

 

ü  Schistes bitumeux : Mvuzi (dans le Bas-Congo)

 

ü  Cobalt : Katanga.

 

Le pays ne compte pas seulement une industrie minière, les  grandes  villes  comptent  aussi  des  industries  alimentaires, textile, chimique, de montage (Chanimetal) et des chantiers navals.

 

Lindustrie des télécommunications sans fil était dabord sous le monopole de la compagnie Télécel.

 

Depuis la libéralisation, elle se partage entre des sociétés comme  Starcel  Congo,  Vodacom,  Celtel,  SAIT  Telecom  (Oasis), Congo Chine Télécoms, Sogetel, Supercell, Tigo, etc.

 

Pour stigmatiser la vulnérabilité du Congo/Zaïre, on a fait remarquer que de grandes infrastructures économiques de ce pays seraient mieux défendues à partir des territoires des Etats voisins : complexe sidérurgique de Maluku, pont-rail de Matadi sur le fleuve, barrage hydroélectrique dInga.


 

§3. Les enjeux démographiques

 

La population congolaise est composée de plus de centaines   dethnies,   différents   groupes plusieur langues   et cultures ;  on  distingue  plusieurs  peuples  noirs  africains  parmi lesquels nous citons  :

 

ü   les bantous,

 

ü   les nilotiques,

 

ü   les pygmées et,

 

ü   es soudanais ;

 

En dehors des pygmées, les autres peuples de la RDC

 

sont venus de diverses migrations ;

 

Dans lancien temps, la RDC, fut constitué des royaumes et des empires dont le royaume kongo, kuba, lempire luba, lunda etc...Ces entités   étaient structurées, politiquement développées et ont formé des véritables Etats, tandisques dautres sont restées au niveau  segmentaire,  ce  sont  les  guerres  des  sécessions,  les invasions des autres  peuples    surtout la  traite negrière qui les avaient déstabilies et les a précipitées vers le déclin.


 

CHAPITRE II. ETUDES THEORIQUES  DES FRONTIERES EN AFRIQUE SUB-SAHERIENNE.

 

Ce chapitre, traitera lhistorique des frontières, des différentes théories de lOUA et de la protection des frontières africaines, et enfin lUA et la protection des frontières en Afrique.

 

Section 1. Les tories générales sur les frontres

 

Le sujet du droit international rede de deux manières pour déterminer les frontières. Lorsque des litiges sont nés au sujet des limites avec les Etats voisins, ces textes servent de base de règlement.

 

La notion de frontière au sens actuel, qui succède à celle de confins, est associée au développement de l'Etat moderne, tel qu'il s'est développé en Europe à partir des XIIIe  et XIVe  siècles, de nombreux Etats n'avaient toujours pas déterminé avec précision les limites de leurs territoires à la fin du XXe siècle.

 

A cette époque, des pouvoirs étatiques centraux se réaffirment, le Prince impose des lois et des impôts sur un territoire bien délimité

 

§1. Les procédés de délimitation.

 

La frontière liée à la race, cest-à-dire réunissant sous la même règle étatique les terres peuplées par les mêmes éléments ethniques, est un critère dangereux ; car il ny a rien de plus fuyant que la notion de la race, qui présente par ailleurs un risque des revendications brutales et des conflits sanglants.

 

A titre illustratif, on peut évoquer ici les cas des noirs au Sud Soudan avec des LURS, DINKA, Masalit, etc. et tant dautres ethnies non arabes et chrétiennes et animistes et cette situation


 

sera à la base de la récente    partition du pays en deux Etats indépendants souverains .ici les critères de partition étaient fondés sur la race, les croyances et les coutumes.

 

Les frontières stratégiques ont été invoquées pour une raison de sécuri, cest-à-dire daprès les exigences de la défense militaire.

 

Voilà certainement un critère qui, rejoignant en quelque sorte  celle  de  la  nature,  na  pas  une  valeur  pacificatrice ;  au contraire, elle tend à perpétuer la méfiance.

 

1 .1. Délimitation

 

Lacte conventionnel juridique par  lequel les sujets du droit international se sont convenus sur les tracées des frontières :

 

ü  Laccord bilatéral entre deux pays limitrophes par exemple : le traité de Bayonne en 1868 entre lEspagne et la France ;

 

ü  la convention multilatérale : tels que la convention de Londres de 1830 fixant les nouvelles frontières de lEtat belge, lacte de Berlin  de  1885  déterminent  les  différentes  frontières africaines ;

 

ü  Dun arrêt de la cour internationale de justice(CIJ) dont les Etats  recourent  aux  organes  juridictionnels  enfin  de déterminer les tracées des frontières terrestres, comme celle du 03 févrie 1994 des différents frontières entre  la Libye et

le Tchad au sujet de la bande dAozou.36

 

 

 

 

 

 

 

 

 

36 LIKOKU BEKONDJ ‘AOLUWA., Droit International des espaces, notes des cours, L1, RI FSSAP / UNIKIN 2007-2008, p 20.


 

1.2. Démarcation

 

La démarcation est une opération qui consiste à reporter sur terrain les tracées frontalières, elles sont fixées par les traités ou la convention, elle est une fixation visuelle, cest une preuve matérielle qui peut être la borne, il peut être aussi des cours deau, elle est fixée par les principes de lintangibilité.

 

Elle est remise en cause par le droit dingérence humanitaire qui a des diverses interprétations et parfois engendre les conflits, sil ne sert pas des prétextes aux puissances denvahir le territoire faible.37

 

Dans ces différentes délimitations des frontières citées ci-haut, nous, nous intéressons des frontières terrestres parce que cest la source des différends.

 

La conception de frontière correspondant à la nation ; des groupements dhommes animés dun vouloir vivre en commun, se heurte à beaucoup de difficultés insurmontables, elle introduit des facteurs tels que de culture, la langue, les traditions et même lignorance, le hasard,  la passion et donc une instabilité dans la composition dun des éléments essentiels de lEtat.

 

SECTION      2.    Souveraineté      territoriale       et    son    fondement juridique

 

Affaire des juristes, entend-on dire, on croit les frontières voler en éclats au profit des marchés planétaires et le principe de lintangibilité de celles  héritées de la colonisation de devenir de plus en plus désuet ; par conséquent, les écrits et les plaidoiries sur la

souveraineté territoriale ressemblent à un combat darrière garde.

 

 

37 YEMBA POYOTOMBE., Les Frontres Internationales et Les Limites Provinciales de

Katanga, in Congo-Afrique n °332, février, 1999, Pp 10 -11.


 

La souveraineté a pour fondement juridique prévenir les différends entre les Etats au sujet des frontières, cest-à-dire, linterdiction  de  toute  modificatiodes  frontières  internationales dun Etat sans laccord préalable de ce dernier, sa performance est solennellement affirmée dans les actes internationaux38.

 

Dès les premières années des indépendances africaine, la notion de frontière était à lordre du jour, ce problème était de savoir sil fallait remettre en cause ces tracées frontalières.

 

Et beaucoup dEtats Africains savaient que la remise en cause des frontières étatiques serait à base de désignation et des conflits entre peuple.

 

2.1. Le principe de l’uti posseditis de juris

 

Linstitution ancienne qui remonte du droit romain, luti posseditis visait à maintenir de manière générale la possession à lEtat,  cest-à-dire  en  cas  des  litiges  des  biens,  attribuer  la possession provisoire à celui qui le détient en ce moment39.

 

Appliqué par les anciennes colonies espagnoles en Amérique latine en 1810, luti passedetis juris consistait à garder comme frontières les limites administratives ; concrètement, luti de juris  est lofficialisation en droit international contemporain du statut quo ante, autrement dit, garder les frontières comme elles ont été  avant  les  indépendancesérigé  en  principe  du  droit international, luti possedetis juris à été incorporée dans la pratique du droit international africain à partir de 1964, et aujourdhui lintérêt de ce principe est incontestable en droit international des

espaces, ceci ne constitue pas en soi une règle de jus cognes parce

 

 

 

38 LIKOKU BEKODJ’OLUWA ., op.cit., p15.

39   LIKOKU BEKONDJ’OLUWA., op cit, p17.


 

quil peut être dérogé par un simple arrangement entre deux parties

 

.

 

Parfois les gens ont tendance à confondre ce principe à celui de lintégrité territoriale, de linviolabilité des frontières adoptés par les Etats sud-africains pendant leurs indépendances. Ces Etats furent  colonisés  par  lEspagne  et  lors  de  laccession  à lindépendance, ils se sont convenus de maintenir les frontières tracées par leurs colonisateurs.

 

2.2. Le principe d’intangibilité des frontières.

 

Lintangibilité  des  frontières ;ce  précepte  dérivé  de  la combinaison de principe de souveraineté et dintégrité territoriale postule que les tracées frontalières ne peuvent pas être modifiées sans le consentement libre et exprès des Etats concernés, les frontières    peuvent    être    modifes » ,conformément    au    Droit international par des moyens pacifiques et par voie daccord ,acte final de Helsinki,1975),fondée sur la recherche de la stabilité » et du maintien du statu quo, lintangibilité soppose aux principes qui

,comme le droit du peuples à disposer deux-mêmes , sont plus

 

favorables au changement .40

 

Aujourdhui ce principe est placé au rang des règles générales du droit international, ainsi la Cour Internationale de Justice affirme quil existe une obligation de respecter des frontières internationales préexistantes en cas de succession dEtat et qui est qualifiée de principe fondamental de lintangibilité des frontières et

soppose à la modification unilatérale des frontières.

 

 

 

 

 

 

 

40 ATTAR, F., op cit, p487.


 

§1. Frontières et statut des personnes physiques

 

Lappartenance des personnes physiques aux peuples qui composaient les Etats précoloniaux ne parait pas avoir été régulée de manière aussi rigoureuse que dans lEtat colonial ou postcoloniale.

 

Elle était parfois basée plus sur un lien dallégeance entre le souverain et les sujets, dont le fondement pouvait être ethnique ou religieux que sur lintégration dans une communauté internationale.

 

LEtat moderne a clairement conféré au territoire son identité politique. Il a fixé ce rattachement dans sa loi, dans son droit en délimitant ses frontières avec ses voisins. Il a crée la distinction entre nationaux et les étrangers.41

 

Dans beaucoup des jeunes Etats dAfrique vivent de nombreux étrangers, qui ont parfois largement contribué au développement dun pays à lépoque coloniale.

 

§.2.Différentes sortes des frontières

 

On distingue généralement deux sortes des frontières : les frontières naturelles et artificielles, la nature en tant que critère nest pas à confondre avec les frontières naturelles.

 

A la différence des frontières artificielles, les frontières naturelles se servent des éléments de la nature (repères naturels constitués par des montagnes, des cours deau, des lacs, etc.) pour déterminer les limite des territoires. Les frontières artificielles sont à

distinguer du caractère arbitraire des délimitations coloniales, elles

 

 

 

41 COULON Christian., Etat et Identité in Cart e d id en t it é,  com ment  d it -on  nous en

politique « Sous la direction de Denis-Constant Martin, Presse de la Fondation Nationale des

Sciences Politiques, 1994, pp.285-286.


 

sont astronomiques, quand on se réfère aux parallèles de latitude ou aux méridiens de longitude ; elles sont géométriques, lorsquon utilise une ligne droite  reliant deux points connus ou bien on trace un arc de cercle, dont le rayon est établi à partir dun point donné.

 

a. Les frontières naturelles

 

Ce sont des éléments naturels physiques identifiés qui servent à déterminer les limites entre deux Etats ; par exemple le cas de la RDC et le Congo Brazzaville.

 

Bref, on tient compte dun obstacle naturel pour déterminer les points de séparation entre deux territoires de préférence  deux  Etats  porte  sur  la  recherche  des  frontières naturelles  pour délimiter leurs territoires, en estimant quils offrent des garanties de la sécurité juridique que les lignes artificielles.

 

b. Les frontières artificielles

 

Ce Sont des frontières tracées par les hommes, elles sont des frontières auxquelles recourent les Etats, faute dobstacle naturels, cest tantôt des lignes astronomiques, méridiens ou parallèles par exemple la frontière délimitant la Corée du sud à la Corée du Nord42

 

Tous les dirigeants africains saccordent pour reconnaitre que les frontières tracées par les puissances coloniales ont eu un caractère artificiel, de même les auteurs africains  et africanistes qui abordent les problèmes des frontières ne manque pas de laborder dans ce sens, cest une de raison  de plus qui devait conduire à la conférence panafricaine des peuples du continent noir organisé en décembre 1958 à réclamer la rectification dans les meilleurs délais

de ces frontières artificielles destinées à diviser les peuples africains.

 

42 LIKOKU BEKONDJ’AOLUA ., op.cit , Pp 18 -19.


 

En Afrique australe, la RSA profite de linconsistance institutionnelle des Etats voisins pour établir avec eux des relations asymétriques, au point où, grâce aux flux dinvestissements et aux réseaux déchange régional, le Swaziland, le Lesotho et le Mozambique sont en passe de devenir parties intégrantes de ses provinces43.

 

Ainsi assiste-t-on progressivement à la naissance de formations sociales où la guerre et lorganisation pour la guerre tendent à devenir des fonctions régulières.

 

Le conflit armé, dans ces conditions, nest pas seulement mené dans le dessein de défendre un territoire devenu insuffisant (cas du Rwanda), il investit lensemble du champ social et politique, jouant désormais comme un facteur de différenciation à léchelle régionale  dans  un  pur  processus  de  reproduction-destruction, comme  lattestent     aussi     bien  les  cycles  des  massacres  et boucheries humaines que les pillages et le brigandage (sur le modèle des razzias du XIXe  siècle)

 

Section 3. Historique des frontières en Afrique

 

La notion   de frontière prend tout son sens avec l'apparition du modèle westphalien, issu du traité de Westphalie (1648).

 

Toutefois, la notion de frontière précise et intangible, n'a pas toujours existé dans de nombreuses régions et à des époques diverses. Ainsi  les limites de frontières n'étaient pas définies avec précision. Progressivement, lessor de la cartographie permette aux dirigeants  de  mieux  prendre  conscience  de  leur  territoire  et  de

mieux le contrôler. Avec la Révolution française, l'idée prend une

 

 

43 Lire Conseil de Sécurité des Nations- Unies, Résolution du 23 août 1960,142 [S/4377].


 

intensité nouvelle: les révolutionnaires veulent donner à la France un territoire unifié et précisément délimité et supprimer toutes les enclaves et exclaves qui compliquent le dessin du territoire national. Ce territoire  doit être linéaire et les frontières intérieures abolies

 

Les Etats issus de la décolonisation ont été immédiatement  confrontés  aux  tentatives  des  sécessions     aux conflits des frontières.44 , Sous-développement à fragilité politique, aux rivalités des grandes puissances et au maintien, jusquau début

1990 du pouvoir blanc en Afrique du Sud ».

 

Entre les causes internes et les rivalités des puissances, une question dappréciation peut faire prévaloir les unes sur les autres. Généralement, les conflits découlent plus des politiques internes que du fait des découpages des frontières.

 

Cette   division   très   sensibl caus de   nombreuses tensions  et  de  coups  dEtat,  a  tourné  au  tragique  lors  de  la sécession, le 27 mai 1967, de la province orientale, peuplée dIbos, sous  la  direction  du  colonel  Ojoukwu.  Affamée  par  le  général Yakubu Gowon, chef de lEtat Nigérian, la province rebelle a regagné la Fédération, en janvier 1970.

 

Le Nigeria, le Soudan, la te dIvoire ont été fréquemment le théâtre des tensions ethniques entre musulmans et chrétiens pour des raisons économiques et politiques.

La frontière, une source dinsécurité et donc  dinstabilité politique, ne peut donc faciliter le développement.

 

 

 

 

 

 

44 MBUMA AKPANGBA., « le contexte historico juridique des frontières africaines », Mouvements et enjeux, Revue de la Chaire de dynamique sociale, N°009, janvier février

2003, pp.57-58.


 

La délimitation des frontières africaines a été qualifiée darbitraire, parce que dit-on, elle na pas tenu compte des réalités africaines et des aspirations, des populations locales des régions occupées. Les frontière étant facteur de paix, symbole de lindépendance et de sécurité car sa violence est un casus belli.

 

Or, lenjeu africain est dabord lié à limportance du continent en matières premières dont dépendent les industries de grandes puissances européennes.45 .

 

La frontière coloniale a précisé les contours du pouvoir politique dans les régions ou des communautés humaines, grandes et petites, vivait ici juxtaposés, là imbriquées  les relations des types féodal. Toutes fois établies au gain des conquêtes coloniales les limite territoriale ont   e un incidenc directe su les populations et les ressources naturelles (foret, cours deau, mines etc.). Brusquement, partager entre Etats souverains, les nouvelles nations africaines issues de la décolonisation ont «épousé à leur naissance  le cadre politico juridique interne ou international créé par les maitres dhier des raisons de sécurité ou de stabilité  du continent ont conduit leur nouveau Etat à adopter le principe de lintangibilité des frontières hérités de la colonisation ce faisant-ils, ont accru ces divisions et avalis la rupture dancien équilibre naturelles et économiques46 .

 

En effet, où il est appliqué aux vrais ennemis de la paix et de la liberté, le terrorisme mobilise les énergies, Comme le fut le communisme virulent, il porte en lui une charge dynamisant dans  les  domaines  des  renseignements  civils et  militaires  de  la

défense.

 

 

45 GERARD CHALIAND., op cit, Pp 55-64.

46 NGUYANDILA MALENGANA, C., op cit, p119.


 

Toutefois, dans les faits, des deux derniers siècles, les frontières visibles, matérielles ou symboliques, historiques ou naturelles de lAfrique nont cessé de sétirer et de se contracter. Des formes  inéditeet  inattendues  de  territorialités  sont  apparues. Leurs bornes ne recoupent pas nécessairement les limites officielles, les normes ou le langage des Etats.

 

Pour lessentiel, deux thèses signorent :

 

Dune part prévaut lidée selon laquelle les frontières des Etats  africains  sont  des  créations  coloniales,  Or  le  discours supposé  rendre  compte  dces  transformations  lea, paradoxalement occultées.

 

Dautre part prétend-on quune sorte dintégration régionale serait en cours « par le bas »: elle se réaliserait en marge des institutions, à travers des solidarités socioculturelles et des réseaux marchands transfrontaliers.

 

Ces  deux  points  de  vue  reposent  sur  une  vision simpliste. L'idée de créer des limites précises, permettant de clarifier les situations juridiques s'impose progressivement dans les régions sous contrôle européenne.47

 

3.1. Les frontières mouvantes du continent africain

 

Migrations régionales, éclatement des Etats, recompositions opolitiques, lAfrique nen finit pas de se déchirer et de se transformer, sous les effets conjugués de sa démographie, de lurbanisation massive et des ambitions économiques, militaires

ou religieuses qui sy déploient.

 

 

 

 

 

47 Lire Le terrorisme se nourrit de la misère ., « Démocratiser la mondialisation» journal de la mutualité chtienne, n°1262 du 3 octobre 2002.


 

Ces conflits et mouvements coïncident rarement avec le cadre étatique, et lesprit peine à les identifier.

 

En effet, un autre agencement spatial est en cours, et une autre donne géopolitique se met en place dans le cadre du ghetto stratégique qui est devenue lAfrique de laprès -guerre froide. Cette trajectoire se situe partiellement dans la continuité des grands mouvements de destruction et de reconstitution de lEtat du XIXe siècle (parfois, ils se déroulent purement et simplement sur les mêmes espaces quau siècle dernier); mais il sy greffe aussi des dynamiques introduites par la colonisation et reconduites, pour lessentiel, par les régimes indépendants Par le biais de la guerre et de lavortement du projet démocratique, cet enchevêtrement de dynamiques    provoque    une    « sortie    de    lEtat »,    cest-à-dire lémergence de formes de souveraineté, de régulation politique et sociale hors de lEtat.

 

De   ce parties   émergen trois   figure territoriales majeures .première figurent : le deux extrémités du continent

 

Dans le cadre de la réorganisation du monde, lAfrique du Nord-Est actuellement écartelée entre des pressions parallèles, une parti d l zon es attiré pa la   Méditerranée :   sans nécessairement en épouser les valeurs culturelles, elle cherche à arrimer son futur économique à lEurope occidentale. Une autre partie est tournée vers les lieux de mémoire de lislam, au Proche- Orient.

 

Quant à la part africaine de lidentité des pays du Maghreb, elle est problématique aussi bien pour les autres Africains que pour les pays concernés eux-mêmes.


 

En définissant les populations nord-africaines à partir du seul registre de larabité, on gomme la part « créole » de cette région que  traduisent  bien  toutes  les  histoires  locales  antérieures  à larrivée des Arabes et de lislam.

 

Au sud du Sahara, linfluence musulmane Nord-africaine est de plus en plus concurrencée par lactivisme saoudien et iranien.

 

Ces deux pays sont présents dans des domaines aussi variés que la formation des intellectuels islamisant, la socialisation des prédicateurs, la construction des mosquées, le financement dœuvres de charité et des diverses fondations, bien quen recul, la présence marocaine se fait encore sentir, notamment dans lAfrique de lOuest musulmane (Mali, Sénégal).48

 

Mais, alors que lAfrique du Nord se déconnecte du reste du  continent,  une  « Déterritorialisation  »  se  développe  sur  les pourtours du désert du Sahara, elle englobe dans un même mouvement dérosion des souverainetés, aussi bien le Nord du continent que lAfrique noire proprement dite une vaste frontière à géométrie  variable  découpe,  de  paret  dautre  du  désert,  des espaces mouvants : des confins de lAlgérie jusquà ceux du Borkou (Ennedi et Tibesti, au Nord du Tchad), aux portes occidentales du Soudan.

 

Dans ce vaste espace, les logiques de segmentation se combinent avec des logiques des clans et déchanges49.

 

Ici, les populations se caractérisent par le métissage séculaire, litinérance et une acculturation réciproque qui convoque

pêle-mêle, plusieurs registres identitaires parcourus par des acteurs

 

 

 

48 http://www.statistiques-mondiales.com/congo_kinshasa.htm 2011

49 http://www.A,b,c,d,e et aménagement linguistique dans le monde : Congo Kinshasa 2011.


 

tant  étatiques qunon  étatiques, pades nomades,  des commerçants et des aventuriers, et structurés par une véritable chaîne de suzerainetés. Cet espace reste fortement marqué par une culture de la razzia et du butin, ici plus quailleurs, la forme de territorialité dominante est itinérante et nomadique.

 

Sahara,  espace  nomadique  Lespace  national  fait,  en effet, lobjet dune superposition des localités et des divisions internes, les unes historiques, les autres institutionnelles, voire culturelles et territoriales sur chaque localité pèsent des diverses juridictions : étatique, traditionnelle et religieuse.

 

Un enchevêtrement des « pays  » et de « communautés  » juxtapose des ordres différents dont la coexistence est perturbée par une multiplicité des conflits locaux, la plupart de ces conflits sexpriment sous la forme dune opposition entre populations autochtones et populations allones, la citoyenneté étant conçue en termes ethniques et territoriaux, et la jouissance de ce qui tient lieu de droits civiques découlant du principe dappartenance à une ethnie et à une localité, la dissolution de lEtat seffectue dans deux directions apparemment opposées :

 

Dun côté, plusieurs formes des territorialités sentrecoupent, saffrontent et se relaient, produisant, au passage, un amas des forces endogènes qui se dissipent et se neutralisent mutuellement.

 

De lautre, limagination autoritaire a pris des formes multiples, notamment celle dune institution militaire paranoïaque et dune culture de la tricherie, des conflits à répétition déchirent les régions qui servent dépicentre à la production pétrolière sans prendre la forme des guerres classiques, quils opposent.


 

La  deuxième  figure  territoriale  dimportance  apparaît sous la forme dune diagonale recoupant les zones de guerre de la corne de lAfrique, des Grands Lacs et du Congo. Cette diagonale débouche sur lAtlantique, via lAngola et le Congo-Brazzaville.

 

Dans la continuité des mouvements du XIXe siècle et derrière le masque des Etats autoritaires hérités de la colonisation, le morcellement du pouvoir sest poursuivi au cours des vingt dernières années, les rapports entre lappareil étatique central et les sujets que celui-ci administrait nont cessé de se distendre Parallèlement,  des  « principautés  militaires »  ont  vu  le  jour  au Rwanda, en Ouganda, au Burundi et, dans une moindre mesure, en Ethiopie et en Erythrée.

 

La troisième grande figure territoriale émerge dans le contexte dune internationalisation des échanges et des nouvelles formes dexploitation des produits du sous-sol, trois ressources se distinguent de ce point de vue :

 

Le pétrole, les forêts et le diamant, le pétrole, en particulier,  est  à  lorigine  de  lémergence  dune  économie ultramarine dont le centre de gravité est désormais le golfe de Guinée, qui, dans sa version étendue, recouvre une longue façade maritime allant du Nigeria jusquà lAngola.

 

Il est adossé sur un arrière-pays caractérisé par lexploitation du proche intérieur forestier et des zones continentales périphériques (dont le bassin du lac Tchad constitue le pylône).

 

Dans la géopolitique mondiale des hydrocarbures, il est devenu  lune  des  zones  où  facteurs  transnationaux  et  facteurs locaux simbriquent, provoquant dimportantes recompositions.

 

Deux facteurs ont été à la base de cette recomposition.


 

Dune part, les Etats du golfe de Guinée ont procédé, au cours  des  années  80,  à  loctroi  dimportantes  concessions  à plusieurs sociétés occidentales spécialisées dans lexploration pétrolière, alors que trois compagnies (Shell, Agip et Elf) dominaient la région jusquau début des années 80, cette dernière compte aujourdhui plus dune vingtaine de firmes disposant de permis pétroliers (dont Chevron, Texaco, Total Fina, Norsk Hydro, Stat oïl, Perenco, Amoco),dimportants investissements et lintroduction des nouvelles technologies dextractions ont permis la découverte puis lexploitation des nouveaux champs, parfois géants (Dalia, Kuito, Landana  et  Girasol  en  Angola ;  Nkossa,  Kitina  et  Moho  au Congo ;Zafiro en Guinée-Equatoriale ; Bonga au Nigeria) .

 

Ainsi que lextension des périmètres anciens, cest notamment le cas de loffshore profond (zones où la profondeur deau dépasse 200-300 mètres).

 

Dautre part, la nouvelle frontière pétrolière coïncidence, paradoxalement,   ave lune   de limite frontalière le plus marquées de la dissolution de lEtat en Afrique symptomatiques sont à cet égard, les situations du Nigeria, de lAngola et du Congo- Brazzaville.

 

Les profonds mouvements de  déterritorialisation  qui affectent le continent prennent un visage inédit au Nigeria, ici, par- devers luniformisation toute formelle dun Etat fédéral domine un emboîtement de formes de contrôle et de régulation que lindirect rule  britannique avait déjà encouragées.

 

La guerre est le moyen fondamental pour repartager les richesses du monde; c'est-à-dire les ressources des profits dans ce recours  à la guerre comme moyen dappropriation des richesses ;les


 

acteurs majeurs des grandes puissances et les multi ou transnationales nouent et renouent les alliances avec les acteurs apparents  (Etats ;chefs  dEtat  sous  mouvement)qui  demeurent interchangeables tant quils acceptent de jouer le rôle de sous- traitants ou délites compradores ;Mobutu et le zaïre ont joué ce rôle des années 60 jusquaux années 80 en Afrique centrale

 

Section 4. LOUA et la protection des frontières africaines

 

LOrganisation de lUnité Africaine  en sigle lOUA, a été créée pour plusieurs raisons dont lune delles est la résolution pacifique des conflits frontaliers entre les pays africains consignée dans sa Charte aux articles 3 et 1950.

 

En effet, les Etats africains sont nés de lhistoire de la colonisation et les tracés frontaliers ont  été faits sans laccord des africains, cela à eu divisé le même peuple, la même tribu, voire un même dans plusieurs Etats africains :(ex les zajhawas, les kongo, les teke).

 

Depuis la prise de position de cette organisation, il ya toujours le reflet des contradictions internes .Cette Union défend le statuquo territoriale ,par exemple dans le conflit au Sahara occidental  ,lUnion  Africaine  ne  pouvait  être  quun  miroir  de divisions :la position du Polisario privilégiait le respect de tracées frontalières ,les alliées du Maroc soutiennent un équilibre politique

,la stabilité de la monarchie alaouite admis en 1982 au sein de lorganisation de la république sahraouie confirmait lattachement

au principe dintangibilité des frontières51.

 

 

 

 

 

 

50 Lire La charte des Nations-Unis en Afrique, Article 3 et 19 1960,Pp.6-12.

51 Lire Le Conseil des Nations-Unies, Résolution du 23 Aout 1960,42/S/4377.


 

Cette organisation à toujours souffert dune pénurie de moyen pour faire face aux différends qui déchirent le continent africain, alors qua la fin des années 70,certains Etats comme le Nigeria, la Tanzanie hostiles aux interventions des ex- puissances coloniales préconisèrent la création dune force dinterposition africaine mais cela ne se concrétisa pas.

 

En 1979-1980, la force dinterposition africaine était déployée quelques mois au Tchad, pour permettre lexécution de laccord de réconciliation nationale et finir les velléités expansionnistes du colonel Kadhafi sur la bande dAozou.

 

En 1981, lors de sa 17éme conférence, elle adopte une charte des droits de lhomme et des peuples ,entrée en vigueur le 21 octobre 1986 dont le dispositif est plus modeste  que ceux des conventions européennes  et américaines de droit de lhomme, une de cette commission, particulièrement celle de droit de lhomme et du peuple peut être saisie par les Etats que par les personnes physiques ou morales, des plaintes relatives aux violations de droit de lhomme mais la procédure ne conduit pas à la saisie de la juridiction, cette commission attire seulement lattention de chefs dEtats et du gouvernement sur le cas qui sont graves, le seul que lUA accepta la modification majeure fut lors de laccession de lErythrée considéré comme province éthiopienne lindépendance au mois de mai 1993, suite à un referendum dauto détermination.

 

Au-delà de cette situation entre la volonté politique  de constituer une véritable unité des Etats africains et les principes de lintangibilité des frontières, le 54 Etats de lAfrique développèrent une politique dunion dans ce cadre plusieurs tentatives virent le jour telles que; la communauté économique des Etats de pays des grands lacs (CPGL), celle des Etas de lAfrique de louest (CEDEAO),


 

lunion douanière et économique de lAfrique centrale (UDEAC), la communauté de lAfrique de lEst (CAE),la communauté pour le développement de lAfrique australe (SADC) etc.52.

 

a. Les frontières africaines et la doctrine de lOUA

 

Les Etats membres ont lobligation juridique de gler pacifiquement les différends, la doctrine de lOUA est relative au règlement pacifique des différends conformément au droit international et à la charte.

 

En outre, si chaque Etat a lobligation de rechercher un règlement des conflits, cependant  rien ne loblige à reconnaitre la compétence de  commission de la médiation ; et sil la reconnait, il ya accord soit par la médiation, ou conciliation ou soit encore larbitrage.53

 

En effet, avant sa création, il avait déjà un courant révisionniste favorable à la rectification des frontières coloniales, le moyen proposé pour la résolution  de ce problème  de ce temps fut le groupement des pays colonisés tels que les Etats-Unis dAfrique noire, la fédération de mali. Lors de la conférence dAddis-Abeba de

1963 , léchec de ce groupement influença la solution adoptée, on vit

 

le président malien MODIBO KEITA déclarer que « lunité africaine exige de chacun de nous le respect intégral de lhéritage colonial

,c'est-à-dire de maintenir les frontières actuelles de nos Etats respectifs » .De son coté, Houphouët BOIGNY, déclarait quon dit que les frontières sont des cicatrices de lhistoire, les magiciens de lesthétique auront beau user de leur talent extraordinaire, ils ne

parviendront  pas  de  sitôt  à  effacer  ces  cicatrices  de  la  surface

 

 

 

 

52 GONIDEC, P ,F., L’ OUA, t ren te a n s a p rès: L’ Un it é n Africain e à l’ ép reu ve  , éd, Karthala,1993,Paris, p187- 193

53Idem ., Op cit, P9.


 

terrestre ,cela nest pas indispensable à la réalisation de lunité qui nous préoccupe.54

 

Les dispositions juridiques excluaient lOUA à intervenir dans  les  conflits  internes  conformément  au  principe  de  non ingérence dans les affaires internes de lEtat consacré par la charte, cela a été mit à lépreuve suite aux guerres civiles déclenchées par les peuples rebelles comme celui   de la sécession du Biafra au Nigeria ,LOUA a essayé de mettre fin à la lutte armée et à trouvé une solution en rappelant le principe de lunité et de lintégrité territoriale du Nigeria, il veut que les conflits en Afrique soit réglés entre les africains eux-mêmes.55

 

En revanche, à partir de 1970, la résolution vise simultanément le principe dintégrité territoriale et celui de lintangibilité des frontières existantes, il est évident que ces deux principes aboutissent aux mêmes sultats, à savoir :

 

v  Le maintien du statuquo :

 

La préservation de lespace national, lélément constitutif de lEtat mais ceci nautorise pas pour autant à la confondre.

 

Doù, les projets des tentatives éphémères de fédération de certain Etats africains comme en 1959, pour la fédération regroupant  le  Sénégal,  le  Beninle  Burkina  Faso,  le  Mali,  En Soudan ;en  1963,le  rêve  panafricain  se  concrétisa  lors  de  la constitution de lorganisation de lunité africaine(OUA)qui deviendra lunion africaine (UA) en 2002,par contre si celle- ci se referait aux

principes    tiersmondistes(égalités    souveraine    des    Etats    ,non

 

 

 

 

54 GONIDEC., p197.

55 MOH BINNOUNA, C, F.,  le  con sen t ement  à l’in ren ce  milit aire d an s les con f lit s  int ern es ,

LGDJ, paris, 1974, p61.


 

ingérence dans les affaires intérieures des Etats),elle a eu pour fondement le maintien des frontières héritées de la colonisation.

 

En 1964, lOUA avait tranché en faveur de maintien des frontières  héries  de  la  colonisatioet  avait  adopté  au Caire(Egypte) en 1964, à la conférence des chefs dEtats et gouvernement dans la partie intitulée « litige entre Etats africains au sujet des frontières »le principe dintangibilité des frontières héritées de la colonisation.

 

Si le principe de lintangibilité des frontières constitue le principe dominant de la doctrine de lOUA, il ne sagit pas dun principe sacro- saint destiné à préserver quoi quil arrive des frontières immuables56

 

LOUA avait déclaré aussi que « lunité africaine exige que le règlement de tous les différends soit recherché dans le cadre de lOUA ».Tel est le cas du conflit somalien-éthiopien de 196457.

 

Cependant, si la paix et la sécurité internationales sont menacées,  lONU  ne  peut  éviter  dintervenir,  elle  intervient  soit seule, soit avec lOUA qui  sest révélée impuissante à régler seule certains conflits africains comme par exemple les conflits dans  la région de grands lacs africains ou en Somalie.

 

En effet, elle a effacé les contradictions, sources des conflits entre les Etats, depuis les indépendances, la question sur les frontières est lune des causes des  conflits en Afrique centrale

 

Ce dernier principe est important car il est consécutif au

 

règlement des conflits territoriaux et particulièrement des conflits

 

 

56 BENMESSAOUD TREDANO., op cit, pp 202- 203.

57 RENOUVAIN cité par NKUNKU A LUBIKU J.,La problématique des frontres comme source

des conflits en Afrique ,cas de la sous-région de grand lacs,  moire de licence RI , FSSAP/ UNIKIN, 2004-2005,p25.


 

frontaliers. Il a été adopté lors de la conférence au sommet des chefs dEtats et des gouvernements en 1964 au Caire.


 

CHAPITRE III. LES FRONTIERES NATIONALES CONGOLAISES ET L’INSECURITE PERMANENTE

 

EN AFRIQUE CENTRALE.

 

 

Dans ce chapitre, nous tenterons  tour à tour, détudier les réalités sur les frontières congolaises et linsécurité dans les pays des  grands-lacsles  causes  et  conséquences  des  ces  conflits et enfin, nous proposerons les perspective et les suggestions.

 

Section 1. Aperçu des frontières congolaises

 

Conquis au XIX siècle par le roi des Belges Léopold II, le Congo a été reconnu internationalement sous lappellation dAssociation  Internationale  du  Congo(A.I.C)  puis  dEtat Indépendant du Congo (E.I.C).

 

Les   Frontière ont   été   reconnue à   l'issu d la conférence de Berlin, en 1885 ,Le 1er  août 1885, Léopold II ROI de la Belgique accepta la souveraineté sur l'Etat indépendant du Congo.

 

La spécificité de ce régime colonial résida dans le fait que dans un premier temps le Congo fut considéré comme une possession personnelle et privée du Roi.

 

En 1908, le Souverain fit don à l'État belge de la colonie, suite notamment à certaines critiques de la presse anglo-saxonne concernant sa gestion. La Belgique administra la colonie jusqu son indépendance en 1960.

 

La République démocratique du Congo s'étend de l'Océan atlantique au plateau de l'Est et correspond à la majeure partie du bassin du fleuve Congo, véritable colonne vertébrale du pays. Plus grand pays d'Afrique après l'Algérie, Le fleuve Congo donne au pays son seul accès à l'océan Atlantique dans la ville portuaire de Banana


 

(dans un étroit corridor sur la rive gauche du fleuve traversant le territoire de l'Angola, qui dispose de la rive gauche, et dont il crée une petite esclave sur la côte atlantique entre le nord du fleuve et la frontière de la république voisine du Congo).

Le nord du pays est un des plus grands domaines de forêt équatoriale au monde, lEst du pays borde le grand rift est- africain, domaine des montagnes, des collines, des grands lacs mais aussi  des  volcans.  Le  Sud  et  le  centre,  domaine  des  savanes arborées, forment un haut plateau riche en minerais à lextrême Ouest, une quarantaine de kilomètres au nord de l'embouchure du fleuve Congo sétale une côte sur locéan Atlantique.

Le pays partage ses frontières avec lenclave de Cabinda

 

(Angola) et la République du Congo à louest, la République centrafricaine et le Soudan du Sud au nord, lOuganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie à lEst, la Zambie et lAngola au Sud[3].

En raison de sa grande superficie, de ses énormes richesses et de son importante population, la République Démocratique  du  Congo  est  l'un  des  « géants »  d'Afrique,  avec l'Égypte, le Nigeria et l'Afrique du Sud . Cest le quatrième pays le plus peuplé d'Afrique et le plus peuplé d'Afrique centrale.

 

Après la seconde guerre mondiale, toutes les colonies sont devenues indépendantes, les frontières sont restées quasiment les mêmes.

 

Les différends frontaliers ont opposé des Etats africains dans  des  conflits  interétatiques,  certes ;  mais,  cest  de  manière indirecte que les conflits internes sont rattachés aux découpages de lAfrique58,  ces  découpages  constituent  certainement  un  facteur

historique, une cause lointaine liée aux rivalités entre les grandes

 

58 MVUMBI NGOMA., op cit, p70.


 

puissances, dont lobjectif est de semparer des richesses du continent noir et de la République Démocratique du Congo en particulier.

 

Les frontières du Congo Kinshasa avec ses neuf voisins sont régies uniquement par des textes de nature diplomatique, Lorsque des litiges sont nés au sujet des limites avec les Etats voisins entre autres le Rwanda, lAngola, ces textes ont servi de base de règlement59.

 

Les imperfections des délimitations coloniales et la démarcation sont deux éléments qui déterminent lEtat physique et la qualité des frontières de la RDC, toutes les limites de ce pays avec ses neufs Etats voisins ont été fixées par les accords internationaux.

 

Cependant des imperfections subsistent ; elles tiennent généralement  aux limites qui suivent de cours deaux, à la ligne frontalière non  indiquée avec précision.

 

Ainsi  les  iles  de  moindre  importance  nont  pas  été réparties et, quand on a visé les thalwegs des rivières, ceux-ci nont pas été identifiés, sans doute à cause  des couts que cela aurait entrainés .Lanalyse des traités de frontières du Congo Kinshasa avec ses voisins a relevé des erreurs, incertitudes et inachèvement qui sont souvent des sources des conflits.60

 

§1. La porosité des frontières de lEst de la RDC comme source des conflits et l’insécurité dans la Région des Grands- Lacs Africains

 

Les    puissances    coloniales    ont    fixé   des    frontières

 

rectilignes tracées daprès des parallèles de latitude et des méridiens

 

 

 

59 NGUYA-NDILA, MALENGANA, C ., op cit, p97.

60 NGUYA-NDILA MALENGANA, C., op cit,pp 95- 97.


 

de longitude. Elles ont aussi souvent recherché des frontières plus naturelles en se référant aux cours deaux, aux lignes de partage des eaux ou aux chaines de montagnes; elles nont pas pour autant abandonné le procédé de frontières artificielles basées sur les lignes géométriques.

 

Pour pallier à cet inachèvement, des commissions mixtes de délimitation ont été créées par les puissances voisines pour continuer  le  travail  de  partage,  ce  qui  a  été  fait  à  titre  de rectification  entre  lAssociation  Internationale  du Congo  devenue Etat Indépendant du Congo et les conventions comportaient alors, en plus dune délimitation plus détaillée, des clauses relatives à une certaine coopération entre Etats voisins.61

 

Par exemple la convention entre lA.I.C et le Portugal signée à Bruxelles le 25 mai 1891,des dispositions fiscales concernant le droit de sortie à percevoir sur les marchandises exportées par les rivières frontières, au règlement des conflits par recours à larbitrage et surtout des conflits des commissions des démarcations ;des  commissions  mixtes  ont  ainsi  été  chargées dexprimer sur   terrain les frontières décrites dans les traités de base.

 

Au lendemain de la proclamation de lindépendance, la République Démocratique du Congo a fait, à linstar dautres Etats nouveaux, une déclaration de succession aux engagements internationaux qui sappliquaient sur son territoire.

 

Ainsi,   à   la   différence   des   Etats   Africains   issus   des

 

découpages  administratifs  opérés  par  les  anciennes  puissances

 

 

 

 

 

61NGUYA NDILA MALENGANA. , op cit..p9.


 

coloniales, cest la preuve    que les parties à ces litiges également acceptaient  la reconduction des traités anciens.

 

Depuis longtemps, bien avant le conflit de 1998, les richesses naturelles ont fait l'objet de troc, de contrebande et de trafic  enrichissant  la  classe  dirigeante  de  l'ex-Zaïre,  elles  ont toujours exacerbé les convoitises des pays voisins de la RDC, en loccurrence le Rwanda et l'Ouganda ;qui occupèrent les provinces de  l'Est  du  pays  entre  1996  et  2002,et  y  ont  livré  des  luttes fratricides .

 

§.2. Les différents points de vue

 

2.1. Du point de vue ethnique.

 

La  persistance  du  conflit  à  l'Est  de  la  RDC  vient confirmer que le Kivu demeure le ventre mou de toute tentative de stabilisation  et  que  les  racines  de  cette  instabilité  demeurent ancrées dans cette région frontalière au cœur des Grands Lacs.

 

Ceux-ci sont de plusieurs ordres :

 

ü   tensions  existantes  depuis  1959  entre  les  populations Rwandophones et les autres en territoires de Rutshuru et de Masisi liées à la question de la nationalité et à l'accès au foncier ;

 

ü   un équilibre ethnique instable mis à mal par le génocide Rwandais, lequel ayant provoqué un afflux de populations Rwandophones a créé un «schisme» entre hutus et tutsis congolais ;

 

ü   la richesse de son sous-sol, qui attire la convoitise des pays voisins et des groupes rebelles. Plusieurs protagonistes du conflit trouvent aujourd'hui un intérêt à voir continuer les


 

hostilités   cales   revenus   qu'ils   tirende   l'exploitation illégale des ressources naturelles en dépendent;

 

ü   tensions  persistantes  entre  la  RDC  et  le  Rwanda.  Ce dernier considère que dans l'Est de la RDC, se joue des enjeux pour sa stabilité intérieure. Par ailleurs, l'Est de la RDC représente aussi pour le Rwanda un espace vital (abondance des ressources naturelles et possibilité de réduire la pression démographique montante au Rwanda); de plus, des conflits ont également des origines ethniques.

 

Le génocide Rwandais de 1994 et les guerres entre  hutu et  Tutsi, au Burundi, entre  Hema et  Lendu dans le district de lIturi corroborent cela.

 

La région des Grands-Lacs africains, écrit un journaliste, est une entité géopolitique modelée du Nord au Sud par un Chapelet de lacs qui forment des frontières naturelles entre les pays qui les entourent (RDC, Ouganda, Rwanda, Burundi et Tanzanie, tous peuplés de nombreuses ethnies)62.

 

Quand on parle de lAfrique daujourdhui, on pense immédiatement à la pauvreté, aux maladies endémiques, à lendettement croissant et donc à la dépendance économique à perpétuité.

 

Ces différents maux qui rongent les Etats Africains ou le continent tout entier est à la base des conflits récurrents

Dans cette géographie en genèse, faite de limites virtuelles, de limites potentielles et de limites réelles, trois autres configurations émergent :

 

 

62 KASONGO LANDU «   Le conflit des Grands lacs en Afrique : extrait de la Documentation

Française » In Journal Potentiel N°3312 Kinshasa du 27 décembre 2004, p9.


 

Il sagit des régions entières qui, se retrouvent à la lisière soudain des grandes figures territoriales évoquées plus haut ; Cest le cas des pays de lAfrique soudano-sahélienne ; Cette région fait désormais partie des confins de lAfrique réelle. .

 

2.2. Du point de vue religieux

 

Les guerres de religion sont déjà présentes sur le continent, spécialement entre chrétiens et musulmans ; elles sont à peine voilées parfois sous lapparence des conflits ethniques.

 

Très peu de conflits entre Etats ont occupé la scène africaine par rapport aux conflits internes, véritables guerres civiles conduites contre un régime politique ou simplement nées des rivalités entre ethnies marquées parfois par une velléité dindépendance, et qui peuvent aller jusquà la remise en question de lunité territoriale et politique. Cas typique, entre 1967 et 1970, au Nigeria avec la tentative de sécession de la province du Biafra, le scénario va se répéter partout en Afrique noire jusquau troisième millénaire,  Le  Nigeria  comprend  des  ethnies  très  différentes : Foulbés, Haoussas et Kanouris, en grande partie musulmane, au Nord et à lEst, vivant essentiellement délevage et de commerce ; Yoroubas et Ibos, fétichistes et chrétiens, à louest et au sud, cultivateurs63.

 

Section 2. Les causes, les conséquence et tentatives des solutions sur la stabili et la paix dans la sousrégion des grands- lacs africains

 

2.1. Les Causes

 

Depuis 1960, labsence dune ligne de démarcation bien précise a souvent été lune des causes des litiges et conflits en

 

 

63http://www.Les conflits entre Etats Africains, le 10 septembre 2011


 

Afrique; les zones frontalières demeurent des endroits ou lautorité de lEtat est difficile à établir tant que les populations de ces zones circulent entre leurs deux Etats sans ,moindre attention à lautorité étatique et que les frontières fixées restent uniquement une préoccupation de lEtat qui installe souvent des postes frontaliers pour affirmer ses limites territoriales

 

A lintérieur des frontières nationales, sont étrangers les individus qui nont pas la nationalité congolaise. Les populations traitées ainsi, ne lentendent pas de cette oreille ; dautres donnent limpression de vouloir échapper à cette loi universelle afin de tirer profit des richesses du pays en toute quiétude.

 

Composées       détrangers familiers       (mais        dont lassimilation au sein des populations autochtones est restée inachevée, comme dans le cas des Tutsis du Congo) et de natifs du pays  (indisciplinés  et  déchirés  par  dincessantes  luttes  entre factions), ces armées dadolescents mercenaires se constituent en entités à caractère paraétatique sur les lieux quelles contrôlent ,tel est le cas dans lEst du Congo où, limplosion du pays aidant les problèmes de sécurité créés par la porosité des frontières ont permis la structuration de bases arrière à partir desquelles des groupes armés  opposés  à  lOuganda,  au  Rwanda  et  au  Burundi entreprennent des actions de déstabilisation 64.

 

Depuis quelques années, le peuple congolais vit un psychodrame65, qui, il faut ladmettre est aussi africain lon regarde bien. la guerre de rapine au Congo sert de diversion aux conflits ethniques permanents de plusieurs pays africains, ce qui accroît la

dépersonnalisation de lAfrique.

 

 

64   NDAYWEL È NZIEM., op cit, 1998, p 64.

65 IDEM ,p9


 

Cette matière pose le problème de la nationalité, a crée des camps irréductibles dans un Etat où lassimilation et la cohabitation devraient être parmi les finalités premières de la législation.

 

La violation généralisée de l'embargo sur les armes met en cause aussi bien le gouvernement congolais que le Rwanda et l'Ouganda. Le trafic continue d'entretenir les micro-conflits dans l'Est du pays qui représente une menace permanente de déstabilisation pour le gouvernement de transition. «Tous les Etats, y compris la RDC, sont tenus d'empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects d'armes et de tout matériel connexe, ainsi que la fourniture de toute assistance, de conseils et de formation se rapportant à des activités militaires, à tous les groupes armés et milices étrangers et congolais opérant dans le Nord et Sud- Kivu et l'Ituri, et aux groupes qui ne sont pas partie de l'Accord global et inclusif sur la transition en RDC»66.

 

Le Kivu, au cœur d'une spirale de violences : quelques repères pour comprendre la situation actuelle.

 

Labsence dIntégration socio-économique sous-régionale, de paix; de sécurité et de stabilité dans la sous-région .En effet les pays de lAfrique centrale ne disposent pas des capacités techniques et financières suffisante pour démarquer et délimiter leurs frontières, certain nombre des frontières ne sont pas identifiées et matérialisées sur le terrain, que les structures étatiques chargée de la gestion  de frontières sont désorganisées et affaiblies, la CEEAC ne dispose pas dune politique communautaire de gestion et de

sécurisation   des   frontières .   Des     dispositions   applicables   aux

 

 

 

66http://www Fr.diplomatie. gouv.Fr.RDC, 2007, P9.


 

frontières  sont  méconnues  de  la  plupart  des  agents  et  acteurs frontaliers :

 

Parfois les policiers chargés de faire respecter la loi sont désarmés. Révoltés ,ils laissent finalement faire ceux qui sattaquent à  lautorité  de  lEtat    ou  alors  relâchensimplement  ceux  qui auraient  pu faire la prison ; ce laxisme, loin darranger les choses, finit par donner à la population limpression que tout est permis et que lEtat nexiste pas du tout .

 

Par ailleurs, les rebelles recrutent généralement dans le rang des jeunes gens frustrés qui ont perdu lespoir de vie meilleure dans un Etat ne disposant plus des projets de développement ou dépanouissement. Cest également dans leurs rangs que lon trouve des nombreux militants des mouvements xénophobes créés dans diverses   région africaine dan l cadr d confrontations ethniques , et ces mouvements exploitent linefficacité de lEtat à résoudre les problèmes concrets de citoyens  pour faire rêver  les jeunes frustré ou désœuvrés avec les promesses utopiques , irréalistes .

 

Des telles situations ont été expérimentées en Algérie, au Burundi,  au  Congo  sous  la  deuxième  République,  dans  les provinces de Katanga et orientale ; en cote divoire, au Nigeria, au Rwanda67.

 

Dès lors, conflits locaux et régionaux senchevêtrent, tandis que des guerres incessantes opposent des factions, ethnies et lignages  à  dautres,  à  lintérieur  dun  cadre  désormais  régional

contrairement  aux  trois  autres     pays  africains  de  même  taille

 

 

 

 

67 MUKUNA MUTAMBA Pierre, et alii ., Résolution des conflits Armés et le Développement en

Afrique, FCK, Kinshasa /RDC ,2003,p7.


 

(Afrique du Sud, Nigeria, Soudan), le Congo présente désormais le visage dun large espace ouvert, élargi à plusieurs Etats, écartelés entre une multiplicité de forces, et le pouvoir central peine à tenir le territoire à la difformité de lEtat.

 

Une partie du territoire regarde vers lAfrique australe ; une autre a ses énergies intérieures dissipées par les désordres des Grands-Lacs; une autre encore senfonce de plus en plus dans le faisceau  Soudan-Oubangui-Chari,  tandis  quun  couloir  soriente vers lAtlantique et les anciens pays du royaume Kongo sur fond de violence armée, de forte dépréciation des monnaies et de trafics, des alliances aux contours fluents sentrecroisent et se défont.

 

Déphémères coalitions se forment à léchelle régionale, mais aucune force naccumule suffisamment de puissance pour dominer durablement toutes les autres, partout émergent des lignes de fuite; elles cent à leur tour une instabilité structurelle et font de la RDC lexemple accompli dun processus de délocalisation des frontières68.

 

Sans    ignorer   les    conflits    internes,    la    guerre    de

 

1996;menée par les rebelles de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL) avec leur chef Laurent Désiré Kabila, appuyés par les armées rwandaises et ougandaises a engendré    plusieurs    maux :    insécurité,    misère,    pillages    et exploitations illégales des ressources naturelles congolais etc.

 

A lintérieur, Laurent-Désiré Kabila reprend à son compte les  pratiques  frauduleuses  de  ses  prédécesseurs,  exerçant  un pouvoir  personnel  sur  les  ressources  publiques,  consacrant  la

corruption, le clientélisme et l'impunité».

 

 

 

68 NGUYA NDILA, MALENGANA, C., op cit, p109.


 

Par la suite, des marchés lucratifs, des concessions minières sont conclus avec l'Angola, la Namibie et le Zimbabwe qui, en contrepartie, fournissent à la RDC en 1998 un appui militaire dans le conflit.

 

Le pays concentre sur son sol, les armées de sept pays africains. Au gré des combats et de l'avancée des troupes vers les provinces de l'Equateur, du Kasaï et du Katanga, les belligérants se partagent le territoire et l'exploitation de ses richesses naturelles : or, diamant, cuivre, etc., ils passant du pillage systématique à un stade méthodique et intensif d'exploitation, Ils mettent en place une véritable "économie de guerre" qui s'autofinance.

 

2.2. Les catégories des Conflits

 

2.2.1. Les Conflits internes de la RDC

 

Clivage Est / Ouest et frustrations des populations de l'Est face au pouvoir de Kinshasa jugé comme vivant en  parasite sur le dos des provinces.

 

En Ituri, par exemple, le commerce transfrontalier est contrôlé par les groupes armés qui en retirent des bénéfices substantiels tant du point de vue des impôts prélevés que de la facilité d'accès aux produits, licites et illicites, provenant de l'étranger Teni le frontières,   revê égalemen un grand importance stratégique car cela permet de battre rapidement en retraite dans les pays voisins en cas de besoi.

 

L'ambigüité de la communauté internationale vient compléter le tableau depuis la fin de la transition, elle n'a pas réussi à s'entendre sur un agenda commun. Elle ne s'est surtout pas donné les moyens d'accompagner efficacement les efforts de paix. On peut voir là, une des nombreuses incohérences qui caractérisent


 

la  MONUC  :  force  de  17000  hommes  incapable  d'accomplir  sa mission à cause de nombreux blocages politiques.

 

Début  novembre  2002,  lon  apprenait  que  des combattants hutus cantonnés à Kamina avait  quitté la ville avec armes et bagages ; que le président rwandais offrait au président Joseph Kabila, daider à désarmer ces miliciens hutu devant lapparence dun danger commun. Une alliance militaire était donc possible entre Kigali et Kinshasa69.

 

Le calcul du pouvoir à Kigali a toujours été de trouver un prétexte  de plus pour  faire pénétrer officiellement ses troupes au Kivu dans le but que lon connaît vers cette époque. Le Rwanda a crée avec le soutien financier du Fonds monétaire international et de la banque mondiale, une commission de démobilisation et dintégration des Hutu réfugiés au Congo, ceux-ci  avaient cru aux promesses du pouvoir rwandais ; ils  ont été accueillis au camp Mutobo une somme dargent a été remis aux démobilisés avant de réintégrer la vie civile .Il a été jugé insuffisant par les intéressés, qui préféreraient trouver des emplois dans leur pays70.

 

2.2.2. Conflits entre Etats Africains

 

Dans la catégorie des conflits entre Etats, on peut citer quelques uns de ceux qui ont eu un grand retentissement entre lAlgérie et le Maroc, en 1962, laffaire de Tindouf dite guerre des sables a été résolu, le 15 juin 1972, par la conclusion dune convention de délimitation dans la région litigieuse entre le Burkina Fas et le Mali, le différend frontalier a été porté devant la cour

internationale de justice et a donné lieu à un arrêt de la cour en

 

 

 

 

70 Marie-France C., « le prudent retour des rebelles Hutu », in www.wikipedia. Org. /les frontières, enjeux géopolitiques, consulté le 25/06/2011.


 

1986, Entre la Libye et le Tchad au sujet de la bande dAozou, les parties  au  litige  ont  suivi  la  même  procédure  entre  lAlgérie,  le Maroc et la Mauritanie ou affaire du Sahara occidental, il en a été longuement question71 ;

 

Le problème nest toujours pas terminé malgré lintervention de lavis de la CIJ. Par conséquent, on voit quà lexception de drôle de guerre de la région des Grands-Lacs, lexportation au Congo des conflits internes des Etats voisins, les voies diplomatiques ou judiciaires ont été privilégiées.

 

Par contre, on a noté la tendance généralisée à lenlisement là où, dans lordre interne, lon a eu recours à la force : Libéria, Sierra Léone, Guinée Conakry, au Sénégal (Casamance), Mali, Niger (question de Touareg), Angola, Algérie, Egypte, Soudan, Ouganda, Rwanda, Burundi, Congo Brazzaville, Centrafrique, Côte dIvoire72.

 

Les différends frontaliers ont opposé des Etats africains dans  des  conflits  interétatiques,  certes ;  mais,  cest  de  manière indirecte que les conflits internes sont rattachés aux découpages de lAfrique73, ces découpages constituent certainement un facteur historique, une cause lointaine liée aux rivalités entre les grandes puissances, dont lobjectif est de semparer des richesses du continent noir et de la République Démocratique du Congo en particulier.

 

L'intégralité de l'article original  a été publiée dans le Wall

 

Street Journal du 21 mai 2011.

 

 

71 MVUMBI-di-NGOMA., Les conflits des frontières en Afrique : problèmes techniques et économiques, Paris 1999, p66-68.

72 DUSSEY Robert. , Les conflits frontaliers en Afrique : questions de la défense Sécuritaire,

paris 2004, Pp6-10.

73 MVUMBI di NGOMA., op cit, p70.


 

Depuis les accords de Pretoria de juillet 2002 entre RDC et Rwanda et les accords de Luanda de septembre 2002 entre RDC et Ouganda, les troupes étrangères se sont retirées progressivement mais elles ont laissé la place vacante à une prolifération de groupes armés congolais.

 

2 .2. Les conséquences

 

En conséquence, les frontières africaines sont vues à travers   les   entreprise déformant   des   industries   du   monde occidental en guerre économique entre elles. Quand on provoque des conflits et quon souhaite redessiner une nouvelle carte de lAfrique, il y a à craindre que le but poursuivi ne soit un nouveau partage du gâteau  africain, cette fois, par les leaders africains eux- mêmes agissant sous leffet de la manipulation de  lextérieur, à moins que le phénomène ne soit purement conjoncturel, on est tenté de le déduire de ces conflits suscités par des mouvements radicaux et par des rébellions sans programme, en dehors de toute logique politique.

 

Dautres conséquences sont lexploitation anarchique et illicite des ressources naturelles, qui entraine la  dégradation de la base de ressource nécessaire au développement ; la multiplication de contrôle et tracasseries administratives, avec des phénomènes importants, des corruptions des agents de services frontaliers, lesquels entravent la libre circulation des personnes, des violences récurrentes sur les populations frontalières en gravant les mouvements  des  refugieet  des  personnes  déplacées;  la prolifération des armes et de trafics divers qui bourgeonnent progressivement en une grande criminalité transfrontalière.


 

Un triple constat se dégage de lanalyse des conflits de la région des Grands Lacs. Premièrement, des conflits internes ont souvent  des  répercussions  sur  les  pays  voisins  notammenen raison des flux de réfugiés et de leurs conséquences en termes de destruction de lenvironnement dans les zones daccueil, la circulation et la vente darmes, ou laugmentation de linsécurité à la frontière.

 

Deuxièmement, les groupes armés utilisent souvent le territoire dun ou des États voisins comme base-arrière. La porosité des frontières et la déliquescence des États qui narrivent pas à assurer le contrôle de leur territoire jouent un rôle c. Les pratiques des mouvements rebelles burundais, ougandais et rwandais dans la région en témoignent.

 

Troisièmement, malgré le principe de lintangibilité des frontières reconnues par des conventions internationales, certains États (le Rwanda, lOuganda et le Burundi) interviennent sur le territoire de leurs voisins pour exercer le droit de poursuite contre les combattants qui menacent leur sécurité. Ainsi le Rwanda et lOuganda sont intervenus en RDC en 1996 et 1998 et y sont restés jusquà la signature des accords de paix avec le régime de Kinshasa en   2002.   Mêm si   le premier ont   retiré   leur troupes conformément aux dits accords, la présence, en RDC, des groupes armées ougandaises (lArmée de résistance LRA notamment) et rwandais (lex-FAR et Interahamwe regroupés dans les Forces démocratiques de libération du Rwanda–FDLR) reste problématique. Elle  risque  toujours  de  servir  de  justification  pour  dérogeau principe dintangibilité des frontières.


 

2.3. Les tentatives de solution

 

Les différends frontaliers ont opposé des Etats africains dans  des  conflits  interétatiques,  certes ;  mais,  cest  de  manière indirecte que les conflits internes sont rattachés aux découpages de lAfrique74, ces découpages constituent certainement un facteur historique, une cause lointaine liée aux rivalités entre les grandes puissances, dont lobjectif est de semparer des richesses du continent noir et de la République Démocratique du Congo en particulier.

 

La problématique transfrontalière qui préoccupe lUnion Africaine est également présente en Afrique centrale  mais y prend un relief particulier en raison  dinsécurité qui règne  aux frontières de la sous-région, Le plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale (PDC-AC) qui doit permettre de lever la lourde hypothèque que présente labsence des grandes infrastructures denvergures   sous régionale pour le développement de lAfrique centrale.

 

En effet, aujourdhui, les intellectuels africains et les africanistes à travers le monde ont prit lhabitude de vilipender la conférence  de  Berlin,  ils  ontendance  à  remettre  en  cause