Bonjour, nous sommes le 27/05/2019 et il est 08 h 17.


La finalité de la coopération entre les Etats étant le développement, la pertinence d’une coopération Germano Congolaise se justifierait par les atouts dont disposerait chacune de deux parties à s’engager dans une coopération susceptible de promouvoir leur développement respectif


INTRODUCTION

 

1. Présentation du Sujet                                                          

 

La pratique de la coopération dans le monde remonte 

depuis la  nuit des temps, même s’il est vrai que ce concept n’a été utilisé qu’à une époque relativement récente.

 

Elle est une réalité qui s’impose à tous qu’il

s’assagisse d’un individu ou d’un groupe d’individus, établis par la négociation nécessitant le rapprochement des points de vues des parties.

 

En abordons dans le même sens d’idée le professeur  LUKIANA MABONDO Félicien et Mahatma Julien TAZI[1] dans leur œuvre « Théories et Pratiques de la négociation internationale » il est dit que : la négociation s’introduit également dans la vie journalière de la cellule familiale elle-même : ‘’un époux ne  négocie pas seulement  leur contrat de mariage, mais dans leur vie de tous les jours, ils sont amener à longueur des journées à l’accomplissement des plus petits actes domestiques’’.

 

Bien de problèmes se posent à l’intérieur des

frontières nationales et au-delà de celles-ci, et requièrent des actions dans le cadre d’un partenariat bilatéral ou multilatéral, mieux des efforts conjugués en vue d’y trouver des solutions

adéquates et durables.

 

La répartition inégale des ressources sur le globe

terrestre secrète l’interdépendance des Etats et implique chaque Etat s’inscrive pour mobiliser chez l’autre des ressources qui lui font défaut.

 

Dans un tel contexte, la tendance à l’isolement et à

l’égoïsme est  considérée comme source des conflits et d’instabilité dans la mesure où comme le souligne J.J. ROUSSEAU, « celui qui, le premier a entouré d’une clôture en morceau de terre en excluant les autres, en affirmant que ceci est à moi, a provoqué la lutte pour la possession de ce terrain ».[2]      

 

Ceci revient à dire qu’aucun Etat au monde, même

l’unique superpuissance post-guerre froide ne peut se suffire ou se développer dans l’autarcie. Le cas le plus probant est celui de la crise financière mondiale actuelle dont la recherche des solutions a transcendé le cadre des pays les plus industrialisés pour impliquer aussi les pays dits émergents et autres.

 

Ce faisant aucun Etat ne peut se passer de la

coopération pour autant que celle-ci a pour objectif le développement et pour finalité le bien-être des populations.

 

Notre sujet : l’impact de la coopération dans le

développement des Etats africains, table sur le cas concret de la coopération RDC-Allemagne et s’intéresse à l’analyse de l’impact de la dite coopération, en terme de ses effets constructifs sur le développement de la RDC.

 

2. Problématique 

 

Le mieux-être de la population est un objectif que

chaque pays s’est assigné dans l’accomplissement de ses fonctions régaliennes.

 

Chaque gouvernement dans le souci d’améliorer les

conditions des vies de sa population, se donne l’obligation de mettre en place des mécanismes susceptibles de promouvoir la production en vue de réduire la pauvreté et le chômage. C’est donc après la matérialisation d’un tel programme que l’on peut parler du développement.

 

Présenté comme une avancée sur le plan socio-

économique d’un pays, le développement se veut imposant dans la mesure où chaque pays devrait bien jouer sa courte en vue d’y parvenir.

 

En effet, il est reconnu à chaque Etat le droit de

légation passif et actif, lequel droit lui permettrait de se faire représenter dans un autre pays conformément au principe de représentation des Etats.[3]      

 

Puisque les Etats doivent échanger ensemble leurs

expertises par le biais des Missions diplomatiques, la coopération bilatérale devient un facteur de développement dont aucun pays ne peut se passer. C’est dans ce sens qu’elle constitue le cadre dans lequel les Etats travaillent dans le but d’améliorer les conditions de vie des populations. Elle est la pierre angulaire dans le développement.

 

Ce faisant, les Etats sont obligés de s’ouvrir au monde

selon le cercle concentrique.[4] De ce fait, la préoccupation première de notre étude consiste à épingler le rôle et l’importance de la coopération bilatérale dans le développement des Etats, en l’occurrence le développement de la R.D.C vis-à-vis de l’Allemagne.

 

Pour étayer notre problématique, nous nous sommes

posé quelques questions :

-         Quels sont les facteurs d’une coopération Germano congolaise pertinente ?

-         Quelles peuvent être pour l’avenir les  conditions d’une coopération RDC-Allemagne efficace ?

Telles sont les questions aux quelles nous tenterons

de répondre tout au long de notre étude.

 

 

3. Hypothèses 

 

La finalité de la coopération entre les Etats étant le

développement, la pertinence d’une coopération Germano Congolaise se justifierait par les atouts dont disposerait chacune de deux parties à s’engager  dans une coopération susceptible de promouvoir leur développement respectif.

 

En effet, l’Allemagne étant un pays développé serait,

de ce fait, l’un des principaux  pays pourvoyeurs des capitaux et des technologies dont la RDC a besoin pour financer son développement agricole et industriel. Celle-ci quant à elle, regorgeait d’immenses ressources naturelles qui intéresseraient l’Allemagne  dans sa préoccupation de  consolider son statut de puissance dans le concert des nations.

 

Les causes de dysfonctionnement de cette coopération

en ce qui concerne la RDC seraient à la fois internes et externes et se recruteraient entre autre dans le domaine de la mauvaise gouvernance interne, dans celui de la fin d’un monde bipolaire marqué par la guerre froide, ainsi que dans la tendance hégémonique qui caractériserait l’Allemagne à l’instar des autres pays dits développés dans  leurs rapports avec les pays du Sud, laquelle tendance éclipserait le principe de souveraineté et d’indépendance des Etats.

 

A cause des facteurs de dysfonctionnement ci-haut

relevés, l’impact de la coopération Germano-congolaise sur le développement de la RDC serait quasi nul, cela au regard des accords signés ainsi que des actions programmés à travers les commissions mixtes de coopération entre les deux pays.

 

Les conditions d’une coopération RDC-Allemagne

efficace résideraient dans l’instauration de la bonne gouvernance publique en RDC, laquelle suppose entre autre l’élaboration et l’exécution d’une politique extérieure cohérente et responsable, ainsi que la réhabilitation de la diplomatie congolaise victime d’une mauvaise  gestion de la chose publique de plus de trois décennies, sans oublier le respect par le partenariat  Allemand des dispositions du droit international.

 

4. Choix et Intérêt du Sujet

 

En dépit de répartitions inégales des ressources

naturelles, agent causal de sous-développement, notre sujet n’est pas à démontrer. Il se propose une analyse objective sur les moyens susceptibles de déclencher le processus de développement.

 

Pour ce qui concerne l’intérêt scientifique, il s’explique

par le fait que les analyses afférentes à un tel sujet pourraient contribuer certainement à l’avancement de notre domaine d’étude.

 

5. Méthodes et Techniques

 

A. Méthode

Le choix de méthodes est fonction de l’orientation du

travail, de l’étendue et de l’ampleur des recherches et dans une certaine mesure des préférences du chercheur.

 

Selon PINTO  et GRAWITZ[5] la méthode c’est

l’ensemble d’opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à établir les vérités qu’elle cherche, les poursuit, en fait la démonstration ».

 

Pour vérifier nos hypothèses, la méthode dialectique

nous a semblé la mieux appropriée dans la mesure où elle  permet d’expliquer un fait social non pas isolement mais à partir d’autres faits sociaux avec lesquels il forme un tout.

 

Cette méthode nous a permis de comprendre que la

coopération internationale fait partie de la réalité sociale qui est totale et qui ne peut, par conséquent, être mieux expliquée dans sa totalité.

 

C’est ainsi qu’à travers les quatre  lois de la

dialectique, que nous avons essayé d’expliquer notre sujet.

 

 

 

 

1. La loi de la totalité et d’interconnexion.

Cette loi veut que la réalité sociale soit comprise

comme faisant partie d’un tout ou comme une totalité. Elle nous a permis de comprendre que la coopération germano-congolaise fait partie d’un tout historique qui lui donne son sens et sa vérité d’une part et d’autre part, elle est en interconnexion avec d’autres faits qui font partie de cette totalité et que sa meilleur compréhension ne peut être possible en l’isolant, mais en se référant à d’autres faits aux quels elle est reliée.

 

2. La loi du mouvement et du changement

Pour cette loi, la réalité sociale n’est pas figée,

immobile, immuable, mais elle évolue et change constamment.

 

A cause de ce mouvement de changement perpétuel,

la réalité sociale devient presque insaisissable, dès lors que sa compréhension ne peut-être  que partielle. Donc, il n’y a pas de présent qui ne soit  lié a au passé. C’est le mouvement et le changement qui, en dialectique donnent son importance à l’histoire.

 

Conformément à cette loi, nous avons scruté l’histoire

de la RDC dans le but d’y déceler des facteurs qui ont rendu possible l’orientation prise par la coopération RDC-Allemagne.

 

3. La loi du Changement de la quantité en qualité

Cette loi considère que c’est le qualitatif qui domine

dans le changement. Celle-ci causée par la lutte des contraires. A travers cette loi, des contradictions, nous avons extirpé des aspects négatifs de ladite coopération pour proposer les pistes de solution pouvant amener la RDC et l’Allemagne à une coopération qui se veut efficace.

 

4. La loi des contraires 

Pour la dialectique, tous les objets et phénomènes de

la nature impliquent les contradictions contrairement  à la métaphysique qui rejette la possibilité de la coexistence de deux contraires dans une même réalité, un aspect positif et un aspect négatif, les éléments qui apparaissent et des éléments qui disparaissent, un passé et un avenir.

 

Cette loi nous a permis de rechercher les

contradictions internes à la coopération Germano-congolaise pour ensuite suggérer entre les deux pays une coopération qualitativement meilleure.

 

B. Techniques 

 

La technique est un ensemble des moyens adéquats

mis à la disposition du chercheur pour mener à bien ses investigations. Ces moyens permettent de découvrir ou observer

les faits et de recueillir des différentes données sur ces faits.6                       

 

Dans le cadre de la présente analyse, l’observation

aussi bien directe que documentaire ainsi que l’interview a été utilisées comme outils pour la collecte des données.

 

5. Difficultés rencontrées

 

Au cours de nos recherches, nous nous sommes

butés aux difficultés liées à la quasi-inexistence de la documentation, nous avons fait abondamment recours à l’interview auprès des milieux diplomatiques tant congolais qu’Allemandes mais aussi l’usage de la technique instrumentale qui a consisté pour nous de récolter les données intéressantes à l’internet.

 

Nous avons été butés aussi aux problèmes financiers

pour nous permettre à faire de déplacement vers les lieux de documentation.

 

6. Plan Sommaire 

  

Outre l’introduction et la conclusion, notre travail

compte trois chapitres. Le premier cadre avec les considérations générales portant essentiellement sur les définitions des concepts opératoires pour dissiper le malentendu éventuel qui proviendrait de l’interprétation différente d’un même concept.

 

Le deuxième chapitre tentera d’analyser l’évolution

pratique de la coopération RDC-Allemagne et revient sur le cadre juridique et institutionnel. 

 

Et ce dernier chapitre est relatif à la structure

technique de coopération Allemande la «GTZ»  conditions à créer pour une coopération efficace et efficiente entre les deux parties.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE I: CONSIDERATION GENERALE

 

Section 1. Définition des concepts

 

Avant d’entrer dans  le vif de notre travail, il nous est

impérieux, comme les normes scientifique l’obligent, qu’ au premier chapitre nous puissions définir d’ abord les concepts de base qui serviront d’usage tout au long de ce travail en clarifiant les sens dans lequel ils seront utilisés.

 

Il ne  s’agit pas en fait de la première invention des

concepts. Et loin de nous la prétention de donner le cours des théories de la coopération. La roue étant déjà inventé, nous ne faisons qu’opérer un choix déterminant dans l’orientation de la présente analyse.

 

I.1. La coopération 

 

Définit comme politique par laquelle  un pays apporte

sa contribution au développement économique et culturelle des nations moins développées[6], la coopération vient du mot coopérer lequel mot vient du terme latin « cum operare » qui signifie travailler avec (l’autre ou avec les autres).

 

Travailler avec ….. Suppose qu’on a l’obligation

d’associer les autres.

 

Puisqu’ il faut travailler avec les autres, on doit

chercher à entrer en contact avec lui.

 

Dans ce cas, la coopération est passée des simples

actions de participer à une œuvre humaine à l’art d’entrer en contact et de négocier avec un partenaire extérieur. Ce qui est valable pour les individus, l’est aussi pour les Etats. 

 

En coopération avec les autres Etats, ceux-ci ont

l’obligation de se choisir les partenaires selon les intérêts. En transcendant les frontières nationales dans la recherche des partenaires potentiels que les coopérations interétatiques deviennent internationales.

 

Les coopérations entre les Etats étant devenues

internationalisées, plusieurs questions se posent en ce qui concerne les choix des partenaires.

 

A.  Avec qui peut-on coopérer ? 

 

A cette question, la coopération internationale ne se

fait qu’entre les sujets des relations internationales exemple : Etat avec Etat, Etat avec organisation internationale, Organisation internationale avec Organisation  internationale, etc.

 

 

 

B.  Pourquoi peut-on coopérer ? 

 

Chaque Etat est motivé par les intérêts nationaux. En

d’autres termes, les actions des Etats  tournées vers l’extérieur ne peuvent être soutenues que par les intérêts nationaux.

 

C.  comment peut-on coopérer ? 

 

La réponse à cette question est  sans doute les

moyens qu’un Etat met à sa disposition pour arriver à ses objectifs. La négociation pour le cas d’espèce devient un moyen par lequel les Etats utilisent pour arriver à leurs fins. 

 

Outre la définition étymologique de la coopération et

celle proposée par le petit Robert, KEOHANE 8 nous en donne une autre qui prend en compte non seulement le contact mais aussi le tempérament des négociateurs, un élément très capital dans la coopération.

 

D’ après l’auteur, ‘’la coopération est une condition

dans laquelle les acteurs participants prennent des mesures pour adapter leur comportement aux besoins d’autres à travers un processus de coordination de politique.

 

Dans cette définition KEOHANE met en exergue non

seulement la stratégie de négociation mais aussi les tactiques ainsi que la technique. Cette dernière est la manière dont le négociateur utilise, manie les objectifs de la négociation en fonction de résultats désirés. Ce sont aussi de démarches mises en œuvre par le négociateur pour traiter les objectifs de la négociation.[7]

 

Etant un agencement des parties d’un tout selon un

plan logique « le processus de coordination de politique concerne naturellement tous les domaines des relations entre ces acteurs. Le domaine peut être politique, économique ou militaire. C’est ainsi que l’on parlera de la coopération politique, de la coopération économique, de la coopération militaire ».[8]

 

Pour GONIDEC, P, F, « la coopération peut-être

perçue comme l’antithèse du conflit » 10

 

En prenant  en compte toutes les définitions citées ci

haut nous tenterons de dire que la «  coopération internationale est un mécanisme regroupant les coopérants appelés partenaires en vue d’échanger sur les domaines  des relations d’une manière pacifique pour aboutir à un résultat communément acceptable.

 

I.2. L’  Impact 

 

L’impact est aussi un concept que nous allons utiliser

dans notre étude.

 

En effet, ce concept n’a pas fait l’objet de beaucoup

d’études. C’est pour quoi, faute de documents consacrés au concept cité ci-haut, nous nous contenterons de la définition proposée par le dictionnaire et en suite nous  essayons de la commenter. 

 

Petit Robert[9] nous propose la définition selon

laquelle, ‘’l’impact est un effet d’une action. C’est en fait une inférence ou un fait d’entraînement d’un événement produit’’. 

 

En effet, l’impact est le résultat d’un effet. Nous

prenons l’exemple d’une rumeur. A Kinshasa pendant une période  en 2006 la rumeur s’est propagée, il s’agit de l’affaire « KATA-KATA ». A  cette époque tout le monde, grand comme petit avait peur de se promener pendant les heures tardives, de peur qu’il soit victime du fameux KATA-KATA. 

 

L’impact dans cet exemple est la psychose qui s’est

installée en changeant même le comportement des gens Kinois   pendant cette période.

 

C’est pourquoi en analysant l’impact de la coopération

bilatérale sur le développement de la RDC, nous voulons vérifier si réellement la coopération Germano Congolaise sur le développement de la RDC a produit des effets attendus surtout par celui-ci.

 

1.3. Le Développement

 

Il n’est pas si aisé de donner une définition la plus

nette du concept si complexe qu’est le développement.

 

Cependant, comme tout autre chercheur averti  doit

recourir aux écrits de ses prédécesseurs, nous en faisons de même aussi. 

 

Dans son œuvre intitulée «  développement endogène :

données pour une nouvelle orientation théorique » le Professeur NTUAREMBA  ONFRE[10] définit le développement comme une

« expansion plus la transformation. La transformation est à la fois sociale, culturelle et économique. Elle est autant qualitative que quantitative.»

 

Le développement égale une révolution solidaire. Le

développement c’est aussi  une croissance, mais une croissance bien équilibrée, bien distribuée et intégrale.

 

Une autre définition est de MAKWALA. Pour cet

auteur, « le développement est l’ensemble d’opérations d’actualisations politique, économique, sociale, culturelle, ethnique et idéologique pour meilleur devenir collectif ».[11] 

 

Au regard de ces définitions, peut on dire qu’il y a un

model pour parler du développement? 

 

A cette question, nous faisons référence à la théorie

de la modernisation[12]. La théorie commence par une question de fond : «  pourquoi tant de pays du tiers monde   sont incapables de se développer ? La réponse qu’elle nous propose est que les conditions sociales  sont à la base du développement et elles sont au nombre de trois : 

 

a.   Une Grande Urbanisation ; 

b.  Une Grande Alphabétisation ; 

c.   Une Grande Industrialisation ».14

 

A cet effet, il se pose une certaine conditionnalité pour qu’un pays soit qualifié de développé. C’est ainsi, tout Etat réunissant les trois éléments cités ci-haut est d’office  développé et c’est le cas de l’Allemagne.

 

Ce modèle du développement proposé par la théorie

de la modernisation  mérite d’être critiqué car tous les pays du monde n’ont pas la même histoire. Nous avons par exemple le cas des Etats en voie de développement. La plupart de ces Etats ont connu une histoire commune, celle de la colonisation. C’est à partir des années 1945[13], que ces Etats on renversé la vapeur en déclenchant le mouvement de décolonisation. C’est ainsi qu’ils se sont libérer  du joug des occidentaux pendant que ceux-ci étaient déjà     avancés   sur   l’urbanisation,         l’industrialisation    et l’alphabétisation.

 

S’inscrire dans la logique de la théorie de la

modernisation en ce qui concerne le développement, en ce qui nous concerne, reste hypothétique tout simplement parce que les Etats de la périphérie ont connu un grand retard par rapport aux Etats du centre.

 

En répondant à la question que nous nous sommes

posés en ce qui concerne le modèle du développement, l’idéal serait d’appliquer le développement endogène que le prof NTUAREMBA a conseiller à plus des Etats qui veulent se développer.

 

Cependant, plusieurs définitions ont été proposées

par plusieurs auteurs pour désigner le développement endogène.

Parmi ces auteurs nous avons : Marc NERFIN[14], il nous que   « développement endogène doit être fondé sur ses propres forces et ressources, qu’elles soient économiques, technologiques, culturelles ou politique ».

 

En observant cette définition, l’auteur nous prouve à

suffisance, que certes, aucun pays du monde ne pas se développer sans les autres, mais il faut toujours. Plus un pays compte sur les autres, plus il est dominé car la main qui donne

c’est la main qui dirige dit-on. 

1.4. Le Sous-développement 

 

Par définition, « le sous-développement désigne

essentiellement une situation de misère matérielle ou mentale (ou les deux à la fois) qui se manifeste au sein d’un groupe n’ayant pas la maîtrise de diverse mécanismes qui président à son devenir ».[15] On peut parler alors de pays riches ou industrialisées et des pays pauvres ou sous développés.

 

Dans ses analyses ROSTOW démontre que  « le sous

développement  se situe généralement entre les trois premières  étapes : société traditionnelle, démarrage et conditions de démarrage »18. En d’autres mots, ces aspects sont liés aux problèmes scientifiques, manque de technologie moderne, bas niveau de l’agriculture, attachement aux structures claniques, ethniques, etc.

 

En faisant la distinction  entre les pays riches et

pauvres, les traits suivants sont repérables dans les pays pauvres ou sous développés.

 

      La forte fécondité ; 

      La forte mortalité infantile ; 

      La forte proportion des cultivateurs ; 

      Le fort assujettissement de la femme ; 

      Le manque de logement ;

      La forte pénurie alimentaire ;

      La pauvreté ; 

      L’inaptitude de la population de s’adapter à l’économie   moderne ;

      La dégradation de l’environnement ; 

      La crise énergique ;

      L’insécurité.[16] 

 

En dépit de la distinction entre les pays pauvres et les

pays riches, la science du développement  nous présente quant à elle les caractéristiques suivantes qu’on rencontre dans les pays sous- développés.

 

a. L’écart du revenu 

 

Dans le sous développement l’écart de revenu est

criant, les critères de compétence sont souvent négligés au profit du clientélisme politique ce qui caractérise surtout notre pays la RDC où  il n’y a pas question de compétence et de méritocratie dans le processus de recrutement. 

 

b. L’explosion démographique  

 

La population dans les pays en voie de développement

évolue d’une façon géométrique alors que les moyens de substance n’augmentent qu’arithmétiquement, principe cher à Thomas MALTUS. 

 

c. Taux  de natalité et de mortalité élevée  

 

Comme nous venons  de le dire, il y a souvent

évolution rapide de la population par de naissance incontrôlées alors qu’ils n y a pas des substances pour nourrir les enfants par manque des revenus suffisants etc.                                          

 

d. L’économie extravertie  

 

Les pays sous développés ont toujours eu tendance à

se spécialiser dans un ou deux produits destinés normalement à l’exportation le cas de la RDC avec le cuivre et aujourd’hui avec la faillite de la GECAMINES qui avait le monopole d’exploitation du cuivre, le bilan économique est totalement catastrophique. 

 

e. Les échanges commerciaux 

 

Les échanges commerciaux entre le pays en voie de

développement (PVD) et les pays industrialisés se passent souvent sous tensions en faveurs des PVD.

 

En Afrique les accords commerciaux sont souvent

décidés par des conditionnalités diverses de la part des occidentaux  et ce sont eux qui imposent leurs points de vue commercial aux PVD.

 

 

f.  La rareté de capitaux  

 

Nos pays du tiers monde connaissent  souvent des

problèmes des devises et de capitaux pour soutenir les économies nationales, cela est dû au manque des produits  à l’exportation  et les quelques capitaux disponibles sont tournés ou mal gérés par des dirigeants politiques pour leurs intérêts personnels.  

 

j. La faim et la pauvreté  

 

L’OMS exige au moins 3 milles calories pour un

individu, mais il est tout à fait difficile que les individus atteignent ce chiffre suite au manque des nourritures favorable et manque d’autosuffisance alimentaire.

 

h. Négligence et absence de la nouvelle technologie 

 

La plupart des populations dans  ces PVD ne sont pas

disposé mentalement et culturellement à accéder et accepter l’introduction de la nouvelle technologie dans leur milieu, pourtant actuellement il est  difficile de parler du développement sans faire allusion à la technologie moderne. 

i. Analphabétisation  

 

Une population analphabète  constitue en soit un

goulu d’étranglement au processus du développement[17]. La RDC connaît des moments très difficiles de son histoire, le taux d’Analphabétisation aujourd’hui s’estime à 80% de la population active.[18]

 

Section 2. Typologie  de Développement 

 

Par typologie de développement, nous allons tenter de

donner les différents types de développement. Ainsi, nous les avons énumérés au nombre de trois à savoir : le développement durable, le développement intégral   et le développement socioéconomique.

 

§.1. Développement durable 

 

a. Définition 

 

Le développement durable est un modèle de

fonctionnement des sociétés relativement nouveau qui a pour objectif de réconcilier la production, c’est à dire l’économie, les tâches de répartition visant à assurer une certaine justice sociale, et les efforts de préservation qui prennent en compte l’environnement.

 

En effet, la commission mondiale sur l’environnement

et le développement dans le rapport Brundtland en 1987 le développement durable est définit comme suit. Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans

compromettre la capacité des générations   futures à répondre  aux leurs. Deux concepts sont moins négligeables à cette notion ; le concept  de besoin et plus particulièrement les besoins essentiels de plus démunies, à qui il convient d’accorder  la plus grande priorité, et l’idée de limitation que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à reprendre aux  besoins actuels et à venir.[19] 

En s’appuyant sur des valeurs (responsabilité,

particularité et partage, débat, partenariat, innovation pérennité, réversibilité, précaution, prévention et solidarité sociale, géographique et transgénérationelle) qu’il s’agit d’affirmer une approche double et conjointe:

Ø Dans l’espace; chaque habitant de cette terre a le même droit humain aux ressources de la terre.

Ø Ce développement durable se situe aussi dans le temps: nous avons le droit d’utiliser les ressources de la terre certes, mais nous avons aussi les devoirs d’en assurer la pérennité pour les générations à venir. 

 

b. Objectifs 

 

             Le développement durable à trois objectifs selon les piliers qui sont : économique, social et environnement 

 

Ø Economie :      c’est         une performance    financière

« classique », mais c’est aussi une capacité à contribution au développement économique de la zone d’implantation de l’entreprise et à celui de tous échelons. 

Ø Social : conséquences sociales de l’activité de l’entreprise au niveau de touts les échelons : employés c’est-à-dire les contributions de travail, le niveau de rémunération, fournisseurs clients, communautés

sociales  et société en général ;

Ø Environnemental : comptabilité entre l’activité sociale de l’entreprise et le maintien de la biodiversité et de écosystème. Il comprend une analyse des impacts du développement social des flux, de consommation de ressources, difficilement ou lentement, ainsi qu’en termes de production de déchets et d’émission polluantes

 

 A ces trois piliers s’ajoute un enjeu transversal,

indispensable : la gouvernance. Elle consiste en la participation de tous les acteurs (citoyens, entreprises, associations élus, etc.) au processus de décision.  

 

§ 2. Développement intégral

 

Après avoir vu le développement durable qui s’atèle

sur trois aspect notamment l’aspect social, l’aspect économique et l’aspect environnemental, voyons à présent le développement intégral.

 

Le développement dont il est question, qu’il soit 

sociale, économique ou environnementale est avant tout une activité mentale qui se concrétise par le bien être physique. 

 

  En ce qui concerne le développement intégral, il faut

noter que ce type du développement se réalise lorsqu’il est voulu par l’individu ou la personne. Pour paraphraser le professeur NTUAREMBA, le développement c’est d’abord le changement, c’est-à-dire l’homme, acteur du développement, avant qu’il aspire à un quelconque développement, doit vouloir le changement.

 

C’ est pourquoi en définissant le développement

intégral on met l’accent sur l’intégrité de l’individu étant l’acteur principal du développement.

 

Cependant, on peut parler du développement intégral

lorsqu’ il touche les aspects de la vie de l’homme car celui-ci constitue le fondement du développement.

 

Présenté comme l’une des conditions pour le

développement, la liberté, l’intégrité,… deviennent indispensables dans le processus du développement de chaque Etat. Cette liberté ne doit pas être seulement physique l’homme doit être libre d’opinion, libre de culte, libre de choisir la religion, etc.

 

A l’occasion de la journée mondiale de la jeunesse le 24 octobre le Pape Benoît XIV[20] a voulu montrer la liberté comme l’une des conditions pour le développement intégral. C’est ainsi qu’il dira que : «la liberté religieuse, mais plus encore, apparaît comme une condition du développement intégral ».

 

C’est pourquoi l’homme, pour entreprendre le

processus de développement il doit faire ce qu’il le plait mais en respectant les lois établies par l’autorité de l’  Etat. 

 

§3. Développement socioéconomique 

 

Pour parler du développement socioéconomique

 quelques auteurs ont voulu donner l’explication. C’est le cas de DAHL et RUSET qui disent que le développement économique et politique existent lorsqu‘il y a correspondance entre le niveau du produit national et le niveau de démocratie ou de jeu politique concurrentiel.[21]

 

Marlin LIPSET quant à lui, le développement

socioéconomique     conditionne     le     jeu   démocratique et investissement.[22] 

 

D’ après l’école socio culturaliste, le développement

socio économique procure trois conditions indispensables aux jeux  démocratiques : la diminution des conflits, la redistribution des ressources politiques et la diffusion de la culture politique.[23] 

 

Le bien être des populations est l’idéal de chaque Etat

mais le sous développement est la condition dans laquelle les Etats africains évoluent  sans  s’en débarrasser, il lui faut donc des réformes pour franchir le cap notamment :

-      La bonne gouvernance ;

-      La démocratie ;

-      Le droit de l’homme à travers les théories du développement.

 

Au-delà des conditions controverses qui l’entourent,

l’intérêt croissant qui désormais à la question de la gouvernance  notamment politique qui surdétermine l’efficacité des institutions administratives nécessaires au bon fonctionnement d’une économie de marché dont est partout consacrée, laquelle question est intimement liée à la réforme de l’Etat et de l’exercice du pouvoir politique.

 

Nous considérons qu’il est impossible de développer

les pays sans Etats nationaux, crédibles, modernes, au service du plus grand nombre. Cela signifie que tant que les Etats et les pouvoirs politiques ne sont pas profondément réformés, les pays Africains continueront à subir des crises de tous genres et l’économie soumise aux aléas et aux comportements prédateurs des hommes qui en ont la charge.   

 

Section 3. Typologie de la coopération

 

La coopération est une notion complexe et variée. Elle

traite plusieurs domaines de la vie internationale c’est ainsi que nous distinguons deux types de coopérations que constituent les paragraphes de cette section:

 

-      La coopération bilatérale ;

-      La coopération multilatérale.

 

§1. La coopération bilatérale 

 

La coopération bilatérale s’effectue entre deux Etats,

indépendants et souverains qui, de leur plein gr, s’associent en vue de tirer des avantages et promouvoir leurs intérêts. La coopération sino-congolaise illustre mieux ce type de coopération. 

Dans la coopération bilatérale nous avons une variété

des accords qui sont signés par les Etats partenaires  à savoir :

 

0. La commission mixte ou la convention générale de coopération.

Elle est une rencontre entre deux Etats ayant des

relations diplomatique par le biais des experts en vue de la signature d’un dans un domaine bien précis.

 

1. La coopération sectorielle

Elle ne s’applique qu’à un seul domaine de

coopération.

2. La coopération technique ou assistance technique

Cette coopération vise essentiellement à renforcer ou

à élargir les capacités de planification, d’exécution et d’évaluation des pays en développement pour leurs propres efforts de développement.

 

§2. La coopération multilatérale

 

Elle est une coopération qui s’effectue entre plusieurs

partenaires (Etats, Organisations régionales, sous-régionales et internationales,…) afin de résoudre ensemble des problèmes d’intérêt commun auxquels ils se trouvent confronté. Nous avons l’exemple de la coopération régionale. Ainsi nous avons plusieurs regroupements des Etats appelés Organisations internationales à savoir :

 

 

1. Les organisations internationales interrégionales

Elles regroupent des Etats de plusieurs régions au

tour d’un même objectif. Tel est le cas, de l’organisation du traité d l’Atlantique Nord (OTAN), du Conseil Intergouvernemental des pays Exportateurs du Cuivre (CIPEC), de l’Organisation des Pays Exportateurs du Pétrole (OPEP), etc.

 

2. Les organisations internationales sous-régionales Elles se composent des Etats situés dans une même sous-région. Le critère à ce niveau tient donc à la proximité géographique. Ainsi donc, nous avons la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), la Communauté Economique des Etats des l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), etc.[24]

 

 

CHAPITRE II. EVOLUTION PRATIQUE DE LA COOPERATION

RDC-ALLEMAGNE

 

Section I. Présentation des Acteurs 

 

Les relations internationales étant caractérisées par la

recherche des intérêts, une coopération efficace entre la RDC et l’Allemagne est inextricablement liée à la capacité de chacune des deux parties de permettre à l’autre de réaliser ses intérêts.

 

                                    Les    déterminants    d’une    telle    coopération    se

confondent  parfois avec les éléments qui fondent la puissance d’un Etat à savoir « le volume de la population, la qualité de la population, la qualité des gouvernants, l’étendue du territoire, les ressources qui abritent le sol et le sous-sol, le niveau du développement économique, la discipline et la combativité de l’armée »[25]. Le professeur LABANA et le chef de travaux LOFEMBE[26] ont catégorisé ces éléments en trois types des facteurs, à savoir : 

 

Ø Le facteur géographique ; Ø Le facteur démographique ; Ø Le facteur économique.

 

Ces facteurs sont indéniablement déterminants dans 

les relations des intérêts économiques, politiques, sécuritaires, stratégiques, culturels ….recherchés par les Etats.

La présente section se propose de stigmatiser à

travers ces facteurs, les atouts de la RDC et de l’Allemagne  en vue d’entreprendre une coopération efficace entre les deux Etats

 

§.1. Les Atouts de la République Démocratique   du Congo 

 

Les atouts  de la RDC ne sont pas seulement pour

faire du pays un Congo prospère, mais aussi intéresser les autres nations. La RDC a un territoire vaste et bien arrosé, les ressources naturelles considérables et surtout sa  population nombreuse, jeune, travailleuse inventive et ouverte sur le monde.

 

1. Le Facteur Géographique 

 

Le climat, le sol, le sous sol, l’étendue et la position

d’un territoire sont entre autres des données géographiques qui jouent un rôle déterminant dans les relations extérieures des Etats. En effet, selon que le climat est favorable ou défavorable, le sol arable ou aride, le sous – sol riche ou pauvre, le territoire immense ou petit, au centre ou à l’extrémité, les hommes et les Etats sont amenés à adopter de types de comportements conformes à leurs intérêts.

 

Les particularités géographiques de chaque pays sont

autant d’éléments de différenciation de politique étrangères qui font que certains Etats se voient attribuer un rôle plus important que les autres dans le concert des nations.

L’importance des données géographique de la RDC ne

peut laisser indifférent  aucun pays au monde.

 

A cause de sa position à cheval sur l’équateur, ce

pays se trouve dans une zone intertropicale. Il ressort de la littérature que le climat congolais est une synthèse des climats du monde tropical. Cette situation présente un avantage pour la RDC qui est ainsi capable de cultiver toutes les plantes des zones pluvieuses et humides que celles de zones à sécheresse plus marquée. On peut y cultiver des plantes des régions tempérées.

 

Les principaux  types des climats sont : 

 

Le climat équatorial qui ne connaît que la saison pluvieuse avec la moyenne annuelle des précipitations se situant entre 1800 et 2000 mm. Ce climat caractérise les régions proches de l’équateur. Il y fait chaud durant toute l’année et la température moyenne est de plus de 24° C.

Le climat tropical qui prévaut sur le reste de la RDC, excepté dans les zones montagneuses  de l’est du pays, et qui comprend à deux saisons, l’une est pluvieuse  et l’autre sèche.

 

La saison de pluie est caractérisée par une moyenne

annuelle des précipitations qui se situent entre 1000 et 1500 mm, et des températures avoisinant celles de climat équatorial.

La saison sèche quant à elle, elle connaît l’absence de

la pluie, le ciel gris et un temps brumeux, la rosé qui couvre la végétation le matin et un brouillard épais qui voile l’horizon.

 

Le climat de montagne caractérise les régions montagneuses de l’est du Congo Démocratique. Dans cette partie du pays le climat est plus tempéré et la température s’abaisse, au fur et à mesure qu’on s’élève, d’environ 1° C pour 180 m et en dessous de 0°C vers 400m. Il y neige et la montagne est couverte de glace.

Dans ce climat il pleut toute l’année.

 

Comme donc nous pouvons le constater, le climat de

la RDC constitue une particularité de nature à attirer les investisseurs des autres pays dans la mesure où il se prête très favorablement aux activités agro-pastorales.

 

Outre son atout climatique et la fertilité de son sol

qui, la RDC  au regard de sa position au sein du continent  africain et l’étendue de son territoire constitue à en croire la thèse développée par MAKINDER[27], le HEART LAND (le cœur de l’Afrique).

 

En effet, elle occupe par son étendue la troisième

position en Afrique après le soudan et l’Algérie avec une superficie de 2.345000Km2.

Ce pays est traversé par l’équateur est « s’étend de

latitude sud à 5° 20’ de la latitude nord, soit sur 2190 km du nord au sud. Entièrement situé à l’est du méridien de Greenwich, il s’étend de 12° 10’ de longitude est à 31°15’ de longitude  ouest, soit environ 2110Km de l’est à l’ouest ».[28] 

 

Parlant de la position géographique et de l’étendue de

la RDC, le professeur LABANA et le chef de travaux LOFEMBE soulignent que « grâce à sa position   centrale et à l’immensité de sa superficie, … notre pays est appelé à jouer un rôle important ou indéniable dans les relations internationales du continent africaine ».[29] 

 

Et en abordant toujours dans le même sens YEZI PYANA précise que « le Congo, cœur de l’Afrique, doit être appelé à harmoniser ou à canaliser les activités des autres Etats en donnant ainsi la vitalité politique au continent. Cette position géographique donne au Congo la possibilité d’être le chef de file et de constituer l’enjeu du monde ».[30]

 

L’importance  géographique de la RDC a été utilisée

pendant la guerre froide Est-ouest par les occidentaux pour lutter contre l’influence du communisme en Afrique.

 

Quant au sous-sol, il est un facteur à la fois

géographique et économique. Il fait l’objet du point consacré au facteur économique dans les lignes qui suivent.

 

Il y a lieu de souligner ici que généralement pour la RDC  on ne retient que les potentialités minières « mais avec les configurations actuelles de la mondialisation, c’est la  richesse  sylvicole qui répond le mieux aux demandes du monde. Il y a aujourd’hui au monde un besoin d’environnement. Or, la RDC a le couvert végétal le plus important au monde. L’ensemble de la forêt congolaise représente environ 10 % de forêts dans le monde. C’est  un vrai poumon dont le monde a besoin suite à l’aggravation de l’émission des gaz à effet de serre. Il faudra mener une politique  de champion de l’écologie à travers le monde. Un autre atout négligé est la quantité d’eau dont la RDC est réservoir. Le pays tirait d’ ailleurs son nom de sa dotation insolente en eau. Or aujourd’hui et surtout demain, le monde aura plus besoin d’eau qu’il y en aura de moins en moins.[31] 

 

Comme nous pouvons le constater en ce qui concerne

le facteur géographique, le climat de la RDC, la fertilité de son sol, la puissance de son fleuve et la navigabilité de ses cours d’eau, la position et l’étendue de son territoire ainsi que ses richesses aussi bien sylvicoles qu’halieutiques sont autant d’atouts permettant une Coopération Germano Congolaise fructueuse.                

 

2. Le Facteur Démographique 

 

Le facteur démographique fait appel au volume et à la

qualité de la population. L’importance des ressources humaines, en quantité et en qualité suffisantes dans le développement d’un pays n’est plus à démontrer de nos jours.

 

Par son volume, la population de la RDC est estimée à

environ 60 millions d’habitants et est de ce fait, placée au 4e rang africain après le Nigeria, l’Ethiopie et l’Egypte.

 

Considérée du point de vue quantitatif, cette

population constitue une puissance mobilisable pour défendre l’intégrité du territoire nationale, assurer  la paix et la sécurité sans lesquelles aucun progrès n’est envisageable et surtout exécuter certains projets de développement.

 

Pour ce  est de la qualité, elle passe par le degré

d’intégration de la population, lequel, peut se traduire par la solidarité face à l’épreuve, mais aussi par l’instruction nécessaire à la prise des orientations, mieux  à la mise sur pied et à l’exécution des politiques qui répondent le mieux aux préoccupations liées au développement du pays.

 

Concernant le degré d’ intégration de la population

congolaise , il sied de noter qu’en dépit du fait que la RDC constitue une mosaïque culturelle , mais aussi du fait de quelques  conflits à caractère ethnique ou tribal qui y ont sévi notamment  au Katanga  dans les années 1990, en Ituri et ailleurs , lesquels  conflits sont essentiellement causés par les hommes politiques en quête des gains égoïstes « face au danger de partition de leurs pays , les congolais ont , maintes fois, fait preuve d’ une intégration plus grande ».[32]

 

Pour corroborer ces affirmations, prenons l’ exemple

des manifestations qui ont fait suite à la prise de la ville de BUKAVU, la capitale de la province du sud Kivu par les forces de NKUNDA BATWARE en 2005 , à Kinshasa sous l’ impulsion des étudiants des Universités et Instituts Supérieur de la place , mais aussi l’ indignation de l’ opinion publique congolaise face à la violation de l’ intégrité territoire de la RDC par l’ armée Angolaise à  partir de Kahemba , ainsi qu’ à l’ égard de la  nouvelle guerre  de l’ Est  du pays lancée par le général précité vraisemblablement avec l’ appui du Rwanda et bien d’ autres puissances extérieures.

 

Ces cas sont donc illustratifs de la solidarité des

congolais pour ce qui touche à leur pays.       

 

D’aucuns pensent que c’est cette solidarité qui a,

jusque là fait échec à la matérialisation des différents plans de balkanisation de la RDC tels que conçus dans les officines des puissances étrangères.

 

En ce qui concerne le niveau d’instruction, il est vrai

qu’à l’accession à l’indépendance donc en 1960, la RDC souffrait de la quasi-inexistante de l’élite intellectuelle, mais de nos jours ce pays compte beaucoup d’intellectuels de grand renon capables de trouver de solutions efficaces aux problèmes qui se posent dans différents secteurs de la vie nationale. 

 

A en croire la revue le monde dans ma poche, la RDC  «  a un taux d’alphabétisation qui s’élève à 76 % pour les hommes et 55% pour les femmes ».[33]  

 

Si l’on s’en tient à ces chiffres, l’on peut sans doute

affirmer que l’intelligentsia congolaise a suffisamment de la sève pour promouvoir le développement du pays.

 

Comme nous pouvons le constater, le facteur

démographique semble être le plus important car de l’action et du savoir faire de l’homme dépendent tous les facteurs sur lesquels peut se fonder une coopération efficace comme il est aussi vrai que l’ingéniosité de l’homme seul, peut suffire pour avoir une telle coopération.                 

 

3.  Le Facteur Economique 

 

La  répartition inégale des ressources étant l’un des

éléments qui fondent l’interdépendance des Etats. Chaque pays cherche à obtenir dans un autres pays les ressources dont il ne dispose pas et le moyen le plus indiqué pour y arriver se trouve être la coopération.

 

Dans cette optique, l’égoïsme et la tendance à

l’autarcie ne peuvent mener qu’à des conflits visant le contrôle des biens dont tout le monde a besoin.

 

Dans les relations entres les Etats, les plus nantis

sont aussi les plus sollicités et ont ipso facto un rôle déterminant de stabilité à remplir vis-à-vis de leur environnement international.

 

La RDC est comptée parmi les pays naturellement les

plus riches du monde. Le qualificatif « scandale géologique » lui attribué explique  l’ immensité des richesses de son sous-sol , lequel abrite en quantité importante le cuivre , le diamant , le cobalt , le coltant , l’ uranium, l’ or , le pétrole , le manganèse, le charbon , le fer etc.

 

                                    La    valeur    du    sous-sol    congolais    dénote    de

l’importance de la RDC auprès des pays étrangers et des grandes puissances pour autant que ce pays détienne des ressources susceptibles de modifier les rapports de force parmi les Etats, cela dans tous les domaines de la vie humaine.

 

Pour ce qui concerne les ressources énergétiques , si l’

on ne s’ en tient qu’ à l’ eau et l’ électricité , la RDC constitue comme déjà signalé ci haut  , l’ une de principales réserves d’ eau douce du monde avec ses nombreux cours d’ eau et sa forte pluviométrie alors que l’ eau constitue une denrée rare sous d’ autres cieux.

 

Quant à l’énergie électrique « l’électricité tirée du

fleuve Congo pourrait générer plus 40000 mégawatts, assez d’énergie pour nourrir l’industrialisation de l’Afrique et vendre le surplus à l’Europe méridionale.526millions de personnes sur le continent africain sont dépourvues d’accès à l’électricité ».[34]

 

« La RDC possède à elle seule environ 37% des

ressources hydroélectriques du continent ».38                

 

Grâce à l’immensité de ses ressources en eau et en

électricité, la RDC fait présentement l’objet de multiples sollicitations de la part des autres pays. C’ est le cas notamment de la Libye qui sollicite la déviation des eaux du fleuve Congo en sa faveur , mais il y a aussi l’ Egypte qui négocie l’ interconnexion électrique à partir du barrage d’ Inga en RDC  jusqu’ au barrage d’ Assouan en Egypte ainsi que du NEPAD  qui projette l’ électrification de l’ Afrique  , du Caire en Egypte  à Johannesburg  en Afrique du Sud  à partir du barrage d’ Inga.

 

Ces trois types de facteurs internes (géographique,

démographique et économique) font de la RDC une puissance virtuelle, mais pour passer de celle-ci  à une puissance effective, elle a besoin  non seulement des capitaux, mais aussi de l’assistance technique susceptible de lui permettre de promouvoir son développement économique, d’ autant plus que après un peu plus de trois décennies de mauvaise gestion qui l’a caractérisé, ce pays est aujourd’hui plongé dans un sous-développement profond.

 

§.2. Les Atouts de l’Allemagne 

 

1. Facteur Géographique 

 

La République Fédérale d’ Allemagne  a une superficie

de 357000 Km2  et elle a une population  qui s’élève à 82300000 habitants.

 

L’Allemagne est un Etat qui ne connaît aucune

contrainte naturelle liée au relief ou au climat.

 

Le nord est  occupé par une plaine aux paysages

monotones, le centre par les montagnes anciennes d’altitudes peu élevées, le sud par le bassin  sédimentaire et par le massif alpin. Ce pays est borné au nord ouest par la mer du nord et au nord est par la mer Baltique, il  occupe une place  centrale dans l’Union Européenne par sa situation de puissance démographique, industrielle et commerciale. Une grande partie de l’Allemagne occidentale fait partie de l’Europe rhénane, la région la plus dynamique de l’Europe et l’une des plus dynamiques du monde.

 

L’Allemagne a connu des changements territoriaux

successifs au 20e siècle. La défaite de1918 a sonné le glas de l’empire allemand. Le traité de versaille de 1919 qui  règle le sort de l’Allemagne fait passer la superficie de l’Allemagne de 540848 km2 à 468776km2. Celle ci est amputée de l’Alsace –Loraine, du nord de Schle-Suig et d’ Eupen et Malmédy. De plus pour permettre à la Pologne d’avoir un accès à la mer, la PrusseOrientale est séparée du reste de l’Allemagne par le corridor de Dautzig.

 

Après la défaite de 1945, l’Allemagne  est occupée par

les vainqueurs. A l’est, 11 millions d’Allemands sont chasés ou fouillent vers l’ouest rattachés à la Pologne ou à l’URSS  une des conséquences de la guerre froide et la création en 1949 de la République Fédérale d’ Allemagne à l’ouest dans les zones d’occupation des occidentaux   suivie par celle de la République Démocratique d’ Allemagne (RDA) dans le zones occupés par les soviétiques à l’est. Dès lors il existait deux Etats Allemands , la RFA avait une démocratie pluraliste et capitaliste et la RDA quant à elle , avait une démocratie populaire avec un parti unique au pouvoir , le partie socialiste unifié d’ Allemagne , et une économie calquée sur celle de l’ URSS.

Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin construit en 1961 tombe. L’année suivante c’est – à – dire en 1990, la RDA est absorbée par la RFA. Les Allemands sont de nouveau réunis dans un seul Etat qui est la République Fédérale d’ Allemagne.

 

Apres cette réunification, ce nouvel Etat doit

surmonter le coût de la réunification Allemande, c’est –à- dire investir pour rattraper le retard économique de Lander de l’est par rapport à ceux de l’ouest. Il s’agit de reconnecter les deux territoires coupés par le rideau de fer durant la guerre froide ; le gouvernement a notamment mis en œuvre des chantiers d’infrastructures de transport : le projet unité Allemagne lancé en

1992. Ce projet prévoit des travaux jusqu’ en 2010 pour un  montant total de plusieurs dizaines de milliards d’Euros. L’effort est porté en particulier sur les autoroutes à numéros pairs d’orientations EST-OUEST, par exemples, la Bundes auto bahn 4 qui  va de la Rhénanie du nord, Westphalie à la frontière polonaise en passant par la Thuringe. Les canaux sont modernisés ou complétés comme le MITTELAND KANAL.

 

2. Facteur démographique 

 

Avec ses 82,3 millions d’habitants dont 7,3 millions

d’étrangers et ses 231 habitants par km2, l’Allemagne est un des pays les plus densément peuplés d’Europe derrière le Pays-Bas  et la Belgique. 90% de sa population vit en ville, cependant il n’existe pas de métropole écrasant l’espace allemand le font Londres et Paris pour leur  territoire national. Berlin compte actuellement 3,4 millions d’habitants.

 

Le taux de natalité de l’Allemagne est de plus faibles (8,25 pour mille) et son accroissement naturel est négatif depuis les années 1980 pour 11Lander de l’ouest.

 

Jusqu’ au début des années 1990, les cinq Lander de

l’est avaient un taux de fécondité bien plus élevé qu’à l’ouest, mais la natalité de l’Est aujourd’hui est plus faible que celle de l’ouest. Une des raisons de cette fécondité réside dans l’impossibilité pour les femmes à concilier  vie familiale et vie professionnelle.

 

Actuellement, la population Allemande n’augmente

que grâce à un solde migratoire positifs, la revue le monde dans ma poche renseigne que le taux d’alphabétisation en Allemagne est de 99 % tant pour les hommes que pour les femmes.[35]

 

Eu égard à ce qui précède, il fait l’ombre d’aucun

doute que l’Allemagne possède une population nombreuse dont la qualité ne peut faire l’objet de controverse parmi les démographes avertis.

 

3. Facteur   Economique  

 

L’Allemagne est la première puissance économique de

l’Union Européenne. Elle occupe le 4e rang mondial derrière les Etats –unies, le Japon et la chine. Elle est donc devant la France et le Royaume –Uni.

 

L’Allemagne possède pour cela des nombreux atouts

notamment : un marché intérieur important, une population active qualifiée grâce à l’apprentissage professionnel, et un niveau de vie élevé. Les entreprises et les syndicats fonctionnent en congestion. Le PIB allemand s’élève à 2.907 milliards de dollard.

Le commerce extérieur représente en tiers du PNB avec un volume d’exportation de 734 milliards d’Euros en 2004. 

 

Le principal moteur de ce commerce externe est

l’industrie dont le pourcentage dans le total des exportations se situe à quelque 84 %.

 

L’économie dispose d’un réseau de communication de

première qualité ; le plus long réseau autoroutier d’Europe, un réseau ferré particulièrement   dense et trois axes navigables, le Rhin premier fleuve mondial pour le fret, la liaison Rhin –main- Danube et le canal du Mitteland.

 

Le secteur industriel est très important en Allemagne. 33% de la population active soit huit millions de personnes y travaillent. Les principaux secteurs en chiffre d’affaires sont la construction d’automobile avec 799000 salariés en 2004, suivie par l’électrotechnique avec 777000 salariés, la construction mécanique avec 868000 salariés et l’industrie chimique. A coté des grandes entreprises mondialement connues comme Siemens, Bayern ou Thyssenkrupp, les PME/PMI emploient plus de 20 millions de salaries. Dans  la construction mécanique secteur où la RFA détient 19,3 % du marché mondial, la grande majorité des entreprises a moins de 200 salariés. Les entreprises allemandes   dépendent peu des banques pour leur financement. Grâce à leurs bons rendements près de 70 % d’entrée elles peuvent couvrir elles-mêmes leurs besoins financiers.

 

                                    La    construction    automobile    fournit    40%    des

exportations allemandes. Un salarié sur sept travaux dans ce secteur. Les grands constructeurs : VOLKSWAGEN, BMW, MERSEDES, PORCHE, OPEL, DAIMLER AG, filiale allemande de Générale Motors font de l’Allemagne le troisième producteur d’automobiles  mondial. Environ six millions de voitures y sortent chaque année, des chaînes de montage allemand et 4,8 millions de voiture de marque allemande sont produites à l’étranger. 

 

Le secteur agricole est également très important,

contrairement aux idées reçues en terme de comparaison, l’Allemagne se situe juste derrière la France en terme de production céréalière mais la devance et occupe le 1e rang européen en ce qui concerne la production de lait.

 

Pour ce qui est des autres secteurs comme dans

toutes les économies développées les secteurs tertiaire est le premier employeé allemand. Près de 28 millions de personnes y travaillent dont 10 millions dans le commerce, l’hôtellerie, la restauration et les transports. Ce secteur est constitué à plus de 40 % de PME / PMI.

 

L’économie allemande est particulièrement  orientée

vers le marché mondial. Les grands partenaires commerciaux  de l’Allemagne sont la France, les Etats-Unis et la Grande Bretagne. Mais l’Allemagne qui a retrouvé un rôle de pivot de l’  Europe depuis la chute du communisme et la réunification cherche à développer de nouveaux débouchés.

 

C’est dans cette optique qu’elle a accru sa présence

en Europe de l’est où par exemple l’entreprise allemande VOLKSWAGEN a racheté le constructeur Tchèque SKODA. Au total plus de 10 % des exportations allemandes se font vers les pays de l’Europe de l’Est.

 

Les pays émergents constituent aussi un défi de taille

pour l’Allemagne. Raison pour laquelle l’importance des relations économiques avec la chine ou l’Inde ne cesse de croître.

 

Comme nous pouvons donc le constater, il ressort de

l’analyse des ressources de la RDC et de l’Allemagne que les deux pays peuvent pertinemment s’engager dans une coopération mutuellement avantageuse.

 

En fait, le Congo est de toutes les Afrique, de par sa

centralité et son étendue, partageant ses frontières avec   9 autres pays africains. Il est de l’Afrique australe par sa botte Katangaise, de l’Afrique de l’est par la région des grands lacs. De l’Afrique du nord par le chenil du Nil et de l’Afrique de l’ouest suite à son embouchure. « Déjà, lorsqu’ il réfléchissait sur la construction des Etats-Unis d’ Afrique, KWAME NKRUMAH avait proposait comme capitale un lieu central comme le Congo  Kinshasa ou la

République Centre Africaine ».[36] 

 

De même, le grand savant Cheik Anta Diop[37], dans

son œuvre intitulé «  les fondements économiques et culturels d’un Etat fédéral de l’Afrique noire », fait du bassin du Congo la base même de l’industrialisation de l’Afrique ; le centre principal de son industrie lourde grâce  aux réserves des matières premières. Il prévoyait notamment l’ installation d’ une industrie électro-métallurgique, un important centre de construction aéronautique ( pour la fabrication des avions , fusées ) des aciéries alimentant les centres des constructions navales , d’ automobiles , des machines agricoles , l’ installation d’ une industrie variée du bois grâce à la forêt vierge , une importante industrie de chimie minérale (pour la fabrication de diverse engrais ) , de chimie synthétique , une industrie de ciment etc.

Cette idée ou vision de Cheik Anta Diop prouve à

suffisance combien la RDC regorge les matières pouvant pour le cas d’espèce  permettre à l’Allemagne de consolider sa position de puissance industrielle et en même  temps qu’elle peut bénéficier de celle-ci des capitaux et des technologies qui lui font défaut pour financer son développement agricole et industriel.

L’importance de la coopération RDC- Allemagne ayant

été mise à l’évidence ici, les dernières sections du présent chapitre se proposent de cerner et d’ expliquer le déroulement de la dite coopération en s’ intéressant particulièrement aux accords signés , aux cadres ( juridiques ) institutionnel et aux difficultés rencontrés.

 

Section 2 : Le Cadre Juridique

 

§1. Accord signé entre la RDC et l’Allemagne

 

Pendant la période allant de l’indépendance de la RDC

à 1991, année de la rupture de la coopération structurelle antre les deux pays, nombreux accords ont été signés. Ceux  qui sont repris ci-dessous, le sont à titre purement indicatif.

 

      Accord de la coopération technique et culturel, signé le 18/03/1967 ;

      Traité relatif à l’encouragement et à la protection mutuelle des investissements de capitaux, signé le 19/07/1970 ;

      Accord portant création de la grande commission mixte, signé en janvier 1974 ;

      Accord commercial, signé le 07/10/1976 avec la

(RDA) ;

      Accord de coopération financière signé le 25/02/1980 ;

      Convention générale de coopération économique, industrielle, scientifique et technique signé le

10/09/1980 avec la RDA ;

      Accord de consolidation signé le 19/06/1984 ;

      Accord aérien ;

      Accord commercial. 

 

 

§2. Domaines de coopération 

 

                                    La        coopération        Germano-congolaise        est

multisectorielle et s’effectue en trois sous – commissions à savoir :  

      La sous-commission économique ;

      La sous-commission financière et  technique ; La sous-commission culturelle.

 

Dans le cadre de la coopération économique,

l’Allemagne agit à travers la DEG, une organisation chargée de la promotion économique dans les pays en développement.

 

L’octroi des crédits, dans le domaine de la coopération

financières’ effectue par l’entremise de la KFW, tan disque dans le cadre de la coopération technique et culturelle, le gouvernement s’appui sur le la GTZ.

 

Les secteurs concernés par la coopération avec la République Fédérale d’ Allemagne sont : 

 

v Banques et institutions de développement ;

v Infrastructures et transport et routes ; v Santé et approvisionnement en eau potable ; v Agriculture.

 

 

A. Banque et Infrastructures de développement   

 

Les principaux bénéficiaires de la coopération

allemande en sont la SOFIDE et la Banque de Crédit Agricole.

 

B. Infrastructure de Transport et Routes 

 

Dans ce domaine, les concernes sont : 

 

§ Route Kisangani –Bukavu financé par tronçon : 

-     LUBUTU-OSO / Financement conjoint RFA, RDC et

CEE ;

-     OSO-OSOKARI : Financement total par la RFA ;

-     WALIKALE-MUSENGE : Financement total par la RFA.

§  ONATRA : acquisition de 55 wagons voyageurs pour le chemin de fer Urbain ; 

§  SNCC : acquisition des bateaux pour le transport dans le Lac Tanganyika ;

§  OR : réhabilitation et construction des ponts dans la province  du Maniema ; 

§  ICCN ; amélioration  des infrastructures touristiques 

 

C. Santé et Approvisionnement en Eau Potable

 

  La RFA a disponibilisé des moyens pour de travaux

ci-après : 

      Réhabilitation de l’hôpital de Kenge et appui au projet

SIDA ;

      Regideso : érection de plusieurs centres d’approvisionnement en eau potable à Mwene- Ditu et à Ngandanjika. Et achèvement des travaux pour les centres de KIKWIT, BULUNGU et LODJA.

 

C. Agriculture    

 

Pour ce qui est de l’agriculture, il y a à noter : 

Ø Le projet de promotion paysanne au Katanga

Ø Le projet de production laitière à LUBUMBASHI ;

Ø La vulgarisation agricole dans le Nord-Est du pays ;

 

De 1960 à 1991, l’enveloppe globale allouée à la RDC

par l’Allemagne s’élevait à 1.247,3millions  dont 861,1 millions de prêts et 386,3 millions à titre de don.

 

A l’issue de la dernière grande commission mixte

tenue à BONN (RFA) en 1990, une enveloppe de 142 millions dont 114 millions pour la coopération financière et 28 millions à titre de don a été allouée à la RDC. 

 

Le décaissement de cette enveloppe était conditionné

au payement par le Congo de dette garanties par le gouvernement allemand et qui s’élèvent à : 

 

 174,4 millions à titre de dette commerciale ;

 230 millions des arriérés commerciaux échus au 30juin 1991.

 

La RDC avait effectué le règlement du montant de 230

millions, mais la partie allemande avait exigé l’apurement de la dette de 17,4 millions pour pouvoir poursuivre la coopération financière avec la RDC.

 

En février 1990, la RFA avait accordé une remise de

dette de l’ordre de 567,3 millions en faveur du congo. La dette commerciale chiffrée à 319 millions a été rééchelonnée. Il avait été convenu que la remise devrait servir à financer les actions concrètes dans les domaines de la protection de l’environnement auquel l’Allemagne accorde une très grande importance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE III : LA COOPERATION ALLEMANDE FACE AU

DEVELOPPEMENT DE LA RD CONGO

 

Section 1. Présentation de la Dutsche Gesellschaft Für Zusammenarbeit « GTZ »

 

Dans le cadre de la coopération bilatérale entre la République Fédérale d’Allemagne et la République Démocratique du Congo, cette première apporte son assistance à la République Démocratique du Congo par une structure de la coopération technique appelée «Dtsche Gegellschaft Fûr Zusammenarbeit » en sigle G.T.Z

 

Il sied de signaler que la République Fédérale d’Allemagne par le biais son Ministère de la coopération économique alloue des moyens financiers. Cet argent, une fois  arrivé en RD Congo, c’est l’Ambassade de la RFA qui le réceptionnera. Une fois près avoir reçu l’argent, il sera envoyé à la GTZ, et cette dernière l’affectera aux structures telles que : Fédération des ONG laïque à vocation économique du Congo « FOLECO », Projet de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises Congolais «  COPEMECO », Initiative Congolaise des Populations de Goma « ICG », etc.

 

Ayant constaté l’immensité de la RD Congo la GTZ a pu

créer les  structures citées ci-haut pour assurer l’effectivité de ses projets.

 

§1. Bref aperçu historique

 

Créée en 1975 en qualité d’entreprisse de droit privé, la GTZ est une entreprise de coopération internationale pour le développement durable qi opère sur tous les continents de la planète ; c’est une prestation de service de coopération au développement. 

 

Elle est une entreprise fédérale ayant son siège à ESCHBORN près du Francfort sur le Main en RFA. Elle a pour principal commettant le Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement.

 

Historique de sa présence en RDC

 

En RD Congo, la GTZ intervient depuis 1987 dans deux

volets de la santé publique. La GTZ exécute en RD Congo huit projets pour le compte du Ministère de la coopération économique de la RFA comme nous l’avons déjà signalé ci-haut, dont les deux projets dans le secteur de la santé, deux projets dans le secteur de la conservation des ressources naturelles et quatre projets dans le domaine de l’appui au secteur privé, au secteur du développement communautaire et au secteur de la société civile.

Ces projets constituent son programme d’intervention principale.

 

 

En outre, la GTZ gère trois autres catégories de projets

de la RD CONGO à savoir :

      Cinq projets modèles « pour son propre compte dans le secteur d’appui aux petits et moyens entreprises et de développement communautaire » ;

      Trois projets dans les cadre du programme « PPP » PrivatePublic-Projet, financés conjointement par la GTZ et les entreprises privées ;

      Un projet clôturé financé par UNHCR (Le Haut Commissariat des Nations Unies POUR les Réfugiés), deux projets en gestation et un projet en cours financé par la Banque mondiale pour le compte des bailleurs de fonds multilatéraux, dont l’exécution est confiée au département international service, lequel assure la fonction d’un bureau d’étude internationale, attaché à la GTZ.

 

§2. Structure et fonctionnement

 

La GTZ opère pour le compte d’autres Ministères fédéraux, de gouvernement d’autres pays et de clients internationaux, tels que la commission européenne, les Nations Unies ou la Banque Mondiale, aussi pour le compte d’entreprise du secteur privé.

 

Il faut signaler que la GTZ est une entreprise d’utilité

publique. Les excédents financiers sont exclusivement réutilisés pour ses propres projets de la coopération internationale pour le développement durable.

 

Outre la R.D.Congo, la G.T.Z est dans plus de trente

pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine ainsi que dans le pays en transition d’Europe Orientale et les nouveaux Etats indépendants. Cette structure emploi quelque neuf milles six cents collaboratrices et collaborateurs. Les bureaux de la G.T.Z représentent l’entreprise dans soixante cinq pays. La coopération internationale pour le développement durable requiert aussi les alliances.

 

Elle est dotée d’un véritable réseau mondial de

partenariat dans les sphères de la société civile, de l’économie et de la culture. La G.T.Z œuvre de longue date en relation étroite avec des organisations nationales et internationales de coopérations au développement.

 

Pour autant que cela s’avère opportun et présente un

intérêt économique, la G.T.Z mobilise également le savoir faire de société d’étude conseil privé, des consultants privés et d’institutions publiques spécialisées existant en R.F.A et dans d’autres pays. 

Au niveau de pays, la G.T.Z a le souci de proposer des modes opératoires et des solutions en adéquation avec les conditions prévalant dans ses pays partenaires.

 

 

§.3 : Buts et missions

 

Dutsche Gesellschaft für Technishe Zusammenarbeit (G.T.Z) est un prestataire de service de coopération au développement qui œuvre sur tous les continents.

En qualité d’Entreprise Fédérale de droit privé la G.T.Z a

pour mission de concrétiser la politique allemande en matière de développement.

 

Outre les missions, la G.T.Z se donne les objectifs

d’améliorer durablement les conditions de vie des populations dans les pays en voie de développement et de stabiliser leurs bases d’existences naturelles

 

Parmi les prestations de la GTZ figure l’assistance

technique à organisations dans les pays partenaires pour la planification, la mise en œuvre et l’évaluation de leurs projets et programmes. 

 

§4. Domaines d’action

 

La GTZ exécute, en RDC huit projets pour le compte du Ministère de la coopération économique de la RFA, dont 2 projets dans le secteur de la santé, 2 projets dans le secteur de la conservation des ressources naturelles et 4 projets dans le domaine de l’appui au secteur privé, du développement communautaire et de la société civile. Ces projets constituent son programme d’intervention principal.

 

v En ce qui concerne le secteur de la santé, les orientations clés des interventions de la GTZ portent principalement sur : 

1)  L’appui à la lutte contre le VIH/SIDA ;

2)  Le renforcement des capacités des acteurs opérationnels de terrain et appui institutionnel au Ministère de la santé.

 

a) Le projet multisectoriel d’appui à la lutte contre le VIH/SIDA (PALS/GTZ)

La lutte contre le SIDA demeure le cheval de bataille de la GTZ en RDC où elle compte de pertinents d’envergure nationale qui servent de références pour le programme National de lutte contre le VIH/SIDA (PNLS) dans le pays. Ainsi la GTZ copte cinq axes d’intervention :

-         La sécurité transfusionnelle : la GTZ appuie principalement le centre national de transfusion sanguine (CNTS), les banques de sang ainsi que les structures transfusionnelles de Kinshasa.

-         La prévention de la transmission de la mère vers l’enfant du VIH (PTME) : avec l’appui de l’UNC (Université de la caroline du Nord) Elisabeth Glazer Paediatric Aids Foundation, la GTZ a mis en place le premier projet pilite de la RDC. Trois maternités de Kinshasa (Kingasani, Binza et Kintambo) ont intégré les activités en apport avec la PTME. Il faut noter que l’expérience de la GTZ s’est étendue vers les provinces et depuis fin 2003, la GTZ appuie la PTME au Sud-Kivu dans l’Hôpital général de Kaziba.

-         La sensibilisation des groupes spécifiques et des groupes à haut risque : ayant une expérience pilote fructueuse dans la lutte contre le VIH/SIDA la GTZ a, au sein des entreprises, par le partenariat public-privé et la création du comité interentreprises de lutte contre le SIDA (CIELS) les professionnels de sexe, les hommes en uniforme, les élèves et les étudiants, les enfants de la rue, les camionneurs, les prisonniers t les filles mères bénéficient des activités de sensibilisation contre le VIH/SIDA , dans les différents sites à travers le pays.

-         Le conseil et dépistage volontaire sur le VIH/SIDA (CDV) : la GTZ appui la Fondation Femmes Plus dans la mise en œuvre d’un centre d CDV intégré dans un centre hospitalier.

-         Le renforcement des capacités des ONG et OAC et l’accès aux soins pour les PVV : à travers le renforcement des capacités des ONG, OAC et autres intervenants qui œuvrent dans la lutte contre le VIH/SIDA, la GTZ vise à mettre en place un paquet complet d’accès aux soins pour les dans le cadre d’un partenariat intégré. 

 

b) Le volet renforcement des capacités des acteurs opérationnels de terrain et appui institutionnel au Ministère de la santé

Les interventions en rapport avec le renforcement des capacités des organisations et acteurs de terrain ainsi que l’appui institutionnel au Ministère de la santé ont permis des avances significatives dans l’amélioration de la qualité des services, des prestations et des interventions des partenaires et collaborateur de la GTZ. Ces activités portent principalement sur :

-         L’appui à la réforme sanitaire et à la conception de la politique sanitaire du pays. Le renforcement des capacités dans la concrétisation et l’analyse des concepts innovateurs (relais communautaires, mutuelles de santé, moustiquaires imprégnées d’insecticides, planification familiale) en vue d’améliorer les attitudes et pratiques et pratiques et soutenir la diffusion de cas innovations.

-         L’appui à la fonction normative, stratégique et de coordination des programmes et directions du Ministère de la santé (conception et production des guides, des ormes, des directives, des modules ; organisation des réunions de coordination des partenaires).

-         L’appui au programme national de lutte contre le VIH/SIDA (PNMS) dans la production de la cartographie des interventions et intervenants dans la lutte contre le VIH/SIDA.

-         La formation en gestion et autres thèmes sanitaires spécifiques (antirétroviraux, sécurité transfusionnelle, communication pour la santé,…)

-         L’appui au programme nationale de promotion es mutuelles de santé  (PNPMS) dans l mise en œuvre des mécanismes d’autofinancement (mutuelles de santé) et d’outils de gestion administrative. etc.

 

Selon l’O.M.S, la santé est une véritable plénitude de vie.[38] Avec cette définition, nous osons dire qu’aucun développement ne peut être envisageable par aucun pays si sa population n’est pas en bonne santé. Ayant copris cette nécessité, la RDC travail d’arrache pied dans le domaine sanitaire à travers le programme «PNMLS» qui n’est pas seulement financé par le gouvernement congolais mais aussi par le gouvernement allemand à travers la GTZ, dans le souci de combattre d’autres les maladies sexuellement   transmissibles         notamment      le VIH/SIDA.

 

v Pour le secteur de la conservation des ressources naturelles, la GTZ s’y intéresse aussi.

 

Pour ce faire, par sa position géographique à cheval sur

l’équateur, s grande superficie de plus de 2 millions de km2 et avec une densité de population faible ainsi que ses différences de relief et son réseau hydrographie, la RD Congo englobe une diversité d’habitats et d’écosystèmes qui se traduit par une biodiversité très élevée. La majorité des forêts dense africaines se rencontrent au Congo et prennent une importante dans les forêts tropicales du monde.  Environ 10.000 espèces animales ont été inventoriées au Congo dont nombreuses espèces endémiques comme l’Okapi, le Bonobo, le Gorille de montagne et de basse attitude, ou le Rhinocéros blanc du Nord. Cette biodiversité est menacée par les activités de l’homme passées ou présentes : pression de l’agriculture, exploitation minière, braconnage, coupe de bois.

 

Depuis sa création  en 1934, l’ICCN est l’Institut mandaté en RD Congo pour assurer la protection des 7 parcs Nationaux il s’agit de : (Virunga, Caramba, Kahuzi-Biega, Upemba, Maiko, Salonga, Kundelungu) avec une superficie d’environ 90.000km2 et de 14  aires protégées apparentées avec une superficie 110.000 km2. L’ICCN a pour objectif, d’assurer la protection de la faune et de la flore dans les aires protégées, de favoriser la recherche scientifique et le tourisme et de gérer les stations de capture. Quatre de ces parcs nationaux et une réserve sont déclarés sites du patrimoine mondial par l’UNESCO. A l’heure actuelle, l’ICCN engage environ 20.000 agents, dont 95% pour la gestion et la surveillance des sites protégés.

 

En définitive, l’environnement, étant menacé par les

recherches effrénées de l’homme, nécessite une bonne politique pour la protection la nature.

 

A cet effet, le gouvernement congolais bénéficie du

financement du gouvernement allemand à travers la GTZ protège la faune et la flore en vue de lutter contre le réchauffement climatique qui fait l’actualité dans le monde.     

 

En outre la GTZ gère 3 autres catégories de projets en RDC à savoir :

-         cinq  «projets modèles » pour son propre compte dans le secteur de l’appui aux PME et du développement communautaire ;

-         trois projets dans le cadre du programme « PPP » (PrivatePublic-Protects), financés conjointement par la GTZ et des entreprises prives ; et

-         un projet clôturé (financé par l’UNHCR), deux projets sont en gestations et 1 projet en cours (financé par la Banque Mondiale) pour le compte des bailleurs de fonds multilatéraux, dont l’exécution est confiée au département « international services », lequel assure la fonction d’un bureau d’étude international, attaché à la GTZ.

Section 2. Impact de la coopération Germano-congolaise

 

§.1. La GTZ et la lutte contre la pauvreté

 

Pour lutter contre la pauvreté en RDC la RFA par le

biais de la GTZ a créé des structures d’appui au développement. Ces structures rependues presque partout en RDC ont des objectifs répondant à ceux des allemands c’est-à-dire rehaussé le niveau de vie des populations. Les plus importantes sont : La Fédération des ONG  Laïques à vocation Economique du Congo, asbl « FOLECO », Projet de promotion des Petites et Moyens Entreprises : Appui institutionnel à la COPEMECO. Asbl, Initiation Congolaise pour le Sauvetage des Populations de

GOMA, « ICG »…

 

1. Fédération des ONG Laïques à vocation économique du

Congo (FOLECO)

La FOLECO poursuit les objectifs ci-après :

a)   Assurer l’autopromotion de ses membres ;

b)  Rendre les structures de base membres capables de s’engager dans des activités économiques, rentables et pérennes ;

c)   Former les animateurs (trices) des ONG en matière économique par l’organisation des séminaires, ateliers, visites d’échanges ;

d)  Rechercher les débouchés pour les produits et les services de ses membres ;

e)   Soutenir et défendre les intérêts de ses membres auprès des autorités politico-administratives ;

f)    Consulter une banque des données sur les ONG et les ressources de financement au niveau nationale et international.

 

En rapport avec les problèmes prioritaires rencontrés

par les communautés de base et identifiés pendant les ateliers et séminaires organisés dans les provinces de Bandundu et BasCongo ainsi que dans la ville de Kinshasa, les premiers programmes développés par la FOLECO, en guise de réponse aux problèmes, sont le mouvement Routier et le plan d’Action d’Urgence. Nous y reviendrons dans le paragraphe suivant.

 

En réponse à des préoccupations de la dégradation de

l’environnement exprimées par les populations confrontées aux érosions et aux inondations, la FOLECO avait lancé les programmes de lutte antiérosive et drainage successivement en décembre 1995 et en septembre 1996, principalement à Kinshasa.

 

Dans la ville de Kinshasa, 57 sites érosifs ont été ainsi

stabilisés, 67.476 ml de caniveaux ont été curés et 8.647 ml ont été entretenus pour les rivières.

 

Dans le programme de lutte contre la pauvreté, la FOLECO a initié aussi le programme ‘’GENDER’’. Ce programme a été formellement mis en place en novembre 1995. Toute fois,  avant cette date,  la distinction entre « femme et homme » n’a pas été de mise, car la FOLECO a généralement a privilégié les relations basées sur le développement et la mise en œuvre des activités économiques susceptibles d’être réalisées dans un milieu en faisant appel à tous les concernés, hommes et femmes.

 

Destiné donc à assurer l’intégration des femmes dans

les activités où prédominent les hommes et eu égard au retard accumulé par les fois, le programme GENDER a vite fait d’intéresser plusieurs provinces. C’est ainsi qu’il est opérationnel dans les provinces ci-après : Bas-Congo, Bandundu, Province Orientale, Kasaï-Oriental, Kasaï-Occidental, Katanga et Kinshasa.

 

Pour accélérer l’intégration des femmes au niveau des

responsabilités dans la société, «4 formations » spécifiques par an ont été réalisées en moyenne.

 

                            Dans    le    cadre     d’apprentissage des     technologies

appropriées, une formation-action par mois a été réalisée au profit des femmes.

 

En ce qui concerne la valorisation de la production paysanne, la FOLECO a mis l’accent sur l’évacuation et la commercialisation des produits dans la mesure où il est admis que la production est disponible mais qu’elle souffre de l’évacuation. Mais, avec la dégénérescence du matériel végétal et le développement des maladies dans certaines cultures de base comme le manioc, il est apparu indispensable de doter la FOLECO d’un programme capable de faire face à cette préoccupation exprimée de plus en plus abondamment par ses membres et les communautés de base. 

 

En appui à ses différents programmes, la FOLECO dispose d’un programme dénommé « Culture Economique ». Celui-ci sert à véhiculer par des expressions culturelles les messages de développement à transmettre à la population pour laquelle on veut obtenir un changement de mentalité et/ou une participation à un programme d’action communautaire. En moyen 12 productions théâtrales sont réalisées par an pour sensibiliser les populations dans les domaines de mouvement routier, d’assainissement et de GENDER. En plus de cette mission, la FOLECO recherche, par la culture Economique, à réaliser la promotion économique des organisations culturelles membres. Ce pendant, cette recherche souffre beaucoup de la conjoncture difficile du moment. Ce programme a démarré en 1993 et a évolué jusqu’à ce jour dans la ville de Kinshasa où les groupes cultures culturels sont confrontés à un besoin de promotion sont les plus nombreux.

 

En fonction des demandes en provenance de la base, la FOLECO intervient également dans plusieurs autres secteurs. Elle accompagne ainsi les cellules de base en matière de microfinance au profit des personnes pauvres évoluant dans le petit commerce. Elle encadre les personnes avec handicap pour les amener à exercer des activités génératrices de revenus à partir des dons en produits alimentaires leur consentis dans le cadre du projet d’Aide Interactive. Elle a facilité la mise en place d’une cellule de base de transformation des produits chimiques destinés à soutenir les activités de production des ONG évoluant dans ce secteur.

 

Elle a développé, depuis juillet 2000, un programme d’appui à l’encadrement des enfants de la rue sur base de l’approche économique. Ce programme vise la réhabilitation des fermes abandonnés où ces enfants seront respectivement placés et pris en charge pour apprendre un métier, se divertir sainement et finir par réintégrer société en tant que personnes responsables et respectables.

 

Le nombre de fermes abandonnées est évalué à environ 6000 dans l’ensemble du pays. Le premier projet expérimenté dans ce sens est le Foyer Werrason pour enfants de la rue initié par la fondation Werrason, avec l’accompagnement de la FOLECO. Ce projet a besoin d’être consolidé pour assurer sa pérennisation

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tableau : Allocation d’aide par secteur

 

Programme

Nombre des dossiers

Coût

Observations

01

Mouvement Routier

76

16.974.660

 

02

Lutte Antiérosive

58

13.460.000

 

03

Assainissement

49

8.000.000

 

04

Immondices

6

322.630

 

05

Culture Economique

10

93.2000

 

06

Gender

16

110.617,83

 

07

Assistance technique à la production

2003

-

A évaluer

08

Plan               d’Action

d’Urgence « PAU »

50

5.481.141

Montant revoling

09

Encadrement

152

649.040

 

10

Micro-finance

14

2800

 

11

Personnes            avec

handicap

72

654.973

 

12

Cellule de base de

Transformation

12

225.000

 

13

nfants de la rue (4 jets x 11 provinces)

13

1.100.000

 

 

Source : les activités de la GTZ en RDC. Page 18 Il est à noter que dans les programmes exécutés par

la FOLECO, les routes revêtent d’une importance capitale étant donné que RDC en est le bénéficière. 

 

En bénéficiant des réhabilitations de quelques routes

et ponts a permis à la RDC d’évacuer les produits agricoles vers les milieux urbains en vue de diminuer tant soit peut la famine. 

 

En ce qui concerne le GENDER, le souci majeur de la FOLECO est de promouvoir la parité en vue de permettre l’intégration de la femme. Cette intégration de la femme permettra à celle-ci de s’épanouir dans la société. 

 

2. Initiation Congolaise pour l Sauvegarde des populations

de Goma (ICG)

Suite à l’éruption dévastatrice du volcan Nyiragongo,

le 17 janvier 2002, ayant provoquée la fuite de plus de 300.000 habitants de la ville de Goma, en direction de Gisenyi, au Rwanda, et devant l’absence d’une stratégie pour surmonter les conséquences de cette catastrophe quand les effets d’aide d’urgence seront clôturées, les animateurs des ONG œuvrant à l’Est du pays, notamment dans la province Orientale, le Maniema, le Sud-Kivu et le Nord-Kivu, se sont rencontrés en Assemblée générale extraordinaire, le 20 janvier 2002, au siège sociale de la FOLECO-COPEMECO, pour réfléchir sur les vois et moyens de venir en aide durablement en faveur des populations ainsi sinistrées et ce, grâce à la 1è offre de partenariat de la GTZ.

 

1 Objectif

Intervenant dans le cadre des actions de lutte contre la

pauvreté, l’ICG se veut ne synergie d’ONG, plate formes d’ONG et populations à la base pour contribuer particulièrement à la solution des problèmes liés aux cinq axes ou secteurs d’intervention ci-après :

-  La réhabilitation et le renforcement des capacités de production agricole et de commercialisation en vue de la réinsertion des populations sinistrées dans les zones d’accueil ;

-  La réhabilitation des routes de desserte agricole ;

-  La réhabilitation des infrastructures sociales sur base de l’approche économique ;

La réhabilitation des secteurs PME et artisanat (appui aux réseaux micro-finance) ;

L’électrification rurale par les énergies renouvelables.

Il faut dire que l’ICG est un mouvement associatif de

développement engagé dans l’approche économique d’autopromotion, en vue d résoudre les problèmes de service des populations par la mise en réseau des ONG membres pour des interventions économiques. En d’autres termes, l’ICG entend aider les populations à la base à se prendre en charge, à améliorer durablement leur conditions de vie, à faire face aux répercussions de la pauvret et à persuader les institutions internationales de développement que la meilleur intervention est celle qui se souci avant tout de chercher une solution durable aux problèmes économiques des populations à secourir 

2. Comment l’I.C.G intervient

Afin de permettre à la population concernée de

s’approprier l’idéal ICG, les animateurs provinciaux et locaux de l’I.C.G ont, entre autres missions, celle d’apprendre à obtenir la participation de base au niveau de l’identification de ses besoins, de l’élaboration et de l’exécution des projets sur terrain. En d’autres ternes, il s’agit de guider la population plus vers le choix des activités productives à même d’améliorer sensiblement son vécu quotidien et de contribuer à réduire la pauvreté dans ses milieux respectifs.

 

Par conséquent, le financement des projets est

accord sous forme des prêts remboursables afin de se prendre en charge, à l’issue d’un échéancier convenu de commun accord avec chaque structure ou groupe de structures bénéficiais, sans toute fois négliger les projets à caractère social comme la réhabilitation des infrastructures sociales (écoles, centres de santé ou marchés…) sous forme de subventions, mais toujours sur base de l’approche économique.

 

§2. La GTZ et les routes de desserte agricole

 

En rapport avec les problèmes prioritaires rencontrés

par les communautés de base et identifiés pendant les ateliers et séminaires organisés dans les provinces de Bandundu et Bas Congo ainsi que dans la ville de Kinshasa, les premiers programmes développés par la FOLECO, guis de réponses aux problèmes, sont le Mouvement Routier et le plan d’Action d’Urgence.

 

Le Mouvement Routier est un programme d’entretien permanent, des routes de desserte agricole, par cantonnage manuel, assuré par une organisation des populations bénéficières de la route. Il tire son financement du péage des utilisateurs de la route ainsi que des prélèvements éventuels à opérer sur l’économie développée dans la zone d’influence de la route. 1.063 km des routes, 23 ponts et passerelles à Kinshasa et à l’intérieur du pays ont été réhabilités et entretenus par le Mouvement Routier.

 

Grâce au Mouvement Routier, les payants producteurs peuvent évacuer et commercialiser leur production. Avec les revenus qu’ils obtiennent, ils peuvent faire face aux frais de soins de santé et aux frais de scolarité de leurs enfants.

 

Section 3. Le bilan d la coopération Germano-Congolaise

 

Dans cette dernière section de notre travail relative

au bilan des actions de la GTZ en RDC, il est question de passer en revu des actions réalisées et non réalisées par la GTZ.

 

§1. Actions réalisées 

 

Il s’agit en fait des actions qui ont été réalisées par la DTZ à  travers des structures d’appui au développement.

 

Outre le secteur de conservation des ressources

naturelles et le secteur d’appui au domaine de la santé en RDC, la GTZ s’est investie dans d’autres secteurs notamment : 1) Plan d’Action d’Urgence, « PAU » il s’agit d’un programme d’évacuation des produits agricoles vers les centres de consommation et d’approvisionnement des milieux ruraux en produits manufacturés. En moyenne 1200 T/ an de produits divers ont été évacués par le PAU.

2)          Projet d’évacuation et de valorisation des immondices. La première application de ce plan directeur a été réalisée dans le cadre d’un projet pilote qui s’exécute dans deux communes de la ville de Kinshasa, à partir de septembre 1994.

3)          L’Assistance Technique à la production, « ATP » est l’une des réalisations de la RFA à travers la GTZ. Initié en janvier 1997, devenu opérationnel deux ans après, soit en 1999, ce programme s’attaque d’abord aux questions de sécurité alimentaire dans la ville de Kinshasa, puis dans l’ensemble du pays. Elle a distribué en termes d’intrants de production auprès d’ONG et cellules de base : 137.500m de boutures de manioc, 12010Kg de semences diverses, 5.500 outils divers, 17.500Kg de fertilisants, 40 litres de pesticides, 2.346 canards et 1.545 coquelets. Il faut noter que tous ces programmes ont réalisées par la FOLECO. 

 

D’autres programmes sont ceux réalisés par la COPEMECO. Il s’agit de :

1)  Réaliser les PME selon leurs secteurs d’activités en vue, d’une part, de trouver des solutions à leurs problèmes, de les rendre capables d’assurer la défense de leurs intérêts et, d’autre part, de jouer rôle prépondérant de secteur.

2)  Rehausser par des formations les compétences techniques et managériaux des promoteurs et agents travaillant dans des PME/PMI.

3)  Le programme de formation. Ce programme inclus la formation en gestion, en matières techniques, en organisation et défenses des intérêts.

4)  Le programme crédit et épargne. Ce programme mobilise les capacités d’épargne du secteur des PME (les opérations se sont en devises pour eviter les effets de l’inflation) et contribue à la solution des problèmes de financement auxquels sont confrontés beaucoup des PME.

 

§2. Actions non réalisées 

 

  Les Actions Programmées qui n’ont pas été réalisées

sont : 

 

Ø L’achèvement de la route KISANGANI-BUKAVU qui  ne pourra plus traverser le par selon un arrangement accepté par la partie allemande ; la bretelle de 22 Km reste à financer et passera désormais par BungaKiriKahele ;

Ø Le financement de 55 Wagons voyageurs pour le train urbain ;

Ø L’acquisition des bateaux pour le lac Tanganyika ; 

Ø La réhabilitation et la construction des ponts à Kindu dans le Maniema ;

Ø L’amélioration des infrastructures touristiques ;

Ø La réhabilitation de l’hôpital de Kenge et appui au projet SIDA ;

Ø Le payement par la partie Congolaise des arriérés commerciaux de 17,4 millions ;

Ø L’accord culturel et l’accord  de liaison téléphonique  automatique.

 

Le nombre important des actions  programmées et

réalisées partiellement ou non réaliser traduit un dysfonctionnement dans la coopération Germano Congolaise. La section qui sui  se propose d’en stigmatiser les causes

 

§3. Actions  arrêtées en cours de réalisation 

 

Lors de la suspension de la coopération en 1991, les

accords en cours de réalisation dont la mise en œuvre a été arrêtée portent sur les actions suivantes : 

v Le financement en faveur de la SOFIDE ;

v La modernisation de la flotte urbaine pour l’ONATRA en faveur du transport urbain de Kinshasa ; 

v L’étude d’électrification rurale (SNEL) ; 

v L’étude d’adduction d’eau de 7 centres ruraux ; 

v Les bacs pour l’OR ; 

v La réhabilitation des émetteurs de radiodiffusion ; 

v Le projet agricole dans le Nord-Est de la RDC ; 

v L’institut professionnel agricole de Mushueshue ; 

v La vulgarisation agricole de Kabale ;

v L’agro-pastoral dans la région de KWANGO-KWILU ; 

v L’adduction d’eau de Mwene–Ditu, Ngandanjika et TSHIMBULU ; 

v La réhabilitation de la route LUBUTU–OSOKARIBIRWE, 

v La zone franche Inga ;

v La pêche  en eau douce ; 

v La production animale au Katanga, coopération laitière à LUBUMBASHI

 

Section 4 : Les Facteurs de dysfonctionnement de la coopération

Germano Congolaise

 

Les causes du dysfonctionnement  constaté dans la

coopération entre la RFA et la RDC sont à la fois internes et externes à l’Etat congolais.

 

1. Les Causes Internes 

 

La gestion de la RDC à la suite de la prise du pouvoir

par le Maréchal MOBUTU en 1965 a entraîné une crise multidimensionnelle rendant ce pays incapable de s’imposer par son économie , son armée et sa diplomatie comme le « heartland » du continent africain.

 

En effet , l’ institutionnalisation du mouvement

populaire de la Révolution (MPR) parti Etat et la confiscation du pouvoir d’ Etat  ainsi  que celle des liberté fondamentales , telle que la liberté d’ expression ont contribué à la naissance d’ une opposition politique conduite par le parti politique dénommée UDPS ( Union pour la Démocratie et le Progrès Social ) de Monsieur Etienne TSHISEKEDI dont la persécution a conduit à l’ extrémisme politique qui a , en 1990 entraîné l’ affaiblissement de l’ autorité de l’ Etat jusque là incarnée par MOBUTU. Ce qui  prédisposait le pays à toutes aventures extérieures.

 

« Les années 1970 sont celles de la Kléptocratie Mobutiste c’est à dire des emprunts bancaires massifs, des détournements des fonds, de la corruption et des éléphants  blancs. Ces projets de développement pharaoniques  vont de la ligne à haute tension Inga Shaba à l’aciérie de Maluku. La crise de la dette extérieure de la politique de rigueur menée par le premier ministre KENGO WA DONDO  en étroite collaboration avec le FMI et la BANQUE Mondiale. Les coupes sombres dans le budget de l’Etat et dans les dépenses sociales poussent les populations à mener des stratégies de survie. Même Mobutu inquiet de voir sa cassette personnelle tronquée, exprima son désaccord. La centralité politique du MPR fera des associations tel que syndicats , églises , mouvement de la jeunesse , groupements  féminins …des appendices du pouvoir de l’ Etat entraînant ainsi la prédation avec le cortège de meurtres , des violations  massives des droits de l’ homme , l’ appropriation par une minorité de l’ essentiel des richesses de l’ Etat, l’ expropriation des entreprises étrangères , la négation  de l’ indenté aliénante , l’ émergence  des anti-valeurs qui vont déboucher sur les deux guerres du Shaba et les deux guerres de Moba »[39]

 

La crise de la dette a donné lieu à la lutte pour la

conquête des libertés politiques. Cette dynamique a poussé le régime en place, par peur de perdre le pouvoir, à consacrer des moyens colossaux à l’entretient de la garde présidentielle et aux services de sécurité au détriment  du gros d’armée  qui dés lors jusqu’aujourd’hui compte par, les parents pauvres de la République.

Ainsi, l’intérêt particulier des individus prenait-il le

devant par rapport à l’intérêt général qualifié par d’aucuns l’intérêt supérieur de la nation.

 

Cette situation prédisposait l’armée à la corruption et,

de ce fait a beaucoup contribué à la fragilisation de la R.D.C.             

 

Concomitamment à ce qui se passait, au sein de

l’armée, la diplomatie elle-même chargée de la coopération avec les partenaires extérieurs du CONGO était gangrenée par des anti-valeurs telles que la corruption, le clientélisme, le tribalisme et toutes sortes immortalités.

  

Les recrutements et l’envoi en mission permanente ou

temporaires étaient plus fonction des affinités subjectives que des critères objectifs. L’absence de la méritocratie sera exacerbée par l’impayement  ou la modicité du salaire des diplomates et les conditions de précarité matérielle dans lesquelles ils travaillent.

 

Face à cette situation de corruption qui n’a épargné

aucun secteur de la vie en RDC, l’intérêt général reculait devant l’intérêt particulier.

 

Toutes ces tares tant décriées ont survécu à la chute

du Maréchal MOBUTU continuent à manquer la conduite des affaires publiques  congolaises si bien que le rapport [40] de la 10e conférence diplomatique tenue à Kinshasa e, 2003 note en ce qui concerne la coopération entre autre le manque au mépris de la législation en la matière, de coordination dans la présentation des requêtes de financement et de célérité dans le traitement des dossiers par les ministères et services techniques, la mauvaise gestion des ressources destinées aux projets de développement, le choix des projets de coopération qui ne cadraient pas souvent avec les objectifs  de développement du pays; la non absorption des fonds mis à la disposition des projets par les partenaires bilatéraux et multilatéraux, les irrégularité constatée dans la libération des fonds de contre partie de cofinancement de projets. 

 

Il va donc de soi que la coopération Germano

congolaise ne pouvait pas être épargnée dans cet état de mal gouvernance généralisée.

 

L’on note à titre illustratif  que la Banque de Crédit  Agricole, pourtant l’un des principaux bénéficiers du financement de la coopération allemande, se trouve aujourd’hui en faillite totale, par voie de conséquence la route Kisangani Bukavu dans son axe  LUBUTU - OSO qui devrait bénéficier du financement conjoint RFA, RDC et CEE  a souffert des difficultés liées à la libération des fonds part la partie congolaise, mais aussi dans son ensemble  de la lenteur en ce qui concerne le tracé de ladite route par la partie congolaise  pour autant qu’ il fallait contourner le parc national de KAHUZI BEIGA, en vue d’ assurer la protection de l’ environnement et la conservation de l’ écosystème de la région ; des années plus tard , alors que l’ Allemagne attendait la position Congolaise à ce sujet n’ était pas présentée. 

 

La mauvaise gouvernance et ses corollaires , l’

incompétence de certains membres du personnel chargé de la coopération , l’ empiétement des attributions dévolues à la coopération internationale par les ministères et services techniques , le détournement ou  la mauvaise gestion destinées aux projets de développement , la poursuite effrénée de l’ intérêt particulier au détriment  de celui général  dans la gestion des affaires publique , les mauvaises conditions de vie et de travail, le déficit de coordination dans les actions de coopération sont autant des goulots d’ étranglement au fonctionnement harmonieux de la coopération Germano- Congolaise.

 

A toutes ces pesanteurs s’ajoute la période trouble

d’avant l’avènement de la deuxième République, laquelle période  ne pouvait nullement se prêter  à une coopération économique éfficace avec les partenaires extérieurs. Ajoutons également les conflits armés récurrents qui sévissent actuellement à l’Etat Congolais.

 

2. Les causes externes 

 

Parmi les causes du dysfonctionnement de la

coopération Germano Congolaise externes à la RDC, il y a le contexte politique international et la tendance hégémonique de la partie allemande dans les relations de coopération avec la RDC. 

 

 

A. Le contexte politique international 

 

                                    Le        contexte        politique       international        a

incontestablement une incidence sur la conduite des affaires publiques dont la coopération internationale en RDC. C’est le contexte qui explique l’apogée, puis la déliquescence de l’Etat Congolais.

 

En effet, si la  guerre froide rendait nécessaire le

régime dictatorial de la deuxième République en RDC puisqu’ il représentait mieux les intérêts stratégiques des occidentaux en Afrique, la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’empire soviétique ont fini par plaider en faveur de la gouvernance démocratique (la bonne gouvernance). Ainsi, les intérêts des occidentaux devraient-ils dorénavant  se définir en terme de bonne gouvernance comme l’avait signalé le président François MITTERAND lors de son discours dit de la BAULE.

 

Le principe qui affirme que dans le monde

international commande et le national suit est devenu une réalité au point que les relations internationales apparaissent comme moteur de l’histoire. La mondialisation étant un phénomène total et global, aucun Etat à travers  le monde, aucun acteur des relations internationales n’échappe à ses tentacules.

 

Malgré l’ appui considérable dont il bénéficiait des

occidentaux en général et de l’ Allemagne en particulier pendant la guerre froide , le régime despotique de MOBUTU  a , par la mauvaise gouvernance qui l’ avait caractérisé , conduit à une crise profonde et multiforme au Congo et devant les atermoiements de ce régime de se  démocratiser à la fin de la guerre froide , l’ Allemagne à l’ instar des autres pays occidentaux avec les USA en tête, avaient  fini par jeter leu dévolu sur d’ autres pays pour représenter leurs intérêts , ceux-ci ne pouvant dès lors plus se définir exclusivement ni en fonction des dimensions et positions géographique , ni en termes de ressources économiques , mais aussi par rapport à la bonne gouvernance.

 

Le nouveau contexte international ne laisse qu’une

alternative aux Etats : s’adapter ou mourir.

 

Bien avant ce nouveau contexte malgré les critiques

de façade, MOBUTU jouissait de l’appui des capitaux occidentaux.  « Il demeurait pour l’occidentaux une garantie certaines pour la stabilité de ses intérêts stratégiques dans cette région d’Afrique ». [41]

 

Mais l’abandon de la RDC par les occidentaux suite à

la mauvaise gouvernance  a causé la déliquescence de l’Ex-Zaire et «  pousse les Etats –Unis à s’investir stratégiquement à partir de l’Ouganda, nouveau centre de décision de la sous région ».[42]

 

La rupture en 1991 par l’Allemagne de sa coopération

structurelle avec la RDC s’inscrit dans la logique de la fin des intérêts stratégiques liés à la guerre froide, mais constitue l’une des causes de dysfonctionnement de la coopération Germano Congolaise.

 

 

 

 

 

 

 

 

CONCLUSION

 

La présente étude a été dictée par le souci de relever

l’impact de la coopération bilatérale Nord-Sud sur le développement des Etats africains et avec pour cas concret l’étude de la coopération Germano-Congolaise.

 

Dans cet ordre d’idée, la préoccupation a consisté à

rechercher la pertinence de la dite coopération, à en stigmatiser les causes d’un éventuel dysfonctionnement et en juger l’impact sur le développement socio-économique de la RDC.

 

En guise d’hypothèses, nous avons pensé que : la

pertinence de cette coopération serait justifiée par l complémentarité qui se dégagerait des ressources de la RDC et de l’Allemagne. En fait, l’Allemagne étant l’un des principaux pourvoyeurs des capitaux et des technologies dont la RDC a besoin pour impulser son développement agricole et industriel, et la RDC quant à elle, par ses richesses naturelles immenses, permettrait à l’Allemagne de consolider sa position de puissance industrielle dans le concret des nations, tout cela pour le bienêtre des populations de deux parties.

 

Dans la pratique, cette coopération se buterait à un

dysfonctionnement qui serait dû entre autres aux facteurs à la fois internes et externes tels que la mauvaise gouvernance dans la conduite des affaires publiques en RDC, la fin de la deuxième guerre mondiale ainsi que la tendance hégémonique imputable à l’Allemagne dans ses relations avec la RDC. 

 

A cause de cette dysfonctionnement, l’impact de cette

coopération serait quasi nul, cela au regard des projets convenus entre les deux parties.

 

                                      En     guise     de     suggestion,     nous    proposons

l’instauration de la bonne gouvernance, la démocratie et de compter d’abord sur ses propres efforts avant de crier à l’aide pour un résultat visible de développement durable.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE GENERALE

 

        I.       Documents officiels

 

1.          Aide-mémoire : coopération RDC-RFA, direction de la coopération bilatérale avec les pays du Nord, MINAFFECI, Kinshasa, 2008.

2.          Actes de la 10ème conférence diplomatique, volume 2  et 3, MINAFFECI, Kinshasa, mars 2003.

 

        II.        Ouvrages

 

1.                          FWELEY, D, Géopolitique, intégration, mondialisation

en Afrique, éd, Harmattan, Paris, 2006.

2.                          KUYUNSA BIDUM G, et SHOMBA K, Initiation aux

méthodes de Recherche en Sciences Sociales.

3.                          LABANA, L, et Ali, Les Organisations Internationales,

éd, Sirius, Kinshasa, 2008.

LABANA, L, et LOFEMBE, La politique étrangère de la RDC, structures, fonctionnement et manifestations, éd, Sirius, Kinshasa, 2006.

4.                          MAKWALA, M, et Ali, Administration publique, éd, Iold, Kinshasa, 2006. 

5.                          MULUMBA, N, Introduction à la science politique, éd, Africa, Lubumbashi, 1997.

6.                          NGBANDA, Z, Ainsi sonna  le glas : les derniers jours

de MOBUTU, éd, Guiseppe, Paris, 1998.

7.                          NTUREMBA, O, Développement endogène données pour une nouvelle orientation théorique, éd,

Universitaires Africaines, Kinshasa, 1999.

8.                          KIBND,    M,    Quelle      démocratie      pour        le     Congo

aujourd’hui ?, éd, Isdd, Kinshasa, 2005

9.                          KIBNDA, M, Vous et vos droits, Isdd, Kinshasa, 2005.

10.                      MOVA, S, Le Congo : la survie et grandeur. Paris d’une

géopolitique nouvelle dans la mondialisation, d, Safari, Kinshasa, 2001.   

 

 

III.        Travaux de fin d’étude

 

1. KABWANGA, K, la promotion de la bonne gouvernance politique et le développement humanitaire durable en RDC, mémoire de licence, Unikin, 2001-2002.

 

IV.        Notes des cours

 

1.  BANYAKU, L, Les aspects politiques du développement, L2/RI UNIKIN, FSSAP, 2007-2008.

2.  IDRING, A, Géographie économique, G1/SPA, FSSAP, UNIKIS, 1998-1999. 

3.  ISANGO, I, Théories et doctrines politiques et sociales, G3/SPA, FSSAP, UNILU, 1996-1997.

4.  MPUATE, N, Théorie de la coopération internationale, L2/RI, FSSAP, UNIKIN, 2007-2008.

5.  KONGO, M, Méthodes des recherches en science sociale, G3/RI, UTBC, 2004-2005.

6.  SAMBA, K, Histoire politique d Congo, G1/SPA, FSSP, UNIKIN, 2001-2002.

 

        V.     Dictionnaire 

1.     Micro Robert, éd, cedex, Paris, 2003.

 

VI. Sites internet

1.         www.gtz.de

2.         www.foleco.cd  

3.         www.copemeco.com  

4.         www.developpementdurable.com  

 

VII. Autres sources

1. Interview libre 

 

 

 

 

 

 



[1] LUKIANA, M, F, et Mahatma, T, Théories et pratiques de la négociation internationale,  L2, FSSAP, UNIKIN, 2008-2009, Inédit.

[2] J.J Rousseau cité par ISANGO, D, Théories et doctrines politiques et sociales, cours, G3/SPA/FSSAP, UNILU, 1996-1997, Inédit.

[3] DIUR, K, Droit International Publique, cours, G2.RI relations internationales, UNIKIN, 2002-2003. Inédit.

[4] LABANA, L, et LOFEMBE, B, La politique étrangère de la RDC, structures, fonctionnement et manifestation, éd. MES, 2006, pp. 147-149  

[5] PINTO et GRAWITZ, cité par SHOMBA, K, et KUYUNSA,  méthodes des recherches en

sciences sociales, éd. Dalloz,

Paris, 1985, p.289

[6] Dictionnaire « Petit Larousse », éd. Cedex, paris, 2003,  p. 389

[7] LUKIANA, M, F, et MATHATMA, T, J, Théorie et Pratiques de la Négociation Internationale, cours,  L2.RI, UNIKIN, 2008, IN2DIT 

[8] MPUATE, N, Téorie de cooperation internationel, cours, L2. RI, FSSAP, Unikin, 2007-2008. 10 MPUATE, N, Idem.

[9] Petit Robert, Op. Cit., P. 965

[10] NTUAREMBA O, Le  Développement Endogène : Données pour une nouvelle orientation théorique, éd., EUA, 1999, PP.17-18.

[11] MAKWALA, ma, M, Administration Publique, éd, IDLP, Kinshasa, p. 27  

 

[12] MPUATE, N, Op. Cit, P.55.

[13] ROBERT, F, et Ali,  Histoire Terminale, éd. Belin, Paris, 1989, P.54. 

[14] NERFIN M, cité par NTUAREMBA, Le  Développement Endogène : Données pour une

nouvelle orientation théorique, éd., EUA, 1999, PP.37-45.  

[15] SHOMBA et KUYUNSA cité par KABUANGA, K, Op.cit. P.31.     18 ROSTOW cité par KABUANGA, K, Op-cit, p.31.

[16] KABUANGA, K, Op.Cit., P.32.

[17] OLOFIO cité par KABUANGA, K, Op.cit., P. 33.

[18] Kabwanga, Op-cit, P.33. 

[19] www.Développement durable.com  

[20] www.développement intégral. com

[21] BANIAKU L, LOFEMBE  B, Les Aspects Politiques du développement, cours L2. RI, FSSAP, UNIKIN, 2007-2008.Inédit.  

[22] Idem

[23] Ibidem

[24] LABANA, L, Ali, Les organisations internationales, théorie générale et textes, éd, Sirius, Kinshasa, 2008, p. 17

[25] MULUMBATI, N, Op.cit. pp.65-66. 

[26] LABANA, L, LOFEMBE, B, Op.cit., pp.54-64.

[27] MAKINDER cité par LABANA, L, Les Relations Internationales, éd. Sirius, Kinshasa, 2006, p.21.

[28] IDRING ADE, N, Géographie Economique, G1.SPA, FSSPA, UNIKIS, 1988-1989.

[29] LABANA, L, LOFEMBE, B, Op. cit, p.60.

[30] YEZI, P, cité par LABANA, L et LOFEMBE, B, Op.cit, p.60.

[31] MOVA, S, «La Diplomatie Congolaise face aux Défis de la Mondialisation », in Forum International sur la            Politique Etrangère, Acte de la 10e Conférence Diplomatique, MINAFFECI, Kinshasa, Mars 2003, P.80.  

[32] NZUZI, N, Perspectives d’une Politique Congolaise de Rayonnement Régionale, TFC, UTBC, 2007-20088, P.21.

[33] « Afriquespoir, Afrique », in le monde dans ma poche, éd, medias Paul, Kinshasa, 2005, P.25.

[34] « Afriquespoir, Afrique », Op.cit, p.25. 38 Idem.

[35] « Afriquespoir, Afrique », Op.cit, p.84.

[36] SAMBA, K,  Cours d’Histoire Politique du Congo, G1, SPA /FSSAP, UNIKIS, 1988-1989.

[37] CHEIK A, D, cité par NTUMBA, L « Renaissance Africaine et Union Africaine » in Forum International sur la Population Etrangère, Kinshasa, MINAFFECI, Mars 2003, PP.66-67.

[38] Rapport de l’OMS cité par MUNIANGA, Santé Publique, cours, G1, BM, Fac, médecine, UNIKIN, 20062007, inédit.

[39] KIBANDA, M et Ali, Quelle Démocratie pour le Congo aujourd’hui, éd. ISDD, Kinshasa, 2005, P. 21.  

[40] Rapport Final de la 10e Conférence Diplomatique, MINAFFECI, mars 2003, pp.-3-4.   

[41] NGBANDA, Z, H, Ainsi sonna le glas : les derniers jours de MOBUTU, éd, Guiseppe, Paris, 1998, P.27.

[42] KITIMA, K, « La Géopolitique de l’Afrique Centrale : Enjeu et Alliance » in Revue de la Faculté de Droit, UPC, n° 3, 2003, P.55.

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