La présente étude s’assigne comme objectif d’analyser la géopolitique de la RDC face aux enjeux de l’Afrique. Ce pays situé au centre du continent noir revêt une importance particulière au regard de nombreux atouts que la nature lui a accordés. En fait, en dehors de sa position géopolitique, la plupart de précieuses ressources du sol et sous-sol du continent existent dans ce pays. La convoitise de toutes ces potentialités pousse les gens à se faire la guerre, enfin d’avoir le contrôle du pays. La conséquence étant multitude de déplacés ou refugiés, l’instabilité politique qui caractérise la RDC depuis son indépendance. La RDC qualifiée du « scandale géologique »de par son sous-sol riche en minerais et toutes ses potentialités constituent un enjeu pour la survie de son intégrité territoriale. Ainsi, l’impact de mettre en valeur les atouts que regorge la RDC pour permettre non seulement de se consolider en tant que nation mais aussi en vue de hisser au rang de puissance africaines. Car, selon Frantz FANON : « L’Afrique a la forme d’un revolver dont la gâchette est placée au zaïre » ce qui vaut à la RDC une valeur de « plaque tournante » pour son épanouissement et l’émergence dans l’Afrique centrale.
A l’échiquier international la valeur la RD Congo serait tout d’abord un Etat indépendant et souverain qui ne devrait être soumis à aucune autorité supérieure, mais plutôt devrait agir en tant qu’élément dans le système international. Etat souverain ayant une plénitude des compétences, une autonomie de compétence et l’exclusivité de la compétence. Ainsi par sa géostratégie la RDC devrait faire l’usage des instruments du pouvoir (politique, diplomatie, militaire) et dans le but d’atteindre les objectifs politiques de l’Etat, en coopération ou en concurrence avec d’autres acteurs qui poursuivent leurs objectifs. Et pour la préservation des intérêts la RDC devrait faire l’usage de « l’ensemble des comportements de défense aux plus vastes dimensions, et avec la plus grande variété des moyens d’action » : (André Vigarié).
La RDC compte sept groupes ethniques et près de quatre-cents sous-groupes. Les principaux groupes sont majoritairement des Bantus qui comprennent : Kongo, Batéké, Luba et Kuba. Au nord-ouest se trouves des Nilotiques, les Pygmées qui sont les premiers habitants, qui vivaient traditionnellement de la chasse te de la cueillette du territoire que forme la RDC. On y trouve aussi de Soudanais. La population de la RDC est estimée à 62.660.551 habitants au km. Les foyers de peuplement sont concentrés dans les régions minières de Katanga, Nord-Kivu et Sud-Kivu, et le Bas-Congo. Moins d’un tiers de la population vit dans les zones Urbaines. Généralement la RDC a une population diversifiée, et des nombreux dialectes mais quatre sont reconnues comme langue nationales, notamment : (Lingala, Kikongo, Swahili et Tshizubu) et une langue officielle le français. La population congolaise nombreuse et inégalement répartie, une population jeune avec une croissance rapide.