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CLUB NUCLEAIRE
Quiproquo autour du plan Trump : une lueur d’espoir de paix ruinée au proche orient ?
Christian BULE WIDI
Etudiant en deuxième licence Relations
Internationales de l’Université de Kinshasa
Option : Politique Internationale
Chercheur en Géopolitique, sécurité internationale et passionné des questions géopolitiques du Moyen-Orient
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AVANT PROPOS
Deux mille vingt, une nouvelle année avec beaucoup d’espoirs
mais aussi parsemée d’inquiétudes, non seulement à cause de l’apparition du nouveau Coronavirus qui endeuille le monde entier, mais également pour le Moyen-Orient et le Proche-Orient, victimes des crises récurrentes.
Loin de nous ériger en lèche-botte, nous n’allons pas étaler et
étayer les différents conflits qui ravagent cette partie du monde, car il ne sera pas question de la crise humanitaire au Yémen, ni du conflit syrien, même pas de la crise au Cachemire, moins encore de la guerre en Afghanistan, mais plutôt du conflit du siècle à travers le plan proposé par le président américain Donald TRUMP.
Nous avons choisi, en effet, de vous accompagner tout au long de
cette année et, bien plus encore, pendant ce moment délicat de confinement de portée mondiale, en vous proposant cet instrument non seulement d’information mais aussi de formation, qui vous est devenu familier. Ce deuxième article, tout comme le premier, traite de la question géopolitique de conflit mais se distingue du premier par sa dénomination.
Il reviendra sur le conflit arabo-sioniste qui est un grand
événement et un défi, tant pour les deux antagonistes que pour l’ensemble de la communauté internationale, appelée à prendre conscience de la gravité de la situation et en proposer une solution efficace.
Nous nous faisons le droit de remercier Bertrand ETSHINDO et Emmanuel NGAMAYAMA pour leur éclairage sur la question et leur apport, combien salvifique, pour la réalisation de cet article. Nous ne pouvons nous empêcher, en outre, de reconnaître, ici, les encouragements de Ilka ILUNGA, Manix BIDWAYA et Jonathan LOWE tendant à nous hisser au sommet de nos ambitions scientifiques.
A tous et à chacun, nous ne pouvons souhaiter qu’une meilleure
exploitation de cet article et une bonne cueillette ; nous espérons également que vous allez nous renouveler votre confiance pour un prochain numéro qui est en train de prendre corps.
Christian BULE WIDI
0. INTRODUCTION
Les vivats et les hourras n’avaient cessé de crépiter, Mardi 28 Janvier 2020, dans la Maison Blanche au moment où Donald TRUMP présentait sa vision pour une paix israélo-palestinienne, aux côtés du premier ministre israélien Benyamin NETANYAHOU, un plan qu’il qualifiait d’ailleurs de « Plan du Siècle » pour que la Palestine retrouve sa pleine souveraineté.
L’asymétrie est pourtant éclatante et remarquable : le bénéfice de
ce plan est immédiat pour Israël. Il faut relever, d’emblée, que la légitimité de ce plan provient du seul fait que les Etats-Unis sont le pays le plus puissant du monde. Ce n’est pas l’émanation d’un processus diplomatique parce qu’il y avait, autrefois, ce qu’on appelait le quart tête qui était composé des USA, de la Russie, de l’Union Européenne et des Nations Unies ; mais là, il se laisse voir clairement que les Etats-Unis sont en train de s’impatroniser en cador et en liaison avec Israël pour faire leur loi et imposer une paix de vainqueur, c’est-à-dire une paix non négociée. Et, d’ailleurs, lors de la cérémonie annonçant ce plan, il n’y avait aucun représentant palestinien. Il n’y avait, pourtant, que le premier ministre israélien et les ambassadeurs des pays alliés à Israël dont le Bahreïn, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis.C’est un plan qui reprend tout à fait les impulsions israéliennes
d’annexer certains territoires palestiniens. Voilà même le piège de Thucydide, c’est-à-dire l’appétit vient en mangeant ! La gloutonnerie et le désir excessif de l’Israël se font donc ressentir en ne reprenant aucune des demandes palestiniennes.
De ce plan, nous retiendrons l’acceptation mutuelle des USA et
d’Israël de se faire plaisir en ayant un regard sarcastique sur la Palestine, tout en la considérant comme un butin. Disons donc, ce plan écarte toute possibilité de paix entre les deux Nations et ouvre, en effet, une brèche teintée d’animosité du côté palestinien. Réfléchissons-y !
I. LE CONFLIT ARABO-SIONISTE EN CONTEXTE
I.1. HISTORIQUE
L’opposition entre Arabes et Sionistes remonte aux années 1920
et au développement du projet sioniste de fondation d’un Etat juif en Palestine mandataire, alors sous l’administration britannique.
Devant l’impossibilité de résoudre les divergences entre les
communautés juive et arabe de Palestine, le Royaume-Uni remet son mandat sur la Palestine aux Nations-Unies, qui votent le plan de partage de la Palestine en novembre 1947. Accepté par la partie juive mais rejeté par les arabes, ce rejet entraîne immédiatement la guerre de 1948, à laquelle se joignent les pays arabes voisins. A l’issue de la guerre, l’Israël est fondé mais aucun Etat arabe ne voit le jour, la Jordanie occupant le territoire palestinien resté sous contrôle arabe.[1] De plus, une double exode se produit : la majorité d’arabes palestiniens fuient ou sont chassés de leurs terres palestiniennes alors que l’essentiel des communautés juives du monde arabo-musulman subissent le même sort.La Guerre de Six Jours interviendra en 1967. Israël va alors
asseoir son contrôle sur la Palestine et lui imposera une politique de domination et de colonisation. En 1973, la revanche arabe de la Guerre de Kippour connaitra fiasco mais aboutira à des négociations importantes.
En 1979, Israël va signer un traité de paix avec l’Egypte puis en 1994 un autre traité avec la Jordanie. Les accords d’Oslo de 1993 et 1994 reconnaissent le droit des Palestiniens à avoir leur propre Etat et créent l’autorité palestinienne qui représente l’Etat de la Palestine à l’ONU à titre d’observateur[2].
En 2002 puis en 2007, les pays arabes, conjointement avec
l’Autorité palestinienne, proposent un plan de paix sur base d’une solution à deux Etats mais Israël a toujours rejeté ces initiatives car ce plan prévoyait le libre retour des réfugiés palestiniens en Israël.
Le président des Etats-Unis, Donald TRUMP, élu en 2016, a
promis, dès sa campagne électorale, un plan de paix au conflit israélopalestinien.
II APPROCHE PANORAMIQUE DU PLAN
La paix vers la prospérité, ou le plan dit TRUMP, est un document
de 181 pages dévoilé le 28 janvier 2020 par le président des Etats-Unis, le présentant d’ailleurs comme une solution à deux Etats. Perçu de cette manière, ce plan sera appliqué autour des axes suivants :
1. La reconnaissance de l’Israël comme un Etat juif par la Palestine.
2. Les frontières :
Ø Comme conclusion, l’Israël ne cédera pas ses colonies et inclura la grande majorité dans un territoire israélien contigu. Grâce à des échanges de terres, l’Etat palestinien aura la même grandeur que la Cisjordanie et Gaza avant 1967. Les implantations isolées en territoire palestinien seront reliées par un système efficace de transport ;
Ø La vallée du Jourdain passera sous souveraineté israélienne ;
Ø Sous réserve d’un accord des parties concernées, dix villages arabes israéliens du triangle, à l’instar de Umm Al-Fahm, à l’ouest de la ligne verte, pourraient intégrer l’Etat de Palestine.[3]
3. Jérusalem
Ø Jérusalem sera entièrement sous contrôle israélien ;
Ø La capitale de la Palestine se situera dans la section de Jérusalem-Est dans toutes les zones situées à l’Est et au Nord de la barrière de séparation israélienne existant avec, notamment, Kafr’Aqab, la partie orientale de Shuaf et Abu Dis. Elle pourrait éventuellement être nommée Al-quds. Les deux capitales devraient internationalement être reconnues.
4. Les lieux Saints
Ø Le statu quo sur les lieux saints sera maintenu. Cependant, le plan demande que les fidèles de toutes les confessions puissent prier sur le Mont du Temple.
5. Sécurité
Ø L’Etat de la Palestine sera démilitarisé. Il mettra en place les forces de sécurité pour sa sécurité intérieure et pour empêcher les attentats terroristes en Palestine, en Israël, en Jordanie et en Egypte ;
Ø L’Etat de Palestine renoncera également au contrôle de ses frontières, de son espace aérien, etc. En retour, les Palestiniens auront accès à des facilités dans des ports israéliens.
6. Refugiés
Ø Des réfugiés palestiniens ne pourront pas s’établir en Israël mais uniquement en Palestine, et sous certaines conditions dont l’aval israélien.
7. Travaux d’infrastructures
Ø Un tunnel et/ou un train à grande vitesse pourra relier la Cisjordanie et la Bande de Gaza, deux routes relieront l’Etat de Palestine à la Jordanie.
8. Plan Economique
Ø Il dresse trois aspects :
- L’économie en proposant d’investir, sous condition et sur dix ans, 50 milliards de dollars dans la construction des hôpitaux, des écoles, des logements, des infrastructures et des affaires ;
- La population en développant les programmes éducationnels, sportifs et culturels ainsi que les structures hospitalières ; - La gouvernance.
Ø Le plan envisage la création d’un « fonds international » pour le financement des travaux d’infrastructures, de sécurité et du développement des territoires transférés aux Palestiniens. Ce fonds ne sera alimenté ni par l’Etat de Palestine ni par celui d’Israël. Les fonds internationaux pour Gaza ne seront alimentés que lorsque le territoire sera entièrement démilitarisé et qu’une gouvernance fiable y sera établie[4] ;
Ø Le trajet de barrière de séparation israélienne sera modifié pour s’adapter à la nouvelle frontière.
III. LA MORT DE LA SOLUTION A DEUX ETATS ?
Il faut reconnaitre que par ces actes, Donald TRUMP officialise le
contrôle israélien sur plusieurs territoires, notamment sur les colonies implantées en Cisjordanie et sur Jérusalem Est. Selon la politique du fait accompli, le président américain, disons-le sans ambages, vient épouser et accompagner la vision politique de la droite israélienne, plus particulièrement de Benjamin NETANYAHOU ; une vision qu’il avait d’ailleurs présentée dès les années 1990 dans son livre « Une place pour les Nations » puis affinée dans son discours de Bar-Ilan en 2009, durant lequel il exprimait son accord à la formation d’un Etat palestinien démilitarisé, sur un territoire réduit, à condition que les Palestiniens reconnaissent Israël comme un Etat juif.
Durant des mois, Donald TRUMP a affirmé que son plan de paix
rebattait entièrement les actes au Proche-Orient. Pourtant, certains aspects de ce plan ne se démarquent pas de la vision américaine défendue pendant des décennies, une imposition d’une paix à la Palestine tout en octroyant à son allié Israël la responsabilité de la souveraineté pour les frontières extérieures, notamment pour le contrôle de l’espace aérien et maritime[5].
En épousant les positions israéliennes, exigeant de larges
concessions à la partie Palestine, force est de constater qu’il a piétiné la solution à deux Etats. Clément THERME, spécialiste de la question géopolitique sioniste, estime qu’il sera difficile de parier sur une paix prochaine entre l’Israël et la Palestine si ce plan reste intact. Il propose, cependant, sa modification sur plusieurs aspects : la vallée du Jourdain doit être intégrée à la future Palestine, tout comme Jérusalem Est doit en devenir la capitale. Pour lui, l’Etat palestinien, proposé par le président américain, n’est pas viable car l’amputation de la vallée du Jourdain est inacceptable, elle est fondamentale pour assurer la viabilité de l’Etat palestinien, c’est une région riche sur le plan agricole[6].
En véhiculant nos regards sur le plan de TRUMP, la carte de
partage entre l’Israël et la future Palestine, nous ne pouvons nous empêcher de penser au plan Allons rédigé en 1967, à l’issue de la Guerre de Six Jours par le vice-premier ministre Yigal Allons. Ce plan proposait un scénario similaire, avec l’annexion israélienne de Jérusalem et de ses environs ainsi que de la vallée du Jourdain. Cette région, en ce temps, était stratégique sur le plan sécuritaire pour les Israéliens. De leur point de vue, cela paraissait alors pertinent de l’annexer mais, aujourd’hui, avec l’évolution de la technologie (utilisation des drones et des missiles), il n’y a aucune justification sécuritaire à l’annexion de la vallée du Jourdain. Cette annexion vise seulement à conforter les colons israéliens.
IV. UN NOUVEAU PARADIGME AUX RETOMBEES ORAGEUSES ET ENDOLORIES.
La dangerosité du plan dit TRUMP repose, comme nous l’avions
analysé avec nos collègues Bertrand ETSHINDO et Emmanuel NGAMAYAMA, sur le fait que le président TRUMP puisse refuser officiellement toute souveraineté palestinienne. Pire encore sur la ville, la capitale de la future Palestine se situerait dans les faubourgs, à l’Est de la Ville Sainte.
Par ailleurs, cette proposition est passée inaperçue, mais Donald TRUMP a également remis en cause le statu quo concernant l’esplanade des mosquées/Mont du Temple, situé dans la vieille ville de Jérusalem. Ce lieu hautement sensible est à la fois saint en islam, puisque la mosquée Al Aqsa y est érigée, et dans le judaïsme. Dans la tradition juive, c’est à cet endroit que le second temple aurait été bâti.
Depuis 1967[7], le statu quo autorise seulement aux musulmans à
prier sur l’esplanade des mosquées. Mais dans son plan pour la paix, le président TRUMP remet en cause ce consensus affirmant que « les fidèles de toutes les régions doivent pouvoir prier sur le Mont du Temple/ Haram Al Sharif»8.
Cette décision, qui semble être un détail anodin, pourrait avoir des
conséquences politiques majeures car ce lieu est hautement sensible. En 2000, la visite d’Ariel Sharon, alors en campagne électorale, sur l’esplanade, avait été un catalyseur de la seconde Intifada[8]. Et ces dernières années, les restrictions de passage à certaines entrées du lieu saint ou encore le projet israélien d’installer des caméras sur l’esplanade des mosquées ont créé des vives tensions entre les fidèles musulmans et les autorités israéliennes.
Par ailleurs, sur la question des réfugiés palestiniens, Donald TRUMP a également tranché par rapport à ses prédécesseurs : pas de retour possible en Israël ! Il s’oppose ainsi au droit au retour énoncé par la résolution 194 de l’Assemblée Générale des Nations Unies et crée l’inquiétude dans les pays voisins qui ont accueilli un grand nombre de réfugiés palestiniens, notamment au Liban.
Si elle semble radicale, sa position n’est pas surprenante. Elle
marque une continuité avec sa politique depuis qu’il est arrivé à la Maison Blanche avec, notamment, la fin du financement américain de l’ULRWA, l’agence pour les réfugiés palestiniens, dès Septembre 2018. V. LES PALESTINIENS ISOLES.
Il a beau être largement aligné sur les positions de Benyamin NETANYAHOU, le plan TRUMP a suscité l’indignation de la part de certains pays arabes, mais pas une forte inquiétude pour l’Occident. Au contraire, il montre que le consensus arabe sur la Palestine, incarné par le plan du Roi ABDALLAH d’Arabie Saoudite en 2002, commence à se fritter, isolant un peu plus les Palestiniens.
Le mardi 28 janvier, durant la présentation dudit plan, parmi un
public acquis à la vision pro-israélienne de l’accord, trois ambassadeurs arabes étaient même présents à la surprise générale : les représentants à Washington des Emirats Arabes Unis, de Bahreïn et d’Oman[9], que le premier ministre NETANYAHOU a remercié pour leur soutien.
Les trois pays, très proches à Washington, ont accueilli avec
enthousiasme cet accord. L’Arabie Saoudite, de sa part, s’est montrée plus prudente. Gardienne des lieux saints musulmans sunnites, Ryad ne peut applaudir la fin des revendications arabes sur Jérusalem, ville sainte en Islam. Le royaume a cependant salué les efforts de Washington.
Ces dernières années, la lutte contre l’influence iranienne dans la
région a renforcé les liens entre certains pays du Golfe et l’Israël, faisant passer au second plan la cause palestinienne11. Seule la Jordanie, accompagnée sans surprise du Liban et de la Syrie, se démarque. Elle a critiqué l’accord, appelant à respecter les frontières de 1967. Le royaume Hachémite n’est pas favorable à l’annexion de la vallée du Jourdain par Israël, le long de sa frontière, et surtout elle craint la remise en cause du statu quo sur l’esplanade des mosquées, qu’elle administre à travers le wafq.
La ligue arabe va, à son tour, se réunir le premier février pour
isoler Mahmoud Abbas. Notons aussi qu’auparavant, l’Union Soviétique et la Chine du temps de la guerre froide étaient des fervents partisans de la cause Palestinienne. Aujourd’hui, la Russie de Poutine est plus proche de NETANYAHOU et la Chine de Xi JINPING ne veut pas trop se mêler du conflit. Elle maintient plutôt le principe de la solution à deux Etats mais à des liens militaires, technologiques,… assez forts avec Israël. Les pays arabes, qui soutenaient la cause palestinienne, ne le font plus autant que cela. Nous savons, désormais, qu’il y a un axe Arabie Saoudite-Israël qui s’est mis en place. Nous savons aussi que cet axe demande de bien prendre en considération ce plan.
Plus actifs vers les années 2000, les pays européens se posaient la
question de savoir si l’Israël continuait sa politique de répression et que cela ne mettait pas en cause l’accord d’association entre l’UE et l’Israël. Il n’est plus question de tout cela aujourd’hui parce que même la France qui, autrefois, était plus active en ce qui concerne le conflit depuis longtemps, ne veut plus trop s’en mêler et, dans tout le cas, adopte un profil beaucoup plus bas.
En Amérique, il y avait le géant brésilien qui soutenait la cause palestinienne. Mais BOLSONARO, lui, est totalement d’accord avec NETANYAHOU et nous pouvons donc dire que le soutien diplomatique à la Palestine est pratiquement inexistant.
VI. QUELQUES CRITIQUES FORMULEES A L’EGARD DE CE PLAN.
Après avoir brossé succinctement l’épineuse question
du conflit arabo-sioniste et du plan proposé par le président américain Donald TRUMP, nous avons jugé bon de formuler quelques critiques à travers les éléments qui bloquent ou qui mettent en mal ce plan.
Il faut, tout d’abord, reconnaitre que ce plan s’aligne largement sur
les positions de Benyamin NETANYAHOU ; ensuite sa forme, c’est-à-dire le style adopté par le président américain, qui est comme une imposition, pour dire mieux, une sorte de pax americana qui écarte toute possibilité de paix négociée et entrainant, enfin, des vives réactions sinon un tollé du côté palestinien.
Il faut aussi relever qu’une partie (Israël et alliés) a l’air
satisfait, presque blagueurs, ayant un sourire complice en imposant des lourdes concessions aux Palestiniens, balayant avec toute légèreté, certaines de leurs revendications nationales les plus précieuses alors que du côté palestinien, ce sont des pleurs et grincements des dents, un moment vécu comme une humiliation.
Si l’on n’y prend garde, ce plan peut entrainer à la guerre !
VII. CONCLUSION
Tout problème, se posant sur la scène internationale, a toujours
une solution soit la meilleure, soit la bonne, soit encore la moins bonne. En ce qui concerne le plan proposé par le président américain Donald TRUMP, il est tout vrai qu’il a ainsi ouvert une véritable boîte de Pandore dans la mesure où la refermer serait une vraie gageure.
Ce plan met en péril toute perspective de paix entre l’Israël et la Palestine du fait que ce dernier octroie à la partie israélienne une part de lion, en empiétant les revendications palestiniennes. Un plan tout à fait inique, Donald TRUMP accepte une fois de plus que l’Israël annexe un tiers de la Palestine existante. Nous pouvons, dorénavant, penser qu’une solution à deux Etats est définitivement morte.
D’ailleurs, l’Organisation des Nations Unies, qui pouvait faire
quelque chose, n’en vaut que par le nombre des pays qui en sont membres au Conseil de Sécurité ; et ces pays, membres du Conseil de Sécurité, adoptent une politique de soutien à l’Israël et d’absence de volonté de pression à l’Israël et l’ONU ne peut rien faire puisqu’étant tributaire de la volonté des grandes puissances. Et le Conseil de sécurité ne fera qu’empiler des résolutions qui n’auront aucune force exécutoire pour se faire plaisir, en condamnant l’Israël à l’assemblée générale de l’ONU sans que ces sanctions n’aient d’effets. Et donc, l’Israël a le champ ouvert devant lui.
Signalons aussi la passivité existentielle du Droit international
dans ce conflit. Ce droit n’est d’ailleurs point respecté. La non application des résolutions datant de 1948 sur le Droit de retour des réfugiés, ainsi que celle de l’avis, en 1967, du conseil de sécurité appelant l’Israël à se retirer des territoires occupés, en sont une démonstration tangible.
Repenser cet accord en y proposant un autre qui mettrait sur la
table de négociation les deux Etats protagonistes et le quart tête qui existait, avant serait un meilleur départ.
DOCUMENTATION ELECTRONIQUE
Journaux en ligne
- Times ofIsraël, Les.Eco, I24news, New York Times, Jérusalem Post, Financial Time. Site Internet
https://www.lemonde.fr/international/article/2020/01/29/avec-le-plan-de-paix-américain-le- consensus-arabe-sur-la-palestine-s-effrite_6027632_3210.htlm.
https://www.lecho.be/economie-politique/international/moyen-orient/proche-orient-un-plan-de-paix-voue-a- l’echec/10203855 https://www.whitehouse.gov/wp-content/upload/2020/01/peace-to-prosperity-020.pdf https://www.whitehouse.gov/wp-content/upload/2020/01/peace-to-prosperity-020.pdf
Https://www.haartez.com/israel-news/premium-trump-fulfills-netanyahou-s-vision-but-is-unlikely- to-saveto-save-his-political-career-1.84668595
[1] Guillaume Gendron, l’Israël et la Palestine : la violence du fait accompli, sur www.cairn.info consulté le 22mars 2020 à 10h00
[2] René Backmann, vérité sur la rivalité Arabo-sioniste sur Time of Israël, 1er février 2020.
[3] Jacob Magid, les Frontières, sécurités, Jérusalem, réfugiés… l’essentiel du plan de TRUMP. Lu sur www.lesclésdumoyenorient.com consulté le 22 mars 2020 à 8h 00.
[4] https://fr.m.wikipedia.org/wiki/plan-de-paix-americain-de-janvier-2020. consulté le 22 avril 2020 à 11h20
[5] Https://www.haartez.com/israel-news/premium-trump-fulfills-netanyahou-s-vision-but-is-unlikelyto-saveto-save-his-political-career-1.84668595 consulté le 22 avril 2020 à 13h 36.
[6] CLEMENT Therme le plan de trump du 28 janvier, un paris douteux et non gagné lu sur www.cairn.info le 22 avril 2020 à 14h22.
[7] A l’issu de la guerre de six jours, début de l’occupation israélienne de Jérusalem Est. 8 https://www.whitehouse.gov/wp-content/upload/2020/01/peace-to-prosperity-020.pdf consulté le 23 avril 2020 à 09h 55.
[8] Elle avait été vue comme provocatrice par les palestiniens. Ariel Sharon entretient des relations très tendues avec les palestiniens, notamment parce qu’il est vu comme un des responsables du massacre de Sabra et chatila (1982).
[9] https://www.lemonde.fr/international/article/2020/01/29/avec-le-plan-de-paix-américain-leconsensusarabe-sur-la-palestine-s-effrite_6027632_3210.htlm. Consulté le 25 avril 2020 à 17h00. 11 https://www.lecho.be/economie-politique/international/moyen-orient/proche-orient-un-plan-de-paixvouea-l’echec/10203855. Consulté le 25 avril à 20h10.
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