Bonjour, nous sommes le 21/05/2026 et il est 06 h 31.





AGE MOYEN DE SEVRAGE DANS LA VILLE DE KAMINA

 

CAS DU QUARTIER 82

Auteur : NDAYA KALEMBA Pierre

Co-auteurs : KABANGE MUTUMBE La douce ; MWEMA SHABANZA Dieu merci ; KALENGA LUHEMBWE François ; NSENGA KIMENKINDA  Patrice.

0.     INTRODUCTION

0.1.         Etat de la question

                        Le terme « sevrage » vient du latin separare, qui signifie « séparer ». Le sevrage de l’allaitement est une phase naturelle et inévitable du développement de l’enfant. C’est un processus complexe qui exige des réajustements nutritionnels, immunologiques, biochimiques et psychologiques. Le sevrage peut signifier l’arrêt complet de l’allaitement (le sevrage « abrupt » ou définitif) ou, pour les besoins du présent énoncé, le début du processus graduel d’introduction d’aliments complémentaires dans le régime du nourrisson. L’introduction du tout premier aliment autre que du lait maternel constitue, par définition, le véritable commencement du sevrage (Lawrence R, 2009).

                        Le sevrage alimentaire des nourrissons est un passage graduel d’une alimentation lactée à un régime comportant d’autres aliments. C’est aussi un enjeu de taille pour le comportement alimentaire ultérieur de l’enfant et pour son devenir à l’âge adulte. Le sevrage mal conduit, hisse la malnutrition protéino-énergétique au rang des problèmes cruciaux de santé chez les nourrissons (Moran Rey J, 2016).

                        La question liée à l’âge de sevrage des nourrissons dans nos milliers, demeure encore très préoccupante.  Dans les pays en voie de développement, l’allaitement maternel demeure la seule alternative d’alimentation du nouveau-né, aussi bien pour des raisons économiques que médicales, car certains pays ont encore des difficultés d’accès à l’eau potable. Les pays industrialisés quant à eux, ont la possibilité de recourir au lait artificiel.  De ce fait, la question d’allaiter ou non est un choix incontournable pour les parents à l’approche de l’arrivée de leur enfant ; et de nos jours, la société ne cesse de mettre en avant les bienfaits de l’allaitement maternel dès la naissance. Cependant, de plus en plus de femmes se trouvent confrontées à des difficultés notamment ; les douleurs, le manque de confiance, la fatigue; et elles ont alors recourt à des substituts appelés «laits pour préparation» (Rodriguez G R et Al, 2015).

                        En effet, l’organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande un allaitement exclusif au sein jusqu’aux six premiers mois de l’enfant, cependant  beaucoup de femmes font face au sevrage d’une part  bien avant cet âge-là, et d’autres part après celui-ci (OMS, 2018).

                        Cette situation qui est de nature à hypothéquer la croissance voire la survie des enfants et êtres vulnérables, se pose aujourd’hui comme un réel problème de santé publique. D’aucuns n’ignorent que le taux de mortalité infantile dû aux conséquences d’un sevrage mal conduit se situait dernièrement entre 66% et 72% dans le monde, ce taux reste en grande partie tiré vers le grand pourcentage du continents africain (Lukman H, 2009).

                        Le continent africain éprouve diverses difficultés en rapport avec le respect de l’âge du sevrage. En Côte D’ivoire, selon le rapport de l’Institut National de Santé Publique, l’on dénombrait à l’an 2016, 5099 malnutris contre 4926 en 2010 ; et en 2018, 4302 cas dont 566 nouveaux cas. Pendant qu’à l’hôpital général de Marcory à Abidjan, lieu de l’enquête, l’on dénombrait de la période allant de 2003 à 2006, 617 cas de malnutris. Les enfants âgés de 0 à 4 ans représentaient 83,30% de cette population de malnutris. Et les chercheurs démontrent combien les mauvaises initiations des nourrissons aux régimes alimentaires seraient à la base de 70% de tous ces cas dénombrés de malnutrition (Powell R, 2018).

                        Il sied par ailleurs de signaler qu’en république démocratique du Congo, les causes de sevrage maternel précoce peuvent en être multiples, allant de l’hypogalactie et de la dépression du postpartum, passant par les mamelons douloureux, et finissant par la difficulté de concilier entre travail et allaitement. Les femmes des enfants nés avant terme sont spécialement exposées au sevrage précoce et nécessitent l’intervention d’experts en allaitement (MINI-SANTE, 2011).

                        Or, la république démocratique du Congo(RDC) est l’un des pays de l’Afrique subsaharienne qui connait une mortalité infanto-juvénile très importante, soit 14%. Selon les résultats de EDS-RDC II, 2013-2014, qui se conjugue avec une prévalence de l’allaitement maternel exclusif de 48% et une alimentation complémentaire des enfants de 6 à 8 mois de 76%.    Cette situation controversée des pratiques d’allaitement surtout pour les femmes qui exercent une activité économique précipitant souvent les enfants à un sevrage précoce, période pendant laquelle ceux-ci sont victimes des infections prouvent les conduire à la mort (Raoul MBELA, 2015)        

0.2.          Problématique

 

                        La problématique du sevrage au lait maternel demeure préoccupante dans diverses régions du monde, surtout dans les pays en voie de développement où les conditions des vies sont regrettées.

                        En général 45% des femmes au monde sont sujettes à des situations qui les obligent à sevrer précocement les enfants. Ces contraintes sont notamment le refus de téter des nourrissons (28,7%), suivie de la reprise du travail des mères (24,1%), d’une nouvelle grossesse (19,5%) , d’un manque de temps (17,2 %) et d’une maladie (10,3%) (OMS, 2017).

                                En France une part importante des mères des milieux ruraux sèvrent leur enfants avec retard, cependant cette situation  engendre une réalité selon laquelle, 68% d’enfants issus de ces mères ont un état  nutritionnel critiques (BRANGER B. et Al, 2012).

                        Il sied cependant de signaler que 4 % des mères au Canada, pratiquent l’allaitement maternel jusqu’aux 6 premier mois de naissance.  Cet état de chose permet que le canada reste l’un de plus sécurisé pays face à la malnutrition des enfants qui constituent un cause immédiate de la mortalité infantile (Cernadas J, 2003).

                        Plus de 45% des femmes en Afrique  noire continuent à sevrer précocement leurs enfants sans tenir compte des risques relatifs à ceci. Les chercheurs émettent que   le travail de la femme est devenu une réalité croissante de nos jours. En Afrique  le taux d’activités des femmes est de 24.7%  et  l’AM peut constituer un véritable défi pour cette  catégorie de la société et le travail a été identifié comme première cause de sevrage précoce, bien que dans certaines études, rares sont les femmes qui justifient le sevrage par les contraintes de travail (Johnston M, 2007).

                        Nlend A et al. Au Cameroun dans leur étude,  trouvaient qu’un arrêt de l’allaitement maternel autour de huit mois et plus précocement au fur et à mesure que l’âge de la mère augmente. La principale cause évoquée est le tarissement. Cette conduite précoce du sevrage est tout à fait délétère, mettant l’enfant en contact potentiel avec les eaux pas toujours potable pouvant causer plus de 30% de cas des maladies hydriques et diarhéiques diverses  qui d’ailleurs aujourd’hui sont l’une des  cause immédiates des cas des décès dans (Nlend A et al, 2015).

                        En Côte D’ivoire, selon le rapport de l’Institut National de Santé Publique, l’on dénombrait à l’an 2000, 5099 malnutris contre 4926 en 1999 ; et en 2006, 4302 cas dont 566 nouveaux cas (Dennis CL., 2000).

                        En république démocratique du Congo, le respect de l’âge de sevrage reste une pratique non adéquate dans la plupart des foyers, l’enquête démographique et de santé (EDS) conduite dernièrement à dénombré plus de 600000 cas de déséquilibre nutritionnel chez les enfants de moins de 5 ans, la statistique inquiétante de cette situation est telle que  34% de ces cas sont attribuables à la pratique mauvaise de l’allaitement maternel (EDS-RDC, 2016).

                        L’absence, des notions claires sur ce thème s dans notre milieu Kamina, a engendré en nous des questions autours des quelles tournera toute notre étude :

Ø  Quel est l’âge moyen de sevrage au sein de ce quartier 82 ?

0.3.         Objectifs du travail

0.3.1.  Objectifs général

                        Cette étude poursuis comme objectif général de cette étude est de contribuer à l’amélioration de la santé du couple mère-enfant dans la ville de Kamina et particulièrement au sein du quartier 82.

0.3.2.  Objectifs spécifiques

L’étude a pour objectifs spécifiques de ;

-      Déterminer l’âge moyen de sevrage au quartier 82

-       Identifier les facteurs associés au sevrage précoce au quartier 82

0.4.         Délimitation temporo-spéciale

                        Nous avons à faire à une étude qui s’est déroulée en république démocratique du Congo, dans la province du haut-Lomami, commune de DIMAYI, précisément au sein du quartier 82. Une étude menée pendant une période allant du mois de novembre au mois de juillet.

0.5.         Subdivision du travail

 

                        Mise à part l’introduction, la conclusion et les suggestions, l’étude se subdivise en deux grandes parties dont ;

·         La partie théorique : avec un chapitre portant sur les généralités

·         La partie pratique : avec quatre chapitre notamment ; la présentation du milieu de recherche, méthodologie, résultats ainsi que la discussion et les commentaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PREMIERE PARTIE : PARTIE THEORIQUE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre premier : NOTIONS  GENERALES

I.1.  DEFINITION DES CONCEPTS CLES

1.      SEVRAGE :

                        C’est l’introduction du tout premier aliment autre que du lait maternel (WIKIPEDIA, 2017)

                        Le sevrage est aussi défini comme étant un processus de passage progressif d’une alimentation exclusivement lactée (par allaitement maternel ou artificiel) à une alimentation plus diversifiée (Prof. Michel KABAMBA, 2017).

2.      NOURRISSON :

                        C’est un enfant en bas âge notamment lorsqu’il n’a pas encore été sevré du lait maternel (WIKIPEDIA, 2017).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

II. GENERALITES SUR LE SEVRAGE

II.1. NOTION SUR L’ALLAITEMENT MATERNE
II.1.1. DEFINITION:

                        Allaitement : action de la femelle de mammifère, de nourrir sa progéniture avec le lait qu’elle produit (Michel KABAMBA, 2017).

II.1.2. SORTES D’ALLAITEMENTS

Il existe principalement trois sortes d’allaitements notamment :

-      L’allaitement maternel exclusif

-      L’allaitement maternel partiel 

-      L’allaitement mixte (Michel KABAMBA, 2017).

 

a.      Allaitement maternel exclusif

Selon l’OMS, l’allaitement exclusif au sein inclut :

      Le commencement de l’allaitement dès la première heure qui suit la naissance ;

      L’allaitement exclusif au sein – c’est-à-dire que le nourrisson n’absorbe que du lait maternel (y compris le lait exprimé de sa mère ou le lait d’une nourrice) et aucune autre nourriture ou boisson, pas même de l’eau - à l’exception des sels de réhydratation orale, des gouttes et des sirops (vitamines, minéraux et médicaments) ;

      L’allaitement à la demande – c’est-à-dire aussi souvent que l’enfant le réclame, jour et nuit ;

      Pas de biberons, de tétines ou de sucettes (Michel KABAMBA, 2017).

 

 

 

 

 

 

b.      Allaitement maternel partiel 

                        L’allaitement est partiel lorsqu’il est associé à une autre alimentation comme des substituts de lait, des céréales, de l’eau sucrée ou non, ou toute autre nourriture. Il existe 3 formes d’allaitement maternel partiel :

      L’allaitement maternel partiel moyen, qui signifie que la quantité de lait maternel assure 20 à 80 % des besoins du nourrisson.

      L’allaitement maternel partiel minimum, qui signifie que la quantité de lait en assure moins de 20 % des besoins du nourrisson.

      L’allaitement maternel principal ou prédominant, qui signifie que la source d’alimentation prédominante du nourrisson est le lait maternel, c’est-à-dire qu’il assure plus de 80% des besoins (y compris le lait exprimé de sa mère ou celui d’une nourrice comme source d’alimentation prédominante). Toutefois, le nourrisson peut aussi recevoir d’autres liquides (eau et boissons à base d’eau, jus de fruits), des liquides administrés à des fins rituelles et des sels de réhydratation orale, des gouttes ou des sirops (vitamines, minéraux et médicaments) (Michel KABAMBA, 2017).

c.       Allaitement mixte :

Il s’agit d’un mode d’alimentation alterne entre l’allaitement au sein et au biberon (Michel KABAMBA, 2017).

 

 

           
 

 

 

 

 

 

II.1.3. LAIT MATERNEL

II.1.3.1. Définition :

                        Liquide sécrété par les glandes mammaires de la mère, dont la production débute environ 3 jours après l'accouchement (Larousse, 2006).

II.1.3.2. Composition du lait maternel

La composition du lait maternel passe par 3 phases : Colostrum, lait de transition, lait mature.

A. Le colostrum :

      Premières heures qui suivent l’accouchement, jusqu’au 3ème Jour.

      Petite quantité (20 à 40 ml/ Tétée)

      Très épais et jaunâtre : Riche en protéines, lipides, acides aminés libres, et Ig

      Riche en vit liposolubles (ADEK), mais pauvre en Vit Hydrosolubles

      Riche en Ca et Mg.

      Protège le N-né contre les infections

      Limite les troubles digestifs du N-né, en participant au bon développement des organes gastro-intestinaux

      Facilite l’évacuation du méconium

B. le lait de transition :

      Entre 3ème et 15ème jr après la naissance du N-né,

      La quantité augmente en suivant les besoins du N-né,

      Plus liquide (moins dense que le colostrum) et blanchâtre

      Riche en lipides, lactose et calcium

      Moins riche en Ig et en protéines que le colostrum

      Sa production s'accompagne pour la maman, de la "montée de lait" (les seins sont engorgés, très durs et lourds).

 

 

 

 

 

C. Le lait mature :

      Vers le 15ème jour environ,

      Fourni au nourrisson tous les éléments nutritifs dont il a besoin

      Sa composition évolue au cours de la journée (il n'aura par ailleurs pas la même composition la nuit que le jour).

Sa composition change également tout au long d'une tétée :

      Au début de la tétée, le lait est plus aqueux et composé plus de lactose, sucres, vitamines, protéines et sels minéraux : c'est le lait initial.

      Au fur et à mesure de la tétée, le lait s’épaissit et sa teneur en graisse augmente progressivement. Le lait mature proposé à l'enfant en fin de tétée est appelé lait terminal.

II.1.3.3. Les avantages  du lait maternel.

I. Sur le plan santé publique :

      Meilleur aliment pour le N-né, disponible immédiatement, toujours à la T° idéale prêt à être consommé

      Pas besoin de préparation, de lavage et stérilisation des biberons et tétines…. 

      Pas d’équivalents sur le marché, recommandé par les experts de la santé partout dans le monde, des pays industrialisés aux pays sous-développés.

II. Sur le plan nutritif :

      Apport des glucides s/forme de gyno lactose, et fourni 30% d’énergie à l’enfant. Plus sucré que le lait de vache.

      Le lait maternel contient la lipase qui facilite la digestion des lipides. Il contient aussi des AGPI utiles au développement du cerveau de l’enfant. Les lipides fournissent 50% d’énergie à l’enfant.

      Apport de protéines s/forme d’AA, parmi lesquels les AA soufrées (taurine, cystéine et méthionine) qui sont des neuro modulateurs. Le lait de vache est plus riche en caséine, difficile à digérer.

      Le lait maternel est pauvre en sel minéraux, mais cette faible quantité est totalement absorbée, contrairement aux sels minéraux des laits du commerce = surcharge rénale.

 

 

III. Sur le plan immuno allergique :

      Protection contre les gastroentérites : Apport d’Ig A sécrétoires que la muqueuse de l’enfant ne produit pas.

      Apport de lactoferrine, protéine qui permet l’absorption du fer et empêche aux bactéries de se développer par manque de fer.

      Présence de Lactobacillus bifidus qui rend le pH digestif acide et empêche ainsi la pullulation microbienne.

      Protection contre les maladies allergiques grâce au β-lactalbumine, alors que le lait de vache contient l’α-lactalbumine.

IV. Sur le plan économique :

      Il est évident que le lait maternel est le plus économique car il ne s’achète pas.

V. Sur le plan Psycho affectif :

      Le contact physique du N-né avec la mère le réconforte, lui procure un sentiment de sécurité et stabilise sa température corporelle. Il favorise aussi le développement intellectuel et affectif.

VI. Avantage pour la mère :

·          La succion des seins au cours de la tétée entraîne des contractions utérines (Involution de l’utérus)

I.1.3.4.  La promotion de l’allaitement maternel

 

Elle peut se faire : 

      Au niveau individuel : information, formation, soutien psychologique et de santé, motivation.

      Au niveau de la communauté : campagnes, législation du travail, règlements internes des hôpitaux

  1. Promotion au niveau individuel

Avant de pouvoir motiver et soutenir les femmes enceintes et allaitantes, le personnel médical doit être persuadé que l'allaitement maternel est la règle d'or, et il doit être lui-même capable de soutenir une femme allaitante. Il doit être techniquement compétent.

 

  1. Avant l'accouchement (idéalement pendant les consultations prénatales) :

     Examen des seins ;

     Discussion informelle sur les intentions de la femme ;

     Information technique : donner le colostrum ; mettre l'enfant au sein immédiatement après la naissance (dans les minutes qui suivent) ; donner les deux seins à chaque tétée, mais veiller à ce qu'un sein soit vidé avant de commencer l’autre ; mère et enfant doivent être confortablement installés ; nourrir à la demande, fréquemment ;

     Contacts avec des femmes qui allaitent ou qui ont déjà allaité ; avoir vu une mère allaiter est le meilleur facteur de motivation et de confiance.

 

  1. Après l'accouchement.

      Ne pas séparer mère et enfant après l'accouchement et veiller à ce que l'enfant soit à portée de la mère ;

      Les aspects techniques sont très importants : ce qu’il faut faire si seins engorgés, crevasses du mamelon, mastites, abcès ;

 

2. Promotion au niveau communautaire

      Organisation des hôpitaux : interdiction de l'utilisation de lait en poudre, pas de séparation mère enfant, pas de distribution de biberons ni de laits artificiels ;

      Formation des professionnels de santé ;

      Mesures législatives pour la protection de la femme allaitante : repos après accouchement, possibilité d'allaiter les enfants au travail, etc.

      Le soutien psychologique : le plus souvent, les femmes ont peur de ne pas avoir assez de lait, car il s'écoule quelques jours avant que la production ne soit à son plein rendement, recommander le repos et donner des boissons abondantes ; veiller à détecter d'éventuels problèmes psychologiques qui “bloquent” la mère. Il n'y a personne qui n'ait pas assez de lait ;

      Les premiers jours sont les plus difficiles.

 

 

 

 

I.1.3.5. Dix commandements pour le succès de l’allaitement maternel

 

  1. adopter une politique d’allaitement maternel formulée par écrit et systématiquement portée à la connaissance de tous les personnels soignants.
  2. donner à tous les personnels soignants les techniques nécessaires pour mettre en œuvre cette politique.
  3. Informer toutes les femmes enceintes des avantages de l’allaitement au sein et de sa pratique.
  4. Aider les mères à commencer d’allaiter leur enfant dans la demi-heure suivant la naissance.
  5. Indiquer aux mères comment pratiquer l’allaitement au sein et comment entretenir la lactation même si elles se trouvent séparées de leur nourrisson.
  6. Ne donner aux nouveau-nés aucun aliment ni aucune boisson autre que le lait maternel, sauf indication médicale.
  7. Laisser l’enfant avec sa mère 24 heures par jour.
  8. Encourager l’allaitement maternel à la demande de l’enfant.
  9. Ne donner aux enfants nourris au sein aucune tétine artificielle ou sucette.
  10. Encourager la constitution d’associations de soutien à l’allaitement maternel et leur adresser les mères dès leur sortie de l’hôpital ou de la clinique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

II.2. LE SEVRAGE (DIVERSIFICATION ALIMENTAIRE)

                        La diversification alimentaire ou sevrage est le processus de passage progressif d’une alimentation exclusivement lactée (par allaitement maternel ou artificiel) à une alimentation plus diversifiée (Prof. Michel KABAMBA, 2017).

II.2.1. CAUSES DU SEVRAGE

                        La principale raison est très souvent le manque d’information : la mère croit manquer le lait, pense avoir un lait de mauvaise qualité, son bébé ne prend pas assez trop de poids (BIRCH, 2000).

                        En effet, une autre femme peut également décider de sevrer son enfant parce que l’allaitement lui fait mal. Mais cela provient du fait que le bébé tète mal ou est mal positionné au sein (BIRCH, 2000).

                        De plus, beaucoup de mamans pensent qu’elles doivent sevrer leur bébé parce qu’elles vont reprendre le travail. Pourtant l’allaitement et le travail sont tout à fait compatibles (BIRCH et al, 2000).

II.2.2. EFFETS DU SEVRAGE

a.      Effets chez l’enfant

                        Le sevrage constitue une phase à haut risque dans la vie des nourrissons car mal conduit, le sevrage hisse la malnutrition protéino- énergétique au rang des problèmes cruciaux de la santé chez les nourrissons (Thales, 2002).

                        En effet, tout change pour l’enfant : il prenait le sein, on lui donne un biberon. Il ne contrôle pas grand-chose, car c’est l’adulte qui incline le biberon, stimule ou non l’écoulement du lait ; la composition du lait artificiel a changé du tout au tout et sollicite son organisme pour le digérer. Les régurgitations ont autre odeur, la digestion dure plus longtemps ; ses selles changent d’aspect, ont une odeur plus prononcée, sont plus moulées et parfois difficiles à émettre, certains enfants deviennent même constipés (Thales, 2002).

b.      Chez la mère

                        Pour certaines mères, un sevrage imposé par société, un problème médical, la reprise du travail, un manque d’information etc. peuvent entrainer un air de déprime majorée par les modifications harmoniales en cours ; la chute de la prolactine peut jouer sur le moral, remet le cycle de la fertilité en route, et il faudra envisager un moyen de contraception dès que la maman sort de la MAMA (méthode d’allaitement maternel et d’aménorrhée) (Thales, 2002). 

II.2.3. PROCESSUS DU SEVRAGE

II.2.3.1. Le sevrage naturel (orienté par le nourrisson)

                        Le sevrage peut être soit planifié (orienté par la mère), soit naturel (orienté par le nourrisson) (Thales, 2002).

                        Le sevrage naturel se produit lorsque le nourrisson commence à accepter des quantités et des types croissants d’aliments complémentaires tout en continuant à être allaité sur demande (Thales, 2002).

II.2.3.2. Le sevrage planifié (orienté par la mère)

                        Le sevrage planifié se produit lorsque la mère décide de sevrer son bébé sans que celui-ci ait donné d’indices qu’il est prêt de passer au sevrage (Deweyk, 2001).

II.2.3.3. Le sevrage abrupt ou d’urgence

                        Il arrive qu’un sevrage abrupt ou d’urgence s’impose, dans le cas d’une séparation prolongée et imprévue de la mère et du nourrisson ou d’une maladie grave de la mère, par exemple (Deweyk, 2001).

II.2.4. AGE DU SEVRAGE

                        L’organisation mondiale de la santé (OMS) recommande l’allaitement maternel exclusif pendant le six (6) premiers mois de vie de votre bébé (Birch et Al, 2000).  

                        A partir de 6 mois de bébé, le lait maternel reste l’aliment principal, mais l’introduction des premiers aliments solides a commencé ; et ce jusqu’à son premier anniversaire. L’OMS recommande également de poursuivre l’allaitement jusqu’au deux (2) ans du bébé, voir un peu plus, en fonction des souhaits de la même et de l’enfant (Birch et Al, 2000).  

II.5. CONSEQUENCES DU SEVRAGE

II.5.1. CONSEQUENCES POUR L’ENFANT

                        Tous les spécialistes en nutrition infantile recommandent de commencer la diversification entre 4 et 6 mois. En effet, même si le lait maternel ou maternisé permet de satisfaire les besoins d’un nourrisson jusqu’à l’âge de 6 mois, il faut rester prudent car un début précoce peut entrainer des inconvénients, comme par exemple des risques d’allergies, des troubles digestifs. Si les farines sont  introduites trop tôt, ou encore des apports trop réduits en calcium, en fer et en acide gras essentiels.

                        De plus, une introduction trop précoce des aliments augmenterait les risques de développer   des allergies, surtout chez les bébés ayant déjà une prédisposition (OMS & UNICEF, 2010).

                        En outre aujourd’hui, les médecins ont assez de recul pour affirmer que commencer la diversification trop tôt comporte des risques notamment :

û  Les allergies : la Barriere intestinale du tout-petit est encore immature, du coup les antigènes alimentaires (ils se trouvent dans les fruits et les légumes) absorbés par l’enfant passeraient dans le sang.

Conséquence, un risque d’allergies alimentaire, mais aussi d’eczéma accru.

û  L’obésité : plusieurs études ont montré que les adultes en surpoids sont majoritairement des enfants ayant connu une diversification alimentaire non adaptée (diversification à partir de 4 mois).

De même, débuter la diversification alimentaires avant l’âge de 4 à 6 mois majore le risque de manifestations allergiques et de carences nutritionnelles. En effet, en cas de diversification trop précoce, les nouveaux aliments introduits ne compensent pas la diminution de consommation de lait qu’ils entrainent : carence en calcium, en fer et en acides gras essentiels ; l’introduction précoce d’aliments solides entraine le risque d’Eczéma chronique ou récurrent (J Lighezzolo-Alnot,  ‎2005).

II.5.2. CONSEQUENCES POUR LA MERE

                        Pour ce qui est de la mère l’introduction des aliments solides dans le régime de l’enfant entrainerait le risque de développer un cancer du sein, du col de l’utérus et des ovaires et aussi le risque d’ostéoporose. Tous ces risques sont proportionnels à la durée de l’allaitement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEUXIEME PARTIE : PARTIE PRATIQUE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                            DEUXIEME PARTIE : PARTIE PRATIQUE

Chapitre deuxième : PRESENTATION DU MILIEU DE RECHERCHE

III.1. SITUATION GEOGRAPHIQUE

 

                        Le quartier 82 est l’un des quartiers qui constituent la cité de Kamina. Il est situé en République Démocratique du Congo, province du Haut-Lomami, territoire de Kamina. Le quartier 82 est limité:

-      Au Nord par les installations de la société nationale des chemins de fer de Congo qui le sépare du quartier centre urbain ;

-      Au Sud par la concession du domaine marial et l’autre;

-      A l’Ouest, par l’avenue KDL qui le sépare du quartier 64 et

-      A l’Est par la route Lubumbashi.

III.2. HISTORIQUE DU QUARTIER 82

 

                        Le nom quartier 82 révèle l’année de sa fondation en 1982. Avant, il y avait trop d’eucalyptus où les chasseurs faisaient la chasse aux écureuils et aux singes. Ce quartier connu l’épanouissement grâce à la construction du camp MATONGO de la société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) et la plupart des gens qui y résidaient étaient des commerçants. Petit à petit et quelques années plus tard, ce quartier continuait à s’agrandir et eu la création de certains bloc qui sont :

                        Bloc Inga qui dont la fondation fut motivé par les déplacés des guerres, trafiquants de braise de Luvwa vers Kamina.

                        Bloc alliance qui est habité par les ressortissant du village Nsungu et autres. ce quartier logeait beaucoup des voleurs et des déplombeurs des wagons, ce qui justifie la construction du marché qui fut le plus grand à l’époque.

                        La création de ce quartier a eu lieu avec comme premier chef de quartier Monsieur MPOYO Benoit. Depuis sa création, il connut quatorze chef dont leurs succession est comme suite : MPOYO Benoit, DEMBA Léonard, KASHA MWILAMBWE, MWAMBA, ILUNGA NSHIMBA, MONTONA NUMBI KANYANDWE, KIYOMBO ILU NG, MUTOMBO, MWAMUNA, BANZA MIJIBU et l’actuel chef de quartier qui tient la direction est Madame KATSHI BULEMBE Françoise, son secrétaire NUMBI BULUNGU et l’adjoint ILUNGA NSHIMBA Henri.

III.3. ORGANIGRAMME

CHEF DE QUARTIER
 


                                                                 

SECRETAIRE,CHEF D’AVENUE,CHEF DE BLOC,CHEF DE RUE 

 

 

 

 

 

 


                                                                 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre troisième : METHODOLOGIE

III.1. MATERIELS ET METHODES

III.1.1. MATERIELS

                        Nous avons utilisé un questionnaire préétabli qui a été soumis aux femmes allaitantes dans leur langue respective.

III.1.2. METHODES

III.1.2.1. Type d’étude

                        Nous avons mené   une étude descriptive transversale dans une enquête prospective.

III.1.2.2. Population totale

                        Notre population d’étude est constituée de l’ensemble des femmes allaitantes ou ayant déjà allaité et sevré dans leur vie, habitant le quartier 82.

III.1.2.3. Taille de l’échantillon

                        Notre échantillon de recherche est estimé à 384 femmes allaitantes  trouvées selon la formule suivantes ;  où z est le coefficient de confiance ; P est la proportion des femmes sevrant jusqu’à  4 à 6 mois  Kamina ; Q (1-P) est la proportion des femmes ne sevrant pas  jusqu’à  4 à 6 mois  Kamina; et d c’est le degré de précision voulu qui en général est de 0.05.

                        Dans notre cas P n’étant pas connue, on prend alors 0.50;    

 

 

 

III.1.2.4. Echantillonnage

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   Les sujets inclus dans notre échantillon de recherche ont été sélectionnés par échantillonnage non probabiliste de convenance.  

III.1.2.5. Critères de sélection

a.     Critères d’inclusion

                        Est incluse dans notre étude, toute femmes allaitante ou ayant déjà sevré dans sa vie, habitant le quartier 82 et présente lors de notre enquête.

b.    Critères d’exclusion

                        Est exclue de notre échantillon d’étude, toute personne allaitante ou pas, n’habitant pas le quartier 82 ou étant absente lors de notre descente sur terrain.

III.1.2.6. Technique de collecte des données

                        Pour la collecte de données de recherche, nous avons opté pour l’interview enrichis par un questionnaire écrit comme technique de collecte des données.

III.1.2.7. Gestion des données

                        Nos données collectées seront encodées et analysées à l’aide du logiciel SPSS version 15.0. Et le Microsoft Excel nous sera nécessaire pour la présentation des données sous forme des graphiques.

III.1.2.8. Considération éthique

                        Pour le respect de la dignité et la personnalité des sujets à enquêtés le climat de confiance a été créé, nous avons commencé par nous présenter, en plus nous avons expliqué aux sujets que les données ne serons importantes qu’à des fins scientifiques et pour ce faire l’anonymat a été d’application. Ils nous ont présenté leur consentement libre, et ils ont pu répondre à nos préoccupations.

 

 

III .1.2.9. Variables retenues

 

Les variables retenues au cours de notre étude sont les suivantes ;

1.      Age de la mère ;

2.      Statut matrimoniale ;

3.      Nombre d’accouchement ;

4.      Profession de la mère ;

5.      Age du dernier enfant ;

6.      Age de sevrage ;

7.      Raisons de sevrage précoce ;

8.      Age moyen de sevrage.

III.1.2.10. Difficultés rencontrées et piste de solution

 

Notre étude s’est confrontée à une série des difficultés dont les plus, courantes sont :

·         Insuffisance  des ressources financières pouvant permettre de bien conduire notre investigation ;

·         Manque de temps pour bien mener notre enquête ;

·         Rupture répétée du courant électrique, pouvant entraver nos programmes de travail.

Ainsi, notre esprit de persévérance, notre courage et notre patience, nous ont permis de contourner ces difficultés et atteindre nos objectifs.

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre quatrième : RESULTATS

 

 

TABLEAU N° I : Répartition des données selon les tranches d’âge

 

Tranche d’âge

Fréquence

Pourcentage

12 à 27 ans

124

32,29

28  à 42 ans

225

58,59

43 ans et plus

35

9,11

Total

384

100

 

Il ressort de ce tableau que 58,59% de femmes enquêtées étaient âgées de 28 à 42 ans, alors que celles de plus de 43 ans étaient moins représentées avec  9,11%.

 

 

 

TABLEAU N° II : Répartition des cas selon les niveaux d’étude

 

 

Niveau d’étude de la mère

Fréquence

Pourcentage

Analphabète

18

4,69

Primaire

148

38,54

Secondaire

218

56,77

Total

384

100

 

Il ressort de ce tableau que 56,77% des femmes enquêtées avaient un niveau d’étude secondaire, alors que 4,69% étaient analphabètes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il ressort de la figure ci-dessous  que les mariées étaient plus nombreuses (95%) que les célibataires (5%).

 

 

 

Figure  N° I : Répartition de cas selon le statut matrimonial

 

 

 

 

 

TABLEAU N° III : Réparation des données selon la parité

 

 

Nombre d’accouchement

Fréquence

Pourcentage

1 Fois primipare

60

15,63

2 à 3 Fois paucipares

96

25

4 à 6 Fois multipares

98

25,52

7 à 11 Fois Grandes multipares

130

33,85

TOTAL

384

100

 

Ce tableau montre que les femmes grandes multipares  étaient les plus représentées dans l’étude avec 14,84%, alors que les primipares en étaient moins représentées avec 15,63%.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TABLEAU N° IV : Répartition des données selon la profession des mères

 

 

Profession de la mère

Fréquence

Pourcentage

Commerçante

58

15,10

Coutrière

18

4,69

Cultivatrice

70

18,23

Fonctionnaire de l'état

2

0,52

Ménagère

217

56,51

Sans profession

19

4,95

Total

384

100

 

Il ressort de ce tableau que 56,51% de mères étaient des femmes ménagères, alors que 0,52% de cas représentaient les femmes fonctionnaires de l’état.

 

 

 

TABLEAU N° V : Répartition des données selon l’âge de servage

 

 

Age de sevrage

Fréquence

Pourcentage

2 Mois

36

9,38

3 Mois

134

34,90

4 Mois

81

21,09

5 Mois

2

0,52

6 Mois

131

34,11

TOTAL

384

100

 

Ce tableau démontre que  34,90 % de femmes  enquêtées sevraient leurs enfants à 3 mois alors que 0,52 % de femmes le faisaient  à 5 mois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TABLEAU N°VI : Age moyen de sevrage

 

Total sujets enquêtés

Age moyen du sevrage

Ecart-type

Mode

384

4  mois

± 1,6

6 mois

                                                                                                                                 

D’après ce tableau, 4,2 mois était  l’âge moyen de sevrage chez toutes les femmes enquêtées.

 

 

TABLEAU N° VII : Répartition des données selon les raisons de sevrage précoce

 

 

Raison de sevrage précoce

Fréquence

Pourcentage

Arrêt de l'écoulement du lait maternel

1

0,34

Aucune raison

37

12,76

Décès de la mère

1

0,34

Ignorance

92

31,72

l'enfant pleure

158

54,48

Maladie de l'enfant

1

0,34

Total

290

100

 

Il ressort de ce tableau que 54,48% de femmes qui pratiquaient le sevrage précoce, le faisaient parce que leurs enfants pleuraient. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre cinquième : DISCUSSION

 

                        Notre étude s’est réalisée sur un échantillon de 384 femmes tirées selon la technique d’échantillonnage  stratifié en considérant les centres de santé du quartier 82 comme strates. Ce nombre de femmes sont rencontrées dans des rendez-vous des consultations prénatales, ce qui explique notre durée d’à peu près un mois sur terrain pour atteindre notre taille de l’échantillon pré-calculer.

                        L’analyse et l’interprétation des résultats, nous ont fait voir de par le premier  tableau  que  58,59% de femmes enquêtées étaient âgées de 28 à 42 ans, alors que celles de plus de 43 ans étaient moins représentées avec  9,11%. Ceci s’explique par le faite que cette tranche d’âge renferme les femmes qui sont en âge de procréation actif, alors qu’ayant des enfants qu’il faut sevrer, ces femmes devraient faire partie de notre étude. Nos résultats ressemblent à ceux d’Azagoh KR (2007), et ses collaborateurs,  qui à propos des caractéristiques socio professionnelles et culturelles des mères enquêtées dans leur étude, avaient relevé une nette prédominance des mamans  âgées de moins de 35 ans (94%) avec une forte majorité âgée de 26 à 35 ans (61%).

 

 

                        Nous avons aussi découvert de par nos résultats que ; les mariées étaient plus nombreuses (95%) que les célibataires (5%). Cette statistique s’explique peut-être par le fait que dans notre milieu de recherche les filles sont prise en mariage précocement, quelques soient les conditions dans lesquelles elles s’en aient. Alors que dans notre étude, on note déjà  58,59% de femmes âgées de 28 à 42 ans. Cette situation concorde avec la déclaration de l’Unicef (2020) selon laquelle plus de 50% de filles en milieux ruraux vivent en couple peu importe les conditions dans lesquelles elles se trouvent et celles-ci sont sans cesse considérée comme étant en mariage.  L’étude a aussi démontré que ; 56,51% de mères étaient des femmes ménagères, alors que 0,52% de cas représentaient les femmes fonctionnaires de l’état. Cet état des choses se justifie par le fait que  56,77% des femmes enquêtées ont déjà  un niveau d’étude secondaire, alors que 4,69% des femmes enquêtées sont des analphabètes. Nos résultats soutiennent ceux  de Rodriguez G R (2015), et ses collaborateurs (2015), selon lesquels les femmes ménagères sont dans la plupart de cas, celles d’un niveau d’étude légèrement inférieure, alors qu’au cas contraire on a à faire à une proportion des femmes employées dans un service donné.

 

                        L’étude nous a révélé les femmes grandes multipares  étaient les plus représentées dans l’étude avec 14,84%, alors que les primipares en étaient moins représentées avec 15,63%.  Ceci s’explique peut-être par le faite que la plupart des femmes  enquêtées ont l’âge variant entre 28 et 42 ans, alors que comme tous les autres pays africains la RDC a des femmes qui commencent à accoucher à bas-âge et comme telle elles sont en principes grandes multipares. Nos résultats concordent avec ceux d’Azagoh KR (2007). Selon lui, environ 20% de femmes en mariage dans les pays africains sont multipares, car bien avant la chose elles sont déjà engagé dans des liens conjugaux.

 

                        L’étude nous a ensuite révélé que les fonctionnaires de l’état étaient les maris dont les femmes sont les plus fréquentes dans cette étude.  Et que les femmes dont les derniers enfants sont âgés d’un mois restent les plus fréquentes dans  l’étude avec 34,38%. Nous avons une situation semblable à celle de l’étude d’André Cornu (2015) et ses collaborateurs, selon ces auteurs, 29,45% des femmes sujettes ont encore un enfant d’un mois à allaiter, ceux-ci notent que, quelle que soit la classe d’âge considérée le maïs constitue l’aliment de base le plus fréquemment utilisé pour la confection des bouillies préparées localement. Cette prépondérance est plus marquée en milieu urbain qu’en milieu rural.

 

                        Il reste à noter que de par nos résultats, 54,48% des femmes qui pratiquent  le sevrage précoce,  Le faisaient  en raison de leurs enfants  qui pleuraient. Ça s’explique peut-être par le fait que ces femmes sont ignorantes en matière de sevrage et comme telle elles ignorent même le bien fondé du sevrage. Nos résultats s’associent à ceux de  NLend André (1997) selon lesquels, Le sevrage précoce est plus fréquent chez les mères ignorantes que chez celles qui ne le sont pas.

                        En fin l’étude prouve que  34,90 % de femmes  enquêtées sevraient leurs enfants à 3 mois alors que 0,52 % de femmes le faisaient  à 5 mois. Et en moyenne  4 mois restent l’âge de sevrage chez toutes les femmes enquêtées. Ceci explique le niveau de pratique des femmes du quartier 82 par rapport à la notion de sevrage. Ce résultat se conforme à  la publication de l’OMS et l’UNICEF (2015) selon laquelle, tous les spécialistes en nutrition infantile  recommandent de commencer la diversification entre 4 et 6 mois.

                                         

 

 

CONCLUSION

 

                        La question liée à l’âge de sevrage des nourrissons dans nos milieux, demeure encore très  préoccupante. L’organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande un allaitement exclusif au sein jusqu’aux six premiers mois de l’enfant, cependant  beaucoup de femmes font face au sevrage d’une part  bien avant cet âge-là, et d’autres part après celui-ci.

                        L’Objectif de cette étude était de, contribuer à l’amélioration de la santé du couple mère-enfant dans la ville de Kamina et particulièrement au sein du quartier 82.

                        L’étude été descriptive transversale, menée dans une enquête prospective, portant sur 384 femmes issues du quartier 82, et questionnées sur base d’une interview à propos de l’âge moyen de sevrage.

                        Ainsi, l’étude a débouché aux résultats selon lesquels ; 58,59% de femmes enquêtées étaient âgées de 28 à 42 ans, alors que celles de plus de 43 ans étaient moins représentées avec  9,11% ; les mariées étaient plus nombreuses (95%) que les célibataires (5%) ; 56,51% de mères étaient des femmes ménagères, alors que 0,52% de cas représentaient les femmes fonctionnaires de l’état ; les femmes grandes multipares  étaient les plus représentées dans l’étude avec 14,84%, alors que les primipares en étaient moins représentées avec 15,63% ; les fonctionnaires de l’état étaient les maris dont les femmes sont les plus fréquentes dans cette étude.  Et que les femmes dont les derniers enfants sont âgés d’un mois restent les plus fréquentes dans  l’étude avec 34,38% ; 54,48% des femmes qui pratiquent  le sevrage précoce,  Le faisaient  en raison de leurs enfants  qui pleuraient ; 34,90 % de femmes  enquêtées sevraient leurs enfants à 3 mois alors que 0,52 % de femmes le faisaient  à 5 mois. Et en moyenne  4 mois restent l’âge de sevrage chez toutes les femmes enquêtées.

 

 

 

 

 

SUGGESTIONS

 

Eu égard à ce  qui précède, nous avons suggéré ce qui suit :

v  Aux autorités politico-administratives :

·         Impliquer une réglementation en vigueur en rapport avec le respect de l’âge de sevrage de l’allaitement maternel, et attirer l’attention de la population sur la pratique de ceci ;

·         Accompagner  les structures de santé dans la mise en exercice des bonnes pratiques des mères en insistant sur la notion de l’allaitement maternel.

 

v  Aux autorités sanitaires :

·         Entreprendre une action sanitaire éducative, en vue de l’optimisation de la pratique de l’allaitement maternel, avec la notion de sevrage ci-incluse ;

·         Fournir des notions basées sur la sensibilisation et l’intensification aux femmes allaitantes, e, mettant un accent sur le bien-fondé du sevrage précoce.

 

v  A la population :

·         Mettre en pratique les notions diverses fournies par les autorités tant sanitaires que politico-administratives pour le bien-être commun.

 

v  Aux scientifiques :

·         Approfondir et élargir les aspects de cette étude en mettant un accent particulier sur le bien-fondé du respect de l’allaitement maternel.

 

 

 

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

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Wikipédia (2017), consulté le 05 mai 2018 à 16 heures.

                                               TABLE DES MATIERES

 

0.      INTRODUCTION.. 1

0.1.       Etat de la question. 1

0.2.       Problématique. 3

0.3.       Objectifs du travail 4

0.3.1.        Objectifs général 4

0.3.2.        Objectifs spécifiques. 4

0.4.       Délimitation temporo-spéciale. 4

0.5.       Subdivision du travail 5

PREMIERE PARTIE : PARTIE THEORIQUE.. 6

Chapitre premier : NOTIONS  GENERALES. 7

I.1.  DEFINITION DES CONCEPTS CLES. 7

II. GENERALITES SUR LE SEVRAGE.. 8

II.1. NOTION SUR L’ALLAITEMENT MATERNE II.1.1. DEFINITION: 8

II.1.2. SORTES D’ALLAITEMENTS. 8

I.1.3.4.  La promotion de l’allaitement maternel 12

I.1.3.5. Dix commandements pour le succès de l’allaitement maternel 14

II.2. LE SEVRAGE (DIVERSIFICATION ALIMENTAIRE). 15

II.2.1. CAUSES DU SEVRAGE.. 15

II.2.2. EFFETS DU SEVRAGE.. 15

II.2.3. PROCESSUS DU SEVRAGE.. 16

II.2.3.1. Le sevrage naturel (orienté par le nourrisson). 16

II.2.3.2. Le sevrage planifié (orienté par la mère). 16

II.2.3.3. Le sevrage abrupt ou d’urgence. 16

II.2.4. AGE DU SEVRAGE.. 16

II.5. CONSEQUENCES DU SEVRAGE.. 16

II.5.1. CONSEQUENCES POUR L’ENFANT.. 16

II.5.2. CONSEQUENCES POUR LA MERE.. 17

DEUXIEME PARTIE : PARTIE PRATIQUE.. 18

DEUXIEME PARTIE : PARTIE PRATIQUE.. 19

Chapitre deuxième : PRESENTATION DU MILIEU DE RECHERCHE.. 19

III.1. SITUATION GEOGRAPHIQUE.. 19

III.2. HISTORIQUE DU QUARTIER 82. 19

III.3. ORGANIGRAMME.. 20

Chapitre troisième : METHODOLOGIE.. 21

III.1. MATERIELS ET METHODES. 21

III.1.1. MATERIELS. 21

III.1.2. METHODES. 21

III.1.2.1. Type d’étude. 21

III.1.2.2. Population totale. 21

III.1.2.3. Taille de l’échantillon. 21

III.1.2.4. Echantillonnage. 22

III.1.2.5. Critères de sélection. 22

a.      Critères d’inclusion. 22

b.      Critères d’exclusion. 22

III.1.2.6. Technique de collecte des données. 22

III.1.2.7. Gestion des données. 22

III.1.2.8. Considération éthique. 22

III .1.2.9. Variables retenues. 23

III.1.2.10. Difficultés rencontrées et piste de solution. 23

Chapitre quatrième : RESULTATS. 24

Chapitre cinquième : DISCUSSION.. 28

CONCLUSION.. 30

SUGGESTIONS. 31

BIBLIOGRAPHIE.. 32

 

 

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