Par Bungu Ika

La crise en République Démocratique du Congo est un phénomène structurel ; toutes les politiques qui sont mises en place depuis des années antérieures, ne parviennent pas à résoudre le problème de la crise ; celle-ci persiste dans le pays car les données sur le chômage et le pouvoir d’achat de la population les prouvent. Etant donné la crise est considérée comme un événement social ou personnel qui se caractérise par un paroxysme des souffrances, des contractions ou des incertitudes, pouvant produire des explosions de violence ou de révolte, elle doit être atténuée pour réduire tant soit peu certaines disparités dans la couche de la population . La crise est une rupture d’équilibre . En économie la crise est associée à une phase où l’expansion atteint son point maximum, c’est aussi un point de retournement. Elle survient, plus exactement comme brusque retournement au terme d’une période économique ; c’est aussi une situation dans laquelle l’offre devient inélastique devant une demande élastique à cause de non disponibilité des facteurs de production. Divers chocs affectent constamment l’activité économique au point d’en ébranler sérieusement sa performance. Tel est le cas de la crise financière et économique internationale qui s’est éclaté en septembre 2008.

Depuis 52 ans après son indépendance, la République Démocratique du Congo demeure un pays aux potentialités riches avec notamment les réserves en foret, en eau ainsi qu’en ressources du sol et celles du sous-sol qui offrent énormément des opportunités pour son développement économique ; mais sa population vit dans la pauvreté qui se manifeste avec beaucoup d’acuité ; ceci peut s’expliquer par le fait que son revenu est mal réparti car un petit nombre de la population se retrouvent tel est le cas de la classe dirigeante et aussi des chefs d’entreprise et alors qu’une grande partie de la population vit dans la misère à cause du manque d’emploi ; le niveau d’études trop bas toute chose restant égale par ailleurs. Les facteurs explicatifs de cette crise sont : les mesures de zaïrianisation, de radicalisation et de rétrocession des années 73 et 74, les pillages des années 91 et 93, la guerre de libération de l’AFDL, les guerres Ougando- Burundo- Rwandaise, mais aussi la mauvaise gouvernance des différents régimes pour ne citer que ça.

Si la colonisation a légué au nouvel Etat une économie productive et équipée, la croissance ne suit pas. Elle s’était arrêtée dès la fin de 1957, provoquée surtout par des récessions conjoncturelles, une baisse des investissements privés et la fuite massive des capitaux. Le Congo commence son cycle des problèmes économiques géopolitiques. Durant les années de règne du Président Mobutu de 1965 à 1997 qui est qualifiées de la descente aux enfers pour l’économie congolaise. A cause de l’important potentiel du pays, la corruption s’est très tôt installée avec la main mise du pouvoir sur économie pour en détourner dans le cadre d’un enrichissement personnel . L’histoire économique récente de la République Démocratique du Congo est jalonnée de plusieurs tentatives d’assainissement et redressement de l’économie. Confronté aux déséquilibres financiers, à la montée de l’endettement, à la stagnation de la production, le pays été contraint dans les années 1970 et 1980, à adopter les politiques de stabilisation et d’ajustement structurel recommandées par les Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale.

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