Bonjour, nous sommes le 31/10/2026 et il est 05 h 51.





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEDICACE

 

A notre père TSHIALU MAYAMBA Jean et à notre mère KAMBA BEYA Julie pour tous les sacrifices consentis dès notre jeune âge jusqu’au jour d’aujourd’hui en vue de faire de nous une personne responsable.

 

Qu’ils   trouvent   dans    ce    mot    l’expression   de    notre

profonde reconnaissance.


 

 

REMERCIEMENTS

 

 

Si ce travail a pu être réalisé, c’est grâce à l’Eternel Dieu Tout Puissant qui nous a permis de commencer et finaliser ce labeur.

 

Loin de nous toute pensée de vouloir faire croire à l’humanité que ce travail est le fruit d’un effort personnel car il a bénéficié de l’apport matériel, moral, financier qu’intellectuel et orientation de plusieurs personnes ; que toutes ces personnes trouvent par ici de notre gratitude

 

Si le présent travail se révèle aujourd’hui, c’est grâce à la disponibilité de l’éminent Professeur Docteur LUSANGA NKWEY Christophe qui, en dépit de toutes ses innombrables occupations, a disposé de tout son temps pour nous encadrer dans la réalisation de cette œuvre, nous lui adressons ainsi nos sincères remerciements.

 

Nous remercions aussi toutes les autorités de notre chère Université Technologique Bel Campus pour nous avoir gardés dans ce grand berceau du savoir pendant 7 années académiques durant lesquelles nous avons appris la science médicale par des cours magistraux et des séances pratiques en toute rigueur et discipline.

 

Nous remercions également de tout cœur KATALAY Bertone, Dr MBOLOKO Dady ainsi que Dr VULA Sandrine qui nous ont beaucoup aidés pendant la réalisation de ce travail.

 

Ce sera une ingratitude de notre part si nous manquons de remercier toute la famille TSHIALU pour la générosité, attention et la volonté particulières accordées à ce travail.

 

Nos remerciements s’adressent aussi à nos compagnons de lutte avec qui nous avons partagé les durs et bons moments au cours de notre formation en Médecine, il s’agit de YEMBA Sam, MUTANGILAYI Richard, KOY John, TANDEKA Alain, MUAMBA Jonathan.


 

 

Enfin, que tous ceux qui n’auront pas été cité ici qui auront contribué à l’éducation de notre formation, trouvent en ces mots l’expression de notre gratitude.


 

 

LISTE DES ABREVIATIONS

 

Ac : Anticorps

 

ACOG : American College of Obstetricains and Gynecologists

 

Ag : Antigène

 

AINS : Anti-inflammatoire non stéroïdien

 

ALAT : Alanine aminotransférase ALR : Anesthesie locoregionale ASAT : Aspartate Aminotransférase ATCD : Antécédent

AVC : Accident vasculaire cérébral

 

BCF : Bruits du Cœur Fœtal

 

Cesar : Césarienne

 

CIVD : Coagulation Intravasculaire disseminée

 

CONGOF : Collège National des Gynécologues et Obstétriciens français

 

CPN: Consultation Prénatale

 

CUK: Cliniques Universitaires de Kinshasa

 

DLG : Decubitus latéral gauche

 

Dyst : Dystocique Episio : Episiotomie Eut : Eutocique

F.O : Fond d’œil

 

FDR: Facteur de Risque

 

GR : Globule Rouge


 

 

h : Heures

 

Hb : Hémoglobine

 

HELLP : Hemolysis Eleted Liver Enzyme and Low Platelet Count

 

HLA : Human Leukocyte Antigens

 

HRP : Hématome retoplacentaire

 

HSCF : Hématome sous capsulaire du foie

 

Ht : Hématocrite

 

HTA : Hypertension artérielle

 

HTAG : Hypertension artérielle gravidique

 

HTAGP : Hypertension artérielle gravidique avec protéinurie

 

IgG : immunoglobuline G IgM : Immunoglobuline M IM : Intramusculaire

Ind : induction

 

IRA : Insuffisance rénale aigue

 

IV : Intraveineuse

 

LDH : Lactate deshydrogénase MFA : Mouvement fœtaux actifs MgSO4 : Sulfate de Magnésium MI : Membres Inférieurs

min : minutes

 

mm Hg : millimètre de mercure

 

NO : monoxyde d’azote

 

OAP : Œdème aigu du poumon


 

 

OMS : Organisation Mondiale de Santé

 

PA : Pression Artérielle

 

PAD : Pression Artérielle Diastolique PAS : Pression Artérielle Systolique PE : Pré-Eclampsie

PEC : Prise en charge

 

PEM : Pré-éclampsie modérée PES : Pré-éclampsie sévère PG : Prostagladine

RCF : Rythme du cœur fœtal

 

RCIU : Retard de croissance intra-utérin RDC : République Démocratique du Congo ROT : Reflexe ostéotendineux

SA : Semaine d’Aménorrhée

 

SF : Souffrance fœtale

 

SFA : Souffrance fœtale aigue

 

SFC : Souffrance fœtale chronique SNC : Système nerveux central Stim: Stimulation

TA : Tension artérielle

 

TCA : Temps de céphaline activée

 

Theo : Théobalt

 

TP : Taux de prothrombine


 

 

LISTE DES TABLEAUX

 

 

Tableau I : Répartition des patientes selon l’Etat-Civil

 

Tableau II : Répartition des patientes selon la tranche d'âge

 

Tableau III : Répartition des patientes selon le niveau

d’instruction

 

Tableau IV : Répartition des patientes selon la parité

 

Tableau V : Répartition des patientes selon l’âge de la grossesse

de l’admission

 

Tableau VI : Répartition des patientes selon la forme clinique de la Pré-éclampsie

 

Tableau VII : Répartition des patientes en fonction du schéma thérapeutique d’accouchement

 

Tableau VIII : Répartition des patientes selon le mode

 

Tableau IX : Répartition des patientes selon les complications maternelles

 

Tableau X : Répartition des patientes selon les complications périnatales


 

 

LISTE DES ANNEXES

 

 

Annexe 1 : Fiche de collecte des données


 

 

RESUME

 

 

La PE est une pathologie gravidique humaine caractérisée par l’HTA (PAS ≥ 140 mm Hg et/ou PAD ≥ 90 mm Hg) isolée avec protéinurie et/ou œdèmes des M.I apparues à partir de la 20e SA, en l’absence de tout ATCD d’HTA avant et pendant le début de la grossesse.

 

Intérêt du sujet : Le but de notre étude est de faire un état de lieu et apporter une amélioration de la prise en charge de cette pathologie  à  l’Hôpital  Général  de  Référence  de  N’djili  et  de prévenir les risques materno-fœtaux dans notre milieu.

 

Objectif :   Contribuer   à   améliorer   la   PEC   des   différentes complications materno-fœtales causées par la PE pour enfin améliorer la santé de la mère et de l’enfant.

 

Matériel  et  Méthodes :  il  s’agit  d’une  étude  rétrospective,

documentaire et analytique à l’HGR/N’djili pendant la période de

12 mois allant du 1er janvier au 31 décembre 2017 dans son département de gynéco-obstétrique. Le critère d’inclusion était toute patiente suivie pour PE, avoir un dossier complet.

 

Résultat : sur un total de 912 accouchements, 76 cas de PE étaient enregistrés soit une fréquence de 8,33% . La tranche d’âge de 30-34 ans était la plus touchée avec 25 cas de PE soit 32,89% et la tranche de 15-19 ans était la moins touchée avec 7 cas de PE soit 9,21% . Les multipares et les primipares étaient les plus représentées avec respectivement 38,16% et 26,32% . La majorité des patientes, soit 53,95% avait une grossesse d’âge de 28-34 SA.

 

Conclusion :  Le  MgSO4   et la  réalisation  de  la  césarienne  ou l’interruption de la grossesse permettent d’améliorer le pronostic maternel et fœtal.

 

Mots-clés : PE, PEM, PES, prise en charge, HGR/N’djili.


 

 

Table des matières

DEDICACE ................................ ................................ ................................ ...... i REMERCIEMENTS................................ ................................ .......................... ii LISTE DES ABREVIATIONS................................ ................................ ............ iv Table des matières................................ ................................ ........................ x LISTE DES TABLEAUX ................................ ................................ ................. vi i LISTE DES ANNEXES ................................ ................................ .................. vi ii RESUME ................................ ................................ ................................ ....... ix INTRODUCTION ................................ ................................ ............................. 1

PROBLEMATIQUE ................................ ................................ .......................... 2

 

OBJECTIFS ................................ ................................ ................................ .... 4 a.   Objectif général................................ ................................ ........................ 4 b.   Objectifs spécifiques ................................ ................................ ................ 4

CHAPITRE I : GENERALITES ................................ ................................ .......... 5

 

I.1. DEFINITIONS ................................ ................................ ........................... 6

 

I.2. Classification................................ ................................ ........................... 7

 

I.3. Epidémiologie ................................ ................................ .......................... 8

 

I.3.1. Prévalence ................................ ................................ ............................ 8

 

I.3.2. Incidence................................ ................................ .............................. 8

 

I.3.3. Etiologie ................................ ................................ ............................... 8

 

I.3.3.1. Facteurs étiologiques de l’insuffisance placentaire ............................. 9

 

I.3.3.2. Pathologie vasculaire préexistante ................................ ..................... 9

 

I.3.3.3. Pathologie thrombophilique préexistante ................................ ........... 9

 

I.3.3.4. Facteurs immunologiques ................................ ................................ 10

 

I.4. Facteurs de risque ................................ ................................ ................. 10

 

I.5. PHYSIOPATHOLOGIE DE LA DYSGRAVIDIE ................................ ............ 11

 

I.5.1. Trouble de la placentation................................ ................................ ... 12 a.   Rappel physiologique ................................ ................................ ............. 12 b.   Anomalie de l’invasion trophoblastique ................................ .................. 13 c.   Inflammation ................................ ................................ ......................... 13 d.   Libération des cellules trophoblastiques ................................ ................. 13 e.   Hypertension ................................ ................................ ......................... 14


 

 

I.6. Clinique ................................ ................................ ................................ . 14 

 

I.6.1. Dépistage des femmes enceintes à risque ................................ ............ 15

 

I.6.2. Triade clinique................................ ................................ .................... 15

 

I.7. Paraclinique................................ ................................ ........................... 18

 

I.8. Complications................................ ................................ ........................ 20

 

I.9. Diagnostic différentiel ................................ ................................ ........... 21

 

I.10. Prise en charge ................................ ................................ .................... 21

 

I.10.1 LA PEM ................................ ................................ .............................. 22

 

I.10.2. LA PES................................ ................................ .............................. 23

 

CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODES................................ ..................... 32

 

II.1. CADRE D’ETUDES................................ ................................ ................. 33

 

A.      Situation géographique ................................ ................................ ....... 33

 

C.      ORGANIGRAMME ................................ ................................ ................ 36

 

CHAPITRE III : RESULTATS ................................ ................................ ......... 35

 

III.1. Fréquence ................................ ................................ ........................... 36

 

III.2. Caractéristiques sociodémographique ................................ .................. 36

 

III.4. PRISE EN CHARGE ................................ ................................ .............. 39

 

III.5. COMPLICATIONS ................................ ................................ ................. 40

 

CHAPITRE IV : DISCUSSIONS ................................ ................................ ....... 41

 

CONCLUSION ................................ ................................ ............................... 44

 

RECOMMANDATIONS ................................ ................................ ................... 46

 

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ................................ .............................. 48


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INTRODUCTION


 

 

Notre travail porte sur un intéressant sujet qui s’intitule la pré-éclampsie ou dysgravidie ou encore toxemie gravidique qui est une pathologie de la grossesse survenant chez une gestante à partir de la 20e  SA et surtout au cours du 3ème  trimestre de la grossesse.

 

PROBLEMATIQUE

 

La pré-éclampsie est un réel problème de santé publique et une urgence obstétricale, qui affecte plusieurs gestantes et peut se compliquer d’éclampsie si la prise en charge n’est pas correcte.

 

Elle est une pathologie fréquente chez la femme enceinte. Cette complication est considérée comme une cause de morbidité maternelle, fœtale et néonatale dans le monde (15).

 

Elle est un trouble spécifique de la grossesse caractérisée par une HTA, une protéinurie significative, avec ou sans œdème survenant à partir de la 20e SA (37).

 

Osungbade en 2011, avait rapporté qu’à l’échelle mondiale, la PE compliquait environ 2 à 10% de grossesse (47). D’autres auteurs dont Hutchion, la même année, et Duhig, 4 ans plus tard soit en 2015, ont rapporté que 3 à 5% des femmes enceintes dans le monde entier, étaient touchées par la PE (13).

 

Si la PE est devenue rare dans les pays développés, elle reste toujours fréquente en Afrique subsaharienne où le suivi prénatal de qualité fait encore défaut. Selon l’OMS, son incidence est sept fois plus élevée dans les pays en voie de développement que dans les pays développés (12). En Afrique la prévalence de la PE se retrouve aux alentours de 10% , ce qui est nettement plus élevé que la moyenne mondiale (47,10,45).

 

En RDC, plusieurs études ont été menées sur la PE dont les plus récentes, l’une à Kinshasa par Elongi, en 2011 (17), l’autre aux CUK par Kamba, en 2012 (31). Ces études ont rapportés des prévalences de la PE respectivement de 8,5 et 13% .


 

 

En 2009, Bangambe montre qu’aux CUK la pré-éclampsie supplante l’hémorragie comme 1e  cause de mortalité maternelle (62).

 

A Kinshasa, capitale de la RDC et ville cosmopolite de près de 10.000.000 d’habitants, la mortalité maternelle est estimée à 1.028 pour 100.000 naissances vivantes et la PE y représente la 2e cause de cette mortalité maternelle.

 

C’est pourquoi nous pensons que cette affection nécessite une bonne PEC. Au cas où la PEC n’est pas correcte ni bien survie, la PE peut causer plusieurs complications telles que l’éclampsie, la mortalité maternelle,   l’hypotrophie fœtale, la prématurité et la mort fœtale in utéro.

 

Malgré la grande prévalence de cette pathologie, son étiologie est encore assez mal connue, elle est même connue pour être la maladie des théories (8). Plusieurs hypothèses ont été émises et pourraient expliquer le développement de la PE dont la plus importante, qui a battue en brèche toutes les autres, est l’existence d’une anomalie de l’invasion trophoblastique dont la découverte a été une étape majeure dans la compréhension physiopathologique de la PE (32).

 

Un certain nombre de facteurs de risque prédisposent à la PE dont les facteurs génétiques et familiaux (ATCD familial de PE) (54,18), les facteurs immunologiques (la primiparité) (18), les facteurs environnementaux (Alcool, attitude, stress) (43,34,2), les facteurs physiologiques (Age ≥ 35 ans, ethnie noire) (18,28), les facteurs maternels (obésité, diabète) (2) et les facteurs obstétricaux (grossesses multiples, oligohydramnios) (14).

 

INTERET DU SUJET

 

Le but de notre étude est de faire un état de lieu et apporter  une  amélioration  de  la  prise  en  charge  de  cette pathologie  à  l’Hôpital  Général  de  Référence  de  N’djili  et  de prévenir les risques materno-fœtaux dans notre milieu.


 

 

OBJECTIFS

 

a. Objectif général

 

L’objectif général de notre étude est de contribuer à améliorer la PEC des différentes complications materno-fœtales causées par la PE pour enfin améliorer la santé de la mère et du nouveau-né.

 

b. Objectifs spécifiques

-    Déterminer la fréquence de la PE

-    Décortiquer   les   éléments   cliniques   de   la   dysgravidie   à

l’hôpital Général de Référence de N’djili

-    Déterminer le profil socioéconomique des gestantes victimes de cette pathologie

-    Déterminer l’issue néonatale

-    Analyser la PEC de la dysgravidie.


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CHAPITRE I : GENERALITES


 

 

I.1. DEFINITIONS

 

a. La PE est une pathologie gravidique humaine caractérisée par une HTA (PAS ≥ 140 mm hg et/ou PAD ≥ 90 mm hg) isolée, avec protéinurie et/ou œdèmes des M.I apparues à partir de 20ème  SA, en l’absence de tout antécédent d’HTA avant et pendant le début de la grossesse.

b. La    pré-éclampsie    est    une    toxémie,    c’est    une   maladie

hypertensive spécifique de la grossesse et que l’on divise de façon   arbitraire   en   pré-éclampsie   et  éclampsie,  cette dernière incluant les convulsions et coma.

c. La pré-éclampsie est qualifiée de toxémie gravidique, c’est une complication majeure que l’on retrouve au troisième trimestre de la grossesse. Elle est caractérisée par l’hypertension artérielle, la protéinurie et un gain de masse excessif causé par une rétention d’eau produisant un œdème.

 

La pré-éclampsie s’observe plus souvent au cours de dix dernières semaines de la grossesse, durant le travail ou dans le premier douze à quarante-huit heures du post-partum.

 

d. La PE est définie par l’association d’une triade faite :

-    D’une HTA gravidique apparaissant à partir de la 20e  SA avec une PAS ≥ 140 mm Hg et/ou une PAD ≥ 90 mm Hg à 2 reprises avec un intervalle d’au moins 4 heures.

-    D’une protéinurie  > 300 mg/24h  ou 1gr/l, ou > 2 croix

marquer initialement ;

-    Des œdèmes présents dans 80% des grossesses normales.

Elles ne font plus partie de la définition pathologique. Toutefois, certains de leurs caractères constituent un signe d’alarme.

 

La PE peut être également suspecté  devant une HTA

associée à l’un ou l’autre des signes suivants :

 

-    Œdèmes  généralisés  d’apparition  brutale ou rapidement aggravés ;

-    Une uricémie > 350 Mmol/l


 

 

-    Des ASAT augmentés au-delà des normes du laboratoire ;

-    Un retard de croissance in utero (44,30).

 

I.2. Classification

 

La classification des pathologies hypertensives de la grossesse la plus employée actuellement est celle de l’ACOG qui distingue 4 grands cadres nosologiques :

 

-    PE ;

-    HTA Chroniques ;

-    PE surajoutée ;

-    HTA gravidique.

 

 

a) Type I ou PE : c’est la classique toxémie gravidique pure des auteurs français. Elle survient habituellement après la 20e SA, sans ATCD d’HTA. Elle est caractérisée par l’élévation de la TA et une protéinurie. Il s’agit d’une affection propre à la grossesse avec guérison sans séquelle avec la fin de la grossesse. Elle disparait souvent les 6 mois suivant l’accouchement. C’est la maladie de l’implantation placentaire.

b) Type  II  ou  HTA  Chronique :  l’HTA est préexistante  à la

grossesse quelle que soit la cause (phéochromocytome, collagénose rénale,…). Elle est constatée habituellement avant la 20e semaine de gestation. La récidive est presque la règle.   L’implantation   placentaire   est   la   plus  souvent normale. En l’absence de la protéinurie, le pronostic est plus favorable que dans le type I.

c) Type III ou PE surajoutée : il s’agit d’une toxémie gravidique

de type II sur laquelle vient se greffer une protéinurie au cours du 3e  trimestre. Ici, le risque materno-fœtal est nettement accru (plus mauvais).

d) Type IV ou HTA gravidique : C’est l’HTA gestationnelle ou transitoire ou tardive. C’est une HTA isolée en fin de grossesse ou dans le postpartum immédiat avec normalisation des chiffres tensionnels après l’accouchement (dans  les  10  jours  du  post-partum).  Il  n’y  a  pas  de


 

 

protéinurie. Mais il faut se méfier des formes de débit de la PE avant l’apparition de la protéinurie (surveiller la protéinurie) (44,30,49).

 

I.3. Epidémiologie

 

 

I.3.1. Prévalence

 

Aux USA et au Canada, sa prévalence rapportée varie de

5 à 7% des grossesses (26), alors qu’en Europe, notamment en France, la PE complique 2 à 3% des grossesses tandis qu’en Asie sa prévalence varie de 0,3 à 1,2% (29,35).

 

I.3.2. Incidence

 

L’incidence de la PE est difficile à obtenir, elle varie selon

les pays. Elle survient dans 5 à 10% de grossesses (36,19).

 

Même si l’éclampsie (crise convulsive) est devenue un accident rare, du moins sous nos climats, elle reste une éventualité particulièrement grave. Une mortalité maternelle de

5% a été rapportée en Australie en cas d’éclampsie.

 

La classique distribution en « double bosse » (un pic chez les très jeunes femmes de moins de 20 ans, un second pic au - delà de 37 à 40 ans) n’est plus observée actuellement sous nos climats, mais le reste dans certains pays en voie de développement.

 

La fréquence de la pré-éclampsie est plus basse chez les fumeuses.

 

L’explication de ce dernier fait n’est pas connue. La PE touche dans plus de 90% de cas de primipares. Chez ces patientes, 17% restent hypertendues et 12% ont une PA limite.

 

I.3.3. Etiologie

 

Les causes de la PE sont mal connues. La PE s’observe nécessairement dans le contexte gravidique par l’installation du syndrome. La PE apparait généralement chez des femmes ayant


 

 

pris beaucoup de poids au cours de leur grossesse. L’augmentation importante de la masse graisseuse, comme chez tout individu perturbe l’équilibre de l’organisme et provoque de l’HTA.

 

L’HTAG est une maladie dont les causes sont à la fois immunologique (mauvaise reconnaissance par les AC maternels de l’unité foeto-placentaire), génétique (par des formes familiales de PE) et mécanique (morphologie de l’utérus) Elongi (P.151).

 

I.3.3.1. Facteurs étiologiques de l’insuffisance placentaire

 

Son mécanisme a peu de chance d’être univoque, il est au contraire hautement probable que ce soit à cette étape que s’expriment la diversité et l’hétérogénéité de la maladie « HTAG »

 

I.3.3.2. Pathologie vasculaire préexistante

 

Des patientes atteintes de l’HTAG sont en fait porteuses de  lourds  facteurs de risques vasculaires,  au plan génétique et/ou métabolique. Ces patientes ont toutes les raisons d’avoir des altérations vasculaires préalables à la grossesse des lésions vasculo-rénales. On peut aisément concevoir que de telles lésions soient un obstacle majeur à une placentation normale. La répétition des accidents au fil de grossesses successives se comprendrait sans peines.

 

I.3.3.3. Pathologie thrombophilique préexistante

 

Certains ont rapporté une fréquence très accrue des pathologies thrombophiliques chez les jeunes femmes atteintes de PE précoce et sévère. Ces anomalies étaient principalement un anticoagulant circulant ou antiphospholipide, un déficit en protéine C ou S, une résistance à la protéine C activée (dite mutation leïden du facteur V), ou une hyperhomocystéinemie. Une mutation du gène cordant la prothrombine (facteur II) a été plus tard ajoutée à la liste. Ces données ont été assez largement recoupées par divers auteurs, et certains admettent que plus de

50% des femmes ayant présenté une PE sévère seraient porteuses

d’au moins une de ces anomalies, s’il parait probable que ces


 

 

anomalies peuvent être impliquées dans la genèse d’une PE au moins au titre de facteur aggravant.

 

I.3.3.4. Facteurs immunologiques

 

Le fœtus, dont le capital génétique est pour moitié d’origine paternelle, représente  l’équivalent d’une greffe semi - allogénique, dont la survie requiert un état de tolérance immunitaire maternelle. Au cours de la grossesse, il existe une reconnaissance par la mère d’Ag paternels et une immunisation contre ces Ag, ainsi 20% des primipares et 50% des multipares ont des Ac circulants dirigés contre des composants du HLA paternel.

 

Un système de facilitation humorale a ainsi été mis en évidence et largement étudié dans les années 1970. Ce mécanisme a été trouvé totalement absent dans les cas d’avortement itératifs et fortement diminué dans la PE, un second facteur de tolérance serait l’induction des Cellules T suppressives.

 

I.4. Facteurs de risque

 

a. La pré-éclampsie lors d’une grossesse antérieure et l’HTA préexistante sont des FDR. D’autres FDR existent tel que la primiparité (1ère  grossesse, risque multiplié par 3), un âge maternel supérieur à 40 ans. Une obésité (multiplie le risque par 1,5 environ), un diabète préexistant (multiplie le risque par 3 environ). La notion d’une maladie thromboembolique ou d’une maladie rénale.

 

Le risque est augmenté en cas de grossesse gémellaire (est plus) avec une multiplication de risque par 3 environ et en cas  de  primipaternité  (1ère   grossesse  d’un  couple  donné). La notion d’une HTAG dans la famille multiplie le risque de survenu par 3.

 

b. Les facteurs tels que :

Ø Diabète

Ø Maladie rénale ou HTA

Ø Les grossesses gémellaires


 

 

Ø L’hydramnios

 

Ces facteurs prédisposent à la toxémie.

 

Les adolescentes et les primigestes y sont particulièrement exposées mais aussi l’incidence de la pré- éclampsie est augmentée lorsque la mère prend l’âge. L’interruption de la grossesse demeure le seul traitement.

 

La pré-éclampsie peut être bénigne ou grave. Les gestantes souffrant de la pré-éclampsie bénigne peuvent avoir une grossesse presque asymptomatique et peuvent présenter un peu d’œdème des M.I ou pas du tout. Après un repos au lit, leur PA peut être de 140/90 mm hg ou plus, ou de 30 mm hg au- dessus de la pression systolique normale, et de 15 mm hg au- dessus de la pression diastolique normale.

 

Cette observation est très importante, puis qu’une femme qui a une PA normale de 90/60 mm hg souffrira de lHTA lorsque sa PA sera à 120/80 mm hg. Il faut donc noter nécessairement dès le début de la grossesse la PA de la femme enceinte. Une miction recueillit par mijet peut révéler la présence d’un taux de plus 1 ou plus 2 d’albumines  et un spécimen  d’urine de 24 heures peut contenir un gramme de protéine.

 

I.5. PHYSIOPATHOLOGIE DE LA DYSGRAVIDIE

 

a. L’origine de la maladie reste inconnue, il existe un défaut de placentation et une mauvaise vascularisation par les artères spiralées de l’utérus. L’organisme maternel compense le défaut de vascularisation du placenta par une HTA et une réduction de la perfusion de tous les organes induisant un risque de défaillance. Du fait de ce défaut de perfusion de chambre intervilleuse ; le placenta est microscopiquement hypotrophique, histologiquement on peut observer des lésions d’infarctus, d’hypoxie, ischémie villositaire et parfois même des lésions d’athérose.


 

 

b. La formation des anticorps maternels

   La formation des anticorps maternels peut se faire par voie transfusionnelle ou par voie transplacentaire. Il s’agit d’iso- anticorps immuns assimilés à des agglutinines irrégulières IgM actifs en milieu salin IgG incomplet inactifs en milieu salin, passant par la barrière placentaire.

   L’antigène     D     comporte     le     risque     le     plus     grand

d’immunisation

   L’action des anticorps sur l’organisme fœtal. La fixation des anticorps maternels sur les hématies induit leur lyse au niveau du système réticulo-endothélial, foie, rate et moelle osseuse.

 

Un rôle supplémentaire pourrait être joué par le passage de lymphocytes fœtaux (probablement T suppresseurs) dans la circulation maternelle.

 

L’HLAc traduisait surtout un signal allogénique d’origine paternelle. En définitive, la cytotoxicité dépendrait de la balance et l’interaction entre ces trois éléments.

 

Le   défaut   d’invasion   trophoblastique,  et  donc  la  PE

pourrait être lié à une agression immunitaire du placenta.

 

Ce fait expliquerait pour une part la constatation que l’HTAG apparaissait pour la 1ère fois chez une multipare est souvent associé à un changement de partenaire, et également que des transfusions préalables se soient montrées douées d’un effet protecteur vis-à-vis de l’HTAG.

 

I.5.1. Trouble de la placentation

 

Comment ceci arrive-t-il ?

 

a. Rappel physiologique

 

La placentation dite « Hemochoriale » telle qu’elle a lieu dans l’espèce humaine requiert une connexion entre le placenta naissant et les vaisseaux maternels. Ces derniers doivent par ailleurs  acquérir  un  calibre  suffisant  pour  assurer  le  débit


 

 

sanguin nécessaire à des échanges de bonne qualité. Cette connexion s’opère par une invasion des structures maternelles par le trophoblaste etc.

 

b. Anomalie de l’invasion trophoblastique

 

Vers les années 1970, il a été démontré sur les biopsies de lit placentaire que l’invasion trophoblastique est défectieuse lorsqu’une pré-éclampsie doit survenir dans le 3ème trimestre, ou lors  de  retard  de  croissance  fœtale  isolée.  Cette  anomalie consiste, soit en une absence de transformation des artères spiralées,  soit  en  une  transformation  incomplète   sur  une longueur insuffisante.

 

c. Inflammation

 

Des nombreux arguments suggèrent qu’une réaction inflammatoire modérée, impliquant le placenta mais aussi d’autres structures vasculaires de l’organisme maternel, serait présente dans la grossesse normale.

 

Cette  réaction  apparait  considérablement  majorée,  et plus diffuse encore dans la P.E.

 

Ce processus inflammatoire serait étroitement lié à l’infiltration cellulaire déjà évoquée dans le placenta, et les anomalies qui concourent à l’insuffisance de l’invasion trophoblastique en seraient un stimulus puissant. On admet, sans preuve bien solide, que le facteur déclenchant de cette réaction inflammatoire serait immunologique.

 

d. Libération des cellules trophoblastiques

 

Le placenta, à la fois ischémique et inflammatoire, libère dans la circulation maternelle une quantité très accrue des cellules trophoblastiques nécrosées, éventuellement dégradées et limitées à des vésicules, ce fait est bien acquis.

 

In vitro, ces vésicules sont capables d’inhiber puissamment la prolifération des cellules épithéliales et même de rompre la couche cellulaire de la culture.


 

 

L’hypothèse  a  donc  été  émise  que  ces  cellules  ou vésicules libérées en large excès par un placenta ischémique et en apoptose provoqueraient des ruptures endothéliales, majorées encore par l’activation des monocytes (et des polynucléaires, via le TNF a), déclenchant la cascade classique de vasoconstriction activation de l’hémostase, etc.

 

e. Hypertension

 

C’est dans le contexte de dysfonction endothéliale qu’il convient d’intégrer la vasoconstriction systémique et l’HTA qui en résulte. L’HTA est principalement due à la perte de la vasodilatation caractéristique de la grossesse normale et à l’apparition, au contraire d’une vasoconstriction ; cette situation disparait avant l’émergence d’une P.E un test à l’angiotensine a même été utilisé en prédiction de la PE. Le mécanisme de la vasoconstriction reste débattu. Le déséquilibre entre prostacylline et thromboxane y joue certainement un rôle important. Il est possible également que le potentiel vasoconstricteur d’autres substances (angiotensine, endothéline) soit amplifié par une baisse d’activité de la NO synthèse. Les cellules endothéliales cibles-mêmes peuvent être altérées par l’action de cytokines pro - inflammatoires (TNF a) et par un stress oxydatif accru.

 

La grossesse normale est accompagnée d’une augmentation de quelque 30% du débit cardiaque. En dépit de celle-ci, la vasodilatation est telle que la PA baisse physiologiquement.

 

Le débit cardiaque reste généralement élevé dans les HTA

bénignes, mais s’abaisse dans la PE sévère.

 

I.6. Clinique

 

Le diagnostic précoce de la PE est essentiel pour un meilleur pronostic.


 

 

I.6.1. Dépistage des femmes enceintes à risque

 

a. Antécédents non obstétricaux :

-    Antécédents familiaux : HTA, Diabète, obésité

-    Antécédents personnels : Ages extrêmes (moins de 18 ans ou plus de 40 ans), HTA, Diabète, obésité, néphropathie.

b. Antécédents obstétricaux :

-    Primiparité

-    PE

-    Eclampsie

-    Grossesse gémellaire

-    RCIU

-    MFIU

-    HRP

-    Infection urinaire pendant la grossesse (44)

 

I.6.2. Triade clinique a. HTA

La mesure de la TA est délicate chez la femme enceinte

du fait de sa labilité. Les conditions de mesure de la TA doivent être strictement respectées :

 

-    La patiente doit être aussi détendue que possible, après 10 minutes de repos au moins, et de conservation à distance de tout examen gynécologique

-    La prise de la TA doit être faite en position assise. Si elle est

élevée, il faut la vérifier en décubitus latéral gauche

-    Le brassard doit être adapté au morphotype de la patiente, avec prise de la TA au niveau des bras

-    La TA ne doit pas être pris en décubitus dorsal ; dans cette position, des phénomènes de posture peuvent entrainer un pincement de la PA (syndrome hypotensif de décubitus), en décubitus latéral, le brassard ne peut être bien positionné.

 

La TA est classiquement ≥ 140 mm Hg pour la systole, et/ou ≥ 90 mm Hg pour la diastole, au moins à 2 mesures séparées d’un intervalle de 4 heures.


 

 

b. Protéinurie

 

Son apparition succède toujours à l’HTA. Elle constitue un signe de gravité. Elle est de type glomérulaire avec une albuminurie prédominant.

 

-    Sa  détermination  qualitative  aux  croix  se  fait  par  les bandelettes réactives colorimétriques (labslik) et on exigera alors 2 croix et plus. Si une protéinurie est présente à 1 croix, il faut réaliser un dosage sur les urines de 2h.

 

Le test n’est pas interprétable si le pH urinaire est alcalin

 

-    Elle  définit  par une  protéinurie  > 0,3g/l sur un recueil

d’urines de 24h et > 1g/l sur un échantillon urinaire.

-    Il faut la différencier d’une fausse protéinurie souvent liée à une infection urinaire asymptomatique, d’où l’intérêt de l’ECBU.

 

 

c. Œdèmes

 

Ce signe est inconstant. Quand ils sont présents, les œdèmes sont mous, blancs, diffus et prenant le godet. Ils atteignent les membres et les mains occasionnant les doigts boudinés ; c’est le signe  de la bague (la femme ne peut plus retirer sa bague). Le visage est bouffi.

 

La PE se caractérise surtout par leur apparition brutale et de la prise de poids rapide.

 

A part la triade clinique, d’autres signes peuvent être

objectivé, tels que :

 

d. Les signes neurologiques

-    Céphalées :  elles  sont  violentes  en  casque ou frontales, pulsatiles et persistantes, somnolence et vertige.

-    Hyperreflexie    ostéotenduneux :    les    réflexes    sont     vifs

polycinetiques,   diffus    aux    deux    membres   avec    même irritation pyramidale.


 

 

e. Les signes visuels

 

Ils sont faits des phosphènes, de sensation des mouches volantes, de diminution de l’acuité visuelle ou d’amaurose, secondaire essentiellement au vasospasme cérébral. En principe, l’atteinte oculaire est proportionnelle à l’élévation de la TA e t la sévérité de la PE.

 

f. Les signes digestifs

 

Sont représentés par :

 

-    Des nausées, vomissements

-    Une  douleur  épigastrique  en  barre  (signe  de  chaussier) précédent dans la majorité de cas le HELLP syndrome et dans 20% des cas les crises convulsives.

 

 

g. L’épanchement des séreuses :

 

Il a été décrit que dans les formes sévères, en particulier en présence d’œdème, des cas d’ascites, d’épanchement péricardiques et des épanchements pleuraux.

 

h. L’oligurie

 

C’est un signe de gravité quand elle est < 20ml/h

 

i. Les signes cardiaques

 

Représentés par :

 

-    Les douleurs thoraciques

-    Œdèmes des M.I

 

 

j. Les signes hémorragiques

-    Purpura pétéchial

-    Epistaxis

-    Gingivorragies

-    Hémorragie conjonctivale

 

C’est le stade de la CIVD clinique.


 

 

Dans sa forme sévère, la patiente présente une HTA sévère (systolique ≥ à 160 mm hg et/ou diastolique ≥ 110 mm hg) avec des troubles neurosensoriels.

 

I.7. Paraclinique

 

 

I.     Biologie

a. Chez la mère

-    Protéinurie (bandelette urinaire)

-    NFS, Ht : elles sont classiquement augmentées, témoignant d’une hémoconcentration et donc une hypervolemie. Elle précède de 4 semaines en moyenne la survenue de RCIU.

-    Bilan   de   la   crase   sanguine :   TP,   TCA,   fibrinogène,   D-

dimères, plaquettes, facteur de coagulation, haptoglobine.

-    Bilan  hépatique :  ASAT,  ALAT,  LDH, bilirubine  direct et conjugué

-    Bilan rénal : urée, créatinine, acide urique

-    Glycémie à jeun (association diabète – HTA augmente le risque vasculaire)

-    Ionogramme

-    ECBU

 

 

b. Chez le fœtus

-    Monitorage  du  RCF  (enregistrement  cardiaque) :  il  est indispensable dans la surveillance des formes graves. Les altérations du RCF même en apparence modérée, sont la tension d’une souffrance fœtale précédant de peu la MFIU.

 

S’il y a SFC, il y aura diminution des oscillations, des réactivités et aplatissement du tracé (16,25).

 

II.      Imagerie

a. Chez la mère :

-    Echographie abdominale : si signe d’appel à la recherche d’HSCF, de stéatose, ou d’ascite.

-    Radiographie du thorax : nécessaire si l’OAP est suspecté


 

 

-    TDM ou IRM cérébrale : à la recherche des signes d’ischémie cérébrale, d’une hémorragie méningée ou d’hématome cérébral.

-    FO : pour exclure une rétinopathie hypertensive.

 

 

b. Chez le fœtus

 

Les explorations auront pour but de rechercher un RCIU

ou des signes de SFC ou de SFA.

 

-    Echographie  obstétricale : pour confirmer la présence ou l’absence d’activité cardiaque, estimer le poids fœtal, évaluer le volume du LA, rechercher l’aspect du placenta y compris son épaisseur et sa position,

-    Score biophysique  de Manning pour évaluer le bien-être fœtal. Il combine les informations obtenues à la fois de l’enregistrement du RCF et l’échographie sur une durée d’au moins 30 minutes.

-    Echodopper  obstétrical :  a  pour  objectif  de  mesurer  la vitesse du flux sanguin du niveau des différents vaisseaux afin de rechercher l’hypotrophie. Ainsi le doppler s’intéresse à l’artère utérine, l’artère ombilicale et l’artère cérébrale du fœtus.

o Doppler utérin : consiste à rechercher l’augmentation

des résistances qui témoigne de l’élasticité des artères utérines. Sa présence permet de prédire à l’avant la survenue de RCIU et également de suspecter un HRP quelques semaines avant.

o Doppler ombilical : permet d’évaluer le retentissement fœtal des anomalies placentaires. Au cours de la grossesse normale, le flux diastolique de l’artère ombilicale augmente régulièrement. Ce flux est anormalement diminué en cas de PE en raison des résistances élevées. Le flux diastolique peut aller de la diminution à la disparition voire à l’inversion du flux dans les cas extrêmes. Cette dernière peut être à la base d’une décision d’extraction fœtale, puis que les


 

 

risques fœtaux augmentent dans la semaine qui suit

son apparition.

o Doppler  cérébral :  l’hypoxie  est  responsable  d’une vasodilatation au niveau des vaisseaux cérébraux et cardiaques. L’évaluation du flux diastolique au niveau cérébral est prédictive du décès fœtal, lorsque l’index cérébro-aortique est normal (19,25).

 

I.8. Complications

 

a. Maternelles

-    Eclampsie :  consistant  à  une  crise  musculaire  tonico- clonique semblable à une épilepsie.

-    Hématome retro-placentaire

-    Insuffisance rénale aigue

-    Hémorragie cérébrale, hépatique et rétinienne

-    OAP et insuffisance cardiaque

-    Décès matériel

-    HELLP syndrome : consistant à une hémolyse, à une forte diminution du taux des plaquettes sanguines avec défaillance hépatique.

 

 

b. Fœtales

-    Prématurité (spontanée mais surtout induite)

-    RCIU

-    SFC

-    SFA

-    MFIU

-    Mont néonatale (21)

 

On attribue 10% de la mortalité périnatale à la pré- éclampsie et 30% à l’éclampsie. Si la pré-éclampsie s’ajoute à une maladie hypertensive, le taux de mortalité peut s’élever jusqu’à

50% (2). Lors de l’accouchement, les médicaments administrés à la mère peuvent rendre le nouveau-né somnolant, il peut aussi avoir une hyper magnésie si la mère est traitée avec des fortes doses de MgSO4(63).


 

 

Ø L’éclampsie  est  la  cause  d’origine  maternelle,  la  plus fréquente de la mort fœtale.

   La  diminution  de  vascularisation  entraine  un retard de croissance intra-utérine et anoxie fœtale

   Le  décollement  du  placenta  et l’hypofibrinogénemie  qui accompagnent l’éclampsie diminuent les chances de survie du fœtus.

   La  fin   prématurée  d’une  grossesse  et  la  maladie  de  la

membrane hyaline qui en résulte augmentent la mortalité périnatale, de même que la préexistence d’une affection rénale ou d’une maladie hypertensive chronique. Il semble bien que la pré-éclampsie et l’éclampsie contribuent au retard mental et avec trouble de comportement que présentent ensuite les enfants.

 

I.9. Diagnostic différentiel

 

L’HTAG    peut    se    manifester    cliniquement    par    des symptômes que les pathologies suivantes :

 

-    L’éclampsie : avec convulsion et coma qui s’ajoutent aux

trois signes et caractérisant la PE

-    La glomérulonéphrite : ici le signe pathognomonique qui est

l’hématurie

-    L’insuffisance  cardiaque  globale : il y a l’orthopnée et la dyspnée d’effort comme éléments de démarcation de la PE

-    HTA Chronique : Découverte pendant la grossesse. Dans ce cas elle est en généralement diagnostiquée avant la 20e SA, la protéinurie est très inhabituelle et l’uricémie n’est pas augmentée.

-    Epilepsie : de façon générale les crises sont antérieures à la

grossesse ; les crises ne sont pas associées à l’HTA moins encore aux œdèmes des MI.

 

I.10. Prise en charge

 

La PEC de la PE dépend de sa forme clinique :


 

 

I.10.1 LA PEM

 

La PEC de la PEM peut se faire en ambulatoire :

 

-    Lorsque la PA de la gestante s’élève à 140/90 mm Hg, le médecin donne généralement les instructions spéciales pour le traitement à domicile, le rôle de l’infirmière est de revoir avec la gestante ces instructions. Un repos fréquent est important surtout après le repas, en insistant sur l’effet que le repos diminue aussi la pression veineuse dans les membres inférieurs et augmente le volume du sang circulant du placenta. Le travail ménager et les activités sociales doivent être réduit. La gestante devra signaler immédiatement l’apparition des céphalées, d’un trouble de la vision ou une augmentation d’œdèmes des MI, on lui recommandera de rester en de cubitus latéral gauche qui facilite la perfusion maximale du placenta.

-    Le médecin doit prescrire :

1. Une pesée quotidienne, on limitera sa prise de poids à

225g/semaine

2. Un régime pauvre en graisse, riche en protéine et hydrate de carbone de façon à obtenir de 1500 à 1800 calories par jour.

3. L’administration des médicaments tels que : des sédatifs,

des antihypertenseurs et parfois, des médicaments spécifiques. Les sédatifs doivent être prescrit aux doses convenables ou éviter généralement une sédation importante parce qu’elle a un effet dégraisseur sur la circulation fœtale.

Ce traitement a pour but de :

   Prévenir les convulsions (Eclampsie) en abaissant la PA

   Provoquer la diurèse

   Permettre à la grossesse d’évoluer jusqu’à ce que le fœtus

soit viable.


 

 

I.10.2. LA PES

 

La PEC initiale peut se faire à domicile soit au sein d’un établissement hospitalier avec un éventuel transfert vers une structure de haut niveau.

 

Le transfert des patientes est dicté par le pronostic vital materno-fœtal.

 

En dehors de la SFA, le transfert in utero s’impose avant

32-34 SA et selon les conventions régionales, une maternité de niveau III s’impose. Au-delà de 34 SA, une structure de niveau II est suffisante.

 

Le transfert est réalisé autant que possible chez une femme dont l’état hémodynamique est stabilisé avec son fœtus in utero. La patiente est installée en DLG, avec un apport d’oxygène par sonde nasale ou masque facial. Un abord veineux périphérique de qualité est disponible. Le monitorage de l’électrocardiogramme de la PA et de l’oxymétrie pulsée sont obligatoires (44).

 

En milieu hospitalier, la PEC globale de la PES relève d’un travail multidisciplinaire impliquant l’obstétricien, l’anesthésiste réanimateur, le pédiatre, le radiologue et le biologiste. Cette PEC repose sur 3 piliers :

 

   Mise en condition correcte de la patiente dans une unité de soins intensifs ;

   Thérapeutique médicamenteuse de la patiente

   Conduite obstétricale efficace.

 

Le principe de la réanimation cardiorespiratoire :

 

A) Le remplissage

 

Compte tenu de la constance de l’hypovolémie chez les patientes, le remplissage vasculaire est souvent nécessaire, en particulier, en cas d’oligurie et pour prévenir les effets systémiques du traitement vasodilatateur, qui peut amorcer une SFA par hypoperfusion  uteroplacentaire  mais également pour


 

 

améliorer la fonction rénale. Ce remplissage ne doit pas être systématique en raison du risque vital lié au développement d’un OAP, voire l’aggravation d’un œdème cérébral.

 

Les indications du remplissage vasculaire sont :

 

-    Chute     brutale     et     significative     de     la     TA     lors     de

l’administration des antihypertenseurs.

-    Une hypovolémie avec Hte > 40% , en particulier avant une anesthésie locorégionale

-    Une oligo-anurie.

 

Le  choix  du  soluté  (cristalloïde  ou albumine à 40% ) dépend principalement de la protidémie. La plupart des auteurs recommandent une épreuve de remplissage modéré (500 à 750 ml de cristalloïde en 30 à 45 min) avec un débit de 85 ml/h et soulignent la difficulté d’évaluer correctement la volémie (1,5).

 

B) Le traitement antihypertenseur et anticonvulsivant

 

Moyens :

 

a. Non médicamenteux :

 

Deux mesures sont très importantes :

 

-    Le repos strict, en DLG

-    Un apport alimentaire contrôlé, sans variations importantes

de l’apport sodé, normosodé ou hyposodé

 

 

b. Médicamenteux

 

But du traitement :

 

-    Le contrôle de la PA

-    La prévention des convulsions

 

b.1. Traitement antihypertenseur

 

Ce traitement vise essentiellement la prévention des complications maternelles notamment l’OAP mais il n’empêche pas  la  survenue  des  complications  fœtales.  La  TA  doit  être


 

 

diminuée tout en maintenant la perfusion cérébrale maternelle et celle de la chambre intervilleuse. Pour cela, la PAM doit être gardée (100 mm Hg avec une PAD à 85 à 90 mm Hg).

 

Une réduction importante et brutale du chiffre de la PA expose à la diminution du débit cérébral. Il est recommandé de faire baisser la PA de 20% des chiffres initiaux au cours de la 1e heure. Au-delà, l’objectif du traitement antihypertenseur est d’obtenir un PAS entre 140 et 150 mm Hg et une PAD entre 90 et

100 mm Hg (24,33).

 

Plusieurs molécules peuvent être utilisées :

 

   LA DIHYDRALAZINE (NEPRESSOL)

 

Il constitue un antihypertenseur d’urgence le plus employé. Il a une action vasodilatatrice périphérique par relâchement du muscle artériolaire. Il est utilisé par voie intraveineuse : bolus IV de 5 mg répété toutes les 20 min, jusqu’à une dose totale de 20 mg. Le relais est ensuite assuré par une perfusion veineuse continue de 3 à 5 mg/h à la seringue électrique. Toutefois, il existe des effets secondaires qui peuvent nécessiter son interruption : tachycardie, palpitations, céphalées, nausées, vertige et hypotension sévère en cas de remplissage insuffisant.

 

Ainsi, l’association avec les B-bloquant peut améliorer le contrôle tensionnel, diminuer la dose globale d’hydralazine et contrebalancer la tachycardie induite presque constamment par ce médicament. Son utilisation fréquente dans notre contexte, se fait par intraveineuse ou en perfusion surtout lors de la prise en charge initiale de la maturité.

 

   B-bloquants :

 

Ils sont souvent utilisés en 2e intention, le labetalol (trandate ®), qui possède des propriétés alpha et bêtabloquantes est le plus utilisé seul ou en association avec la dihydralazine ou aux inhibuteurs calciques.


 

 

Ce dernier a une action vasodilatatrice qui entraine une chute de la PA sans induire une diminution du débit cardiaque, ni du dépit uteroplacentaire, mais traverse le placenta et peut être responsable de la bradycardie et de l’hypoglycémie néonatale.

 

Il  est administré  en perfusion  continue à la  dose de

20mg/h. Son efficacité et sa tolérance sont reconnues.

 

   Les inhibiteurs calciques :

 

Si les inhibiteurs  calciques ont été longtemps  décrits dans le traitement de l’HTA gravidique, ils constituent actuellement un traitement de choix du fait de la baisse de la PA maternelle, la diminution du vasospasme cérébral et l’amélioration de la fonction rénale.

 

-    La nifedipine (Adalate®) : elle fait efficacement baisser la PA sans altérer la perfusion utérine. Son administration par voie orale est très efficace. Toutefois, son utilisation sublinguale doit être proscrite car elle fait chuter brutalement les chiffres tensionnels.

-    La nicardipine (Loxen®) : Elle est un inhibiteur calcique,

vasodilatateur artériel du groupe des dihydropyriques ; elle peut être, soit administré à la seringue électrique à la dose de 1 à 2 mg/h, soit en bolus de 1 mg pour contrôler les pics hypertensifs.  Elle  constitue  le  traitement  de choix dans notre contexte, du fait de sa bonne tolérance, de son maniement aisé et son prix modéré.

 

 

   La clonidine (catapressan)

 

C’est un antihypertenseur central qui entraine une stimulation du parasympathique, et donc une bradycardie. Elle est en général administrée par voie intraveineuse.

 

Elle peut constituer une alternative dans notre contexte en l’absence de labetalol. La bradycardie induite par ce produit peut contre balancer les effets indésirables de la dihydralazine.


 

 

   L’alpha-methyldopa :

 

La methyldopa a été le premier antihypertenseur utilisé pendant la grossesse avec une parfaite normalité des enfants de mères traitées suivis, pour certaines, jusqu’à l’âge de 10 ans. Il permet également la réduction du nombre des avortements au 2e trimestre en cas d’HTA.

 

C’est un antihypertenseur central, son action hypotensive est peu puissante et met plusieurs heures à s’installer. Ceci peut amener à atteindre des posologies élevées susceptibles d’être mal tolérés. Il peut entrainer chez la mère des anémies hémolytiques, des cytolyses hépatiques, voire même une hépatite et une thrombopénie.

 

C’est un produit peu adapté à l’urgence et ne peut être utilisé que par voie orale, ce qui le rend de moins en moins utilisable, sa posologie est de 1000 à 2000 mg/j.

 

   Les diurétiques

 

Ils sont contre indiqués au cours de la PES en présence d’une  urgence  hypertensive  maternelle  associée  à  une insuffisance rénale ou à une défaillance cardiaque ou encore un OAP. La déplétion hydrosodée qu’ils entrainent majore l’hypovolémie.

 

   Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion :

 

Ils sont contre-indiqués pendant la grossesse, ils comportent le risque d’entraîner un oligo-amnios, une insuffisance rénale chez le nouveau-né, un retard de croissance fœtale (1,41).

 

b.2. Prévention des convulsions

 

Les anticonvulsivants : Ils constituent la thérapeutique la plus urgente dont le but est la prévention des crises convulsives.


 

 

   Le sulfate de magnésium

 

Il est le plus utilisé aux Etats-Unis et il prévient les crises convulsives par l’intermédiaire d’une diminution de la vasoconstriction cérébrale.

 

Certains l’utilisent d’emblée dès l’admission d’une femme présentant une PE sévère, d’autres attendent des signes d’éclampsie imminente (troubles de la conscience et ROT vifs) ou lors des poussées tensionnelles (TA > 170/110 mm Hg). Selon Pritchard, la dose de charge (14gr) se fait sous-forme de bolus de

4gr à passer 20 minutes en IV et 5 gr dans chaque fesse après

injection de xylocaïne ; la dose d’entretien (25gr) fait de 5 gr dans chaque fesse de façon alternative 4h d’intervalle. Selon ZUSPAM, la dose de charge (4gr) se fait sous-forme de bolus en 20 minutes en IV et celle d’entretien, 1 gr/h avec la pousse seringue pendant

24h.  Le  sulfate  de magnésium  doit être maintenu  24 à 48h

jusqu’à la stabilisation des chiffres tensionnels ou arrêté si la

PAD redevient inférieur à 100 mm Hg (42,23)

 

   Phenytoine :

 

Récemment introduite dans la prévention comme alternance au MgSO4 du fait de sa capacité à prévenir voire à traiter une crise convulsive sans déprimer le SNC (44).

 

1. Conduite à tenir obstétricale :

 

Les     patientes     présentant     la     PES     doivent     être

hospitalisées, évaluées à l’entrée, et étroitement surveillées.

 

v Objectifs du traitement en fonction du terme :

   Avant 32 SA ; l’interruption de grossesse sera discutée du

fait d’une morbimortalité néonatale très élevée dépassant

90% .  Le  traitement  conservateur  doit  être  envisagé  de principe en l’absence des signes de gravité cliniques et biologiques mettant un jeu le pronostic materno-fœtal. Le traitement doit associer la maturation pulmonaire fœtale avec la corticothérapie en utilisant deux injections de 6 mg de dexamethasone à 12h d’intervalle.


 

 

   Entre  32  –  34  SA, le traitement correspond  à la même attitude que la précédente.  Elle se caractérise par l’évaluation de la maturité pulmonaire et surtout nuancée par  une  réduction  de  morbidité  néonatale.  L’extraction fœtale est décidée devant toute aggravation maternelle et/ou fœtale minime soit-elle.

   Au-delà   de   34    SA,  la  prolongation   de  la  grossesse  de

principe n’est pas indiquée, et l’interruption de la grossesse s’impose. La voie d’accouchement est fonction du degré d’urgence maternelle ou fœtale, en sachant que la présence d’un RCIU est associée à un risque important de césarienne en urgence pour SFA et doit faire préférer la césarienne programmée à l’épreuve du travail (3,20,33).

v Critères d’extraction fœtale d’urgence

 

Quel que soit le terme, l’extraction d’urgence est indiquée

en cas de :

 

   La  dégradation  rapide de l’état maternel  au cours de la

surveillance :

-    Une   HTA   résistante   (incontrôlable)   à   une   bithérapie intraveineuse bien conduite

-    Une    oligurie    persistante    malgré    l’association    d’un remplissage avec des médicaments diurétiques et vasodilatateur

-    En cas d’OAP

-    Une   microangiopathie    évolutive    aboutissant   à   une thrombopénie ≤ 100.000/mm3 ou présence d’une hémolyse manifeste,

-    Persistance de douleurs abdominales ou de vomissements

-    Prodromes d’éclampsie

-    Hyponatrémie ≤ 130 mmol/l

-    Hématome sous capsulaire du foie

-    Hématome retroplacentaire

   Dégradation de l’état fœtal :


 

 

Se manifeste essentiellement par les anomalies du RCF, par l’arrêt de la croissance fœtale, par des anomalies du doppler, ou des signes de SFA notamment si HRP (11,1).

 

2. Prise en charge anesthésique

 

La PEC anesthésique d’une patiente avec PE doit obéir

aux principes suivants :

 

-    Consultation pré-anesthésique à faire, patiente à réévaluer si déjà connue ;

-    Avant l’anesthésie péri-médullaire, faire ou refaire un bilan d’hémostase avec en particulier la mesure du taux des plaquettes dans un délai le plus court possible ;

-    La prise d’aspirine, pour la prévention de la PE, ne constitue

pas une contre-indication à la réalisation d’une anesthésie péri-médullaire ;  si  la  patiente  ne  prend  pas  d’autres médicaments altérant l’hémostase (HBPM,…), et le bilan d’hémostase (TP, TCA, fibrinogène, NFS) est compatible avec la réalisation de l’ALR ;

-    La valeur seuil des plaquettes recommandée est :

75.000 pour une anesthésie péridurale

50.000 pour une rachianesthésie à condition que la thrombopénie  soit  stable,  l’acte  anesthésique  doit  etre réalisé par un opérateur entrainé, la patiente bénéficie d’une surveillance neurologique en préopératoire,

-    Il  est  recommandé  de  mettre  rapidement  en  place  une

analgésie péri-médullaire parce qu’elle est bénéfique pour l’évolution de la PEC en cas de recours à une césarienne

-    En cas de rachianesthésie, il est recommandé de limiter le remplissage vasculaire préalable aux cristalloïdes et à un maximum de 1000 ml et de réduire ou suspendre le traitement antihypertenseur administré par voie IV jusqu’à l’installation complète du bloc ;

-    Il est possible d’utiliser l’ocytocine (syntocinon®) ;

-    La dose test adrenalisée  n’est pas recommandée chez la

femme pré-éclamptique ;


 

 

-    En cas d’anesthésie générale, il est recommandé de faire une évaluation des critères d’intubation difficile immédiatement avant l’induction, de pratiquer une induction en séquence rapide avec intubation trachéale et de prévoir systématiquement le risque d’extubation à problème ;il est possible de pratiquer une ALR après une crise d’éclampsie si les conditions suivantes sont réunies : la femme a repris conscience, pas de déficit neurologique et son état clinique est stable ;

-    En cas de convulsions subintrantes et/ou des troubles de la

conscience, l’anesthésie générale est recommandée (44,33).

 

 

3. PEC des grossesses ultérieures :

 

Le    risque   de   récidive   dépend   essentiellement   de   la

précocité d’apparition du premier PE et du terrain.

 

Le développement précoce d’un HELLP syndrome permet de prédire une récidive dans 50% . Un état thrombophilique, une HTA chronique, une néphropathie persistante sont d’autant de facteurs de récidive de la PE. Un suivi précoce d’une grossesse ultérieure est nécessaire. Un traitement préventif par l’aspirine est proposé au début de la grossesse. La positivité du bilan à la recherche d’une thrombophilie impose l’administration de l’HBPM dès le premier trimestre (44,38).


32

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE II : MATERIEL ET

 

METHODES


 

 

II.1. CADRE D’ETUDES

 

A. Situation géographique

 

L’HGR/N’djili est situé sur l’avenue de l’hôpital n°16 au

quartier 7 dans la commune de N’djili à Kinshasa.

 

Il est limité :

 

-    Au Nord, par le Lycée Sainte Germaine de N’djili

-    Au Sud, par l’Hôpital de l’Amitié Sino-Congolais

-    A l’Ouest, par l’avenue LUDISI

-    A l’Est, par l’avenue de l’Hôpital.

 

 

B. LIEU ET PERIODE D’ETUDE

 

Il s’agit d’une étude rétrospective documentaire, analytique réalisée à l’HGR/N’djili, dans le département de gynéco-obstétrique pendant une période de 12 mois allant du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2017.

 

II.2. MATERIELS

 

Pour la réalisation de ce travail, nous nous sommes référés aux dossiers d’hospitalisation et aux registres des consultations des cabinets de gynéco-obstétrique de l’HGR/N’djili.

 

II.3. METHODES

 

-    Critères d’inclusion :

   Toute patiente suivie pour pré-éclampsie

   Avoir un dossier complet

-    Critère d’exclusion

   Patiente consultant pour autre problème

   Dossier incomplet

 

Le service de gynéco-obstétrique de l’HGR/N’djili pendant la période de notre étude à la maternité a enregistré et dirigé 912 accouchements parmi lesquels nous avons colligé 76 femmes pré- éclamptiques.


 

 

II.4. Récolte des données

 

-    Outils de collecte de données : nous avons utilisé une fiche

d’enquête dont le modèle est joint en annexe.

 

II.5. Paramètres d’étude

 

Ø Gestantes :

-    Données     Administratives :     Age,     provenance,     Niveau

d’instruction, état-civil ;

-    ATCD gynécologiques : Parité, PE, césarienne

-    Age     gestationnel     au     moment     de     l’admission    et    à l’accouchement

-    Traitement obstétrical (mode d’accouchement)

-    Complications : Eclampsie, rétinopathie hypertensive, IRA, HELLP Syndrome, HRP, décès.

Ø Fœtal : SF, RCIU, MFIU

Ø Néonatale : APGAR, poids de naissance, décès néonatal

 

II.6. Définition opérationnelle

 

   Parité :  est  définie  comme  le  nombre  de  grossesses antérieures qui avaient atteint 28 semaines au moins et quelle que soit l’issue de celles-ci.

Selon  le  nombre  de  grossesses, la nulliparité  était la

femme qui n’en avait pas encore eu la grossesse, la primiparité était celle qui en avait eu une, la pauciparité, c’est entre 2 et 3, la multiparité entre 4 et 5 et la grande multiparité, c’est au-delà de 5 grossesses.

   Gestité : a été définie comme le nombre des grossesses

intra  et  extra  utérines  que  la  femme  a  eu.  Selon  le nombre de ces grossesses, la nulligeste était la femme qui n’en avait pas encore eu, la primigeste était celle qui en avait eu une, la paucigeste qui en a eu entre 2 et 3 alors que la multigeste qui a eu au-delà de 4 grossesses.

   APGAR : a été définie comme le score prélevé à la 1ère

minute de naissance


 

 

On dit que l’APGAR est bon si le score est ≥ 7, déprimé si

< 7, nul si score =0 et est mauvais lorsqu’il est déprimé ou nul.

 

II.7. Analyse et traitement des données

 

La saisie et l’analyse des données ont été effectuées sur le logiciel Windows version ten comme système d’exploitation word. Les résultats sont exprimés en pourcentage.

 

II.8. Présentation des résultats

 

Elle est faite sous-forme des tableaux.


 

 

 

 

Hygiène

personnelles

 

 

 

Soins intensifs

 

 

 

Poste infirmiers

Zone de Texte: Salle
d’accouchement
méd. int

 

 

Hospi homme

méd. Int

 

 

 

Hospi femme

méd. Int

 

 

 

Consult M.I

 

 

 

Caisse


 

 

 

 

 

Hospi privée

 

 

 

 

 

Hospi ch

orthopédie

 

 

 

 

Hospi. Ch

digestive propre

 

 

 

 

Hospi. Ch

digestive sale

 

 

 

 

Urgence

chirurgie

 

 

 
Zone de Texte: PharmacieZone de Texte: NursingZone de Texte: Consultation
chirurgie 2
Poste Inf S.I


Hygiènes des malades


 

 

Zone de Texte: Bloc opératoireZone de Texte: Consultation
chirurgie 1
Cuisine

 

 

 

Hosp Eut privée

 

 

 


Urgence

Méd. Int


Néonat.


Hospi péd.


Réanimation


 


 

Urgence Péd.


Consult Péd.


Recouvrement


Hosp Eut


 


 

Imagerie médicale

 

 

 

Kinésithérapi


Dentiste

 

 

 

Direction administrative


Consult gynéco 3

 

 

 

 

ORL


Consult gynéco 1

 

 

 

Dystocie

 

 

Vestiaire  des MS


 

 


 

Laboratoire


Vestiaire  des

médecins


VCAP


Consult Gynéco 2


 

 


Buanderie


Facturation


Coord de stage


Dépôt


Morgue


Zone de Texte: 36Zone de Texte: C. ORGANIGRAMMEZone de Texte: ECG

 

 

 

Nutrition

 

 

Relation  Pub et sociale

 

 

Hygiène des

MS

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE III : RESULTATS


 

 

Au cours de ce chapitre, nous rapportons les résultats et l’analyse de notre recherche sur la PE enregistrée et soignée à l’HGR/N’djili.

 

III.1. Fréquence

 

 

Notre 1e  résultat a consisté à la détermination de la fréquence de survenue de la PE à l’HGR/N’djili pendant la période du 1 janvier au 31 décembre 2017.

 

Nous avons déterminé cette fréquence selon la formule suivante :

𝑛


𝑓�� =


× 100

𝑁

Cette formule nous dit que n représente les cas de PE


trouvés pendant la période recherche, N représente le nombre

total d’accouchements réalisé par le service pendant la même

période et fi représente la fréquence.

 


Ainsi, nous disons 𝑓�� =  76

912


× 100 = 8,33%


 

Selon cette formule ci-dessus, en 2017 pour les 12 mois, notre fréquence annuelle a fait état de 76 cas des femmes pré - éclamptiques  sur 912 ayant accouché dont le résultat est de

8,33%

 

III.2. Caractéristiques sociodémographique

 

Tableau I. Répartition des patientes selon l’Etat-Civil

 

Etat-civil                             Fréquence                 Pourcentage


Mariée

Célibataire


64                             84,21

12                             15,79


Total                                         76                           100

 

Il ressort du tableau I que :

 

-    Concernant l’état-civil, nous constatons qu’il y a 84,21% des mariées et 15,79% des célibataires. Ceci s’explique du fait


 

 

que  les  mariées  sont  plus  actives sexuellement que les célibataires.

 

Tableau II. Répartition des patientes selon la tranche d'âge

 

Tranche d’âge

Fréquence

Pourcentage

15 – 19

7

9,21

20 – 24

8

10,53

25 – 29

14

18,42

30 – 34

25

32,89

35 – 39

13

17,10

40 – 44

9

11,84

Total                                         76                           100

 

Il ressort du tableau II que :

 

-    La tranche d’âge de 30 – 34 ans était la plus touchée avec

25 cas de PE soit 32,89% . La tranche d’âge de 15 – 19 était la  moins  intéressée  avec  7  cas  de  PE  soit  9,21% .  La moyenne des âges était de 30,5 ans car les âges de nos patientes variés de 17 à 44 ans. Ceci s’explique du fait que, c’est la tranche d’âge à laquelle la femme est sexuellement très active.

 

Tableau III. Répartition des patientes selon le niveau

d’instruction

 

Niveau d’instruction                  Fréquence             Pourcentage


Sans instruction                             19

Humanités incomplètes                   31

Diplômées d’Etat                             12

Graduées                                         10

Licenciées                                         4


25,00

40,79

15,79

13,16

5,26


Total                                                76                       100

 

Il ressort du tableau III que :

 

-    Selon le niveau d’instruction, les patientes ayant fait les humanités incomplètes étaient les plus représentées avec 31 cas soit 40,79% tandis que les licenciées ne représentaient que 4 cas soit 5,26% . Ceci s’oppose à la littérature, qui


 

 

soutient que les intellectuelles sont plus concernés à faire la

PE.

 

III.3. Caractéristiques cliniques

 

Tableau IV : Répartition des patientes selon la parité

 

Parité

Fréquence

Pourcentage

Nullipare

3

3,95

Primipare

20

26,32

Paucipare

18

23,68

Multipare

29

38,16

Grande multipare

6

7,89

Total                                                76                       100

 

Nous retenons du tableau IV que :

 

-    Les multipares et les primipares suivi des paucipares étaient plus  représentées  avec respectivement  38,16% , 26,33% ,

23,68% tandis que les grandes multipares recouvrées 7,88%

et les nullipares ne représentent que 3,95%

 

Tableau V : Répartition des patientes selon l’âge de la grossesse de l’admission

 

Age de la grossesse à l’admission (SA)

Fréquence

Pourcentage

< 28

28 – 34

> 34

7

41

28

9,21

53,95

36,84

Total

76

100

 

Nous retenons du tableau V que :

 

-    La majorité des patientes, soit 53,95% avait une grossesse

d’âge de 28 – 34 SA

 

Tableau VI : Répartition des patientes selon la forme clinique de la Pré-éclampsie

 

Forme cliques                            Fréquence             Pourcentage


PEM PES


29                        38,16

47                        61,84


Total                                                76                       100


 

 

Nous retenons du tableau VI que :

 

-    61,84% des patientes faisaient la PES

 

III.4. PRISE EN CHARGE

 

Tableau VII : Répartition des patientes en fonction du schéma thérapeutique

 

Schéma thérapeutique

Effectif

Pourcentage

Aldomet® seul

Aldomet®+Adolat®+MgSO4

Aldomet®+Adolat®+Diazepam+MgSO4

Aldomet®+Adalat®+Catapressan®+MgSO4

Aldomet®+Adalat®+Loxen®+MgSO4+Diazepan

29

27

12

6

2

38,16

35,53

15,79

7,89

2,63

Total

76

100

 

Au regard du tableau VII, nous avons noté cinq schémas thérapeutiques  utilisés  pour  le  traitement  de la PE à l’HGR/N’djili. Nous avons constaté que le schéma thérapeutique le plus utilisé est celui fait de Aldomet® seul avec 38,16% , suivi de celui de Aldomet®+Adalat®+Diazepam+MgSO4  dans 35,53% ; le schéma Aldomet® + Adalat® + Loxen® + MgSO4 + Diazepam était le moins utilisé soit 2,63% des cas.

 

Tableau VIII. Répartition des patientes selon le mode

d’accouchement

 

Mode d’accouchement              Fréquence            Pourcentage


Voie basse                                       32

Voie haute ou césarienne                44


42,11

57,89


Total                                                76                       100

 

Il ressort du tableau VIII ci-dessus que :

 

-    L’accouchement  par césarienne  a été prédominant dans

57,89% des cas ;


 

 

III.5. COMPLICATIONS

 

 

Tableau IX. Répartition des patientes selon les complications maternelles

 

Complications maternelles            Fréquence             Pourcentage

 

HRP

15

19,74

Eclampsie

9

11,84

IRA

2

2,63

Rétinopathie hypertensive

3

3,95

Sans complication

47

61,84

Total

76

100

 

Le tableau IX montre que :

 

 

 

-    La complication maternelle la plus fréquente était l’HRP avec

19,74% des cas et la moins fréquente était IRA soit 2,63%

des cas.

 

Tableau X. Répartition des patientes selon les complications périnatales

 

Complications périnatales             Fréquence             Pourcentage


RCIU MIU SFA

Prématuré

Mort néonatale


29                         38,16

13                         17,11

24                         31,58

6                           7,89

4                           5,26


Total                                                   76                       100

 

Le tableau IX montre que :

 

-    Les complications périnatales les plus observées étaient la RCIU dans 38,16% suivi de la SF dans 31,58% des cas. La mort néonatale était la moins retrouvée dans 5,26% des cas.


41

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE IV : DISCUSSIONS


 

 

La présente étude avait pour objectif de contribuer à améliorer la PEC des différentes complications materno -fœtales causées par la PE pour enfin améliorer la santé de la mère et du nouveau-né.

 

Dans la présente série, la fréquence de la pré-éclampsie est de 8,33% . Cette fréquence est supérieure des résultats de Tchaou dans son étude menée à l’Hôpital Universitaire de Parakou au Bénin en 2012 qui avait rapporté 4,7% (58). Nous pensons que le classement et l’archive des différents registres et les dossiers médicaux accusent beaucoup d’imperfection, ce qui fait que certains cas passent probablement inaperçus.

 

Du  point  de  vue  âge ;  l’âge  de  nos  patientes  était compris entre 17 et 44 ans avec une moyenne de 30,5 ans. La tranche d’âge la plus touchée était celle de 30 – 34 ans. Celle-ci est comprise dans la série de Ragheb à Casablanca au Maroc, où il a constaté une fréquence augmentée entre 26 et 35 ans (51). Cette tranche d’âge a été retrouvée dans plusieurs études notamment dans la série de AZIZ au Sénégal (3), de El Koudiam (16), de Aboussouf au Maroc (1) et de Minani au Burundi (41).

 

En effet, cette tranche d’âge correspond à l’âge de procréation dans nos régions. La classique distribution en double bosse (un pic chez les très jeunes femmes de moins de 20 ans, un second pic au-delà de 37 ans) n’est plus guère observée dans plusieurs études (6). La forte prévalence de la PE chez les sujets de cette tranche d’âge, notée dans notre étude, semble privilégier l’hypothèse de la senescence des vaisseaux responsables des accidents vasculo-renaux tel que décrit par Emonts en 2008 (18).

 

Du point de vue antécédent ; La majorité des gestantes, dans cette série, a présenté un antécédent de pré-éclampsie dans

81,58%   des  cas.  Ceci  est  reconnu  comme  facteur de risque médical à côté des collagénoses et thrombophilies (31).

 

Des études faites sur les antécédents dans des patientes pré-éclamptiques  ont  relevé  que  les facteurs de risque réno - vasculaires  sont  les  plus  fréquents  chez  les  femmes  pré-


 

 

éclamptiques comparativement à la population normale. Ceci rejoint les données de la littérature (16).

 

Du point de vue âge de la grossesse ; La majorité de

grossesse dans notre série avaient atteint l’âge ≥ 35 SA dans

80,26% des cas. Ceci rejoint l’étude d’Aboussouf au Maroc en

2015 (1).

 

Du point  de vue mode d’accouchement ; La plupart des patientes dans notre étude a accouché par césarienne dans

57,89% des cas contre 42,11% de celles qui ont accouché par voie

basse. Ceci se rapproche à la série de Hind (25), qui a trouvé

69,9% pour la voie haute et 31% pour la voie basse. Nous pensons que ceci est dû probablement à une consultation tardive de patientes et à une mauvaise surveillance des grossesses à risque. Nous concluons que le mode d’accouchement dans notre série était principalement la césarienne et essentiellement pour sauvetage maternel et fœtal.

 

Du  point   de  vue  complications   maternelles ;   La principale complication maternelle était l’HRP dans 19,74% . Ceci rejoint  celle  de  plusieurs  études,  Aboussouf  8,9(1),  Minani

7,3% (41) et AZIZ 6,5% (3).

 

Notre étude étant descriptive, ses résultats ne peuvent

être extrapolés à l’ensemble de la population congolaise.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CONCLUSION


 

 

Au terme de cette étude couronnant une période de 12 mois allant du 1er janvier au 31 décembre 2017 sur le profil sociodémographique et PEC de la PE à l’HGR/N’djili avec comme objectifs spécifiques :

 

-    Déterminer la fréquence des gestantes avec dysgravidie

-    Déterminer les éléments cliniques de la dysgravidie.

-    Déterminer le profil socioéconomique des gestantes exposées à cette pathologie

-    Déterminer l’issue néonatale

-    Déterminer la prise en charge de la dysgravidie.

 

La PEC constitue à contrôler la PA en évitant   les hypertensions et les hypotensions artérielles qui sont responsables de souffrance fœtale aigue, prévenir l’éclampsie maternelle sévère de la PE.

 

Les CPN de qualité et un bon suivi des gestantes à risque constituent les meilleurs atouts pour éviter les complications materno-fœtales de la PE.

 

La PE reste toujours fréquent dans nos milieux. Notre travail  a  trouvé  une  fréquence  de  8,33% ,  la  PE  survient préférentiellement chez la jeune primipare et se manifeste cliniquement par une HTA et/ou une protéinurie sur une grossesse mal suivie et au 3ème trimestre.

 

Le MgSO4 et la réalisation de la césarienne ou l’interruption de la gestation permettent d’améliorer le pronostic maternel et fœtal.

 

La prévention passe nécessairement par un suivi prénatal régulier et de qualité.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RECOMMANDATIONS


 

 

De     tout     ce     qui     précède,     nous     formulons     les recommandations suivantes :

 

1. Aux autorités politico-administratives :

-    De faire en sorte que les CPN soient gratuites en finançant

les grands hôpitaux tel que l’HGR/N’djili

-    De faire des dons des matériels de qualité pour une bonne suivie des patientes

2. Aux structures de santé

-    D’expliquer aux patientes l’importance des CPN pendant la

grossesse

-    Une bonne tenue des dossiers médicaux en vue de faciliter leur exploitation pour des travaux de recherche

3. Aux gestantes

-    De suivre les CPN à la lettre dès les deux premiers mois

d’aménorrhée et les poursuivre régulièrement.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

REFERENCES

 

BIBLIOGRAPHIQUES


 

 

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ANNEXE


 

 

Anne xe 1. FICHE DE COLLECTE DES DONNEES

 

PROFIL SOCIODEMOGRAPHIQUE ET PRISE EN CHARGE DE LA

PREECLAMPSIE A L’HGR/N’DJILI

 

FICHE DE COLLECTE DES DONNEES

 

I.

IDENTITE

Nom e t post-nom :

 

 

Age :

 

 

Profe ssion

 

Nive au d’é tude :

Taille :

Poids :

II.

ATCD Gyné co-obsté tricaux :

 

 

 

Parité :     ge stité :

pré -é clampsie

cé sarie nne :

 

III.

CLINIQUES :

TA (mm Hg) : PAS :

 

PAD :

 

proté inurie : 1X   2X

 

3X

 

Œdè me :     Cé phalée :

Ve rtige :

Epigastralgie e n bar :

BCF :

IV.      AGE GESTATIONNEL à l’admission : < 28 SA      28-34 SA         > 34 SA

V.       TRAITEMENT

1.  Mé dical :

Antihype rte nse urs : Aldome t    Adalat    Loxe n     Catapre ssan

Traite me nt anticonvulsivant : Diazé pam     MgSO4

Corticothé rapie : de xamé thasone      Cé le stè ne      ATB :

2.  Obsté trical :

Age ge stationne l à l’accouche me nt :

Cé sarie nne : APGAR :          Poids           taille :          PC : Accouche ment par voie basse : APGAR:                                poids :

VI.      EVOLUTION

1.  Mate rne lle :

Sans complication : oui      non

Complication : HRP       IRA             OAP        CIVD            Eclampsie

Ré tinopathie  HTA

Mort : oui        non      Autre s : Sé jour hospitalie r :                jours

2.  Fœtale

Bonne : oui      non

Complications : MFIU         RCIU :      Pré maturé      SF       Autre s

Sé jour e n né onatologie :          jours

Travail Disponible en pdf sur demande