L’objectif de l’étude est de préparer les mamans en période prénatale à observer les dispositions comportementales, utiles afin que le nouveau-né n’atteint pas la syphilis congénitale.
Si aujourd’hui, nous recourons aux données statistiques de nos formations sanitaires sur la prévalence des maladies qui menacent les sociétés sous-développées en général, la RDC et la communauté de Lingwala en particulier, les infections sexuellement transmissibles seraient citées une pandémie meurtrière menaçant la santé de la population cible en particulier.
Il est certes vrai que les maladies sexuellement transmissibles touchent les gens de toutes catégories sociales, de tous les milieux et de tous les niveaux socio-économiques, mais une seule différence se situe au niveau de la prévalence et de l’accessibilité à la prise en charge administrée à chaque catégorie sociale.
Pour ce, il n’est secret pour personne qu’aujourd’hui, surtout en milieu urbain de la RDC, les infections sexuellement transmissibles en général, la syphilis congénitale en particulier constituent un paquet lord des données statistiques des maladies qui menacent la santé de la communauté congolaise dont la jeunesse bat le record du taux élevé de la prévalence.
Dans le même ordre d’idée, le rapport de l’OMS sur les infections sexuellement transmissibles indique qu’il y a eu environ 340 millions de nouveaux cas d’infections sexuellement transmissibles guérissables de par le monde en 1995 chez les adultes de 15 – 49 ans.
La syphilis congénitale est une cause majeure de mobilité chez les nourrissons ; chez les adultes, les conséquences de la syphilis sur le plan cardiaque et neurologique peuvent être fatales ( ).
Pour nous référer aux données statistiques du rapport de l’OMS, estime que la syphilis constitue aujourd’hui encore un problème mondial où l’on évalue à 12 millions des personnes infectées chaque année bien qu’il existe des mesures préventives efficaces comme le préservatif et des mesures thérapeutiques relativement peu coûteuse ( ).
Les conséquences pour des femmes enceintes dont il est question dans ce débat, celles-ci en cas d’atteinte, elles favorisent la transmission de syphilis à l’enfant avant la naissance ; d’où, dans le langage technique nous qualifions alors de la syphilis congénitale et les issus de la grossesse peuvent être défavorables dans une proposition de cas pouvant aller jusqu’à 80% estimant que deux millions de grossesses sont concernées chaque année par la maladie ; environ 25% d’entre elles se terminent par une mortinaissance ou un avortement spontané et dans 25% de cas également, l’enfant souffre de l’insuffisance pondérale à la naissance ou d’une infection grave, deux phénomènes associent à un risque accru de décès périnatal, or la charge que représente la syphilis congénitale est encore généralement sous estimée.
Nous illustrant Richard Brown et autres pensent que : « L’écoulement vaginal est le signe le plus fréquent d’une infection des voies vaginales chez la femme. Cet écoulement est dû à 5 causes principales, nous citons : Candida (monilia), trichomonas, bactéries vaginales, chlamyda et gonocoque » ( ).
Dans le même ordre d’idée, ils ajoutent que « les pertes vaginales sont dues à un groupe de bactéries auxquelles s’associent les gardnerrella. Ces pertes sont fines et grisâtres et recouvrent les parois vaginales. L’écoulement sent le poisson. Un léger écoulement vaginal dû à ces bactéries n’indispose probablement ni la femme ni son partenaire. Le traitement ne sera proposé qu’en cas d’écoulement abondant ou gênant » ( ).
2.1.2. Historique (Evénement ayant marqué l’histoire)
Destiné ainsi à remplacer la S.G.S., l’OZAC, dans sa phase de démarrage a repris l’ensemble de prestation de la S.G.S., à savoir: - Le contrôle des produits agricoles d’exploitation ou de consommation locale; - Le contrôle technique se rapportant à la sécurité du travail; - Le contrôle des marchandises avant embarquement. Le 17 mai 1997, l’OZAC était redevenu Office Congolais de Contrôle, O.C.C. en sigle.
Le centre de santé Vijana : est un hôpital général de référence de Lingwala ancien dispensaire d’Etat de Kabinda, il fut construit en 1952 et inauguré en 1954 ; il fonctionna sous la tutelle des Révérendes sœurs religieuses, son 1er administrateur fut Me Pierre CANON, il est resté sous la supervision de la pédiatrie de Kalembe-Lembe jusqu’en 1987, lors de sa cession en gestion aux femmes médecins (AFEMEZA) aujourd’hui AFEMECO à dater de juillet 1987, le dispensaire d’Etat de Kabinda devint le centre de santé médical et maternité Vijana, avec comme premier médecin directeur Mme Dr. LONDO MAMAINGA (1987 – 1990).
En 1988, Dr. KASAUKA SUNGU Jacques devient administrateur gestionnaire. En 1990 – 1993, le Centre sera dirigé par le Dr. MPUTU MBONGO. De 1993 – 2001 Mme KIBOKO Mme Dr. KIBOKO FATUMA Euphrasie fut affectée comme administrateur gestionnaire titulaire. Avec la nouvelle politique du gouvernement, par le truchement du Ministre de la Santé, la commune urbaine de Lingwala a été dotée d’un hôpital général de référence avec trois départements : - Département de médecine interne et chirurgie de Kabinda, ex. CDT Kabinda. - Département de pédiatrie de Kalembe-Lembe (ex- hôpital pédiatrique de Kalembe-Lembe). - Département gynéco obstétrique Vijana (ex- CSR Vijana).
Le centre de santé Vijana est situé sur Bukama n°280 dans la commune administrative de Lingwala. Son accéssibilité est facilitée par quatre artères principales dont Pierre Mulele, Kabinda, Shaumba et Nyangwe. Il est érigé sur un seul pavillon central datant de 1952 contenant tous les services médico-sanitaires. En annexe, il y a le bâtiment administratif logeant en son sein le laboratoire : - Un hangar pour les activités des SSP - Une guérite - Un réservoir d’eau
Le centre de santé Vijana est situé dans l’aire de santé « La voix du peuple » et couvre une population de la zone de santé estimée en 2009 à 73.003 habitants.
Le centre de santé est appelé à relever le défi d’une population à : - Forte promiscuité - Avortement clandestin élevés plus ou moins 3% des grossesses - Grossesses précoces - Enfant de rue (filles mères de plus en plus nombreux) - Très faible revenu de la population.
