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Les médicaments sont des poisons. Ainsi donc la fabrication, la conservation, la distribution et la dispensation de ce produit doit être scrupuleusement contrôlé et supervisé par une spécialité dans le domaine, qui est à ce titre le pharmacien. Raison pour la quelle la faculté des sciences pharmaceutiques de l’Université de Kinshasa prévoit pour l’étudiant finaliste(en sixième année) une période de stage de neuf mois repartie de la manière suivante pour le département d’analyse et industrie : o Trois mois d’officine, o Trois mois d’analyse, o Trois mois pour la production industrielle. Cette étape constitue pour l’étudiant , l’une de formation ,période au cours de laquelle il bénéficie de l’expérience des encadreurs ,en d’autres termes par ce stage ,l’étudiant doit acquérir et maitriser un ensemble des comportements. Dans cette optique, la pharmacie Don de Dieu ville (DDV) nous a servit de cadre pour prester en trois mois notre stage d’officine couvrant la période du 30 Avril au 30 Juillet 2012. Mission que nous venons d’accomplir dont nous pensons avoir atteint les objectifs suivants : o Connaitre les dénominations commune internationales (D .C.I.), les spécialités pharmaceutiques et les similaires, o Analyser et interpréter une prescription médicale (bienfaits et dangers, incompatibilité, interaction médicamenteuses …), o La maitrise des posologies des médicaments les plus usuels, o S’informer et se documenter au sujet de nouveaux produits entrant à l’officine, o La maitrise de la classification des médicaments selon les listes et les conditions de leur conservation et délivrance, o La gestion d’une officine : politique des achats , rotation des stocks , la bonne tenue du stock et le travail administratif, o L’affichage d’un comportement responsable : leadership, éthique, intégration à l’équipe officinale, o La connaissance des symptômes des pathologies courantes et la capacité de donner un conseil thérapeutique et de prévenir le patient.

La pharmacie d’officine est la branche de la profession pharmaceutique regroupant les pharmaciens diplômés qui prestent dans les pharmacies de villes, appelées aussi officines, où les médicaments sont délivrés au public. C’est une profession libérale (et juridiquement non commercial), extrêmement réglementée. Elle est presque méconnue dans le contexte de notre pays à cause d’une application défaillante, sinon d’un manque d’application de la législation en vigueur. Ce manque de réglementation constitue plus un manque à gagner pour la communauté que pour la profession pharmaceutique, étant donné que l’exercice de la pharmacie d’officine est avant tout, comme l’exercice de la médecine, un apostolat (œuvre communautaire).En effet, par la prestation du serment de Galien le pharmacien s’engage à exercer sa profession que dans l’intérêt de la santé publique.

Le code déontologique pharmaceutique étaye largement la moralité requise pour l’exercice de la profession pharmaceutique et particulièrement pour l’exercice de la pharmacie d’officine, qui d’ailleurs le miroir de la profession. Nous relevons cependant ici deux principes de ladite moralité qui nous semblent devoir s’imposer le plus dans le contexte actuel de l’exercice de la pharmacie d’officine dans notre pays. IL s’agit bien du secret professionnel et de la concurrence déloyale. En ce qui concerne le secret professionnel, le code déontologique par son article 7 stipule que le secret professionnel s’impose à tous les pharmaciens sauf dérogation établie par la loi. Ce secret, s’il est respecté, encourage le malade à se confier d’avantage au pharmacien pour ses problèmes de santé et permet donc à ce dernier de mieux l’aider. Cette situation positive ouvre de larges horizons pour les soins pharmaceutiques pour lesquels le candidat pharmacien (pharmacien communautaire) actuellement formé est de plus équipé, grâce au renforcement de ses capacités par l’instauration de nouvelles matières, dont la sémiologie médicale, lui permettant d’optimiser l’interrogatoire avec le patient.

En ce qui concerne la concurrence, la moralité professionnelle pharmaceutique prohibe toute au sein du corps pharmaceutique, qu’elle qualifie d’ailleurs de déloyale. Elle dénonce expressément certains actes, dont le plus ridicule nous jugeons, malheureusement le plus courant, est l’établissement de certificats de complaisance. Ce vice trouve entre autre ses racines dans la multiplicité des boutiques pharmaceutiques qui altèrent le monopole sectoriel du pharmacien. Les efforts pour la résolution de ce problème seront partagés entre l’autorité ayant le pouvoir réglementaire qui devra faire appliquer la législation en vigueur quant à l’emplacement et le droit d’ouverture des officines, et le pharmacien lui –même qui devra se surpasser pour sauvegarder le principe du désintéressement auquel il s’était engagé par la prestation du serment de Galien.

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