Bonjour, nous sommes le 21/05/2026 et il est 06 h 29.

 

 

 

 

 

 

IN MEMORIAM

A toi ma tendre et douce arrière grande mère Buxant-Lea KITENDE. Là-haut du ciel où tu es, sache que j’ai franchi un pas vers là où tu voulais que j’aille.  

BALETA NDONGALA Jordan  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EPIGRAPHE

« Pour que le choix de l’intégration internationale soit durable, il faut que les populations en perçoivent les bénéfices, que les États s’entendent sur ses finalités, et que les institutions qui la gouvernent soient perçues comme légitimes. »

Laurence TUBIANA et Alli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEDICACE

A la femme forte qui est notre mère, je cite Bijou BUENGO MAKENGELE, c’est au prix de sa sueur et de ses sacrifices que nous pouvons aspirer à un

avenir meilleur. Qu’elle trouve l’expression de notre incommensurable amour ;

A mes tendre sœurs, Lisette et Kerene BALETA, qu’elles trouvent ici, l’expressions notre affection envers elles.

 

BALETA NDONGALA Jordan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

REMERCIEMENTS

Au terme de ce travail, nous saisissons l’occasion pour rendre gloire au maitre des temps et des circonstances, celui qui a permis que ce travail s’achève avec succès, et a voulu que ce soit nous qui l’élaborons, le Dieu tout puissant, créateur de toute choses.     

Nous profitons également pour rendre hommage au Professeur BOONGI EFONDA EFOLOTE Jean-René, Directeur de ce travail, qui malgré ses diverses occupations a accepté de donner de son temps pour ce travail et l’a méticuleusement soigné au travers de ses remarques.

Nous remercions aussi le Chef de Travaux KABUYA Serge, Rapporteur de ce travail, pour ses remarques effectués tout au long de l’élaboration de ce travail.

Nos sincères remerciements à l’Assistant Jean-Marc BAKINDO, à qui nous nous recourions de temps à autres pour des multiples échanges, orientations et remarques.

Comment oublier nos compagnons de lutte, ceux-là qui ont marché ensemble avec nous, à l’instar de Grace SIMO ; Johnny BADINE ; Jordi MUKU ; Chris BASABOLI ; Danny MPONGO ; Glody KATAMINA ainsi que les membres du G8 et l’ensemble de nos camarades de la promotion, nous leurs remercions du fond de notre cœur.

 

BALETA NDONGALA Jordan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LISTES DES ABREVIATIONS ET SIGLES 

AAJ 

: Association Américaine de Justice 

ADM 

: Armes de Destruction Massive 

ALENA

: Accord de Libre-Echange Nord-Américain

AOL 

: American Online

ASMP-A

: Air-Sol Moyenne Portée Amélioré

CDH 

: Commission de Droit de l’Homme 

CETIM

: Centre Europe – Tiers Monde 

CIA 

: Centre Intelligent Agency

CNN 

: Câble News Network  

CNUCED

: Commerce des Nations Unies sur le Commerce et le

Développement

ECOSOC : Conseil Economique et Social 

FLN          : Fronde de Libération National 

FMI          : Fond Monétaire International   

FTN          : Forces Trans Nationales 

GAVI       : Alliance du Vaccin 

OCDE                  : Organisation de Développement et de Coopération économiques

OMC        : Organisation Mondiale du Commerce 

OMS         : Organisation Mondiale de la Santé 

ONG         : Organisation non Gouvernementale 

ONU         : Organisation des Nations Unies 

OTAN                  : Organisation du Traité d l’Atlantique du Nord 

RFA          : République Fédérale d’Allemagne   

SDN         : Société des Nations 

SNLE       : Sous-Marin Nucléaire Lanceur d’Engins  

START                 : Traité de Réduction des Armes Nucléaires  

TICE         : Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires

TNP          : Traité sur la Non-Prolifération des Armes Nucléaires

URSS       : Unions des République Socialiste et Soviétique

USA         : United state of American  

 

 

 

 

 

 

PROBLEMATIQUE

Selon le Professeur Sylvain SHOMBA K, la problématique signifie problème à résoudre par des procèdes scientifiques. Il va plus loin pour souligner qu’elle désigne l’ensemble  des questions posées dans un domaine de la science en vue de rechercher des solutions qui s’imposent.[1]

Depuis les années 1989, avec la chute du rideau de fer, la dislocation de l’URSS ainsi que la réunification de  l’Allemagne,  nous sommes entré dans un système mondial que d’aucuns trouvent complexe à qualifier : post-bipolaire, multipolaire, inter-polaire ou multilatéral[2] ?

La chute de l’URSS a causé un déséquilibre dans la qualification du système international et cela s’est fait parallèlement à un mouvement d’intensification des relations internationales, tendance ayant contribué à la complexité du décryptage de la vie dans la société internationale.   

L’effondrement du mur de Berlin et de l’Empire soviétique marque la disparition de la logique Est-Ouest et du monde bipolaire qui avaient structuré les relations internationales depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. On entre alors dans une phase nouvelle, Qui d’ailleurs nous a permis d’observer le changement dans la redistribution des puissances entre les Etats dit du centre (Etats puissants) et une émergence rapide et  surestimée  des pays des périphéries (pays non développés) eux, qui ont réussis à forcer la porte d’entrée dans la cours de grand, les grandes puissances ont  vu grossir leur rang, ainsi,  à l’équilibre des deux super grandes puissances s’est substitué un concert des plusieurs dont chacun constitue  une force, une puissance, un pôle.[3]

Le système international  a  eu à moduler de nature au fils des temps jusqu’au point où l’on considère, à la lumière des évènements et interactions se déroulant actuellement  sur  la scène internationale, un système de plus en plus énigmatique, qualifié par d’autres comme étant transitionnel.[4]

A la suite de ses analyses et des constats effectués actuellement sur la scène internationale, les interactions qui s’effectuent entre acteurs (qui agissent dépendamment des facteurs qui les influencent), mais également par le souci qui nous guette de proposer, en tant que chercheur dans le domaine, le modèle structurel adéquat qui devraient nécessairement régir le système international, ainsi nous avons assis notre problématique en ces questions :

Dans quel monde vivons-nous aujourd’hui ?

Quel est le système qui régit le monde actuel ?

Quels sont les facteurs déterminants de la qualification du système international actuel ? 

Quelles seraient les perspectives d’un système international adéquatement structuré ?

 

C’est par ces questions que nous allons provisoirement répondre dans les points suivants, dans l’optique de condenser la quintessence de notre travail, ainsi que de dégager les différentes perspectives.  

HYPOTHESES 

Elle est perçue comme une réponse provisoire à une question de recherche qui est susceptible d'être affirmée, infirmée ou nuancée dans la suite de la recherche. En d’autres termes, c’est une série des réponses supposées provisoires ou anticipée, vraisemblable, au regard des questions soulevées par la problématique.

Madeleine GRAWITZ pense que l'hypothèse est une explication provisoire de la nature de la relation entre deux ou plusieurs phénomènes.[5]

A notre sens, l’hypothèses est une suggestion visant à fournir une explication plausible d’un ensemble des faits, et qui doit être soumis au contrôle de l’usage ou vérifié dans ses conséquences.     

Le monde dans lequel nous  vivons actuellement est un monde caractérisé par l’absence totale d’un centre institutionnalisé détenant comme disait Max weber « le monopole de la contrainte légitime »[6], à défaut de cette instance chaque Etats lutte pour sa survie, la poursuite de ses intérêts ainsi que le bien-être de ses ressortissants. La recherche de la survie de l’Etat qui s’ensuit par des conflits et produit l’extériorisation de la puissance aboutissant finalement par l’anarchie au sein de la société internationale. Ainsi donc, la recherche des intérêts égoïstes et d’égocentrique renvoie à donner l’image d’une société internationale désorganisée, illégale et injuste, ou tout simplement oligarchique.

S’agissant du système qui régit le monde aujourd’hui, il y a lieu de rappeler qu’il est en fait dépendant des rapports de force qu’entretiennent entre elles les différentes puissances qui ont une influence sur la vie internationale.

A la sortie de la seconde guerre mondiale, seuls s’y trouvaient les Etats-Unis et l'Union Soviétique dont la puissance surclassait celle des Etats du Vieux Continent. C’est de là que le concept de « pôle » fut alors inventé pour exprimer la position dominante et la force d'attraction de ces deux puissances rivales, cet ainsi que la « bipolarité » s’instaurait. Arrivé à l’époque de l’après guerres froides, d’aucuns qualifiait le monde d’unipolaire, c’est par là d’ailleurs qu’est venu le concept super puissance. Qualification qui incarné les Etats Unis, seul pays sorti intact après la seconde guerre mondiale, demeurant ainsi seule puissance économique, militaire et plus avancée sur le point technologique mais également avec des infrastructures intact.7

A la suite des quelques études menées dans les rapports ou les interactions s’effectuant entre acteurs au sein du système Aujourd'hui, la situation est beaucoup moins claire. Au centre, dit-on en général, la position des deux superpuissances demeure dominante, mais elles ne sont plus les seuls occupants. On assiste aujourd’hui à une montée en puissance des autres Etats qui ont réussi  à forcer la porte d'entrée  avec  l’avènement de l’émergence de ces Etats surtout plus dans le domaine militaire avec la possession de l’arme nucléaire qui a amené

 

l’avènement  de  l’équilibre des forces dans les relations internationales,  Mais également dans le domaine économique avec l’ouverture et la libéralisation des marchés et du commerce mondiales, d’autres auteurs  ont qualifié le système international comme étant multipolaire, et multilatéral pour d’autres.

Beaucoup d’évènements ont démontré le bien-fondé de la thèse multipolaire notamment : l’avènement du polycentrisme dans le monde communiste, la flexibilité diplomatique chinoise, le déclin de l’OTAN ainsi que la monté en puissance de l’économie européenne et japonaise.  Les pôles se sont multipliés car le contenu de la puissance a changé.  La nouvelle configuration ou tout simplement la configuration actuelle du système à également changé et est devenue de plus complexe à qualifier, d’où le système international actuel est transitionnel en d’autres termes, le système international est en restructuration. 

Les facteurs déterminant de la configuration du système international est de plusieurs éléments qui définis d’ailleurs sa nature et la nature des rapports qui s’effectue en son sein : il y a de prime à bord la balance of power (l’équilibre de force) qui permet de qualifier la puissance dominante sur  la scène international ; en second lieu le monopole  économique : c’est-à-dire d’où se penche  la balance de la  puissance économique ; ensuite le monopole de la puissance militaire : qui détient la plus grande force militaire capable de dissuader n’importe quel pays dans le monde et d’instaurer la paix par les interventions militaires  en cas de besoin dans les  régions instable comme ce fut le cas des Etats unis à l’époque post-guerre froide ; le monopole de la culture : en dictant un  mode de vie et une ligne de conduite dans le comportement  de ses pairs (soft power) et in fine, le pouvoir de décision : le centre des décisions politique comme c’est le cas actuellement avec L’ONU. Une illustration non exhaustive des éléments permettant de qualifier la configuration du système international dans une période donnée. 

Parlant des perspectives d’une structure adéquate du système international, il y a lieu de souligner la notion de la mondialisation et de la globalisation qui sont aujourd’hui les concepts les plus utilisés pour décrire l’état du monde actuel.

La mondialisation en cours a-t-elle réellement changé la face de la planète ou bien n’est-elle que la prolongation d’un phénomène plus ancien ? Est-elle, comme certains le pensent, le gage d’un monde meilleur, porteur de plus grandes opportunités pour chacun, ou au contraire le vecteur d’un nouvel accroissement des inégalités ?

A notre sens, cette mondialisation est une réelle opportunité d’un monde meilleur ou chaque Etats dans le monde  se retrouve, une mondialisation perçu dans un angle globalisant l’ensemble des pays du monde sous sa tutelle d’un gouvernement mondiale au sein d’une gouvernance extra étatique dotée des normes et des règlementations contraignante, un monde uni autour des vrais valeurs démocratiques, dont les conflits seraient gérés par ce gouvernement, investi  par des principes acceptable de la démocratie , avec la primauté du droit international sur l’ensemble des normes juridiques  nationales, un équilibre militaire qui passera par la mise en place d’une armée mondiale ainsi que la reconnaissance de chaque entité politique organisée dans le monde.

METHODES ET TECHNIQUES  o   Méthodes 

Elle est considérée de nos jours comme indispensable sans laquelle une recherche perd de sa validité.

P. Rongere et GRAWITZ M. considèrent la méthode comme l’ensemble des opérations intellectuelles par laquelle une discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit.[7]

Quant à nous, la méthode est entendue comme une manière de mener, selon une démarche raisonnable, Une action ou un travail. 

A cet effet, nous avons opté pour deux méthodes : la méthode dialectique ainsi que la méthode analytique :

La première nous a permis de raisonner sur l’analyse de la réalité tout en mettant en évidences les contradictions de celle-ci afin de la dépasser. Ainsi dans le cadre de notre travail, cette méthode va nous permettre de démontrer comment la fin d'un monde bipolaire marque-t-elle le début d'une ère sans affrontements, et Comment s'organise le monde aujourd'hui, Est-il dominé par une ou plusieurs puissances ?  Et de voir ses lignes de fracture ainsi que ses divisions.

Quant à la deuxième méthode, elle nous a permis d'analyser la fin de la guerre froide qui correspond à la fin de la domination et de l'hégémonie bipolaire et à une mise en place d'un nouvel ordre dans lequel la puissance redéfinit ses contours, sans annuler pour autant tous les cadres anciens… » qui est l'un des principaux enjeux des relations internationales. o Technique 

Elle constitue l'ensemble des procédés exploités par le chercheur dans la phase de la collecte des données qui intéressent son étude.

De même, GOODE J-W. et HATT P.K. soutiennent que « les techniques sont des outils utilisés dans la collecte des informations qui devront plus tard être soumises à l'interprétation grâce aux méthodes.[8]

Dans l'élaboration du présent travail, deux techniques ont été utilisées.

Premièrement nous avons eu recourir à la technique documentaire car, il nous a été opportun de consulter des ouvrages, des travaux de fin de cycle, des mémoires, des notes de cours ainsi que des articles, des revues compatibles avec notre sujet pour collecter les données en rapport avec notre étude.

Ensuite nous avons eu à utiliser la technique d’interview, question de consulter les points de vue de certains spécialistes.

CHOIX ET INTERET DU SUJET 

Cette étude s'assigne comme objectif d'évaluer l’équilibre qui existe dans le système international et de déterminer la contribution d’une restructuration et

 


d’un nouvel ordre mondiale qui sera basé sur les principes équitable, avec une gouvernance mondiale. 

En effet, après la guerre froide, le monde n'est pas entré dans la tranquillité comme on s'y attendait, une myriade de conflits, dans l'ombre de la guerre froide, ont commencé à émerger et a rendu difficile, voire impossible l’équilibre du système au cours de ces dernières années.

La fin de la guerre froide sans aucun doute a donné comme héritage aux relations internationales une nature instable et, partant de leur lisibilité, L'affrontement bipolaire a vécu, les acteurs non-étatiques ont commencé à jouer un rôle croissant (multinationales, ONG, terrorisme, etc.), de nouveaux types de conflits, intraétatiques, se sont multipliés, la mondialisation des échanges ou encore les problèmes environnementaux occupent désormais le devant de la scène médiatique... ces changements profonds et rapides provoquant de l’instabilité au sein du système international  suscitent en retour une demande d'expertise, de la part du public comme acteur du monde politique et économique..

DELIMITATION DU SUJET   Délimitation Spatiale

Tout travail scientifique doit circonscrire le champ sur lequel portera sa recherche, cet aspect s'avère important pour l'efficacité et l'aboutissement heureux du travail. Nous allons, pour mieux comprendre le contenu de notre étude, le circonscrire dans un cadre bien déterminé qui est la scène internationale. Délimitation Temporelle 

Pour éviter des spéculations inutiles, le travail scientifique doit avoir des bornes inferieures que supérieures. Ceci permet à limiter d'une manière précise le temps de recherche.

Nos analyses vont de 1991, l’année qui a vu l’éclatement de l’URSS et l’avènement de la superpuissance des Etats unis d’Amérique sur la scène internationale.   Et nous allons nous limiter à l'année 2018, question justement de vouloir dégager les perspectives d'avenir qui découleront des rapports entre les acteurs du système international. 

SUBDIVISION DU TRAVAIL 

Outre l’introduction et la conclusion, notre travail comporte trois chapitres : Le premier chapitre portera sur la Monographie du système international, tout en analysant les considérations générales. Le deuxième nous plongera sur l’analyse des différents défis et enjeux du système international. Enfin le troisième portera sur les exigences et les perspectives d’une structure équilibrée dans le système international.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE I. LA MONOGRAPHIE DU SYSTEME INTERNATIONAL

Dans le cadre de ce chapitre, nous allons faire une étude détaillée de ce qui est le système international. Tout en analysant les différents aspects du système, partant des définitions des concepts retenus, en passant par l’étude historique, de la nature du système (c’est-à-dire de ce qui a été et de ce qui est aujourd’hui) mais aussi de son évolution dans le temps.

Nous allons également, dans ce chapitre faire une analyse critique de ce qui est aujourd’hui le système international. 

SECTION 1. Définitions des Concepts

§1. Le Système International 

 

Le recours à la notion de système permet de dépasser une vision de la scène internationale qui se réduirait à un simple agglomérat de puissances. Tout système repose ainsi sur un ensemble de valeurs, des règles et des pratiques communes aux différents  acteurs  permettant  leur  coexistence, l’apaisement des tensions et la résolution des conflits.[9]

 

Cette notion du système international est utilisée dans la théorie des relations internationales, en géopolitique et en droit international afin de désigner, principalement, les relations entretenues par les divers Etats entre eux.

 

Ces théoriciens, qu’ils soient politologues, géographes, économistes ou juristes, ont des conceptions très différentes de celui-ci. 

 

Selon Raymond  ARON, le système international est un ensemble constitué par des unités politiques qui entretiennent les unes avec les autres des relations régulières et qui sont susceptible d’être impliquée dans une guerre générale.[10]

 

Il considérait ainsi l’Etat, en particulier l’Etat nation comme étant l’unité de base de ce système, caractérisé par la diplomatie qui s’extériorise par les relations régulières qu’entretiennent les Etats, et la guerre, et là il s’inspira de la théorie de CLAUSEWITZ de la guerre, pour qui la guerre est « la continuité de la politique par d’autres moyens ».

 

Cette même théorie réaliste est partagée par Robert KEOHANE, représentant de l’institutionnalisme néolibéral qui met l’accent sur les rôles des institutions internationales dans la détermination du comportement des Etats.

 

 

 

 

 

 

§2. Equilibre du Système

 

En relations internationales, le concept équilibre apparaît réellement lors de la première conférence européenne majeure visant à restaurer l’ordre après la terrible guerre de Trente Ans (1618 - 1648) qui avait causé la mort de plus de 2 millions de soldats. Cette conférence aboutit aux traités de Westphalie en 1648 (Traité de Paix d’Osnabrück et Traité de Paix de Münster). La paix de Westphalie et le système « westphalien » qui en découla introduisirent les concepts directeurs des relations internationales modernes[11] :

 

 

L’équilibre des puissances (balance of power),

L’inviolabilité de la souveraineté nationale (ou la prééminence d’une société d’Etats souverains),

Le principe de non-ingérence dans les affaires d’autrui. 

 

Cet équilibre sera mis à l’épreuve à plusieurs reprises. En menant de nombreuses conquêtes territoriales en Europe, Louis XIV et plus tard Napoléon Bonaparte essayeront de renverser le statu quo à leur profit.

 

Outre ce dernier, un auteur s’est intéressé à la matière, SHUMAN, dans son livre intitulé « international politic ». Il expliquait dans ce livre le concept « Balance of Power », comme un mécanisme régulateur permanant, contre toute aspiration au pouvoir mondial. Garant de la stabilité du système étatique mondial.[12]

 

A la lumière de ces deux considérations, nous pouvons conclure que l’équilibre du système renvoi à une situation où chaque Etat dans le monde se positionne de manière stable vis-à-vis de ses pairs, pour qu’il existe l’égalité de forces dans les rapports interétatiques.  Bref, un état de juste proportion entre les éléments d’un ensemble constitué, la juste répartition des éléments d’un tout qui est le système international.

 

§3. La Restructuration du Système 

 

Ce concept renvoi à une opération consistant à réorganiser un ensemble devenu inadapté14, ou encore le fait de réorganiser un tout selon des nouveaux principes, avec des nouvelles structures qui s’impose.

 

 

Le monde actuel est régi par un système, qui est considéré, à juste titre comme étant anarchique et transitionnel, dans la mesure où même les spécialistes en la matière, n’arrivent pas jusque-là, à déterminer la métamorphose significative qui s’est effectué dans la hiérarchie des puissances, dans la nature des rapports qui s’effectuent entre Etats. Ainsi que de cerner la vraie configuration du monde actuel. D’où la raison pour laquelle Pascale BONIFACE s’est posé la question dans son livre « comprendre le monde » de savoir dans quel monde vivons-nous ? Quel ordre international le régit ?[13] 

 

SECTION 2. Origine, Nature et Evolution Historique du Système International.

 

§1. Origine du Système International

 

Le concept système tend aujourd’hui à être utiliser dans la démarche scientifique contemporaine, que ce soit en biologie, en physique, en mathématique, en sociologie, en économie ou en science politique. Si l’on veut bien saisir le recours actuel à ce concept, il faut, avant d’en exprimer les modalités et les conséquences,

 

le situer dans le cadre de l’histoire moderne et même dans le cadre plus large de l’histoire de la pensée, Donc non réductible à la simple somme des parties et à laquelle il est nécessaire de recourir  pour comprendre les divers éléments de la réalité.[14]

 

Aristote exprimait cette idée du système avec sa vision du monde, du cosmos comme vaste du système, hiérarchisé et comme un ordre auquel chaque être participe par sa nature et auquel il faut se référer quelques soient les réalités physique et que l’on étudie.[15] 

 

Dans la période médiévale, la science de Galilée identifie l’espace concret à l’espace géomètre et cherche à dégager les lois valables pour les différentes sphères de la réalité physique.[16]

 

§2.  Nature du Système International

 

Parmi les multiples considérations ou qualification du système international, quelques grandes considérations peuvent être dégagées. Il s’agit notamment de la configuration des rapports des forces, la hiérarchie, l’homogénéité et le régime  international.[17]    

 

La Configuration des Rapports de Force 

 

Celle-ci s’agit d’un de facteur déterminant dans la qualification de la nature du système international, elle exprime même l’existence des centres de pouvoir marquent de leur empreinte, et dont leur puissance s’extériorise dans l’ensemble de tout le système international. Et qui par conséquent déterminent les grands axes autours duquel s’articulent les rapports entre acteurs du système international. 

 

La configuration des rapports de force dépend à la fois du nombre des Etats à capacité d’action globale dans le système, considéré et de la nature des rapports qui s’instaurent entre ces Etats, ainsi on peut distinguer le système bipolaire, multipolaire, unipolaire, etc...

 

 

 

La Hiérarchie 

 

Évoquer une puissance, ou employer le pluriel des puissances, c’est désigner tel ou tel État, c’est désigner des États. Et, c’est une évidence, il y a une hiérarchie entre ces derniers, car ils ne sont pas égaux dans « leur capacité d’imposer leur volonté aux autres », selon la définition de Max Weber et de Raymond Aron. Il convient d’analyser cette hiérarchie pour comprendre les fondements de l’ordre

 

mondial, même si le classement des États comme puissances aux différentes époques n’est pas aisé et si les fondements théoriques pour le reconstituer sont incertains.

 

Il est difficile de caractériser d’une façon totalement satisfaisante les grandes puissances, mais, empiriquement, on sait qu’elles existent et il est facile de les localiser. Du 15e siècle jusqu’au milieu du 20e siècle, elles étaient essentiellement européennes et elles ont dominé le monde. Depuis 1945, le tableau change complètement et il convient de parler d’un type de puissance tout à fait

différent.[18]

 

On pourrait s'interroger sur la pertinence d'une classification des puissances, alors que sur la scène internationale les acteurs ne sont plus exclusivement étatiques. En effet, ces derniers sont concurrencés, dépassés par d'autres acteurs qui sont parfois plus riches qu'eux. Une multitude d'acteurs sont autour d'eux, au-dessus d'eux, et en dessous d'eux, et tous participent au jeu international. Les Etats ne disposent plus exclusivement du système diplomatique, prérogative classique de leur politique extérieure.

 

S’agissant de la hiérarchie comme l’un de caractéristique déterminant de la nature du système international, il est impérieux de souligner le fait que, comme dans tout système, une distinction existe entre grandes, moyennes et petites puissances. Cette distinction est dû au fait que le pouvoir est réparti de tel sorte que chaque Etats, grand ou petit puissent, mettre en exergue ses moyens, qui sont pour certains la force militaire, pour d’autre la force économique ou encore technologique, culturelle et tant d’autres facteurs existant entre les acteurs internationaux.       

 

L’Homogénéité

 

Cette caractéristique peut être vue de différentes manières, impliquant des variables assez diverses. Ce peut être le degré de similitude ou de différence entre les régimes politique des différents Etats. Il peut aussi s’agir du degré de disparité économique, technologique ou culturelle existant entre les divers acteurs internationaux.[19]

 

Par exemple, depuis le traité de vienne de 1815, jusqu’à la première guerre mondiale, le système européen était caractérisé par un degré de d’homogénéité idéologique élevé. Mais, avec l’apparition en 1917, d’un Etat socialiste en Russie, cette homogénéité sera brisée. Après la seconde guerre mondiale, l’émergence du tiers-monde sur la scène internationale notamment à la faveur du processus de décolonisation accentuera encore l’hétérogénéité du système international.22

 

 

Les Régimes Internationaux   

 

 


Stephen Krasner définit un régime comme un ensemble de « principes, normes, règles et procédures de prise de décision implicites ou explicites, autour desquels les attentes des acteurs convergent dans un domaine donné des relations internationales » 

 

En effet, que ce soit le réalisme, le libéralisme  ou le constructivisme, ces trois théories des relations internationales reconnaissent à divers degrés que « les relations internationales sont en état d’anarchie ») ce qui rendrait difficile voir impossible la coopération entre les principaux acteurs du système international, à savoir les États.

 

Toutefois, en dépit de cette anarchie qui caractérise les relations internationales, force est de constater que « des périodes de concert entre puissances succèdent à des périodes de guerre, que les courses aux armements n’empêchent pas des processus de contrôle des armements, voir de désarmement, que le libre-échange organisé se disputent au libre-échange prédateur etc... »

 

Autrement dit, malgré l’absence d’un gouvernement centralisé qui puisse régir les relations internationales, les États arrivent parfois à coopérer dans divers domaines tels que la paix et la sécurité internationales, les échanges commerciaux, les relations monétaires et financières, la course aux armements etc... Il va s’en dire que la coopération internationale est possible sous certaines conditions : l’existence de régimes internationaux.

 

Subséquemment, la théorie des régimes postule que la nature anarchique du système international incite les États à institutionnaliser leurs rapports avec leurs homologues dans certains domaines d’intérêts communs. Ainsi, l’édification d’un régime leur permet de coopérer par l’entremise d’un cadre régulé et d’atteindre des objectifs autrement inaccessibles dans un environnement anarchique. Les régimes peuvent alors être considérés comme le résultat de calculs utilitaires de la part d’acteurs étatiques rationnels et de conjonctures particulières. Logiquement, on comprend que lorsque des États ont des intérêts convergents, la coopération s’avère plus profitable que la confrontation, car les coûts de l’autarcie s’avèrent trop élevés par rapport aux bénéfices possibles de la coopération.

 

§3. Evolution Historique du Système International 

 

Les faits internationaux ainsi que les analyses des relations internationales ont débuté depuis l’antiquité, avec des penseurs comme Thucydide, Hobbes ainsi que d’autres, mais l’étude des relations internationales comme science autonome a débutée en 1919, après la première guerre mondiale. 

 

La Période Allant de 1919 à 1945 

 

La période allant de la fin de la première guerre mondiale en 1919 jusqu’en 1945, l’année qui a vu la fin de la deuxième guerre mondiale, est la période qui, à juste titre est considérée comme une période assez stable, avec l’avènement de la S.N.D (société des nations), la première organisation internationale mondiale, créée pour la promotion de la paix et de la sécurité internationale. 

 

La Première Guerre mondiale fut désastreuse pour toutes les nations qui y avaient participées. Cela les persuada d’établir la Société des Nations. Bien que les racines de l’organisation se trouvaient déjà dans les conférences et accords internationaux des XIXème et XXème siècles, ce fut le besoin urgent d’empêcher qu’une autre guerre de la sorte éclate, les pertes (tant humaines que matérielles) ont poussées aux Etats d’adopter une politique de stabilité vis-à-vis de ses pairs pour sauvegarder la paix et la sécurité internationale pendant au moins un siècle, à la sortie du traité de Versailles, d’où la preuve d’une certaine stabilité du système.

 

La Période Allant de 1947 à 1989 (La Bipolarité)

 

Jusqu’à l'effondrement du bloc soviétique au début des années 1990. Cette époque est caractérisée par la lutte entre les deux grandes puissances de l’époque ainsi que leurs alliés respectifs. 

 

L'expression "Monde bipolaire" vient de l'analyse géopolitique. Elle évoque l’époque de l'histoire du monde, celle de la guerre froide, c'est à dire de l'après seconde guerre mondiale. Autrement dit, la confrontation entre le régime communiste et les démocraties occidentales. Le monde se trouve alors séparé en deux (bipolaire) en fonction des "affinités" avec l'une ou l'autre des tendances.[20]

Pour les deux camps, l’objectif est de gagner la course au pouvoir à l'échelle planétaire sur de nombreux aspects : économique, militaire, scientifique (conquête spatiale), idéologique, etc...

La fin de la Seconde Guerre mondiale ne conduit pas à un retour à la normal mais annonce au contraire l'émergence d'un nouveau conflit. Tandis que les grandes puissances européennes, maîtresses de la scène internationale dans les années 1930, sont épuisées et ruinées par la guerre, deux nouvelles superpuissances dominent la scène internationale. Deux blocs se constituent autour d’une part, l’Union soviétique, et d’autre part, les États-Unis. Les autres pays sont désormais obligés de se ranger dans un des deux camps.[21]

 

L’alliance des vainqueurs du nazisme ne va pas durer après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les contradictions entre les deux systèmes, capitaliste et communiste, mises de côté pour venir à bout d’Hitler, ressurgissent, sur fond de rivalités politique, sociétale et géopolitique. Les États-Unis acceptent de créer une alliance militaire en temps de paix et de « prendre la tête du monde libre ». L’URSS s’est taillé un glacis territorial qu’elle transforme en bloc communiste et dirige d’une main de fer. Les tensions s’exacerbent et le clivage Est/Ouest s’impose autour des deux pôles[22]

 

 

A la lumière de ce qui précède, les évènements ayant déroulé à cette époque démontrent à suffisances l’équilibre qui régnait à cette époque, un équilibre dépendant des allures de deux grands super puissance qu’était l’URSS d’un côté et les USA de l’autres.

 

Tout tourné autour de ce deux, il était, nonobstant le dynamisme de puissance qui régnait à cette époque, les deux maitres du monde, et les tiers Etats ne pouvaient que s’allier d’un côté ou d’un autre pour un certain positionnement en matière de puissance, d’équilibre économique et également, une certaine dépendance diplomatique envers la puissance à laquelle on s’allie. Cela s’explique en ce sens que, les différents alliés ne pouvaient en aucun cas prendre une position, quelques soit en matière diplomatique, économique, commerciale culturelle contraire à celle du camp où il fait partie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, Dans le camp occidental, Gaulle qui, à partir de 1958, conteste la prééminence américaine. Il fait sortir la France de l'OTAN, dénonçant ce qu'il appelle le « protectorat américain », dans le but de chercher une certaine indépendance française. Pour de Gaulle, la guerre entre les deux superpuissances n'est plus à l'ordre du jour du fait de la détente. La chute du mur de Berlin (1989) et l'éclatement de l'URSS (1991) mettent fin pour de bon à la guerre froide.

 

La Période Allant de 1991 à Nos Jours 

 

En raison de bien décortiquer cette période, il nous a semblé judicieux de la scinder en deux périodes distinctes :

 

La Période d’Uni-polarité 

 

Jusqu’à la fin des années 80, les relations internationales sont profondément marquées par la bipolarisation issue de la seconde Guerre mondiale. Pendant presque 50 ans, la face à face entre les Etats–Unis et l’URSS, même en l’absence d’affrontement direct, est une véritable guerre, un conflit global et mondial. Cette guerre froide qui imprègne autant les calculs de politique intérieure que de politique extérieure à cause de sa durée, le modèle, les réalités politiques, économiques, sociales et culturelles du monde, elle structure toute une époque.[23] Elle est le canevas idéologique de référence qui permet de lire le monde. 

 

Entre 1987 et 1991, ce système bipolaire disparaît. Maints repères, maintes stratégies politiques sont alors bouleversées. Privés d’ennemi, les Etats-Unis désormais seule superpuissance doivent repenser leur politique étrangère.27

 

Le leadership américain s’extériorise surtout Après l’effondrement de l’URSS, le capitalisme devient le modèle à imiter. Il s’affirme à travers la création de l’O.M.C  (Organisation Mondiale du Commerce) ou le renforcement du F.M.I (Fonds Monétaire International), les organismes impactant le système du monde.

 

 


Dans les décombres de la guerre froide, les États-Unis émergent seuls vainqueurs.

Plus rien ne s’oppose à la diffusion universelle du modèle américain, désormais sans rival. Cette expansion revêt les formes douces de l’hégémonie et non celles brutales de l’expédition. La séduction des esprits remplace efficacement le contrôle des territoires. Le Viêtnam, le Chili, la baie des Cochons, le Nicaragua appartiennent à une époque révolue. Dans la panoplie des outils d’influence, les vecteurs du soft power, CNN, Disney, AOL, Hollywood, Macdonald, remplacent avantageusement les marines, les B-52, les contras et la CIA. Nul n’est dupe de cette forme d’impérialisme doux, que la présidence de Bill Clinton (1993-2001), marquée par une insolente prospérité, a incarné avec brio. Mais personne ne songe à lui opposer une réelle alternative.

 

Malgré, d’un côté les diverses efforts des européens, à pouvoir chercher l’équilibre international, en se dotant d’une monnaie unique (l’euro) et d’une constitution politique (à la sortie du traité de Maastricht en 1993), ainsi que la chine et l’INDE  de l’autre côté, avec plus de quarante pourcent de la population mondiale et une forte croissance économique, Les Etats-Unis, demeurant onze ans durant la seul est l’unique super puissance existent dans le monde jusqu’à bouleversement d’équilibre et de puissance au sein du système international,  avec les évènements du 11 septembres qui 2001, de manières sourde a réussi à flouer et à créer une couche d’ombre et à désacraliser la suprématie des EtatsUnis d’Amérique, tout en exhibant le côté faibles de l’Amérique ainsi que la remise en cause de son hyperpuissance. Ainsi créant une vague des évènements poussant à considérer la fin de l’impérialisme américain et le début d’une heure nouvelle, permettant alors à d’autres Etats dans le monde de forcer la porte mettant à l’échiquier du monde, c’est-à-dire, à vivre dans un environnement où ils seront capables de poser les actes susceptibles de provoquer des conséquences.

 

Bref, de croitre la sphère de son influence au sein du système international et également vis-à-vis de ses pairs, de l’uni-polarité, nous sommes passé de la multipolarité. 

 

La Période de la Multipolarité

 

Comme nous l’avons bien souligné dans les lignes précédentes que beaucoup d'événements tendent à démontrer le bien-fondé de la thèse multipolaire : le polycentrisme dans le monde communisme, la flexibilité diplomatique de la Chine, le déclin de l’O.T.A.N., la puissance économique de l'Europe et du Japon, etc. Les pôles se multiplient, car "le contenu de la puissance a changé".

 

En effet, bien que les deux : super-grands surclassent toujours les autres grands dans tous les domaines, on constate, à cause de l'existence des armes nucléaires, une dévalorisation de la force militaire qui frappe surtout les premiers et qui favorise les seconds en mettant en valeur d'autres "éléments de puissances qu'ils détiennent » : influence socio-idéologique et potentiel économique. La bipolarité éclate, Les nouveaux centres d'autorité et de puissance émergente. 

 

La Dévalorisation de la Force Militaire

 

Le statut de grande puissance a été traditionnellement conféré à ceux des Etats qui disposent de la force à la portée de leur main pour faire respecter leur volonté. Or l'utilisation de la force se heurte aujourd'hui à des obstacles jamais connus. Pourquoi cette métamorphose a-t-elle pu se produire ?

 

En tout premier lieu, il faut citer l'impasse nucléaire. Le fait que les deux superpuissances disposent aujourd'hui des moyens terrifiant pour s'anéantir mutuellement leur empêche d'utiliser les armes les plus perfectionnées qu'elles ont produites. La force effective de ces armes étant réduite à zéro, leur puissance absolue, pour reprendre la formule retentissante de John HERZ,[24] ne peut que conduire les deux superpuissances qui les possèdent à l'impuissance absolue. 

 

L’« équilibre de la prudence» devient ainsi la ligne de conduite des, deux superpuissances, et sous l'emprise de cette conduite, il est douteux que la puissance stratégique puisse encore être considérée comme un instrument crucial pour exercer l'influence ou comme l'expression essentielle de la puissance nationale. 

On arrive à cette conclusion paradoxale que les armes nucléaires qui se trouvent à l’origine de l'inégalité des Etats en matière de puissance, ont, par l'incapacité des deux Grands de les utiliser, supprimé cette inégalité et rendu les Etats égaux dans ce domaine particulier.

 

Ainsi l'élément nucléaire ne constitue plus aujourd'hui un facteur actif de puissance dans la politique internationale : tout au plus, il est un facteur passif. Ou, pour employer une expression de Stanley Hoffmann,29 c'est dans le « déni » que réside l'usage le plus complet de la puissance nucléaire, et encore ce déni doit-il se limiter à des menaces, car le passage aux actes est, par définition, exclu Au lieu, comme hier, d'imposer sa volonté sur les autres, une grande puissance, le plus souvent aujourd'hui, ne peut plus qu’empêcher que les autres lui imposent la leur. 

 

En second lieu, la peur de l'escalade pouvant conduire à un affrontement direct entre les Etats-Unis et l'Union soviétique interdit même l'usage des forces conventionnelles en particulier par ces deux superpuissances. Plus que quiconque, ces dernières redoutent l'escalade car, si celle-ci aboutit à une guerre nucléaire, elles seront les premières cibles. Pour cette raison, les guerres, à l'âge nucléaire, sont devenues, comme l'a voulu la doctrine américaine, des « guerres limitées ».

 

Dans toutes les circonstances donc, l'application de la puissance militaire s'avère extrêmement délicate et « seules de très faibles applications de la force ont été jugées conformes à la prudence ». Hier, les moments de vérité où deux Etats se faisaient connaître leur propre et véritable valeur était celui de la bataille, et il pouvait survenir à tout moment et sur une grande échelle. Aujourd'hui, les moments de vérité se traduisent encore par toute une gamme d'épreuves de forces

 

incessantes, « mais la puissance ici mise en œuvre n'est militaire qu'en Partie, et cette partie est minime ».

 

Enfin, la puissance militaire ne peut plus, à l'âge nucléaire, assurer un contrôle effectif ni exercer une influence déterminante. L'Union soviétique n'est pas parvenue à contrôler tous ses alliés asiatiques et européens. Les Etats-Unis, exemple le plus significatif, ont échoué dans leurs efforts de mettre à genoux un petit Etat asiatique, malgré une mobilisation fantastique de leurs forces militaires. Avant, un Etat pouvait obtenir des résultats proportionnés à la puissance militaire qu'il détenait.

 

Aujourd'hui, ce lien est relâché, la nature du pouvoir de coercition étant telle qu'elle empêche l'Etat qui le possède de l'utiliser pleinement. C'est pour cette raison que la tactique de la « mise en défi » est très souvent utilisée par les Petits : du moment où le Grand n'est pas en mesure d'utiliser ou d'utiliser jusqu'au bout de sa force, un Petit ne cède pas.  Jamais donc, pour reprendre la formule de Raymond Aron, n'a-t-on constaté une telle « impuissance de la force », Jamais le pouvoir de récompense, autre manifestation de la coercition, n'a été aussi disproportionné à la force matérielle dont disposent les Etats les plus puissants militairement si disproportionné l'un à l'autre qu'ils sont souvent sans rapport entre eux « La force, a constaté M. Kissinger en 1968, ne se traduit plus automatiquement en influence ». Cette constatation, il avait l'occasion de la vérifier personnellement quelques années plus tard au Vietnam : la force capable de détruire le monde n'implique pas le pouvoir de diriger le monde.

 

Cette dévaluation de la force militaire, due aux nouvelles conditions de son usage, affecte évidemment plus les Etats dont la force est la plus considérable, les deux Grands, que les autres qui n'ont aucun rôle à jouer dans l’« équilibre de la terreur ». Plus que les autres, les deux plus grandes puissances constatent non sans amertume que leurs avoirs sont devenus de lourds fardeaux.

 

SECTION 3. Analyse Critique du Système International

§1. Apparition des Nouveaux Acteurs

 

Ce système, très homogène, accepte, à juste titre toute formes des acteurs, à la condition des remplir certaines conditions au préalable.  

Ces nouveaux acteurs  s'agit, pour l'essentiel, des firmes multinationales et de l'opinion publique.[25]

 

Les firmes multinationales ne sont pas des acteurs récents, et elles ne sont pas les manipulateurs tout-puissants que l'on charge volontiers de tous les maux du siècle. Mais l'observation confirme que ces sociétés, grâce à la mobilité et à la rapidité de décision dont elles disposent, sont devenues l'un des éléments les plus dynamiques du jeu économique international. Elles semblent tout particulièrement être parvenues à échapper aux conséquences de la crise

 


économique qui affecte, depuis le début des années soixante-dix, la plupart des entreprises et des systèmes économiques de type capitaliste.[26]

 

La structure multinationale permet effectivement à des groupes privés de s'approprier des flux de capitaux et de richesses. L'opération est d'autant plus remarquable que ces firmes opèrent aussi bien dans les pays industrialisés que dans le Tiers Monde et qu'elles commencent même à étendre leurs activités à l'intérieur des pays socialistes. Peu importe qu'il s'agisse là de la forme suprême du capitalisme ou de l'illustration de son déclin : le fait est que dans un monde où les rapports économiques prennent de plus en plus d'importance, les firmes multinationales sont devenues un type d'acteur avec lequel les autres doivent compter.

s

L'opinion publique a toujours fait, elle aussi, l'objet d'opinions contrastées. Il serait absurde de considérer qu'elle constitue désormais, à l'échelle du monde entier une force cohérente et omnipotente. Beaucoup de spécialistes estiment même qu'elle n'est pas en mesure d'exercer une action positive de nature à influencer la conduite des gouvernants. 

Cependant, son rôle négatif, comme force de blocage, apparaît de plus en plus nettement, qu'il s'agisse de l'opinion publique interne ou de l'opinion publique internationale.[27]

 

Pour illustrer le premier cas, il suffit de se référer à l'exemple des Etats-Unis, où l'opinion publique, traumatisée par l'affaire du Vietnam, paralyse toute velléité d'intervention militaire à l'étranger (cf. l'affaire angolaise) ; quant à la pression de l'opinion publique internationale, on peut en trouver la preuve dans les critiques adressées par les pays progressistes et par les mouvements de gauche contre la participation de Cuba à la conquête de l'Erythrée. Même si ces critiques ne suffisent pas à arrêter la participation des Cubains aux opérations militaires en cours, elles auront au moins pour effet d'affecter la crédibilité du discours et de la propagande, donc de l'influence de Cuba sur la scène internationale. Firmes multinationales et opinion publique ont d'ailleurs en commun de constituer des forces qui échappent au contrôle des Etats et qui contribuent, par leur action, à réduire la marge d'initiative dont disposaient traditionnellement les gouvernements en politique extérieure. Le caractère anarchique du système international s'en trouve indiscutablement aggravé.

 

Le système international, tel qu’il est structuré aujourd’hui, permet à certaines organisations d’entre en lice dans la liste des acteurs qui existe depuis toujours, a l’instar de l’Etat (acteur principal), les organisations internationales (acteur dérivé de l’Etat) et cela produit comme conséquences le déséquilibre de la vie international, car ses nouveaux acteurs qu’admet le système provoque un danger imminent pour la survie du système international en ce sens que l’adhésion des autres types d’acteurs crée au sein du système international.

 

§2. Le changement dans l’équilibre des forces 

 

 

La position des acteurs sur l'échiquier politique international dépend de multiples facteurs, parmi lesquels les impératifs d'ordre intérieur jouent un rôle considérable.[28]

 

De ce point de vue, les événements récents font apparaître des modifications nombreuses dans plusieurs secteurs de la vie internationale et affectant ainsi l’équilibre de forces dans le système international, ces modifications sont : 

 

Le retrait américain : depuis la chute du Président Nixon et, surtout, depuis l'accès de J. Carter à la présidence, la politique extérieure des Etats-Unis a subi de profonds changements. Ceux-ci sont imputables à trois séries de causes : d'abord, le traumatisme subi par l'opinion américaine à l'issue de l'échec du Vietnam et du scandale du Watergate ; ensuite la revanche du Congrès sur la Présidence, à l'issue d'un débat constitutionnel provoqué par les deux mêmes crises ; enfin les délais personnels dont fait preuve le Président Carter face aux responsabilités qui incombent aux Etats-Unis. Le résultat ne se traduit pas, comme on aurait pu le croire, par un retour à l'isolationnisme, mais par des hésitations multiples et, surtout, par le refus systématique d'interventions militaires à l'extérieur. C'est pourquoi l'on peut dire que la diplomatie américaine est « en retrait » par rapport à la tradition interventionniste qui avait eu cours depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Même si ce retrait est provisoire, il constitue un facteur de déséquilibre dans le fonctionnement du système international.

 

La défection américaine est cependant compensée par l'aggravation de la crise qui sévit de plus en plus durement à l'intérieur du camp socialiste. L'action des « dissidents » a sapé l'autorité morale dont se réclamait le régime soviétique, cependant que la persistance d'une opposition nationale dans les démocraties populaires a terni l'image de la solidarité entre les pays frères. Ce sont là de redoutables facteurs de déstabilisation qui ont inquiété les Américains euxmêmes (cf. la « doctrine Sonnenfeldt »). Mais c'est surtout l'aggravation du schisme sino-soviétique, depuis la mort de Mao, qui témoigne de l'ampleur de la crise.

 

Non seulement la disparition du « grand timonier » n'a pas provoqué de détente entre Moscou et Pékin, mais alors que les nouveaux dirigeants chinois semblent décidés à liquider toutes les séquelles de la révolution culturelle sur le plan intérieur, ils redoublent d'animosité contre l'U.R.S.S. dans tous les secteurs où les deux puissances ont l'occasion de se rencontrer. L'héritage politique du marxisme se trouve ainsi de plus en plus partagé ; la force d'attraction du mythe révolutionnaire en sort amoindrie, ce qui ne peut aller sans conséquences sur le dynamisme des mouvements politiques et sociaux qui cherchaient leur inspiration dans le modèle communiste.

 

Le retrait américain et les difficultés du « camp socialiste » auraient pu redonner sa chance à l'Europe. Il n'en a cependant rien été. Sans être le « géant » dont on parlait dans les années soixante, l'Europe des Neuf est un partenaire économique sérieux ; mais elle reste plus que jamais un « nain » politique.

 

 

Malgré les engagements pris dans la « Déclaration sur l'identité européenne », l'Europe ne parvient pas à « parler d'une seule voix ». Bien plus, lorsque l'Europe doit faire face à des défis d'ordre extérieur, il semble que ses membres s'appliquent à prendre des positions divergentes ou séparées. Cela était vu lors de la guerre du Kippour et dans le déroulement des négociations consécutives à la crise de l'énergie. Ou encore de le vérifier à l'occasion des affaires du Zaïre, où l'accord n'a même pas pu se réaliser entre Européens pour organiser une intervention humanitaire. 

 

Il ne semble pas qu'on puisse espérer beaucoup mieux dans un proche avenir. Aussi longtemps que les pays du Marché commun préféreront assurer la défense de leurs intérêts particuliers plutôt que de rechercher leurs intérêts communs, l'Europe occidentale ne pourra pas offrir un contrepoids efficace à l'action de ceux que les Chinois désignent sous le nom de « superpuissances ».

 

Quant aux pays du Tiers Monde, ils ont effectivement renforcé leur solidarité dans les négociations avec les pays industrialisés (groupe des « 77 », participation à la Conférence Nord-Sud, etc.), mais leur unité reste très fragile. Ils sont divisés entre eux par les conflits d'intérêts (entre nouveaux riches et pays pauvres, ou entre producteurs et consommateurs de pétrole), par les oppositions de régimes politiques qui mettent toujours aux prises « progressistes » et « conservateurs » (sans qu'on sache toujours bien où passe, à un moment précis, la ligne de partage entre les deux camps), enfin par les alliances contradictoires qu'ils concluent au gré des circonstances avec les grandes puissances. 

 

Même si le Tiers Monde a pris une certaine conscience de son unité possible, il demeure une mosaïque de pays très dissemblables. Si la solidarité subsiste entre eux au niveau des revendications économiques contre les pays industrialisés, cette solidarité est sans doute moins forte qu'en 1974 ou en 1975 ; mais la cohésion politique, déjà très faible jusqu'au début des années soixante-dix, n'a fait réellement aucun progrès malgré la survie des mythes et des rites institutionnels du non alignement et du neutralisme. La combinaison de ces différents changements laisse une impression de désordre généralisé. Les forces ainsi dispersées peuvent-elles se combiner pour réaliser entre elles un nouvel équilibre ?[29]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE II. LES DIFFERENTS DEFIS ET ENJEUX DU SYSTEME INTERNATIONAL.

 

Ce chapitre portera sur la détermination d’une grille des différents défis ainsi que différents enjeux qui fixe aujourd’hui l’ensemble du système international ainsi que de l’équilibre politique international.

 

SECTION 1. Les Différents Défis du Système International

 

Partant des grands problèmes sécuritaires, de l’incapacité de l’ONU à instaurer la paix dans le monde, les conflits du Moyen Orient, en passant par le terrorisme, le déséquilibre économique dans la plupart des pays africains, (étant alors à l’origine des immigrations illégales), jusqu’à la course aux armements,       aujourd’hui l’ensemble du système international, c’est-à-dire l’ensemble des rapports et d’interaction entre acteurs des relations internationales souffrent de plusieurs mots et cela participe au déséquilibre du système politique international.

§2. Le Terrorisme 

 

Autrefois, la terreur faisait peur. On tuait des gens en raison de leur insoumission à un régime autoritaire établi sans leur consentement. On a ensuite usé du terrorisme pour manifester son rejet du colonialisme, afin d’œuvrer pour l’indépendance de son pays. Aujourd’hui, on utilise le terrorisme pour faire peur, montrer au monde que l’on existe et qu’on refuse, notamment, l’impérialisme occidental. On frappe dans tous les coins du monde, sans prévenir. La menace semble venir de nulle part pour frapper n’importe où.

 

Lorsque le mot terroriste apparaît dans les dictionnaires, à la fin XVIIIe siècle, c’est pour désigner, dans la bouche de ses opposants, la politique menée par Robespierre. S’il est d’emblée négatif, le mot désigne initialement un mode de gouvernement. Son sens évolue pourtant rapidement, pour qualifier également ceux qui attaquent l’État. Une première mention dans ce sens est celle du « terrorisme du comité d’action polonais.

 

Le terrorisme, une réalité multiforme, évoluant dans le temps et dans l’espace, le terrorisme n’est pas une notion aisée à définir. Les acteurs évoluant sans cesse, aussi rapidement que leurs moyens, il est difficile de définir ce phénomène. Le droit international ne parvient lui-même pas à lui donner une définition, ce qui pose problème dans la mesure où certains actes vont être qualifiés de terroristes, entrainant ainsi la colère de l’opinion publique.   Lorsqu’on évoque le terrorisme, on parle généralement des méthodes terroristes. Oscillants et imprévisibles, les moyens employés par les terroristes ont largement varié dans le temps, tout comme les buts poursuivis. Alors qu’on pouvait considérer que le terrorisme était motivé par des désirs d’indépendance ou d’autonomie, comme ce fut le cas du Front de Libération National, ou de l’ETA, les formes et les motivations d’aujourd’hui apparaissent moins évidentes.  

 

Mais là ne sont pas les seules différences. Les cibles diffèrent également : alors qu’on avait généralement une cible (c’était le cas d’action directe), on vise désormais une masse indéfinie de personnes, comme les touristes, souvent pris pour cible, notamment à Bali en 2002.

 

On peut ainsi distinguer plusieurs types de terrorisme :  

Terrorisme Individuel : perpétré par des rebelles ou des anarchistes ;

Terrorisme Organisé : provoqué par des groupes aux différentes idéologies (extrême gauche…) ;

Terrorisme d’Etat : exercé par l’Etat, qui use de façon excessive de son monopole de la violence légitime (torture…) ;

Cyber Terrorisme : difficile à déceler, ce nouveau type de terrorisme.

 

Les méthodes terroristes ont donc considérablement évolué, et si aucune définition n’est pour l’heure fixée, on peut néanmoins tenter de comprendre ce que sont les méthodes et motivations terroristes, après avoir évoqué un bref récapitulatif des actes terroristes majeurs dans le monde.

 

Evolution du Terrorisme 

Le terrorisme n’est pas une nouvelle méthode de pression. Elle a depuis longtemps été utilisée à différentes fins. Il est important de constater dans le cadre de ce « catalogue » de dates l’évolution des moyens employés par les terroristes, le but étant pourtant toujours resté le même : terroriser.  

 

Fin du 19e siècle et début 20e siècle    

Les attentats relèvent alors souvent d’idéologies, notamment anarchistes. On peut ainsi citer l’attentat anarchiste de 1892, faisant 6 morts à Paris, ou encore celui de 1886. On cherche alors à défendre des idées. Les délinquants sont alors condamnés à des travaux forcés ou guillotinés.  

Les attentats peuvent également être lourds de conséquences : l’attentat commis en 1914 à Sarajevo contre l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l'empire austro-hongrois, et son épouse la princesse de Hohenberg, est considéré comme l’événement déclencheur de la Première Guerre mondiale.  

 

 

 

 

 

Le 20e siècle  

On peut constater le nombre important d’attentats aux motifs « politiques », comme celui du lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry. Ce dernier avait organisé l’attentat du Petit Clamart contre le président en 1962.

Dans le monde, Israël connait le premier attentat suicide de son histoire en 1972.  

 

Après ça, ce sont divers attentats qui ont fait la une des journaux : ceux de l’IRA en Irlande, combattant pour l’indépendance, ceux d’islamistes à Louxor en 1997 contre des touristes, ou encore ceux de groupes mafieux comme celui du juge Falcone en 1992. Il convient enfin de rappeler que les attentats terroristes peuvent être utilisés à des fins politiques, comme ce fut le cas de François Mitterrand en

1959, lorsqu’essayant de regagner les faveurs de l’opinion publique, il avait mandaté quelqu’un pour tirer sur sa voiture. 

 

Et puis c’est le 11 septembre. Ce matin-là, quatre avions de ligne étaient détournés, écrasant ainsi les symboles de puissance américaine. « Stade ultime du terrorisme classique » selon Gérard CHALIAND, les attentats du 11 septembre marquent en tout cas un tournant dans les actes terroristes, dans la mesure où cet acte a eu un retentissement mondial gigantesque.

 

Les Méthodes du Terrorisme

De nouveaux moyens sont apparus depuis, dans le cadre du terrorisme. Les moyens utilisés par les terroristes sont variés, et ont évolué dans le temps. Il convient donc de distinguer deux périodes : avant et après le 11 septembre.   

 

Avant le 11 Septembre 2001

Avant le 11 septembre, les attentats terroristes revêtent des formes particulières. Ils sont généralement peu meurtriers ; les attentats du World Trade Center et du

Pentagone ont causé autant de victimes que l’ensemble des actes terroristes depuis les années 1970. Mais la différence vient également de la menace, qui n’était pas considérée permanente dans les Etats occidentaux notamment, même si la France (en 1995, attentats perpétrés par le Groupe islamiste armé algérien qui voulait punir la France pour son soutien au régime d’Alger) ou l’Espagne avaient déjà été touchés par le terrorisme. Les actes terroristes étaient plutôt le fait de groupes autonomistes locaux (basques, corses…).

 

Après le 11 septembre 2001

Après le 11 septembre, on évolue vers des actes terroristes plus fréquents, menaçants. Toutes les régions du monde ont en effet été frappées.   o Le mode opératoire évolue, et on est arrivé dans ce que François

Heisbourg considère comme de l’« hyper terrorisme ».

 

On évolue vers des systèmes de plus en plus sophistiqués, et le profil même des martyrs semblent changer. Outre les multiples attentats perpétrés à Bagdad et de manière plus générale en Irak, l’attentat survenu à Madrid en 2004 a mis en avant l’usage de nouvelles méthodes : engins explosifs activés à partir de téléphones portables. On voit apparaitre quelque chose de nouveau dans ces procédés, les kamikazes. Plus qu’instrument utile en terme tactique, cela revêt une nature psychologique. De jeunes adultes sont « utilisés » à cette fin. Ainsi, par exemple, on a pu constater qu’un attentat en Irak en 2005 était l’œuvre d’un kamikaze âgé de 10 à 14 ans. 

 

C’est finalement plutôt le caractère spectaculaire qui est recherché, et non la simple réussite de l’attentat. Cela pose la question de la rationalité de ces attaques. Toutes celles-ci sont-elles le fruit d’un même combat ou les différentes organisations agissent-elles de façon autonome ?

 

Le terrorisme résultant du 11 septembre 2001 a eu d’importantes conséquences sur la vie du monde entier. Outre les divers contrôles aux frontières accentués par ces évènements, les attentats du 11 septembre sont devenus une cause suffisamment légitime à la démocratisation du monde. C’est ainsi que le terrorisme est devenu la justification de diverses mesures prises par les gouvernements.

 

La mondialisation a modifié les formes de la guerre : on ne s’affronte désormais plus directement par les armes, mais camouflé derrière des bombes qu’on peut jeter à tout moment. La guerre a donc changé ses méthodes, et on a souvent du mal à comprendre ces nouvelles formes guerrières. Certains (Sartre notamment) montraient bien à quel point les attentats terroristes constituent un moyen de parole. On a souvent entendu dire que certains Etats, et notamment les pays du

Sud, se sentaient peu écoutés par l’Occident, qui en plus de leur imposer un système bénéficient d’une emprise sur eux.

 

En définitive, Le terrorisme est aujourd’hui une menace prise au sérieux par de nombreux pays, qui n’hésitent pas à tout mettre en œuvre pour limiter les risques d’attaque. Mais si ces pays œuvrent contre cette menace, il faut néanmoins rappeler que certains grands pays ont euxmêmes pu user de méthodes terroristes. On peut rappeler le cas de François Mitterrand en France, ou celui des Etats-Unis, ayant participé au financement des Contras au Nicaragua, participant ainsi à des dépôts de mines dans les ports et maintenant une lutte armée. En définitive, le terroriste, jusqu’à preuve du contraire, demeure comme un défi dont l’ensemble de la scène internationale doit afin de l’éradiquer dans le but de promouvoir la paix sociale ainsi que la justice internationale, gage d’un développement des Etats au sein du système international. 

 

 

 

§2. Déséquilibre des Forces Economique 

 

La crise économique est une dégradation brutale de la situation économique et des perspectives économiques d’un pays ou d’une zone économique.

 

Elle peut ne concerner qu’un seul secteur pendant un temps limité ou s’étendre à l’ensemble de l’économie mondiale pendant plusieurs années ; on parlera alors de récessions économique ou, plus grave, de dépression. Elle se traduit généralement en fonction de sa temporalité par une baisse du PIB et/ ou des valeurs boursières, un accroissement du nombre de faillites d’entreprises et une augmentation du chômage, et souvent, par voie de conséquence, par des tensions sociales. 

 

L’économie internationale été dominée au 20e siècle par la rupture d’unité fondamentale du monde et par la montée de deux systèmes sociaux et économiques fortement polarisés dont chacun est pratiquement domine par un géant. Depuis l’apogée de l’Empire romain, jamais en Occident une communauté souveraine avait bénéficié une supériorité aussi écrasante que celle des EtatsUnis, La Grande-Bretagne elle-même au temps de sa suprématie industrielle et commerciale, il n’avait pas joui d’une telle prépondérance. Autre pôle, l’Union Soviétique réussi en vingt-cinq ans l’efforts inhumains et pratiquement sans aucun secours extérieur se transformer une économie principalement primitive et paysanne en la deuxième puissance industrielle du monde fabriquant aussi bien des moteurs d’avions à réaction que des bombes hydrogène en même temps elle réussit de mettre sur pied un système d’organisation économique nouveau essentiellement différent du précédent. 

Par ses efforts elle prouvé qu’il est possible de planifier le destin économique une nation. Mais l’importance même d’effort requis et la crainte de constater une attaque armée qui a abouti à une politique de répression, je dirai même un système de répression qui suscité la crainte, la désapprobation et la haine. 

La première guerre mondiale a entièrement détruit équilibre mondial du pouvoir économique et la période de stagnation inégale entre les deux guerres encore accentué. L’inégalité du progrès dans les unités de base. La deuxième guerre mondiale fait que rendre entièrement visible cette cassure d’économie mondiale ainsi que la position instable de la partie du monde qui avait pas subi des révolutions.[30]

 

L’effet de loin le plus important de la première guerre mondiale été de lancer les Etats-Unis dans leur vaste expansion. Alors que le revenu réel par tête habitant augmentait aux Etats-Unis environ 50 au cours des quinze années qui ont précédé 1929, il eut par contre dans tous les autres pays industriels importants une chute ne pouvant être rattrapée que par étapes lentes et pénibles.

 

Les Etats-Unis sont donc devenus la puissance dominante du monde non soviétique et ce n’est pas tout, leur montée même posé des problèmes nouveaux au reste du monde. Le progrès américain tendu non seulement déplacer violemment des produits moins modernes et moins parfaits au détriment des anciens producteurs. Il est également permis aux producteurs américains de jouir des délais de livraison plus courts et des conditions de crédit plus favorables.  Les avantages de la grande échelle des entreprises américaines ont été autre part complétés par l’aide d’exportation fournie par divers organismes gouvernementaux dans le domaine d’agriculture par exemple, souvent au moyen de subventions ou de ventes perte. Les concurrents des Etats-Unis ont été obligés

 

adopter une attitude défensive, l’existence même de leurs industries potentiellement les plus rentables étant menacée.[31]

La solution de ces difficultés été rendue possible par un élément nouveau de la situation politique internationale élément qui allait devenir prépondérant pendant les quelques années suivantes. Ce nouvel élément était autre qu’opposition croissante des deux puissances géantes la Russie et l’Amérique.

 

§3. La Course aux Armements

 

Les années quatre-vingt-dix avaient suscité l’espoir au lendemain de la Guerre froide d’un vaste mouvement de désarmement. Deux décennies plus tard, il convient de relever le fossé entre cette espérance et les réalités du monde d’aujourd’hui. Certes, les grandes puissances qui se sont affrontées durant la Guerre froide ont réduit leurs arsenaux nucléaires alors taillés pour une confrontation atomique mondiale. Ce fut l’objet des accords START puis SORT. Américains, Russes, accompagnés par les Britanniques et les Français, ont ainsi démantelé une partie de leurs armes. Mais, de manière assez peu surprenante, rivalités anciennes selon le schéma États-Unis vs Chine vs Russie ne se sont pas estompées, alors que la méfiance s’installe peu à peu. En parallèle, l’émergence depuis le début des années deux mille de puissances régionales nouvelles s’est accompagnée dans ces pays par de vastes programmes d’armements stratégiques.[32]

 

Dans les nouveaux arsenaux du XXIe siècle, on dénombrera donc de nouveaux bombardiers, de nouveaux missiles balistiques, certains intercontinentaux, mais aussi des programmes spatiaux (lanceurs, satellites, armes antimissiles et antisatellites). Bien évidemment, la guerre informatique, comme nouveau champs de lutte est largement évoquée. Ce sont les armes stratégiques du XXIe siècle.[33] 

 

Adoptée dans les années quatre-vingt-dix, le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE), peut être considéré comme une véritable avancée diplomatique au service de la maîtrise des armements. Mais, le TICE a généré un nouveau terrain de compétition, celui de la simulation, un champ d’activités à un fort contenu technologique.[34] Le TICE implique donc toutes les puissances nucléaires du traité de nonprolifération : la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie. Invitation donc à une visite guidée des nouveaux territoires de la course aux armements au XXIe siècle.

 

 

La Course aux Armements Stratégiques : un enjeu permanent

 

Les Etats à travers le monde doit confronter leurs options en matière de défense à la réapparition de la course aux armement. Une interrogation s’impose ici : la course aux armements au fond, n’est-elle pas un phénomène naturel, le résultat de l’esprit de compétition qui anime les États. Il y a là une constante humaine, celle qui consiste à toujours développer de nouveaux moyens de destruction.

 

Finalement, c’est la combinaison de l’ensemble de ces paramètres qui justifie la dissuasion nucléaire internationale : garantir en toutes circonstances sa sécurité et son intégrité, mais aussi sa liberté d’action lorsqu’elle décide de s’engager dans une crise internationale. Il s’agit alors de ne pas subir le chantage d’une autre puissance nucléaire, comme ce fut le cas en 1956 à l’occasion de la crise de Suez (la justification de cette intervention, aventureuse au demeurant, relève d’un autre débat). Et dans cette course aux armements, le pouvoir égalisateur de l’atome, dès lors que la force de frappe prouve sa crédibilité, est toujours valable, y compris face à des démarches d’agressions asymétriques avec des armes de destruction massive. En d’autres termes, l’article 6 du Traité sur la nonprolifération des armes nucléaires (TNP), reste dans le registre exclusif d’une espérance aux perspectives lointaines. On peut le regretter, mais, il faudra donc s’accommoder d’un monde organisé et hiérarchisé autour de puissances nucléaires majeures, les cinq grands du conseil de sécurité de l’ONU. On ajoute également à la marge de ce club l’Inde, le Pakistan, parfois Israël, et, il y a aussi peut-être la Corée du Nord, révélée par deux tentatives après sa sortie unilatérale du TNP en 2003.

 

Les limites du traité NEW START

 

Certes Washington et Moscou ont décidé ensemble de maîtriser la réduction de leurs arsenaux stratégiques, pour atterrir en douceur sur le niveau fixé lors du Traité New START signé le 8 avril 2010 à Prague, soit 1 550 armes nucléaires stratégiques déployées. En revanche, New START ne concerne pas les armes désignées comme « tactiques », et n’interdit pas les modernisations de systèmes existants, fort heureusement dans des limites (nombre de têtes par missiles, soit pas plus de dix) inspirés par les accords SALT des années soixante-dix, de manière à ne pas laisser la porte ouverte à de nouveaux motifs de déstabilisation et à conserver un niveau de confiance suffisant. La Guerre froide appartient tout de même à l’histoire, mais États-Unis et Russie semble suivre des chemins parallèles au sens mathématique du terme dans leurs relations bilatérales.[35]

 

 

Les Formes Classiques de la Course aux Armements entre Grandes Puissances

 

Pour les anciens rivaux de la Guerre froide, la course aux armements s’apparente depuis davantage à un perfectionnement des systèmes existants, à leur maintien en condition opérationnel et à leur remplacement par d’autres, en nombres réduits, selon les plafonds fixés par les accords de désarmement. Elle a également écarté le remplacement des armes nucléaires tactiques. Au plan technologique, la course en tête reste assurée par les États-Unis qui estiment indispensable de disposer de moyens militaires techniquement supérieurs, nucléaires comme conventionnels, à tous les autres en service dans le monde, en application du principe du Full Spectrum Dominance.

 

La reconduction des systèmes actuellement en service est donc actée, partout. Les États-Unis étudient une nouvelle génération de sous-marins stratégiques, modernise la flotte de bombardiers (B-2 et B-52), et étudie un missile de croisières hypersonique. La Russie vient de lancer son programme de SNLE Yuri Dolgoruki, les dix bâtiments prévus étant armés du nouveau missile balistique Bulava, finalement mis au point malgré les difficultés techniques rencontrées. Moscou consolidera cette force par une nouvelle famille de sous-marins nucléaires d’attaque armés de missiles de croisière, la classe Severodvinsk. Elle met également en service un nouveau missile sol-sol intercontinental à têtes multiples, le RS-24.

 

Le gouvernement du Royaume-Uni a passé au printemps 2012 les premiers contrats pour la classe de sous-marins désignée Successor class. Ils seront porteurs du missile américain Trident, les têtes étant développées conjointement avec les États-Unis. Ces nouveaux bâtiments pérenniseront la force nucléaire britannique jusqu’au milieu du siècle, et au-delà. Très régulièrement, la revue de défense anglo-saxonne Jane’s Defence Weekly rapporte les programmes conduits par la Chine. Beijing développe toutes les catégories des vecteurs : missiles balistiques mobiles intercontinentaux (DF-31), sous-marins, missiles de croisières. On signale aussi la mise en service d’une brigade de missiles DF-21 à capacité antinavires. Sa mission consiste à menacer une task force de l’US Navy articulée autour de grands porte-avions qui viendraient porter secours à Taïwan.

Mais, la recherche de la parité stratégique ne s’exerce pas sur les volumes : le nombre d’armement en ligne pour chacune de ces catégories reste limité à quelques unités soit une poignée de sous-marins, et quelques dizaines de missiles. Pratiquant une posture de suffisance, la France reste donc à parité technologique avec sa nouvelle famille de SNLE NG, les quatre unités de la classe Triomphant. Ils seront tous dotés du missile M51 qui se substitue progressivement au M45. Et bien évidemment, la composante aérienne est depuis 2010 équipée du Rafale et de son missile ASMP-A. Les premières études ont été lancées pour qu’à l’horizon 2020, Paris puisse lancer un nouveau programme de SNLE destiné au remplacement progressif des quatre « NG » à partir de 2030. 

 

SECTION 2. Les Différents Enjeux du Système International

 

De même qu’il existe différents défis auxquels fait face la société des Etats, des même que cette société des Etats engorges certains facteurs, ou encore certains   opportunité pour sortir de sa crise devenue inadéquat. 

§1. LA Mondialisation : Réalité et Limite 

 

Il y a de nombreuses difficultés à comprendre la mondialisation. C’est une « interconnections complexe de territoires diversifiés » et « une mise en relation de différents ensembles géographiques de nature, d’échelles différentes ». Selon Olivier DOLLFUS : « la mondialisation, c’est l'échange généralisé entre les différentes parties de la planète, l'espace mondial étant alors l'espace de transaction de l'humanité »[36].

La question de la mondialisation est abordée ici dans le but d’établir une analyse positive de ce qui est perçu aujourd’hui comme une réelle opportunité pour les Etats, à travers le monde (dans un sens figuré) de parler la même langue, de réfléchir sur la même longueur d’onde, de se développer également de manière similaire, mais surtout de vivre la réalité de ce qu’on appelle village planétaire. Comme pour traduire le passage d’Eduardo ANINAT : « la Mondialisation est le processus par lequel la libéralisation accrue des flux d’idées, de personnes, de biens, de services et de capitaux mène à l’intégration des économies et des sociétés a apporté une prospérité grandissante aux pays qui y ont participé. Elle a favorisé la progression des revenus et contribué à rehausser le niveau de vie dans bien des régions du monde, notamment en rendant les technologies complexes accessibles aux pays les moins avancés. »[37]

Et ce n’est pas seulement l’affaire des gouvernements : les citoyens sont eux aussi concernés. Une économie mondialisée a besoin de codes de conduite acceptés par tous. La mondialisation crée donc à la fois de nouveaux défis et de nouvelles opportunités. Depuis 1960, par exemple, l’espérance de vie en Inde s’est allongée de plus de 20 ans, et le taux d’analphabétisme en Corée est passé d’environ 30 % à presque zéro. Ces améliorations sont dues à plusieurs facteurs, mais elles ne se seraient sans doute pas produites sans la mondialisation.

 

Réalité de la Mondialisation  Les Origines de la Mondialisation

Pour certains, la mondialisation est inhérente à la nature humaine : elle aurait débuté dès le début de l’histoire humaine, il y a environ 60 000 ans. Tout au long de leurs histoires, les sociétés humaines ont eu tendance à échanger de plus en plus entre elles. Dès l’Antiquité, les différentes civilisations ont ainsi développé des routes commerciales, des échanges culturels, elles ont aussi vécu des phénomènes migratoires qui ont contribué à des échanges entre les populations. Ce phénomène s’est poursuivi un peu partout dans le monde durant l’histoire, notamment via les conquêtes militaires et les grandes explorations. Mais la mondialisation s’est surtout accélérée grâce aux progrès technologiques en matière de transports et de communication. C’est particulièrement depuis la seconde moitié du 20ème siècle que les échanges mondiaux se sont accélérés au point que l’on finisse par employer le terme « Mondialisation ».

Les Différents Aspects de la Mondialisation en Fonctionnement

On parle souvent de la mondialisation comme un phénomène économique et financier (avec le développement du commerce et des échanges monétaires et financiers) mais le phénomène englobe un champ bien plus large que celui de la simple circulation des biens et services et des capitaux. La mondialisation a en fait plusieurs volets :

La Mondialisation Economique : développement des échanges commerciaux, avec des acteurs transnationaux comme les entreprises transnationales.

La Mondialisation Financière : émergence d’une finance mondiale, avec échanges financiers internationaux, échanges monétaires…

La Mondialisation Culturelle : interpénétration des cultures dans toute leur diversité, mais aussi émergence d’une supra culture mondialisée.

La Mondialisation Politique : développement et influence croissante des organisations internationales telles que l’ONU ou l’OMS, ainsi que des ONG.

La Mondialisation Sociologique : circulation de l’information en temps réel, interconnexion et interdépendance des événements et de leurs conséquences.

La Mondialisation Géographique : nouvelle organisation et hiérarchisation des différentes régions du monde, en constante évolution.[38]

 

La Mondialisation Economique : le moteur de la globalisation

Historiquement, il semble que la mondialisation économique soit la première dimension de la mondialisation. Ce sont en effet les échanges commerciaux qui ont alimenté la dynamique des interactions entre les différentes parties du monde.

À partir des années 1960 et surtout 1970 c’est l’ouverture des économies mondiales et le développement des politiques de libre-échange qui ont vraiment lancé l’accélération de la mondialisation. Entre 1950 et 2010, les exportations

 

mondiales ont ainsi été multipliées par 33 ce qui a contribué largement à augmenter les interactions entre les différents pays et régions du monde.

La Mondialisation Financière

Dans le même temps, la finance s’est aussi mondialisée. À partir des années 1980, sous l’impulsion des politiques néo-libérales, le monde de la finance s’est progressivement ouvert. De nombreux Etats (les Etats-Unis sous Ronald Reagan, le Royaume-Uni sous Margaret Thatcher) ont mis en place ce que l’on appelle la « Politique des 3D » : Désintermédiation, Décloisonnement, Déréglementation.

Il s’agissait de simplifier les règles de la finance, de supprimer les intermédiaires financiers et de faire tomber les barrières entre les différentes places financières afin de faciliter les échanges de capitaux entre les différents acteurs financiers de la planète. Cette globalisation financière a contribué à l’émergence d’un marché financier mondial où se sont multipliés les échanges de titres et de capitaux.

La Mondialisation Culturelle : Mondialisation et Diversité Culturelle

Avec la mondialisation économique et financière, il y a eu évidemment une mondialisation culturelle. En effet, la multiplication des échanges économiques et financiers s’est accompagnée d’une accélération des échanges humains :

migrations, expatriations, voyages…

Ces échanges humains ont contribué au développement des échanges culturels.

Avec la digitalisation du monde et l’avènement d’internet, ces échanges culturels se sont multipliés. C’est ainsi qu’aujourd’hui, un peu partout dans le monde on peut goûter les cuisines de différents pays, avoir accès à la littérature ou au cinéma de toute la planète… La mondialisation a donc rendu plus accessible la diversité culturelle internationale.

Mais paradoxalement, la mondialisation a aussi tendance à homogénéiser les cultures mondiales. En effet, certains particularismes culturels tendent à disparaître au profit de la mondialisation. Certaines cultures s’imposent, d’autres disparaissent. C’est ainsi qu’aujourd’hui, le cinéma américain devient partout dans le monde une référence, parfois au détriment des industries cinématiques locales.[39]

Les Limites de la Mondialisation 

Les Limites Economiques

 

Un ensemble de limites économiques peuvent freiner la mondialisation. Une économie véritablement mondialisée impliquerait entre autres aucune barrière commerciale, un libre mouvement de la main d’œuvre et un environnement transactionnel homogène et équitable. 

Ceci permettrait aux acteurs, principalement les corporations, d’utiliser au maximum les avantages comparatifs de l’espace et d’atteindre un optimum d’efficacité économique. De toute évidence, ces attributs sont pratiquement impossibles à atteindre, surtout pour des raisons politiques. Les nations sont en

 

général peu disposées à renoncer à une partie de leur souveraineté, même si cela pourrait être perçu pour le bien commun. Des changements considérables devront survenir au niveau des institutions internationales pour y parvenir. Même dans le contexte de l’Union Européenne, les processus d’intégration se buttent souvent à des impératifs nationaux visant à protéger des intérêts spécifiques. Il convient garder l’Europe sur le cas de l’Europe pour voir jusqu’où peuvent aller les processus d’intégration régionaux et dans quelle mesure il est possible de les extrapoler à plus grande échelle. La perception économique des populations et des sociétés qu’ont les corporations dans une perspective de mondialisation se borne au terme du marché et dans quelle mesure il est possible de considérer le marché comme homogène. Un marché totalement homogène, c’est-à-dire un « marché global » existe-t-il vraiment ? De toute évidence plusieurs corporations souhaitent une adoption globale de leurs produits et certaines y sont même parvenues en ce qui concerne la consommation de masse de biens courants telles les boissons, l’électronique et l’habillement.

Or cette volonté se butte à des limites sociales et culturelles qui font en sorte que les habitudes et préférences de consommation diffèrent. Sur ce point les médias ont fortement contribué à une homogénéisation des marchés, notamment dans les pays en voie de développement. Malgré que le marché global est plus un concept qu’une réalité, la médiatisation a repoussé plusieurs limites culturelles de nombreux marchés. L’émergence des médias comme pouvoir et la diffusion des technologies de l’information risquent-ils d’homogénéiser davantage l’espace culturel ou seront-ils garant d’identités spécifiques ? Une tendance lourde actuelle est à la formation de grands oligopoles financiers, industriels, commerciaux et médiatiques comme le démontre les processus de fusions et d’acquisitions.[40]

Observe-t-on l’émergence d’entreprises mondiales ayant la capacité d’intervenir sur de nombreux marchés et de distribuer efficacement leurs fonctions de production et d’administration ? Ce processus se butte à plusieurs limites dont celles de gestion et d’organisation, quoique les technologies de l’information aient accru l’efficacité des systèmes de contrôle et de distribution. Pour le moment la croissance et la concentration des entreprises multinationales a été soutenue mais la question à savoir jusqu’à quel point cette croissance est possible est loin d’être résolue. Dans un contexte de croissance démographique soutenue et d’augmentation de la consommation de ressources, il convient de souligner les limites du développement économique dans une économie en voie de mondialisation, surtout sur le point de la distribution de la richesse.

L’accroissement des inégalités aussi bien entre qu’au sein des nations est source d’instabilité et de mécontentement. Sur ce point, la mondialisation et le système

 

capitaliste qui l’a soutenu peuvent être considérés comme des échecs sociaux qui imposent des limites à sa croissance future.[41]

Plusieurs pays en voie de développement y trouvent souvent peu d’avantages malgré la rhétorique préconisée par des institutions telles le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et l’Organisation Mondiale du Commerce. Dans ces conditions le libre échange (free Trade) devrait plus prendre l’apparence d’un échange équitable (fair Trade).

Limites Spéciales 

 

L’espace économique mondial étant une entité finie et close, fait en sorte d’imposer de nombreuses limites spatiales à la mondialisation. Ces limites sont principalement concernées par quantité de ressources disponibles et leur distribution dans l’espace. La question environnementale, principalement les problèmes environnementaux que soulèvent les activités humaines, souligne les limites de la croissance de l’utilisation des ressources. La population mondiale a dépassé les six milliards d’individus en 1999 et les Nations Unies prévoient qu’elle attendra 8,9 milliards vers 2050. Compte tenu du niveau technologique actuel, il n’y a tout simplement pas assez de ressources disponibles pour permettre à l’ensemble de la population mondiale d’avoir un niveau de consommation similaire à celui des populations des pays développés.

La mondialisation de l’économie a été accompagnée par une croissance du commerce international, notamment par une division internationale du travail et une spécialisation de la production. Une analyse de ce commerce laisse cependant entrevoir qu’il est a priori d’étendue régionale au sein de blocs économiques tels l’ALENA et l’Union Européenne. Il est dans ces conditions plus question de régionalisme que de mondialisation et la limite spatiale en est une d’échelle. Les difficultés derrière la mise en place des accords commerciaux sous-jacents à l’Organisation Mondiale du Commerce et des litiges qu’ils soulèvent illustrent que les échelles nationales et régionales sont difficiles à circonscrire.47 

La forte croissance démographique qu’a connu et que connais toujours de nombreux pays en voie de développement laisse entrevoir de nombreuses limites écologiques, économiques et sociales à leur croissance future. Plusieurs ressources sont exploitées au-delà de leurs limites et rien pour l’instant laisse supposer que la situation s’améliora. Il importe alors de considérer dans quelle mesure ces facteurs environnementaux iront freiner les processus de mondialisation. 

Malgré ses limites, la mondialisation reste un processus indéniable ayant modifié considérablement les espaces économiques, et ce de façon hétérogène. Reste à

 

savoir dans quelle mesure ce processus perdura au court de ce XXIe siècle et à quels espaces il bénéficiera le plus.

Toutefois, en 2001, le débat a pris un nouveau ton, changeant de manière subtile mais peut-être profonde. Les parties opposées ont semblé nuancer leur vision respective de la mondialisation « bonne » pour les uns et « mauvaise » pour les autres, vision qui paraissait par trop simpliste. Ce changement d’approche s’est accentué après les attentats du 11 septembre aux États-Unis, qui ont exposé la vulnérabilité de la mondialisation engendrée en partie mais en partie seulement par le sentiment d’impuissance dans certains pays qui ne veulent pas, ou ne peuvent pas, y participer. Les deux parties ont compris que le débat doit être axé sur la recherche d’une gestion optimale du processus de mondialisation au niveau national et international afin que les bénéfices soient largement partagés et les coûts aussi limités que possible.

 

L’Afrique et la Mondialisation 

 

L’Afrique est principalement caractérisée par des pays en voie de développement qui a fortement pâti de la mondialisation qui transforme progressivement le monde en un marché unique fortement interconnecté. En effet, la prospérité d’un pays dépend simplement de sa productivité mais aussi du choix stratégique de ses partenaires commerciaux, de ses produits et politiques d’exportation.[42]

Les pays africains doivent exploiter au mieux la mondialisation, en continuant de diversifier leurs échanges au-delà du secteur des ressources naturelles et en renforçant le commerce intracontinental. On note que l’Union Européenne demeure le plus grand partenaire commercial d’Afrique avec 30 % des échanges suivi par la chine avec 15 %, ce qui accentue accentuant énormément la dépendance économique de l’Afrique de ses partenaires commerciaux. Par ailleurs, les échanges entre les 54 pays africains s’établissent seulement à 16 %. En effet, un pays africain sur quatre dépend d’un ou deux produits de base pour 75 % de recettes d’exportations (CNUCED, 2005).[43]

En effet dans ce travail nous conseillons et comparons les différents points de vue empirique avec la validité des arguments sur la mondialisation suivant un sens de saisie d’opportunité qui pourrait s’avérer être bénéfique aux économies africaines. Ce travail s’intéresse à la diversification des partenaires commerciaux et surtout au déséquilibre extérieur que ces derniers peuvent apporter sur le continent africain.

Il analyse la conjoncture économique mondiale, décrypte le rôle des communautés économiques régionales ainsi que leurs politiques avec les institutions partenaires et leurs initiatives en matière d’intégration et propose plusieurs pistes pour aider le secteur privé en Afrique à tirer le meilleur parti des opportunités offertes par les chaines de valeur régionales.

 

Si la globalisation a concouru au cours des dernières années à une plus forte croissance et à la richesse, ce constat ne s’étend pas à l’ensemble des continents et des pays. Dans les moins développés d’entre eux, et en particulier en Afrique, la dégradation des déséquilibres existants a fait entrave au développement et aggravé la pauvreté. La marginalisation de ces pays se reflète dans leur faible part du commerce (2 % à peine), de la production (guère plus élevée) et de l’investissement mondial (1 %). Cette situation est aggravée par un niveau d’endettement extérieur insoutenable et par les promesses non tenues d’aide publique, à un moment où la plupart des pays ne peuvent pas poursuivre leurs efforts de réforme et de développement sans appui financier. Bien que les pays membres de l’Organisation de développement et de coopération économiques (OCDE) se soient engagés à consacrer 0,7 % de leur PIB à l’aide publique au développement, les versements n’en représentent en moyenne que 0,25 % actuellement. 

En valeur absolue, la différence entre le montant engagé et le montant effectivement versé se chiffre à 100 milliards de dollars par an. Face à ce constat, il nous appartient d’examiner les différentes facettes de la mondialisation, d’évaluer ses bienfaits et ses risques, à la lumière des récents événements économiques et financiers qui ont secoué différentes parties du monde et diverses économies des plus riches et des plus pauvres. Cette approche devrait permettre d’améliorer les chances de succès d’une intégration sans heurt de l’Afrique à l’économie mondiale. En dépit d’un environnement international parfois défavorable, ponctué de catastrophes naturelles qui ont affecté un grand nombre de pays de la région, l’Afrique a enregistré dans l’ensemble des taux de croissance relativement satisfaisants au cours des dernières années. Tandis que seulement 18 pays de la région affichaient une croissance de 3 % ou plus en 1992, on en compte 30 aujourd’hui, qui œuvrent à une amélioration sensible du PNB par habitant tout en maîtrisant l’inflation. Mais cette performance a été réalisée au prix de réformes structurelles coûteuses qui ont le plus souvent fragilisé les couches sociales les plus vulnérables. En outre, l’Afrique est encore loin d’atteindre son objectif d’un taux de croissance supérieur à 7 % par an, indispensable pour aligner son niveau de vie sur celui des autres pays en développement. Cet objectif n’est pas hors d’atteinte pour les pays d’Afrique, mais ils ne pourront y parvenir qu’en s’intégrant à l’économie mondiale et en accélérant les réformes avec deux objectifs fondamentaux[44] :

Créer les conditions les plus propices à l’investissement privé en favorisant une plus grande ouverture des échanges intérieurs et extérieurs ;  

Rendre l’économie nationale plus efficiente en redéfinissant le rôle de l’État et en réformant la fonction publique pour améliorer le climat des affaires, et en

 

instaurant un cadre juridique et réglementaire transparent, à même d’encourager l’investissement privé. L’action de l’État doit se recentrer sur le développement social du pays, notamment la santé et l’éducation, afin de combler l’important déficit qui caractérise la plupart des pays africains sur ces deux volets.  

Le secteur financier, vecteur essentiel pour la conduite et la réussite de ces réformes, doit être inclus dans tout programme. L’assainissement, la restructuration et la modernisation du secteur bancaire ainsi que le développement des marchés de capitaux et des institutions financières sont importants. Mais pour assurer le succès des réformes, compte tenu des expériences passées, ce programme doit être adapté aux spécificités propres de l’environnement économique et social, aux priorités et au développement de chaque pays.[45]

Le rôle des Partenaires dans le Développement 

 

Si la réalisation des objectifs de réforme et de développement relève en premier lieu et exclusivement de la responsabilité des pays africains eux-mêmes, il est néanmoins du devoir de la communauté et des organisations internationales de soutenir leurs efforts. Si la volonté manifeste de notre continent de se mettre à niveau et d’adhérer à l’économie mondiale se conjugue avec une détermination plus forte des pays industrialisés d’honorer leurs engagements et d’ouvrir leurs marchés, avec l’appui des organisations tant régionales qu’internationales, nous pourrons arriver à renforcer la croissance et à réduire la pauvreté, et à établir ainsi le fondement de la stabilité politique, économique et sociale Les pays partenaires pourront appuyer les efforts des pays africains tout d’abord en donnant libre accès sur leurs marchés aux exportations de ces derniers, ce qui permettra plus particulièrement aux pays pauvres très endettés de mieux s’intégrer au système commercial mondial. L’abolition des barrages frontaliers devrait, selon certaines études, engendrer des flux de recettes représentant trois fois l’aide extérieure fournie aux pays en développement. Ceci nous amène au point crucial relatif à la disponibilité des ressources, jusque-là insuffisantes pour bon nombre de pays africains : l’allégement de leur dette extérieure, par annulation ou restructuration, permettrait à ces pays d’épargner des ressources qui seraient affectées à l’investissement productif, générateur de croissance et de justice sociale.[46]

Nous ne devons pas négliger les efforts des instances internationales, garantes du système économique mondial, pour contenir les risques de la mondialisation tout en améliorant le niveau de vie pour tous et en développant les opportunités.

L’objectif primordial de ces institutions est d’assurer une croissance saine et

 

durable, sans choc majeur, et de réduire ainsi la pauvreté. Plus particulièrement, le FMI et la Banque mondiale doivent continuer à travailler conjointement à la mise en œuvre d’une stratégie participative de réduction de la pauvreté. Ils doivent aller au-delà de la promotion d’une discipline macroéconomique, de la libéralisation et de la limitation du rôle de l’État dans l’économie pour pousser les réformes dans les domaines liés au renforcement de l’environnement institutionnel, en particulier les règles de marché, de droit et de bonne gouvernance, en vue de parvenir à une convergence des textes et des institutions entre pays en développement et pays développés. Les institutions internationales doivent œuvrer ensemble à la réalisation de l’objectif unique qui est de faire de la mondialisation un processus d’intégration, et non pas d’exclusion. Les récentes crises financières en Asie du Sud-Est, en Amérique latine et en Russie sont autant de signes qu’il est urgent de renforcer la cohésion des programmes des différentes institutions. 

Enfin, l’intégration régionale et l’intensification de la coopération économique constituent également un axe important pour l’insertion de l’Afrique dans l’économie internationale. En effet, à l’heure où prédomine la mondialisation et où les regroupements régionaux, politiques et économiques, représentent les principales forces influentes sur la scène mondiale, il appartient aux dirigeants africains d’approfondir ces mécanismes d’intégration, notamment en développant des liens verticaux et horizontaux à l’échelle du continent au-delà des sensibilités ethniques ou régionales. L’élargissement des zones de libreéchange et la promotion de projets de développement conjoints en sont deux exemples. Nos organisations régionales doivent être traitées comme des instruments de facilitation de l’intégration des pays d’Afrique dans l’économie mondiale en améliorant l’accès des producteurs africains aux marchés régionaux. Elles ne doivent ni se limiter à la protestation, ni s’ériger en forteresses protectionnistes contre la mondialisation, mais développer des programmes et des stratégies pour consolider davantage la cohésion régionale.

 

 

 

§3. La Sécurité Internationale  

 

Il est vrai qu’ici nous apercevons la Sécurité internationale dans son aperçu téléologique, c’est-à-dire de la sécurité collective, une sorte d’organisation des Etats autours d’une logique consistant à porter un soutien (de toutes sortes) aux Etats qui sont menacé ou qui en ont besoins au sein de ladite organisation.

 

Puisqu’il est évident que nous nous situons dans le cadre des Nations Unies, alors il est entendu que l’on raisonne dans le contexte d’une société d’États, donc de mécanismes de sécurité conçus par les États et dans leur intérêt. La Charte de l’ONU, qui est un traité entre États, et nullement une constitution mondiale, elle a été construite à partir d’un concept de sécurité, qui est la sécurité collective. A l’issue de la deuxième guerre mondiale, la préoccupation essentielle des rédacteurs était d’éviter le retour de semblables catastrophes. 

 

Cependant, le terme même de « sécurité collective » n’est pas employé dans la Charte. Dès lors, elle n’est pas définie. On peut alors en présenter plusieurs approches successives. La sécurité collective, c’est d’abord un concept; c’est aussi une institution ; enfin des perspectives, celle de la réforme des Nations Unies, qui nous permettra de conclure.[47]

 

Le Concept 

 

On peut en décliner les composantes : un concept de sécurité ; un concept ambigu ; un concept équivoque. 

Un Concept de Sécurité

 

A ce titre, la sécurité collective s’inscrit parmi d’autres concepts, qui ont été ou sont encore pratiqués parallèlement, et qui sont à la fois des théories du maintien de la paix et des systèmes de sécurité. Ainsi l’équilibre, cher au Royaume Uni puis devenu le concept dominant de l’Europe classique ; la dissuasion nucléaire, le dernier historiquement défini. Comme tout autre système, la sécurité collective comporte des règles du jeu. Il faut que les partenaires jouent suivant les mêmes règles, qu’ils aient les mêmes attentes à son égard.54

Un Concept Ambigu 

 

La sécurité collective se situe entre deux autres systèmes opposés : l’État mondial d’un côté, la sécurité individuelle de l’autre, c’est-à-dire la responsabilité laissée à chaque État d’assurer lui-même sa sécurité. La sécurité collective globalise les problèmes de sécurité internationale, elle fait de la sécurité de chacun l’affaire de tous. Des mécanismes collectifs exprimant cette solidarité sont institués pour apporter des réponses communes à l’ensemble des questions de sécurité internationale. Parallèlement cependant, chaque État reste, au moins de façon ultime, responsable de sa propre sécurité, conserve donc la liberté de s’armer, sans restriction a priori, et doit ainsi assurer sa propre défense, notamment en disposant du droit de légitime défense.[48]

 

Un Concept Evolutif 

 

La sécurité collective n’est pas sortie un jour toute armée du cerveau d’un théoricien. Elle a connu une maturation historique, à la fois intellectuelle et pragmatique, qui n’est pas encore achevée ce qui signifie que l’on peut toujours l’améliorer. C’est là une grande différence avec, par exemple, l’équilibre, dont les principes sont simples et stables, qui ne peut progresser, même si sa gestion est très subtile. Très schématiquement, cette maturation a connu trois étapes : La première, embryonnaire, est celle de l’alliance : on se groupe pour globaliser sa sécurité, on prend en quelque sorte une assurance auprès d’autrui. C’est déjà une dimension collective. Mais l’alliance, dès lors qu’elle n’est pas universelle, appelle la contre alliance, et l’on débouche, par exemple, sur la première guerre mondiale. L’alliance relève ainsi au mieux de la défense collective.[49]

Une Institution (Le Conseil de Sécurité)

 

Il est le cœur du système. La restriction du recours à la force armée est pour les juristes un grand sujet d’étude et d’analyse. Mais, à la limite, elle n’est pas absolument indispensable pour que le système fonctionne. Il suffit en effet que le Conseil de sécurité soit doté des moyens nécessaires pour éviter les atteintes à la paix et pour réagir en cas de rupture de la paix, suivant son évaluation des situations. L’interdiction du recours individuel à la force armée est plus un fondement de légitimité du système qu’une condition de son efficacité. Elle exprime l’engagement, des États et légitime l’action contre eux du Conseil, s’ils manquent à leurs propres engagements. Les caractéristiques originales du Conseil sont des trois natures : il est juridiquement tout puissant ; il est militairement désarmé ; son efficacité repose sur l’entente active de ses membres permanents.[50]

 

Juridiquement Tout Puissant

 

On peut le mesurer à la fois par l’extension de ses compétences et par l’étendue de ses pouvoirs. Pour ses compétences, il peut se saisir de toute question qu’il estime concerner la paix et la sécurité internationale. Le Chapitre VII de la Charte, qui est dans l’esprit de ses créateurs le fondement principal de son action, lui offre des bases imprécises et flexibles, qu’au surplus il apprécie seul. Il a pu ainsi faire rentrer le terrorisme dans les menaces contre la paix, mais aussi la prolifération des armes de destruction massive ou ADM, voire les atteintes massives au droit humanitaire, ou l’environnement … 

 

 

Quant à ses pouvoirs, on en prendra simplement quelques exemples qui vont audelà du texte de la Charte et en soulignent bien le caractère inconditionné : le Conseil a pu demander à un État (la Libye) de livrer ses nationaux ; créer des Tribunaux pénaux internationaux spéciaux (ex-Yougoslavie, Rwanda) pour juger des accusés dont il avait défini les bases d’incrimination ; garantir une frontière (Iraq / Koweït) ; imposer le désarmement unilatéral d’un État (Iraq) ; créer des mécanismes institutionnels et coercitifs d’inspection (Iraq à nouveau) ; imposer à tous les États (après le 11 Septembre) de prendre des mesures internes, législatives, administratives, judiciaires, policières, pour prévenir le terrorisme et lutter contre lui

Militairement Désarmé

 

Ce n’est pas un accident, et dès le départ, la création d’une « armée des Nations Unies » n’a jamais été sérieusement envisagée. Plusieurs raisons l’expliquent. Des raisons techniques : Comment réaliser une armée internationale non rattachée à une autorité souveraine ? Comment la former, l’équiper, la maintenir, la discipliner, la commander ? Des raisons politiques : Les États ne veulent pas entretenir une armée différente des leurs, éventuellement supérieure, et pas davantage placer leurs armées nationales sous un commandement qui leur échapperait, l’échec de la CED fait écho à l’absence d’une armée des Nations Unies. Une raison culturelle : Les Nations Unies sont conçues pour la paix et non pour la guerre. Pour la grande majorité des États membres, il n’est pas acceptable que l’on tue au nom des Nations Unies.

 

Conditionné par l’Entente Active de ses Membres Permanents

 

C’est là la condition d’efficacité du système. Les membres permanents sont aussi bien la source de la légitimité que de l’efficacité du Conseil. Les fondateurs l’ont voulu ainsi, en les désignant nominativement dans la Charte, en les dotant du droit de veto. Ils ont de la sorte fait du Conseil non seulement une institution internationale, mais aussi une coalition d’États ; non seulement une construction théorique, mais encore une entreprise historique puisque le Conseil, d’un côté, résume et rassemble la réflexion d’un demi-siècle sur la sécurité collective, et d’un autre côté enregistre la situation politico-stratégique à l’issue de la deuxième guerre mondiale.

 

 

 

 

 

 

 

 

Des Perspectives 

 

On peut imaginer de plusieurs manières l’avenir de la sécurité internationale. Si l’on est optimiste, on aspirera à l’expansion et à l’universalisation du modèle de paix structurelle que l’Union européenne a su créer entre ses membres, et qui dépasse par le haut la sécurité collective. Si l’on est pessimiste, on redoutera que l’avenir n’appartienne, suivant un thème à la mode, particulièrement dans la littérature américaine spécialisée, au chaos, à la déconstruction de tous les mécanismes institutionnels établis depuis 1945, Nations Unies, maîtrise des armements entre autres une destruction créatrice à la Schumpeter d’où émergerait un ordre de type hégémonique, au bénéfice mais aussi à la charge des États-Unis. 

 

Si en revanche on est réaliste, on reviendra vers les Nations Unies, seul cadre multilatéral et universel pour la sécurité internationale, parce qu’il n’est pas vrai qu’un seul État, si puissant soit-il, puisse maîtriser la société internationale, ni même la désorganiser. Ceci nous conduit au thème de la réforme de l’ONU. A ce sujet, on entend deux types de discours, qui se déploient dans deux directions plus opposées que complémentaires : une approche normative ; une approche institutionnelle.

 

Approche Normative

 

Elle consiste à prétendre améliorer et à actualiser les textes fondateurs, en définissant un nouveau concept de sécurité, en partant d’une analyse des menaces et des risques contemporains ADM, terrorisme, effondrement des États… 

 

Elle souhaite également mieux réglementer l’usage de la force armée, que ce soit par des instances internationales ou par les États en situation de légitime défense. Il s’agit en réalité d’une fausse bonne idée, et à notre sens vouloir écrire et figer définitions et doctrines est un piège. Les rédacteurs de la Charte ont eu la sagesse d’y échapper. Ce n’est pas par hasard que l’on ne trouve dans la Charte aucune définition, ni de la paix ou de la sécurité, ni de la force, ni de l’agression, ni de la légitime défense. Cette absence n’a jamais empêché le Conseil de sécurité de fonctionner lorsque les conditions politiques étaient réunies. Au surplus, la définition de certaines notions n’a rien changé.  Ainsi celle de l’agression, lorsque l’Assemblée générale s’est mise en tête de le faire, voici une trentaine d’années. Ce qui compte, ce n’est pas de s’enfermer dans des doctrines qui ne reflètent que la conjoncture et doivent à leur tour être en permanence ajustées, c’est de disposer d’un organe international suffisamment puissant et flexible pour s’ajuster pragmatiquement aux situations nouvelles, comme le Conseil a su le faire remarquablement depuis une quinzaine d’années lorsqu’on a voulu le faire fonctionner.

 

 

 

 

Approche Institutionnelle.

 

Il s’agit alors de chercher à améliorer le fonctionnement du Conseil, sur le double plan de son efficacité et de sa légitimité. Ou en d’autres termes de ses moyens et de sa composition. La question des moyens est la plus simple, parce qu’elle ne suppose pas de modification de la Charte, ni amendement ni révision. On peut songer à des réformes administratives, par exemple le renforcement au sein du Secrétariat du Département des Opérations du maintien de la paix, le développement d’une capacité d’analyse des situations dangereuses, y compris en termes militaires, d’un outil d’étude des adaptations que le système doit rechercher en permanence... 

 

Beaucoup d’idées judicieuses ont été avancées dans des rapports ou travaux dans le temps : Rapport Brahimi, Rapport Evans-Sahnoun sur la responsabilité de protéger par exemple…  Qui ne sont pas trop difficiles à mettre en œuvre. Diversifier et enrichir les outils qui sont dans la boîte du Conseil ne peut être que positif. Aux réformes administratives il faut ajouter la possibilité pour le Conseil de créer des organes subsidiaires, dont il a déjà fait un large usage, et qui permet de développer la Charte sans modification formelle.

 

La question de la composition du Conseil est la plus difficile, puisque toute réforme suppose une modification formelle de la Charte. Beaucoup considèrent que l’élargissement du Conseil serait utile à son efficacité, et profitable à sa légitimité. Probablement serait-il davantage de nature à renforcer les capacités préventives du Conseil que sa capacité coercitive, et surtout l’autorisation d’utiliser la force armée. Mais, à supposer que l’élargissement soit souhaitable, il ne peut l’être que dans certaines conditions :

 

Il devrait rester modéré, pour permettre au Conseil de fonctionner, et de fonctionner dans l’urgence.

Il devrait être fondé sur la capacité des nouveaux membres de contribuer concrètement au maintien de la paix, y compris par un appui militaire Il doit exclure le droit de veto, qui est suffisamment distribué pour remplir ses fonctions positives et dont la multiplication n’ajouterait rien à la sécurité collective.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

§3. La Démographie Et Migration 

 

La mobilité des personnes et les migrations à l’heure d’une accélération de la mondialisation, voire pour certains auteurs de la globalisation font société.

 

Alors qu’il est admis par les sphères politiques et économiques, dirigeants de notre monde que la liberté de circulation des biens et des services ainsi que la suppression des droits de douanes sont une nécessité pour la croissance économique et le développement, celle des personnes et âprement discutée. 

 

Pouvoir changer de résidence principale tout en franchissant une frontière n’est pas permis à tout un chacun, cette volonté se heurtant aux besoins des pays d’arrivée et uniquement à leurs besoins qu’ils répondent à des souhaits de politiques de peuplement ou uniquement à des migrations du travail sans installation durable.

 

o Les contenues des débats actuels en matière de politique migratoire n’est pas fondamentalement différent de ceux qui ont été conduits dans le pays d’arrivée et développé depuis un siècle. La base de politique migratoire de ces pays du nord est la sélection des candidats à l’immigration. Les modalités de ce choix ont changé, les capacités des personnes attendues et leurs niveaux de qualification variant dans le temps en fonctions des besoins de l’économie des pays d’arrivée.    En moins d’un demi-siècle, certains pays sont passés d’une demande de paysans de paysans sans qualification pour le monde industriel à la recherche d’infirmiers, de médecins où des politiques publiques migratoires ont peu évolué sur le fond. Elles ont encore pour objectif de définir les conditions d’une migration attendue qui se résument à trois aspects : 

La sélection des candidats à l’immigration en fonction de leur capacité de travail et de leur qualification, 

L’acceptation par les migrants des conditions de séjours et de travail proposées

La signification des modalités d’une possible insertion dans le pays d’arrivée.

 

C’est en fonction de ce contexte politique qu’il devient possible d’imaginer les différentes manières de poser la question des migrations internationales.   

L’intérêt de situer la migration internationale dans la réalité démographique s’exprime simplement : d’une part, nous avons une minorité, soit 8% de la population en France ; de l’autre, une majorité.

L’étranger ou l’immigré, cet autre permet d’expliquer ce qui se produit sous nos yeux. Ce qui deviendrais central par l’examen, des questions de démographie ce n’est pas la présence de cette minorité, mais le projet de société qui est construit. De ce point de vue, l’étude des politiques migratoires révèle la société qui se construit pour demain.

Est donc en jeu la question de l’équilibre démographie qui se résume en deux défis majeurs :  l’augmentation de la part de retraités dans la population totale, le nécessaire maintien des dynamiques démographiques, donc aussi économique, afin d’éviter le déclin de la part de la population en Age de travailler.     

Enfin, la dernière question est certainement la plus importante : quel projet de société est porté par ceux qui vivent ensemble ? on le voit, ce qu’on appelle ‘’le problème de l’intégration des populations étrangères’’, des immigrés, de l’autre, est d’abord est avant tout celui de la société d’installation et de la citoyenneté qu’elle construit.     

 

Conséquences Economiques de l’Immigration : le cas de la France

 

Au-delà des enjeux soulignés plus haut, les conséquences des migrations peuvent aussi être nombreuses pour les pays d’accueil. En Europe, face au vieillissement de la population active, plusieurs économistes se sont interrogés sur la nécessité d’une « migration de remplacement » pour pallier cette population manquante. 

En réalité, de nombreux pays européens sont confrontés à la réduction des taux de natalité et à l’allongement de l’espérance de vie. La France reste cependant, avec l’Irlande, le pays le plus fécond d’Europe, même si elle connaît, elle aussi, une forte augmentation de la part des 65 ans et plus dans la population. À cause de cette situation démographique inquiétante, l’équilibre financier des systèmes de retraite par répartition en Europe pourrait être difficile à atteindre.

Afin de contrecarrer ce processus du vieillissement des populations, les débats s’articulent souvent autour du rôle de la migration des jeunes dans la croissance de la population active. Dans son rapport annuel sur les Perspectives des migrations internationales de 2012, l’OCDE explique qu’entre 2000 et 2010, la croissance de la population active dans certains pays (Suisse, Italie, Luxembourg et Royaume-Uni) résulte intégralement ou presque de l’arrivée de nouveaux immigrés. Contrairement à la France, un grand nombre de travaux sur les conséquences économiques de l’immigration porte sur les États-Unis, où le sujet a été investi depuis maintenant plusieurs décennies. L’immigration en France est souvent accusée d’être responsable du chômage mais la réalité des flux migratoires est trop souvent méconnue. Il est vrai que la migration pour motif économique a progressé ces dernières années mais elle reste minoritaire, ne dépassant pas 10% de l’ensemble des admissions au séjour accordées aux ressortissants de pays tiers, alors que plus de la moitié du flux d’entrées s’explique par des motifs familiaux.

La migration, d’une manière sournoise participe également dans le processus de la mondialisation qui consiste à rendre le monde, tel un village planétaire. Les flux migratoires sont en quelques sorte, un processus de mise en commun de la population mondiale.

Ces déplacement d’un pays à une autres, généralement de l’Afrique vers l’Europe est une opportunité pour les africains, d’explorer de nouvelle horizons dans le but de s’informer, de se former, aussi d’adhérer, mais également de participer dans l’évolution des technologies de l’information et de la communication

Enfin, ce processus, important qu’il soit pour ce que nous qualifions de l’intégration planétaire, devra être soutenue d’un côté par les Etats, et de l’autres par les organisations internationales, œuvrant dans le domaine de droit de l’homme, pour agir de sorte à l’influencer une réforme, voir une révision des politiques migratoire des pays développer (à travers le monde). C’est de là que l’immigration clandestine ou illégale sera vaincue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE 3.  LES EXIGENCES ET LES PERSPECTIVES D’UNE STRUCTURE EQUILIBREE

DANS LE SYSTEME INTERNATIONAL

 

Il existe des multitudes d’auteurs qui se sont orientés dans l’analyse de la vie internationale depuis des lustres. Aujourd’hui  encore plusieurs s’intéressent à la matière, et comme son origine le démontre, l’étude du système international est aussi veuille que le monde, depuis du temps d’Aristote, avec sa conception du cosmos, considérant ainsi le système international comme l’ensemble d’un tout, hiérarchisé et comme un ordre auquel chaque être participe par sa nature et auquel il faut se référer quelques soient les réalités physique et que l’on étudie.[51]

La controverse qui se pose à ce stade et celle de l’équilibre du système international en question. Depuis l’ordre établi par les traités de Westphalie, fondé sur l’équilibre, le système mondiale est en perpétuel instabilité ; tout en considérant l’échec de la SDN comme point de départ, passant par les deux guerres mondiales, de la bipolarité jusqu’à l’éclatement de l’URSS, de l’avènement de l’hyper puissance américaine à l’émergence de la thèse multipolaire (qui d’ailleurs a rendu encore plus énigmatique la qualification du système international), le monde ne cesse de nous surprendre avec ses évolutions de toute nature et de toute vitesse ; n’obéissant pas, parfois à la stabilité des relations internationales.

Aujourd’hui encore, il est plus difficile de qualifier ou de lire entre le ligne afin de parvenir à voir quel ordre dirige le monde, quelle harmonie règne sur la scène internationale.

Il y a de ceux qui pensent que l’ordre international actuel est la démocratie du système onusien qui règne, encore faut -il que cette démocratie s’installe et se vie dans l’ensemble du système, encore faut -il que cela soit adapter dans chaque pays appartenant au système onusien. Il est donc délicat de percevoir aujourd’hui la démocratie pas comme un ordre mondial mais plutôt comme une culture propre à l’occident.

Il y a d’autres qui pensent autrement, tout en affirmant la thèse du multilatéralisme, comme gage d’une coopération multidimensionnelle.

 

Selon le dictionnaire de la science politique et des institutions politiques, « le multilatéralisme tend à définir un système mondial de coopération dans lequel chaque Etat cherche à promouvoir ses relations avec tous les autres plutôt que de donner la priorité aux actions unilatérales ou bilatérales jugées dangereuses ou déstabilisantes »[52] Le développement de son usage est lié à la constitution de tout un système international au sommet duquel se trouvent désormais les organisations intergouvernementales internationales.[53]

D’autres encore pensent, (avec lesquels nous partagent le même l’avis) que le système international est en plein restructuration, suite à la multiplicité des variations ou de désorganisation que la vie internationale a subi (mais encore qu’il faut attendre plusieurs années) pour mieux se fixer dans la qualification du système international, mieux encore attendre un nouvel ordre mondial qui organisera la vie internationale de manière adéquat.

 

SECTION 1. La Perspective Libéralisme

 

De tous les raisonnements qui sont faits depuis la naissance de la science des relations internationales vers les années 1945, mais également de toutes les observations faites depuis toujours dans les phénomènes des relations internationales, la vision libéralisme du monde est celle, à notre sens, qui se distingue et se montre plus adéquate.   

Les penseurs de cette école sont dominants au sorti de la guerre vers les années 1914-1918. Mais aussi persistent après la fin de la deuxième guerre mondiale vers 1940-1945.

Cette école, ou ce courant des pensées conçois le changement en politique internationale, tout en prônant la création de la primauté du droit international, de la sécurité collective entre les Etats, le désarmement, une diplomatie ouverte et les libres échanges des toutes sortes, de toute nature, de la paix, de la justice ainsi que de la coopération internationale [54]

Cependant, depuis la fin de la guerre froide, l’école libérale connait un relance d’intérêt dans plusieurs publications académiques ainsi que dans les discours de politique étrangères de plusieurs Etats dont les Etats-Unis, pays originaires de l’école libérale.[55]         

La préoccupation centrale de cette école réside dans la réflexion à la promotion de ce qui devrait être plutôt que de se contenter de ce qui est comme font les réalistes.[56] C’est-à-dire l’anarchie régnant dans le système international.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SECTION 2. La Gouvernance Mondiale 

Le terme « Gouvernance Mondiale » implique donc comme sous-entendu l’idée d’une crise de la gouvernabilité au niveau supranational, l’idée que les États ou du moins certains États ne sont plus capables de bien assurer leurs tâches de régulation, notamment économique et sociale, de faire face aux nouvelles données de la mondialisation, d’en maîtriser les flux, et que ce sont d’autres intervenants (comme le FMI, l’OMC, et les FTN, ou firmes transnationales) qui devraient leurs dicter ces tâches.[57]

La notion de « gouvernance mondiale » met donc l’accent sur l’émergence de nouvelles formes de régulation, l’apparition de nouveaux protagonistes des affaires mondiales, parmi lesquels les FTN auraient une place de choix. L’idée de gouvernance mondiale, imposée par le courant « transnationaliste », se distingue donc nettement de l’idée classique du gouvernement, car elle dénonce le modèle étatique, qui confie aux seules autorités politiques la responsabilité de la gestion des affaires publiques. S’inscrivant dans l’esprit du néo-libéralisme économique, elle affirme la supériorité de la gestion managériale privée sur le gouvernement public, elle prône un dessaisissement par les États de leurs attributions en matière notamment sociale et de droits de l’homme, et un accroissement des pouvoirs des FTN.65

La chute de l’Union soviétique en 1991 a marqué la fin d’une très longue période de l’histoire internationale, celle dite de l’« équilibre ». Depuis cet événement historique, la planète est en phase de rupture géostratégique. Le modèle de la « sécurité nationale », par exemple, bien que toujours en vigueur pour la plupart des gouvernements, laisse place progressivement à une conscience collective émergente qui dépasse ce cadre étriqué.

§1. Concept de la Gouvernance Mondiale 

Pour certains, l’avenir de l’architecture mondiale passe par la mise en place d’un système de gouvernance mondiale. Or, aujourd’hui l’équation se complique sensiblement : alors qu’auparavant, il s’agissait essentiellement de réguler et de limiter le pouvoir individuel des États pour éviter les déséquilibres et la rupture du statu quo, l'enjeu de la gouvernance mondiale est maintenant de peser

 

collectivement sur le destin du monde en instaurant un système de régulation de ces nombreuses interactions qui dépassent l’action des États. A contrario, l’homogénéisation politique de la planète, grâce à l’avènement de la démocratie dite libérale, qui se conjugue sous de multiples formes, semblerait faciliter la mise en place d’un système de gouvernance mondiale qui dépasse le laissezfaire du marché et la paix démocratique élaborée au départ par Emmanuel Kant, et qui constitue une sorte de laissez-faire géopolitique.

Les dimensions de la Gouvernance Mondiale  

Parlant des dimensions de la gouvernance mondiale, Il faut raisonner sur deux dimensions : celle de l’Intégration (moins complète qu’on ne le croit) ; et celle de la solidarité née d’un destin commun.

La dimension de l’intégration globale consiste en ce sens que les rapports des Etats, dans sa globalité répondent, aux principes de la mondialisation, principe consistant à voir l’ensemble du monde comme étant une seule organisation politique, à l’image d’un Etat soumis à une seule administration, c’est-à-dire une seule gouvernance, régulée par un droit international efficace et contraignant.  Le monde d’aujourd’hui devra s’unifier, ce concentre au tours de même idéaux, des mêmes aspirations enfin d’espérer à un équilibre perpétuel tout en mettant de côté les intérêts égoïstes, qui est considéré par certains comme une nature encrée au Etat. 

En vrai, l’égoïsmes étatique n’est qu’une forme de mesure protectionniste, développer par les Etat (vivant dans un système déséquilibré, où règne en maitre l’insécurité ainsi que de l’injustice) de manière à ne pas subir cela mais plutôt de survivre. Par contre une intégration globale serait une opportunité pour les Etat de sortir de cette mesure protectionniste pour vivre ainsi dans un équilibre acceptable autours d’une seule gouvernance.

La dimension de la solidarité née d’un destin commun corrobore avec la première, conscient du fait que les Etats, à travers le monde sont destinés à un destin commun, nul besoin de se développer dans une anarchie complète, suite aux intérêts moins utiles que ceux qu’ils peuvent développer ensemble.  

§2. L’Encadrement des Relations Internationales  L’anarchie internationale reste une caractéristique des relations internationales : il n’y a pas d’autorité centrale au-dessus des États souverains ayant un rôle de législateur ou de censeur. Aussi, le concept d’anarchie, entendu dans un sens savant correspondant à l’absence d’autorité centrale et non de désordre, est un thème central pour la discipline ainsi que l’avait énoncé l’Anglais G.L. Dickinson dès les années 1920.[58]

L’absence ou la faiblesse d’autorités centrales n’empêche pas la formulation de règles de droit encadrant les relations internationales. Seulement, les auteurs du droit international se confondent le plus souvent avec ses destinataires ; l’émergence d’un droit international impératif (jus cognes) reste contestée et limitée puisqu’elle dépend des considérations nationales ; la sanction internationale s’avère exceptionnelle et dépend de facteurs politiques variables ;

 

le recours au juge international repose sur le consentement des États. C’est pourquoi, on parle de Soft Law ou de droit mou.[59]

§3. L’Intégration des Normes Internationales dans L’ordre Juridique National 

Traditionnellement, on envisage un système juridique interne comme un ordre cohérent de normes nationales, avec un bloc de constitutionnalité comme norme fondamentale. Il s'organise selon le principe de la hiérarchie des normes, qui stipule que toute norme juridique doit être encadrée et fondée sur une norme supérieure. Ce concept a notamment été élaboré par Hans Kelsen ainsi que par son disciple Adolf MERKEL[60]

Or, on constate aujourd’hui le développement continu de normes au niveau international et qui, loin de rester purement interétatiques, visent à affecter les ordres juridiques internes des États. Face à ce phénomène, des États comme la France et l'Allemagne (RFA) ont développé des mécanismes leur permettant d'intégrer des normes issues d’un ordre extra-étatique dans leurs hiérarchies des normes respectives

A donné lieu à deux théories. La première, dite dualiste, défendue par les partisans de la souveraineté absolue des parlements nationaux, est de plus en plus dépassée par l’évolution du droit international. Elle considère que les ordres juridiques, international et interne, sont autonomes l’un de l’autre obligeant à convertir toute norme internationale en norme interne pour la rendre applicable dans les États. La seconde conception, dite moniste, considère que le droit international et le droit interne forment un seul ordre juridique permettant l’effet direct de la norme internationale dans les États. Cette dernière conception est privilégiée par l’article 55 de la Constitution française qui reconnaît aux « traités ou accords régulièrement… une autorité supérieure à celle des lois » avec une condition de réciprocité. Cependant, cette supériorité affirmée par les juridictions internationales, telle la Cour de justice de l’Union européenne, peut rencontrer des résistances chez les juges nationaux. L’effet obligatoire d’un traité cesse lorsque celui-ci le prévoit, lorsque toutes les parties sont d’accord pour l’abroger ou lorsqu’un changement de circonstances apporte une modification radicale à la portée des obligations assumées par les parties. Des cas de nullité d’un traité peuvent résulter de vices du consentement ou de violations du droit interne ou international mais ils sont très rares et souvent controversés : erreur d’une des parties sur un fait ou une situation constituant une cause essentielle du consentement (cartes géographiques inexactes), dol, contrainte sur un État luimême, corruption d’un agent de l’État… La Convention de Vienne de 1969 sur les traités prévoit aussi la nullité d’un traité en cas de conflit avec une norme impérative du droit international général. Toutefois, cette disposition est très controversée : la France a même refusé de ratifier la Convention onusienne de 1969 pour cette raison.

 

 

§4. La Réforme des Organisations Internationales 

Il est vrai que l’intégration internationale est un sujet que nous ne pouvons aborder qu’au sein d’une organisation internationale, de même que l’organisation de la gouvernance mondiale n’est possible qu’au sein d’une structure supra étatique.

En langage claire, pour que le monde soit dirigé par un gouvernent mondiale doté des normes et règles cohésive, cela nécessite la création d’un autre système mondial, un ordre distinct au système actuel des nations unies. Avec des nouvelles bases et des règles bien établis, muni des force contraignantes et répressives, régis par un droit international avec des caractères cohésifs. Ils existent également d’autres qui pensent que l’ordre mondial actuel, avec le système onusien est un ordre qui ne peux être ni modifier, ni restructuré, car selon eux, l’ONU, (perçu aujourd’hui comme le centre de décision politique mondial) est et continue de maintenir l’équilibre mondial, départ l’absence des guerres mondiale depuis sa création jusqu’à nos jours ainsi que la sécurité internationale.      Mais à l’analyse des besoins qu’aspire l’ensemble de Etats à travers le monde, les besoins réels du monde qui est entre autre la sécurité internationale, l’équilibre politique international, la démocratie effective, l’éradication de la pauvreté ainsi que des mal nutrition, les violations de droit fondamentaux de l’homme ainsi que l’équilibre de l’économie internationale, nous nous retrouvons face à un dilemme (que l’ONU ne peut résoudre à cause de son incapacité du à l’inféodation des autres Etats, considéré comme super puissance incontournable, doté de privilèges exceptionnels par rapport à d’autres) qui requière l’avènement d’une nouvelle réorganisation, d’une nouvelle forme de l’organisation des nations unis. Tout en commençant par ses objectifs, sa mission ainsi que ses obligations. 

 

 

 

 

 

 

CONCLUSION 

C’est depuis l’avènement de la chute de l’URSS que le déséquilibre dans la qualification du système international s’est fait jour.  Et cela s’est fait parallèlement à un mouvement d’intensification des relations internationales, tendance ayant contribué à la complexité du décryptage de la vie dans la société internationale. 

Avant l’avènement de l’éclatement de l’URSS, le système international observé un certain équilibre, du fait de la stabilité qui régnait vers les années 1946-1987 avec l’équilibre bipolaire.

Depuis lors, la logique Est-Ouest qui avait structuré les relations internationales depuis la fin de la deuxième guerre mondiale avait disparu et le monde est entré dans une phase nouvelle, permettant d’observer la nouvelle redistribution de puissance.  

L’intensification des relations internationales, due au multiples besoins des Etats a permis au Etats périphériques de forcer la porte de la cour de grand, pour qu’à leurs tours, ils s’imposent dans la hiérarchie de la puissance internationale. A l’instar de la CHINE, de l’INDE, du JAPON, de la Corée du Nord, etc…  

Les événements du 11 septembre 2001 n’ont pas changé la face du monde. Ils auront néanmoins d’importantes conséquences sur notre manière de le voir. La première leçon à retenir de ces événements est naturellement liée à la place centrale qu’occupe la globalisation dans le système mondial. Jusque-là, cette centralité semblait largement économique. Désormais, il faudra penser la globalisation comme une dynamique politique puissante qui transforme la nature du système international.

Notre travail est constitué de trois chapitre, dans le premier chapitre nous avons procédé dans l’étude détaillée du système international, Tout en analysant les différents aspects du système, partant des définitions des concepts retenus, en passant par l’étude historique, de la nature du système (c’est-à-dire de ce qui a été et de ce qui est aujourd’hui) mais aussi de son évolution dans le temps. 

Nous avons également, dans ce chapitre fait une analyse critique de ce qui est aujourd’hui le système international. 

Au deuxième chapitre nous avons établi une grille des différents défis ainsi que différents enjeux qui fixe aujourd’hui l’ensemble du système international ainsi que de l’équilibre politique international. Et enfin notre troisième chapitre a consisté à la proposition ou encore à l’établissement de la perspective d’une bonne restructuration de la société internationale, tout en proposant des pistes des solutions afin de pallier aux différents défis de la scène internationale. 

Rappelons également que le système international actuel résulte de trois évolutions majeures de la conjoncture historique et de trois moments de reconfiguration stratégique concernant les acteurs principaux de la scène mondiale : l'épuisement de la stabilité stratégique (de 1991 à 2001) ; le modelage d'une nouvelle géopolitique eurasienne (de 2001 à 2011) ; l'apparition d'une forte hybridation de menaces et de vulnérabilités, étatiques et Sub-Etatiques (à partir de 2011). 

En effet, de nos jours, le système international est encore de plus complexe à qualifier, prenant en compte le multilatéralisme du système onusien, l’émergence des Etats dit voyous (à l’instar de la Corée du nord, de la Syrie, etc…), l’avènement de la mondialisation, et multiple défis de la paix et de la sécurité internationale, la question du droit de veto du conseil de sécurité de nations unis,

il y lieu de revoir et de reconstituer les lignes de fracture ainsi que les divisions au sein du système international de sorte à établir une ligne de conduite autre que celle nous imposée par le système onusien.

Il est de notoriété acquise que la création d’une organisation internationale a pour but principal de trouver des solutions aux problèmes qui guettent la société des Etats, de là qu’il faut s’interroger sur la question des objectifs de l’ONU, consistant à maintenir la paix et la sécurité internationales. Mais alors qu’il faut souligner que cette paix est multisectorielle mais n’est simplement point l’absence de la guerre.

Aujourd’hui plus que jamais, le système international doit évoluer, à l’image d’une société au tours de valeurs intrinsèques à l’humanité, un système sorti de l’anarchie et organisé autour d’un gouvernement mondial, à capacité d’action contenante, doté d’un droit international puissant possédant des normes coécrives.

En bref, les Etats à travers le monde ne se font point de cadeaux, mais par contre ils poursuivent, pour la plupart les objectifs similaires qui est entre autre : la suivie, les biens être sociétal, le développement ainsi que la paix et la sécurité, tous ceci n’es possible d’avec une reconfiguration de la scène internationale actuelle tout en réexaminant les institutions chargées de la gouvernance mondiale, pour établir des mécanismes propres à appliquer face aux problèmes mondiaux et pour garantir les pouvoirs publics ainsi que l’apaisement de tensions. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BIBLIOGRAHIE

 

DOCUMENTS OFFICIELS 

La Réforme des Nations Unies, D’après M. Kofi Annan, Secrétaire général de l’ONU, présentée dans son rapport « Dans une liberté plus grande : développement, sécurité et respect des droits de l’homme pour tous ».

ONU 2030 : Reconstruire l’ordre dans un monde fragmenté, Rapport du Président Commission indépendante sur le multilatéralisme, 2016.

 

OUVRAGES 

ALLAIN Jean-Claude , et FRANK Robert,  , La hiérarchie des puissances, Paris, Cairn, 2012.  

BONIFACE Pascal. Comprendre le monde, Paris, éd. DUNOD, 2015.

CAO-HUY. Thuan, A propos de la multipolarité dans le système international actuel, Amiens, 2014.

DIUR KATOND Gaspard, les relations internationales I : introduction générale, Kinshasa, Cerise-UPN, 4e édition 2016.

HENZ John, International ·Palities in the Atomie Age, New York, Columbia, Univers Presse, 1959.

KABUYA LUMUNA S., Introduction à la science politique, Kinshasa, MEDIASPAUL, 2016.

SHOMBA. K., Méthodologie et épistémologie de la recherche scientifique, Kinshasa, MEDIASPAUL, 2016.

 

ARTICLES SCIENTIFIQUES  

 

Alexandra NOVOSSELOFF, L’essor du multilatéralisme : Principes, Institutions et Actions Communes.

BALOGH Thomas, Le déséquilibre des forces économiques. In : Revue économique, volume 6, n°5, 1955.

BONIFACE Pascal, comprendre le monde, Paris, éd. Armand Colin, 2015.

BONIFACE Pascal, les Relations Internationales de 1945 à nos jours, In : EYROLLES, Paris, 2017.

Centre Thucydide, la sécurité collective : problématique, In : colloque de l’Université Paris II Panthéon-Assas, Paris, 2005.

DUROSELLE J.B., Paix et guerre entre nation : la théorie des relations internationales, In : revue français de sciences politique, Paris, 12ᵉ année, n°4, 1962.

Eduardo ANINAT, Reflections on Globalization, In : speech given at the General Meeting of ELKARGI, Espagne, 2001.

Gilles CHRIST MAZI GARAGBA, La réalité de la mondialisation sur la compétitivité et l’intégration économique en Afrique : une vue d’ensemble, In journal d’économie, de management, d’environnement et de droit, 2008.  

Hermann SITZ, L'intégration de normes internationales dans l'ordre juridique interne en France et en Allemagne : La hiérarchie des normes, In : MBDE université paris Nanterre, paris, 2011.  

LAÏDI Zaki, les enjeux de la gouvernance mondiale, In : Cairn.info, 2019.

Les limites de la mondialisation, In : espace économique mondiale.org, 2015.

Marcel MERLE, le système mondial : crise et réalité, In : politique étrangère, no5-1978-43e année. 

Mohamed DAOUAS, L’Afrique face aux défis de la mondialisation, In : revue du Finances & Développement, 2009.

Olivier DOLLFUS, La mondialisation, In : Presses de Sciences Po, 1997.

WODKA-GALLIEN Philippe, La course aux armements : la dissuasion en filigrane, In : cairn.info, 2013.

 

THESES 

 

ELHADJ ABDOULAYE Cissé, l’ONU et la sécurité internationale de l'aprèsguerre froide : continuité ou rupture ? thèse en science politique, paris. 2015.

 

NOTES DES COURS

 

Gilles DARIER, Les relations internationales de l’après-guerre froide : Quel ordre mondial ?  Note de cours de l’année terminale en relations internationales au lycée Gabriel Fauré, paris, 2004-2015.

LABANA LASAY’ABAR J.B., Les relations internationales : présentation panoramique et approches théoriques, note de cours troisième graduat relations internationales (UNIKIN), 2018-2019. 

OMEONGA ONAKUDU, Panorama de l’histoire diplomatique : de l’antiquité à la nouvelle configuration de la diplomatie, note de cours de deuxième graduat relations internationales (UNIKIN), 2017-2018.  

 

AUTRES DOCUMENTS

Dictionnaire de la science politique et des institutions politiques, 1998, Paris, A. Colin, p. 174

Dictionnaire LAROUSSE 2018.

Encyclopédie universel d’économie.

Le Dico du commerce international. 

 

WEBOGRAPHIE

Http// : mondialisation-définition-conséquence-histoire/#gs.ar53xk. http://google.cd/La transformation du système international : nature et théorie.

http://wikipedia.org/gouvernement_modiale.

La Guerre froide, In CVCE.eu.

www.wikipedia.com.

TABLE DES MATIERES

 

 

In Memoriam .................................................................................................................. 1

Epigraphie ...................................................................................................................... 2

Dédicace ......................................................................................................................... 3

Remerciements ............................................................................................................... 4

Listes des Abréviations et Sigles .................................................................................... 5

I. ...................................................................................................... PROBLEMATIQUE

........................................................................................................................................ 6

II. ................................................................................................................... Hypothèses

........................................................................................................................................ 7

III. ............................................................................................... Méthodes et Techniques

........................................................................................................................................ 9

IV. .............................................................................................. Choix et Intérêt Du Sujet

........................................................................................................................................ 9

V. .................................................................................................... Délimitation du Sujet

...................................................................................................................................... 10

VI. ................................................................................................. Subdivision du Travail

...................................................................................................................................... 10

CHAPITRE I. LA MONOGRAPHIE DU SYSTEME INTERNATIONAL ........ 11

SECTION 1. Définitions des Concepts ........................................................................ 12

§1. Le Système International ........................................................................................ 12

§2. Equilibre du Système ............................................................................................. 12

§3. La Restructuration du Système .............................................................................. 13

SECTION 2. Origine, Nature et Evolution Historique du Système International. ...... 13

§1. Origine du Système International ........................................................................... 13

§2.  Nature du Système International ........................................................................... 14

§3. Evolution Historique du Système International ..................................................... 16

SECTION 3. Analyse Critique du Système International ............................................ 21

§1. Apparition des Nouveaux Acteurs ......................................................................... 21

§2. Le changement dans l’équilibre des forces ............................................................ 22

CHAPITRE II. LES DIFFERENTS DEFIS ET ENJEUX DU SYSTEME

INTERNATIONAL. ................................................................................................... 25

SECTION 1. Les Différents Défis du Système International ...................................... 25

§2. Le Terrorisme ......................................................................................................... 25

§2. Déséquilibre des Forces Economique .................................................................... 29

§3. La Course aux Armements ..................................................................................... 31

SECTION 2. Les Différents Enjeux du Système International .................................... 34

§1. LA Mondialisation : Réalité et Limite ................................................................... 34

§3. La Sécurité Internationale ...................................................................................... 42

§3. La Démographie Et Migration ............................................................................... 48

CHAPITRE 3.  LES EXIGENCES ET LES PERSPECTIVES D’UNE

STRUCTURE EQUILIBREE DANS LE SYSTEME INTERNATIONAL ......... 51

SECTION 1. La Perspective Libéralisme .................................................................... 52

SECTION 2. La Gouvernance Mondiale ..................................................................... 53

§1. Concept de la Gouvernance Mondiale ................................................................... 53

§2. L’Encadrement des Relations Internationales ........................................................ 54

§3. L’Intégration des Normes Internationales dans L’ordre Juridique National .......... 55

§4. La Réforme des Organisations Internationales ...................................................... 56

CONCLUSION ........................................................................................................... 56

BIBLIOGRAHIE ....................................................................................................... 58

TABLE DES MATIERES ......................................................................................... 61

 

 

 



[1] SHOMBA. K., Méthodologie et épistémologie de la recherche scientifique, Kinshasa, MEDIASPAUL, 2016, p. 37.

[2] CAO-HUY. Thuan, A propos de la multipolarité dans le système international actuel, Amiens, 2014, pp. 1-2.

[3] Pascal, BONIFACE. Comprendre le monde, Paris, éd. Armand Colin, 2015, p.11.

[4] GRAWITZ, M., cité par SHOMBA, K., Méthode des recherches en sciences sociales, Kinshasa, MEDIASPAUL, 2016, p.

38.

[5] GRAWITZ, M., cité par SHOMBA, K., op.cit., p.38.

[6] KABUYA LUMUNA S., introduction à la science politique, Kinshasa, MEDIASPAUL, 2016, p.78. 7 CAO-HUY. Thuan, Op.cit. p.2.

[7] P. Rongere et GRAWITZ, M., cité par SHOMBA, K., Méthode des recherches en sciences sociales, Kinshasa, MEDIASPAUL, 2016, pp. 39-40.

[8] GOODE, J.W., et HATT, P.K., cité par SHOMBA, K., Méthodologie et épistémologie de la recherche scientifique, Kinshasa, MEDIASPAUL, 2016, pp. 40-42.

[10] R., Aron, cité par J.B., DUROSELLE, paix et guerre entre nation : la théorie des relations internationales, in : revue français de sciences politique, paris, 12ᵉ année, n°4, 1962. pp. 963-979.

[11] OMEONGA ONAKUDU, Panorama de l’histoire diplomatique : de l’antiquité à la nouvelle configuration de la diplomatie, note de cours de troisième graduat relations internationales, UNIKIN, 2018-2019.  

[12] R., Aron, cité par J.B., DUROSELLE, op.cit., p. 963 14 Dictionnaire LAROUSSE 2018.

[13] Pascal, BONIFACE, comprendre le monde, op.cit. p.11. 

[14] LABANA, LASAY’ABAR J.B., Les relations internationales : présentation panoramique et approches théoriques, note de cours G3 relations internationales, UNIKIN, 2018-2019, p50.

[15] Idem

[16] Ibidem                                                                                                                                 

[17] BRAILLARD, Ph, et REZA DJALILI, cité par LABANA LASAY’ABAR J.B, Les relations internationales : présentation panoramique et approches théoriques, note de cours G3 relations internationales, UNIKIN, 2018-2019, p50. 

[18] Jean-Claude Allain, et Robert,  Frank, La hiérarchie des puissances, Paris, Cairn, 2012, pp.169-186.  

[19] LABANA, LASAY’ABAR J.B., op.cit. 22 Idem. 

[20] Le Dico du commerce international. 

[21] La guerre froide, In CVCE.eu.

[22] Pascal, BONIFACE, les Relations Internationales de 1945 à nos jours, in : EYROLLES, Paris, 2017, pp. 7-18.

[23] Gilles DARIER, Les relations internationales de l’après-guerre froide : Quel ordre mondial ? note de cours de l’année terminale en relations internationales au lycée Gabriel Fauré, paris, 2004-2015.      27 Gilles, DARIER, op.cit. p.23.

[24] John, HENZ, International ·Palities in the Atomie Age, New York, Columbia, Univers Presse, 1959, pp. 22 et 169. 29 Stanley Hoffmann, cité par CAO-HUY. Thuan, A propos de la multipolarité dans le système international actuel, Amiens, 2014, pp. 1-2.

[25] Marcel MERLE, le système mondial : crise et réalité, in : politique étrangère, no5-1978-43e année. pp.491-504. 

[26] Idem.

[27] Marcel MERLE, op.cit., pp.491-504.

[28] Idem.  

[29] Marcel MERLE, op.cit., pp.491-504.

[30] BALOGH Thomas, Le déséquilibre des forces économiques. In : Revue économique, volume 6, n°5, 1955. pp. 697-716.

[31] BALOGH Thomas, Op.cit. pp. 697-716.

[32] Philippe WODKA-GALLIEN, La course aux armements : la dissuasion en filigrane, in cairn.info, 2013, pp. 57-70.

[33] Idem.

[34] Philippe WODKA-GALLIEN, Op.cit. pp. 57-70.

[35] Philippe WODKA-GALLIEN, op.cit., p.12.

[36] Olivier DOLLFUS, La mondialisation, in : Presses de Sciences Po, 1997.

[37] Eduardo ANINAT, Reflections on Globalization, in speech given at the General Meeting of ELKARGI, Espagne, 2001.

[38] Encyclopédie universel d’économie.

[39] Http// : mondialisation-définition-conséquence-histoire/#gs.ar53xk.

[40] Http// : mondialisation-définition-conséquence-histoire/#gs.ar53xk.

[41] Http// : mondialisation-définition-conséquence-histoire/#gs.ar53xk. 47 Http// : mondialisation-définition-conséquence-histoire/#gs.ar53xk.

[42] Les limites de la mondialisation, espace économique mondiale

[43] Gilles CHRIST MAZI GARAGBA, la réalité de la mondialisation sur la compétitivité et l’intégration économique en Afrique : une vue d’ensemble, in journal d’économie, de management, d’environnement et de droit, 2008.  

[44] Mohamed DAOUAS, L’Afrique face aux défis de la mondialisation, in revue du Finances & Développement, 2009.

[45] Idem.

[46] Mohamed DAOUAS, Op.cit. p.40. 

[47] Centre Thucydide, la sécurité collective : problématique, in colloque de l’Université Paris II Panthéon-Assas, Paris, 2005. 54 Idem.

[48] Centre Thucydide, la sécurité collective, op.cit. p.46. 

[49] Idem. 

[50] Ibidem. 

[51] LABANA, LASAY’ABAR J.B., op.cit., p.2

[52] Dictionnaire de la science politique et des institutions politiques, 1998, Paris, A. Colin, p. 174

[53] Alexandra NOVOSSELOFF, l’essor du multilatéralisme : Principes, Institutions et Actions Communes, p.304.

[54] Gaspard DIUR KATOND, les relations internationales I : introduction générale, Kinshasa, Cerise-UPN, 4e édition 2016, p.26.

[55] Idem.

[56] Ibidem.

[57] http://wikipedia.org/gouvernement_modiale, Consulté le 03 octobre 2019, à 22h00.   65 Idem. 

[58] http://google.cd/La transformation du système international : nature et théorie, Consulté le 15 Aout 2019, à 23h 30.

[59] Idem. 

[60] Hermann SITZ, L'intégration de normes internationales dans l'ordre juridique interne en France et en Allemagne : La hiérarchie des normes, in MBDE université paris Nanterre, paris, 2011.  

Travail disponible en pdf sur demande