Bonjour, nous sommes le 02/02/2026 et il est 01 h 31.


Il s’agit de former le citoyen à l’acceptation de la pluralité des points de vue et des opinions. Ainsi, les autorités politico-éducationnelles de la deuxième république se sont préoccupées de former l’enfant congolais à l’intégration totale de la société, notamment à le préparer à poursuivre des études ultérieures et à l’inciter à savoir l’amour de la patrie par l’instauration du cours d’éducation civique et politique dans le programme d’enseignement. Mais en observant la façon dont ces programmes sont tracés, ils convient de relever que les autorités se sont plus penchées sur les notions telles que le patriotisme, les armoiries de la République, la colonisation, d’où l’absence de la notion réelle du civisme.


PLAN DU TRAVAIL

INTRODUCTION

0.1. Problématique

0.2. Hypothèse de travail

0.3. Objectifs de l’étude 0.4. Intérêt de l’Etude

0.5. Délimitation du sujet

0.6. Méthodologie du travail

07. Subdivision du travail

CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE

1.1. EDUCATION

1.1.1. MILIEUX APPROPRIES A L’EDUCATION DE L’ENFANT

I.1.1. MILIEU FAMILIAL

II.1.2. MILIEU SCOLAIRE

II.1.3. MILIEU PROFESSIONNEL

1.2. LA CITOYENNETE

1.3. EDUCATION A LA CITOYENNETE

1.3.1. Dimensions de l’éducation à la citoyenneté

1.3.1.1. Démocratie

I.3.1.2. Développement

1.3.1.3. Droits personne

1.31.4. Paix

1.3.2. Lieux d’éducation à la citoyenneté

1.5. CARACTERISTIQUE D’UN BON CITOYEN DEMOCRATE ([1])

1.  Le citoyen est ouvert au changement

2.  en est militant

3.  Le citoyen maitrise la pensée critique

4.  le citoyen est capable de mise en perspective

5.  Le citoyen accueille favorablement l‘altérité

6.  Le citoyen construit son identité et choisit ses appartenances

7.  Le citoyen démocrate sait se libérer de la mémoire

CHAPITRE II : CADRE METHODOLOGIQUE

II.1. MILIEU D’ETUDE : La sous-division de N’djili

II.1.1. Organisation

II.1.2. Missions

II.2. POPULATION ET ECHANTILLON D’ETUDE

II.2.1. Population d’enquête

II.2.2. ECHANTILLON D’ETUDE

II.2.2. ECHANTILLON d’ETUDE 

II.3. METHODE &TECHNIQUES DE COLLECTE DE DONNEES

II.3.1. Technique documentaire

II.3.2. Echelle d’évaluation

II.4.ENQUETE PROPREMENT DITE

DE L’EDUCATION A LA CITOYENNETE

CHAPITRE III. VOIES ET MOYENS POUR ASSEOIR LA PROMOTION   II.1   LA PROMOTION DE L’EDUCATION A LA CITOYENNETE A L’ECOLE

III.2. La promotion de l’éducation à la citoyenneté en famille 

III.3. la promotion de l’éducation à la citoyenneté dans la société.

 III.3.1. Les Eglises

III.3.2. Les associations culturelles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

INTRODUCTION

0.1. Problématique

Le monde actuel est en perpétuelle mutation et chaque pays

averti cherche à se développer, culturellement et socialement. Et pour atteindre ces objectifs, chaque pays s’organise pour élaborer une bonne politique d’éducation de ses « citoyens ». Cette éducation qui trouve racine notamment au niveau de l’école, reste et restera une garantie, un espoir pour la jeunesse et pour la nation.

Dans ce cadre, conformément à la déclaration et au

programme d’action  pour la culture de la paix adoptés par les  NationsUnies, l’éducation doit promouvoir des connaissances des valeurs, des attitudes et des aptitudes favorables au respect du droits de l’homme ainsi qu’à un engagement actif en faveur de la défense de ces droits et de la construction d’une culture de  paix et de la démocratie.2

Il sied de souligner que bien avant l’arrivée des européens, selon BIKAY3 notre pays n’avait aucune organisation scolaire.

L’éducation était l’exclusivité de la famille où chaque enfant apprenait le métier de son père, il ne décidait de rien de son initiation pour sa propre vie.

Ainsi l’individu était forme dans l’optique de pouvoir s’adapter

à son environnement, le maitriser pour la survie voilà pourquoi souvent le riverain était initié à la pêche, le forestier à la chasse, à la cueillette.


Par ailleurs d’après MATANGILA4, la société traditionnelle congolaise, était consciente de l’importance de la formation et de l’éducation de la jeunesse pour la sauvegarde du groupe. Les jeunes étaient initiés aux valeurs communes, aux normes de la vie du groupe, aux responsabilités de père, d’époux et de l’oncle. Bref, ils étaient formés pour la vie.

Cependant, à l’approche de l’indépendance, pendant les années 1948, les colonisateurs ont eu le souci de créer un type d’enseignement dont l’objectif é tait, d’une part de préparer le s noirs à jouer un rôle utile dans son milieu traditionnel ou extra-coutumier et d’autre part, d’assurer à des degrés divers la formation d’une élite autochtone qu’on a appelé l’évolué.5

L’éducation d’après MANTANGILA6 n’est pas endoctrinement,

mais formation à la liberté, à la responsabilité, à la critique et à la capacité d’opérer des choix librement consentis.

Il s’agit de former le citoyen à l’acceptation de la pluralité des

points de vue et des opinions. Ainsi, les autorités politico-éducationnelles de la deuxième république se sont préoccupées de former l’enfant congolais à l’intégration totale de la société, notamment à le préparer à poursuivre des études ultérieures et à l’inciter à savoir l’amour de la patrie par l’instauration du cours d’éducation civique et politique dans le programme d’enseignement. Mais en observant la façon dont ces programmes sont tracés, ils convient de relever que les autorités se sont plus penchées sur les notions telles que le patriotisme, les armoiries de la République, la colonisation, d’où l’absence de la notion réelle du civisme.7

Ce cours d’éducation civique et politique jadis enseigné dans

les établissements scolaires congolais était apparenté à ce qu’on appelle « L’instruction civique ». Celle-ci d’après ISANZALA8 se souciait de transmettre au respect inconditionnel des institutions et de la loi, une vision nationaliste de l’histoire et de géographie axée aux racines et au mépris des autres cultures. Cette instruction civique a longtemps été confondue avec l’appropriation intensive de quelques principes moraux et évoquaient le respect de l’autorité et conformisme social.

A présent, l’enfant est reconnu comme une personne à part entière ayant des droits et pensant par elle-même, l’objectif de la formation du futur citoyen est dans ce cas radicalement modifié.

France MORIN9 soutient qu’apprendre à devenir un citoyen de

demain est plus qu’une matière au programme. Cela devrait être l’un des objectifs essentiels du projet éducatif de l’école. Contrairement à l’instruction civique, l’éducation à la citoyenne ne se limite pas seulement à la mémorisation de quelques connaissances, nouvelles, mais elle dit aussi permettre à tout citoyen d’acquérir des attitudes d’ouverture à l’autre ainsi que des habilités de communication et de coopération.

Elle est, par ailleurs, fondée sur les valeurs de l’idéalité démocratique une condition incontournable pour former des citoyens réellement intégrés dans leurs société nationale, voire internationale, ayant l’amour de leur partie et capables de construire ensemble dans un esprit d’unité et de solidarité une société démocratique. Cette éducation à la citoyenneté d’après HENAIRE J.,1 a pour objet de préparer les enfants et adolescents à participer aux affaires de la cité.

Selon le Bureau international de l’éducation (BIE) quatre

dimensions sous-tendent l’éducation à la citoyenneté. Il s’agit : des droits de la personne, de la démocratie, du développement et de la paix.

Par ailleurs, Chaque discipline peut et, mieux, doit contribuer

directement et indirectement à l’éducation pour les droits de l’homme, la paix et la démocratie, notamment dans l’enseignement primaire, et secondaire. Il s’agit notamment des cours de mathématique, des sciences naturelles et biologies, ainsi que les cours des diverses autres disciplines.

Au niveau de l’enseignement secondaire, d’après AMARA

FOFANA11 les  cours d’histoire devraient amener les  élèves à apprécier la signification du cheminement, des luttes qui ont amené au respect des droits civiques, politiques, économiques, sociaux et culturels et le s  cours des sciences naturelles (géographie) et biologie ont un rôle important pour démontrer l’absurdité de certaines théories qui prétendent justifier le  racisme la génétique.

Quant à Cheikh Saod-Bouh KAMARA12, dans le cycle primaire

et dans les établissements secondaires, à travers les leçons d’instruction morale, d’histoire ou de géographie, l’écolier se familiarise avec les

notions essentielles de civisme. Il faudra étendre cette instruction aux autres disciplines telles que l’éducation à la vie, la sociologie et la philosophie pour les grandes classes.

De Tout ce qui précède, la préoccupation de notre étude consiste à :

-      vérifier si « l’éducation à la citoyenneté est prévue, assurée, favorisée en milieu congolaise ?

-      à déterminer à quel degré les comportements, les attitudes et les connaissances liées à la citoyenneté sont-ils supposes être, véhicules à travers les enseignements d’histoire et de géographie ?

-      Vérifier si les variables : nature de cours enseigné, sexe, âge et le réseau influencent les réactions des enseignements enquêtés ?

-      Promouvoir l’éducation à la citoyenneté dans les écoles de la ville par le canal de branches suivantes :

ü Géographie

ü Histoire

ü Education à la vie

ü ECM

0.2. Hypothèse de travail

Au regard du contenu voire des cours d’histoire et de

géographie dispensés dans les établissements d’enseignements congolais, au niveau secondaire, lequel contenu porte notamment sur les  aspects politiques, économiques, sociaux et culturels, les hypothèses suivantes peuvent être formulées :

1.   Certains comportements, attitudes et connaissances liés à l’éducation à la citoyenneté seraient véhiculés à travers les enseignements, des cours susmentionnés ;

2.   La façon d’apprécier ces traits de comportement liés à l’éducation à la citoyenneté par les enseignants dans leur transmission auxiliaire varierait en fonction du sexe, de l’âge et de la nature de cours enseigne.

0.3. Objectifs de l’étude

Notre étude poursuit les objectifs ci-après :

-      Soumettre aux enseignants des cours d’histoire, de géographie, d’éducation à la vie, de civismes et de géographie, pour appréciation des valeurs de l’éducation à la citoyenneté lier aux quatre dimensions traits probablement identifiés à travers la littérature. 

-      Déterminer aussi les variables des sexes, réseaux d’enseignement, âge de nos sujets enquêtés.

0.4. Intérêt de l’Etude

L’intérêt de l’étude est évident, l’éducation est fondatrice de

l’histoire commune du peuple. La culture démocratique est une éducation au libre choix. Il faut promouvoir non une formation « bourrage », «non des têtes biens pleines, moins des têtes bien faites ». Il faut alors initier le s jeunes congolais à la critique et au jugement, à la remise en cause des premières évidences à la croissance de l’acuité du regard par l’exercice de la réflexion et par la soumission de la conscience à l’assène de la raison.

Ceci n’est possible que quand les jeunes bénéficient d’une

éducation à la citoyenneté active et participative. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre que l’éducation n’est pas seulement un droit, mais bien plus un devoir pour tous. Elle est indispensable à toutes les opérations du développement.

En effet, la finalité principale d’une éducation à la citoyenneté

ou une éducation pour la paix, les droits de l’homme et la démocratie est de développer en chacun le sens des valeurs universelles et les types de comportement sur lesquels se fonde une culture de paix. Il est possible d’identifier même dans des contextes socioculturels les différentes valeurs susceptibles d’être universellement reconnues.

0.5. Délimitation du sujet

Notre étude se limite à identifier les traits de comportement

liés aux dimensions de l’éducation à la citoyenne té, d’autre part, la promotion de l’éducation à la citoyenneté, par le canal d’un certain nombre de branches notamment le civisme, géographie, histoire, éducation à la vie. Partant de nos constats et de nos analyses, nous soumettrons à un certain nombre d’enseignant de la sous-division de N’djili sélectionnés année scolaire 2012-2013 de recommandation pouvant leur permettre d’assurer leur tâche avec peu plus d’essence.

0.6. Méthodologie du travail

Pour la réalisation de notre travail nous avons fait recourt à la

fois à la méthode d’enquête et au technique d’analyse documentaire. Notre population d’étude est constitué des écoles secondaires de la sous-division de N’djili de la division urbaine Kin-Est notre échantillon est constitué de 110 enseignants dont l’histoire 27 géographie 28 civisme et autres 27.

07. Subdivision du travail

Hormis l’Introduction et la conclusion générale, notre travail

comprend trois chapitre concerne l’approche théorique. Nous expliquons de manière succincte quelques termes essentiels utilisés dans notre étude. Le deuxième chapitre comprendra identification de trait de comportement observé chez les apprentis et dans les troisièmes chapitres nous proposerons les voies et moyens pour asseoir la promotion de l’éducation à la citoyenneté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE

Dans ce premier chapitre, nous expliquerons de manière

succincte quelques termes essentiels utilisés dans notre étude. II s’agit notamment de ‘éducation, de la citoyenneté et enfin de ‘éducation à la citoyenneté.

1.1. EDUCATION

Pour John Dewey cité par ISANZALA ([2]), l’éducation est un

processus de développement, d’enrichissement et de culture ; au sens large, est un moyen d’une continuité sociale de la vie.

Pour sa part, Emile PLANCHARD cité par KUNIBI-Nagine

([3]), dit qu’éduquer, c’est modifier dans le sens déterminé, c’est conduire d’un état à un autre. Enfin, l’éducation est un acte de toi à l‘humanité, à l’avenir et l’éducation au XXIè siècle aura une autre tâche vitale à assumer Celle de veiller à ce que la dépendance grandissante à l’égard de la science et de la technologie ne déshumanise pas la vie et ne la mette pas en péril.

De ce fait, l’éducation est considérée comme l’allié

indispensable du progrès scientifique et technologique. Cependant, pour que l’éducation serve bien la société, il faut - qu’elle développe non seulement les compétences, mais aussi le sens professionnel et moral ; sans ta médiation de la conscience sociale et culturelle qui sont les fruits de l’éducation, il ne peut y avoir un développement et durable pour tous.

 

C’est ainsi qu’on parle aussi de l’éducation nationale qui est

l’ensemble des services chargés de l’organisation, de la direction et de la gestion de tous les ordres de ‘enseignement public et du contrôle de l’enseignement privé ; de l’éducation surveillée qui est l’administration dont dépendant es différents établissements. Pour l’UNESCO ([4]), l’éducation est alors un processus continu d’acquisition et d’amélioration des connaissances et compétences, un moyen exceptionnel pour

assurer le développement personnel de l’individu, accroître les relations entre les personnes, groupe et nation.

Les valeurs de l’éducation à travers es enseignements de

l’histoire et de géographie est la partie d’enseignement destinée à donner aux élèves la formation morale et sociale qui les préparent à leur rôle du citoyen. Cette éducation se compose de dégager, à partir de l’analyse du concept de développement, considéré comme le but qui vise tout projet de société moderne, les qualités que doivent revêtit un bon citoyen pour contribuer au développement de son pays. Il convient de signaler que c’est par l’éducation que la société transmet un ensemble des attitudes et des vertus grâce auxquelles la jeunesse maîtrise son environnement et développe un style de vie et un savoir-faire.

Le système éducatif congolais par contre ne respecte pas

cette fonction fondamentale de l’éducation. En effet, cette société congolaise est dominée, bloquée par des contradictions et des paradoxes de tous genres. Elle est caractérisée par la crise socioéconomique et les conflits armés qui ont conduit à une dégradation de système éducatif.

Pourtant, tout développement humain durable est un

processus qui n’engendre pas seulement la croissance mais aussi distribue de façon équitable ses bénéfices qui renouvellent l’environnement plutôt qu’il ne les exclut. Le développement humain donne la priorité aux pauvres en élargissant leur choix et opportunités en leur permettant de participer aux décisions qui les affectent.

Pour le PNUD en février 1994 ([5]), le développement humain

durable, c’est un développement qui en faveur des pauvres, de la nature, des emplois, de la démocratie, des femmes et des enfants.

Ainsi, l’indicateur du développement humain durable est un

indicateur qui intègre trois composantes se référant aux possibilités essentielles que le développement humain doit permettre d’élargir à savoir la durée de vie, mesurée par l’espérance de vie à la naissance ; le niveau d’instruction, mesuré par deux indicateurs à savoir e eaux d’alphabétisation des adultes et le taux brut de scolarisation tous niveaux confondus ; le niveau de vie assuré d’après le PIB par habitant.

La charge revient à l’Etat, qui a deux manières principales

pour éduquer les citoyens en vue de favoriser le développement ; la première, c’est d’organiser l’enseignement au sein des structures formelles écoles, organisations de la jeunesse assumées par le pouvoir public, etc.., les leçons d’histoire et de géographie car le premier vise les récits d’actions d’événements relatifs à une époque, à une nation ou à une branche de l’esprit humain qui sont jugés digne de mémoire soit encore c’est une science de la connaissance du passé et le seconde c’est-à-dire la géographie à pour objet l’observation, la description et l’explication des phénomènes physiques, biologiques et humains à la surface du globe. On y reçoit tes notions théoriques et des directives pratiques concernant les événements relatifs à une époque, une nation ainsi que la compréhension des phénomènes complexes avec leurs droits et devoirs réciproque entre l’individu et la communauté.

La seconde forme de ‘éducation qui s’offre à l’Etat, c’est de

pratiquer les valeurs de l’éducation à travers le comportement des dirigeants afin qu’ils parviennent à se comporter de façon correcte, juste et raisonnable, disons que cette forme d’éducation est une éducation par excellence.

Afin de sortir de la crise multiforme qui secoue notre pays, il

convient de redéfinir un nouveau projet éducatif qui répondra aux exigences du nouveau type de société que nous voulons instaurer pour viser le développement.

La mise en place de projet, tels que le développement d’un

guide destiné aux enseignants pour l’enseignement de l’histoire et de géographie eu ce qui concerne notre sujet fin d’élever les valeurs de l’éducation dans l’esprit des acescents, il faut un appui consultatif pour diversifier les structures de l’enseignement secondaire, de développer l’utilisation de technologie, de l’information et de la communication.

MATANGILA ([6]) affirme que [‘éducation n’est pas seulement

un droit, mais bien plus un devoir pour tous. Elle est indispensable à toutes les opérations du développement. L’analphabétisme, l’illettrisme est un réel litige pour la culture démocratique.

 

1.1.1. MILIEUX APPROPRIES A L’EDUCATION DE L’ENFANT

Nous présentons ici quelques milieux appropriés à

l’éducation de l’enfant car lorsqu’on parle de l’alphabétisation, on perse déjà à un concept holistique qui va au-delà de la simple acquisition des aptitudes à lire, .à écrire et à calculer dont l’acquisition devrait permettre le recueil d’information et le développement d’autres aptitudes susceptibles de contribuer à l’amélioration de la qualité de la vie de l’individu, de la famille et de la communauté.

I.1.1. MILIEU FAMILIAL

D’après SILLAMY, N., ([7]), Fa famille est une institution

sociale fondée sur la sexualité et les autres cultures matérielles et paternelles dont la forme varie selon les cultures. Elle constitue Le milieu éducatif par excellence, celui qui exerce l’influence la plus forte, l’action la plus durable sur l’individu, c’est dans la famille que l’enfant s’ouvre à la vie, c’est là qu’il subit ce dressage inconscient qu’il apprend ces habitudes automatiques qui l’adaptent à la vie et l’intègre dans la société.

Pour NGUB’USIM ([8]), le comportement est une adaptation

ou une somme d’adaptation de préadaptation ou d’agissements que l’individu montre ou riposte en réaction aux conditions changeantes de son milieu.

II.1.2. MILIEU SCOLAIRE

L’école supplée ce que la famille est incapable de faire. Une

bonne école constitue un milieu éducatif de toute première valeur.

Ainsi le Dictionnaire Universel ([9]), définit l’école comme étant

un établissement où l’on dispose un enseignement collectif de connaissance générale ou de connaissance particulière nécessaires à l’exercice d’un métier, d’une profession ou à la pratique d’un art.

Pour ISANZALA ([10]) l’enfant acquiert des connaissances et

développe ses capacités intellectuelles.

Pour sa part Joseph KIZEREBO ([11]) dit que « l’école doit être

l’affaire de l’école », ils n’entent par-là qu’il faut noyer l’école dans le complexe de cercles vicieux ou de misère qui affecte souvent le village.

L’école doit rester un forment, un levain, par conséquent distinct de la masse, mais immergé et investi par celle-d pour agir.

En effet, éduquer pour une culture de la paix c’est contribuer

à l’établissement d’un vaste système d’éducation et de formation pour la paix, les droits de l’homme et la démocratie, la tolérance et la non violence.

II.1.3. MILIEU PROFESSIONNEL

Il peut former ou déformer les adolescents et jeunes adultes. Le jeune y acquiert par la pratique une technicité appréciable, mais il est aussi très influencé par les adultes qu’il rencontre et rapidement gagné à leurs idées. Le choix du métier est décisif pour l’avenir de beaucoup de jeunes. Nous distinguons également plusieurs instances non structurées à partir du milieu éducatif tel que le marché, amphithéâtre, stade, etc.

 

1.2. LA CITOYENNETE

                               Pour       PATRICK      WELL       et       RONDALL,H.,       ([12]),

étymologiquement, e terme « citoyenneté > dérive du mot latin « civitas » qui veut dire « ensemble des citoyens, la citoyenneté est un fait et une idée puissante, son acquisition implique l’accès à l’appartenance pleine et entière.

KANGA KALEMBA et TUNGISA, K.D., (24) notent que la

citoyenneté a une dimension politique, civique. C’est-à-dire elle concerne

‘organisation et le fonctionnement de l’opposition parlementaire, légale et loyale ; l’opinion publique, les associations à vocation citoyenne ou les associations de défense de droits de l’homme, dont la mission consiste à contrôler la gestion de l’Etat dans la cité au niveau local, national,

Pour MAGNETTE, p., ([13]), la citoyenneté est pour l’instant ‘axe majeur de La politique moderne. C’est en tant que citoyen que nous acceptons 1er pouvoirs de l’Etat qui nous gouverne, et ce n’est qu’en nous référant à notre citoyenneté que nous sommes capables d’expliquer comment et pourquoi nous acceptons d’obéir à ces autorités encore pourquoi nous appartenons plus profondément résolument à notre société qu’à n’importe quel autre groupement humain.

L’auteur affirme encore que la citoyenneté est la clef de L’intime solidarité qui noue à l’âge moderne, protection et obéissance et le lieu d’où nous interprétons la santé politique ou Les pathologies de notre pays ou d’autres. Elle incarne la relation qu’unit les droits et devoirs dans Le monde moderne.

Le concept de citoyenneté fait L’objet depuis quelques

années, de réflexes luxuriants en sciences humaines.

On l’utilise indifféremment pour désigner des ensembles des

droits individuels (civils, politiques et sociaux), une identité politique générique ou même des rôles sociaux divers.

MARSHALL cité par MAGNETTE ([14]) décompose à ; priori

l’institution de citoyenneté en trois composantes qu’H qualifie de civile, politique et sociale. La première s’entend des droits qui définissent La liberté individuelle, liberté personnelle, d’expression, de conscience et de confession, l’élément politique recouvre le droit de participer à l’exercice di pouvoir politique et l’élément social comprend l’ensemble des droits qui permettent de mener une vie civilisée.

De toute évidence, l’apprentissage de la citoyenneté passe

par la connaissance des principes fondateurs de la loi, par la connaissance de la société et de ses institutions, par l’entraînement systématique à l’analyse de la situation historique. C’est dans la classe d’histoire que l’élève est initié au concept de démocratie et peut le comprendre la grandeur et les limites. L’étude de l’histoire permet à l’enfant de mettre en perspective les événements de l’actualité en les inscrivant dans un ensemble plus durable et contextualité. Le cours d’histoire est un lieu privilégié pour apprendre aux jeunes à confronter leur point grands mouvements d’idées, aux événements, aux valeurs et aux personnages qui ont marqué l’évolution du monde.

 

1.3. EDUCATION A LA CITOYENNETE

L’éducation à la citoyenneté n’est pas une discipline à

enseigner en tant que tel isolement.

Jean Hénaire ([15]) implique que l’éducation à la citoyenneté

renvoie, de façon très étroite, à l’apprentissage du « vivre ensemble », au développement du bien social. En ce sens l’éducation à la citoyenneté est une entreprise éminemment éthique. Elle appelle au dialogue, au consentement à la règle, à la défense dés droits démocratiques et à l’ouverture sur e monde. Elle vise à construire les défenses de la paix, à promouvoir la justice et à garantir la sécurité entre les âtres humains.

Best Francine ([16]) quant à lui précise que l’éducation à la

citoyenneté offre un champ d’investigation plus large. Ce processus fait appel à l’accès des savoirs (d’ordre civique et politique, mais aussi d’ordre historique, littéraire, scientifique, artistique, géographique. philosophique, etc..). L’éducation à la citoyenneté, sans être une discipline d’enseignement en soi, est l’ensemble des connaissances, des valeurs, des compétences sociales et des pratiques à mettre en œuvre pour faire accéder les jeunes à une citoyenneté consciente, critique et active. Elle rappelle que la formation du citoyen couvre un champ beaucoup plus large de savoir, d’attitudes et de comportements à acquérir, elle passe avant tout par la pratique et l’expérience et se fonde sur des situations de la vie du passé, mais aussi sur des problèmes de fonctionnement des institutions, des images de la démocratie projetée dans les médias et règlement pacifique des conflits. Elle tend à toucher à la fois des domaines d’univers social, du développement personnel.

Pour KANGA KALEMBA VITA et TUNGISA ([17]), l’éducation à

la citoyenneté a pour objet de « préparer les citoyens, quels que soient leurs âges et sexes, à participer aux affaires de la cité. Elle vise à rendre la personne consciente de ses droits et de ses responsabilités à l’égard d’autrui et de la collectivité en général.

BORJA, J. ([18]), estime que « l’éducation à la citoyenneté

consiste à connaître ses droits et devoirs, mais aussi les recours en cas de non respect ou de violation de ces droits.

D’après KANGA, KV et TUNGISA, K.D ([19]), l’éducation à la

citoyenneté ne se limite pas seulement à la mémorisation de quelques connaissances nouvelles, mais évidemment elle doit permettre à tout citoyen d’acquérir des attitudes d’ouverture à ‘autre ainsi que des habiletés de communication et de coopération afin qu’il puisse substituer le dialogue à la violence et travailler pour construire une société où les droits de chacun sont respectés et où les responsabilités individuelles et collectives sont pleinement assumées.

Elle est destinée à donner aux personnes la formation

historique, morale et sociale qui se prépare à leur rôle de citoyens et développer les qualités que doivent revêtir des bons citoyens pour contribuer au développement de leur pays et du monde.

Dans le cadre de son intervention, l’éducation à la

citoyenneté envisage deux approches à savoir l’approche disciplinaire qui permet l’acquisition encadrée de connaissances à la vie démocratique et l’analyse des conditions essentielles à son développement. Cette approche est mieux indiquée pour les institutions d’enseignement classique, telles que l’école où l’histoire et la géographie, apparaissent aux yeux de beaucoup comme des moyens privilégiés pour ce type d’éducation.

2. approche transversale, elle invite à une pratique cohérente et intégrée de la citoyenneté. Elle exige la maîtrise des compétences dites « Transversales » qui s’intéressent au développement de l’esprit critique en ce qui concerne les connaissances et es diverses fins auxquelles elles peuvent servir, à a promotion de l’apprentissage de la coopération (solidarité sociale), aux attitudes et aux comportements favorisant l’acceptation de l’autre à la compréhension des conséquences, sur la vie démocratique, à l’instauration à tout milieu social d’un climat propice au dialogue et soucieux du bien commun.

Cette dernière approche est la plus soutenue, elle est

appelée « modèle intégrateur » et consiste à notre entendement, à placer l’éducation à la citoyenneté sous la responsabilité de tous les enseignants à l’école, mais aussi de toutes les entités sociales « organisées > telles que l’Eglise, les associations de défense des droits de l’homme, la famille, les organisations non gouvernementales, les centres de recherche et de formation spécialisée.

Luce Brossard ([20]) note que tes possibilités d’intégrer

l’éducation à la citoyenneté à ‘enseignement pour ta bonne formation du citoyen sont réunies par domaine d’apprentissage

a)  Les langues te domaine des langues est te jeu idéat pour apprendre « tes mots pour te dire » nécessaire à l’expression des émotions et de ta pensée. L’enseignement des tangues première et seconde, puisqu’une partie de français porte sur le discours argumentatif. Quant au programme d’anglais, on y trouve des objectifs comme « s’informer sur es faits » et « donner son opinion ». De plus ; te matériel didactique d’anglais langue seconde présente souvent des thèmes qui portent sur des éléments de l’éducation à ta citoyenneté : droits de ta personne, racisme, pollution, etc.

b)  L’enseignement du Francis : ont une grande liberté dans le choix des textes qui suscitent une réflexion sur des valeurs préconisées pour l’éducation à la citoyenneté. Le domaine des tangues permet une intégration de l’éducation à la citoyenneté.

c)  La technologie tes sciences et les mathématiques

Dans ce domaine, ta formation de l’esprit critique semble ta

cible privilégiée des enseignants et enseignantes.

En mathématiques, t’étude des statistiques constitue un

terrain particulièrement approprié, exemple une variation de l’échelle d’un graphique peut fournir deux représentations différentes d’une, même réalité, représentations qui ne livrent pas le même message et qui sont utilisées selon l‘idée que l’on veut suggérer aux lecteurs.

En sciences tous les contenus ayant trait à l’environnement

permettent de créer des liens très forts avec l’éducation à ta citoyenneté. C’est un champ où tes citoyens auront à faire des choix déterminants pour l’avenir et nous l‘espérons, à agir en êtres responsables et solidaires.

L’actualité regorge d’événements qui ont des liens avec la

science et qui permettent de sensibiliser les élèves à certaines réalités sociales et de former leur esprit critique voyages dans l’espace, biotechnologies, réchauffement de la planète, etc.

d)          L’univers social : En sciences humaines, on ne peut pas ne pas faire l’éducation à la citoyenneté. Niais c’est d’éviter que les élèves ne se rangent tous du même côté. Etudier le passé pour éclairer te présent de même que connaître son territoire pour se l’approprier contribuent certainement à l’éducation à la citoyenneté.

e)          Les arts touchent la sensibilité, est un lieu propice à l’acquisition d’attitudes d’ouverture aux autres et de respect des différences et fait vivre des situations collectives, favorise l’amélioration des habiletés d’expression et de communication.

f)            développement personnel La principale contribution de la formation morale à l’éducation à la citoyenneté réside sans contredit dans le « apprendre à penser par soi-même » et dans les actions ayant pour objet de faire éprouver aux élèves un sentiment de solidarité. Dans le domaine du développement personnel, les élèves sont aussi invités à affirmer leurs valeurs en faisant la promotion, de la non-violence.

 

1.3.1. Dimensions de l’éducation à la citoyenneté

Il convient ici de développer les quatre dimensions sous-

tendant l‘éducation à la citoyenneté, à savoir les droits de la personne, la démocratie, le développement et la paix.

De quelle que nature qu’il soit, un projet éducatif se doit, pour

être réalisable, de prendre appui sur les conditions de vie des apprenants auxquels il est destiné, tant aux plans politique, économique, social que moral. L’éducation à la paix, aux droits de l’homme et à la démocratie n’échappe pas à la règle ([21])

1.3.1.1. Démocratie

La culture démocratique est la promotion de la dignité

humaine, du respect de la personne, des libertés fondamentales et de la vie. Le citoyen est à respecter comme sujet politique raisonnable, libre capable d’initiative et d’entreprendre du neuf dans le monde, ensemble avec es autres. Elle est à construire sans cesse, ce qui demande la mobilisation constante de la volonté » des citoyens. Elle a pour objet d préparer et de conscientiser les jeunes surtout à la vie civile et politique pour qu’ils s’y engagent activèrent en prenant part aux décisions qui les concernent.

Pour BAECHLER, J., ([22]) la démocratie est le régime

politique naturel de l’espèce humaine, de l’homo sapiens. Cela signifie que c’est le régime politique qui, en raison de ses principes, ses idéaux et ses politiques bien réussis, cherche le mieux d’une part, à limiter les tendances des inégalités sociales à se cumuler et d’autre part, à maîtriser les conséquences de la sauvagerie des passions humaines chez tous les citoyens de la cité.

Au contraire, KABARHUZA ([23]) pense que la démocratie

n’est pas avant tout un système politique, mais un mode de vie, une affaire de culture et de mentalité, un état d’esprit. Comme culture, elle repose sur des valeurs éthiques, morales. Ces valeurs qu’il considère comme piliers de toute société qui se veut démocratique sont au nombre de quatre à savoir a participation, I ‘égalité, la liberté et la justice.

Robert MARTINEAU ([24]) affirme que la démocratie est « la

mise en œuvre d’un ensemble des valeurs : dignité de l’individu, égalité devant la loi, droit à la dissidence, droit à la vie et au bien être en général, droit d’être informé, droit d’association, droit de participer aux décisions de la société et croyance au progrès ».

Ainsi, pour NATANGI, L., ([25]) la démocratie n’est pas seulement un mode de gouvernement, mais aussi un ensemble de valeurs sur lequel repose l’exercice du pouvoir démocratique. Nous retiendrons 4 valeurs fondamentales que nous considérons comme les quatre piliers de tout système démocratique. II s’agit notamment

1.           La participation est la participation de tous à la gestion de la chose publique, qui suppose la conscience d’être tous responsables de la marche ou de la construction de la Nation

2.           La conviction que, tous les hommes sont égaux : C’est ce que proclame Déclaration Universelle des droits de l’homme dans son article premier : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. C’est-à-dire il faut l’esprit de fraternité et dans l’article 7 de la déclaration Universelle des droits de l’homme stipulent

« Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à

une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

3.           La liberté, en effet, la démocratie est un système de gouvernement qui tend à inclure la liberté dans le rapport politique, c’est-à-dire dans les relations de commandement à obéissance, inhérente à toute société politiquement organisée. Et la liberté fondamentale de tout homme est celle où s’inscrivent les prérogatives de la Nature humaine disposition de soi, choix des actes, responsabilité. Donc la démocratie n’apparaît que comme un appareil technique, un ensemble de mécanismes protecteurs, une formule de gouvernement permettant de concilier la liberté de [‘homme avec les exigences d’un ordre politique

4.           Le dernier pilier de la démocratie c’est le sens du bien commun est e bien qui appartient à toute la communauté et qui est à distinguer du bien privé.

Pour José MPUNDU ([26]), la démocratie est un droit

inaliénable du peuple, c’est-à-dire elle dépend donc essentiellement de la prise de conscience que le peuple aura fait de ses responsabilités.

Enfin, pour nous, la démocratie est une école, une constante

de civisme d’expression d’une liberté individuelle guidée par la raison, le bon sens et la moralité humaine. Elle est une société politique morale.

I.3.1.2. Développement

Pour Kanga, 1CV et Tungisa, K.D, ([27]), le développement

humain est essentiel à l’exercice des droits à la citoyenneté, à l’harmonie sociale et donc à la survie de la démocratie. Aussi, la participation démocratique est une clef du développement et l’éducation à la citoyenneté touche également une éthique du développement durable.

GOFFAUX,J., ([28]) affirme que le développement humain est un ensemble de changements dans les mentalités, les habitudes sociales et es institutions qui mettent celle-ci en état d’opérer sa croissance.

Enfin, pour NGUB’USIN ([29]) l’indicateur du développement humain est un instrument de mesure simple, synthétisant trois dimensions du concept développement humain, à savoir, la capacité de vivre longtemps et en bonne santé, l’accès à l’éducation et au savoir et enfin un niveau de vie décent qui se réfère au PIB réel par habitant. Il combine ainsi, l’évaluation d’espérance de vie, du taux de scolarisation, de ‘alphabétisation et du revenu. Enfin, le développement humain a besoin d’une gouvernance démocratique dont tous les individus doivent pouvoir participer aux institutions et aux décisions qui influe sur leur vie quotidienne. A ce prix, le développement humain passe également par un contexte de paix et de sécurité pour les individus.

1.3.1.3. Droits personne

Le sous développement est contraire aux droits de l’homme.

L’égalité exige que les citoyens Congolais aient les mêmes droits. La république est certes une association libre où les citoyens sauvegardent leurs intérêts, leurs droits et leurs devoirs.

Le droit à la vie paisible est une aspiration fondamentale du

peuple ; le droit au travail, à la sécurité, à la juste rémunération, à la libre association est fondamental. L’éducation la citoyenneté doit permettre aux citoyens de participer, de façon active est efficace, à l’application, au renforcement et à la protection des droits de la personne qui sont socle moral et éthique de la société et le fondement égal d’un état de droit.

Pour e Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de

l’homme ([30]), les droits de l’homme sont des garanties de droits universels que les individus et les groupes de tout acte portant atteinte aux libertés fondamentales et à la dignité humaine. Le droit relatif aux droits de ‘homme oblige les gouvernements à faire certaines choses et les empêche d’en faire d’autres. Certaines de principales caractéristiques des droits de l’homme sont les suivantes

Ils imposent des obligations aux Etats et aux acteurs

étatiques on ne peut y déroger ou les retirer ; ils sont centrés sur la dignité de l’être humain ; ils protègent les individus et les groupes ; ils sont protégés par la loi ; ils sont garantis au plan international ; ils sont universels ; ils sont égaux et interdépendants.

Les droits de l’homme et les libertés fondamentales sont

énumérés dans la déclaration universelle des droits de l’homme et dans divers instruments aussi appelés « pactes » et « Conventions », déclarations, principes directeurs et ensembles de principes élaborés par les Nations Unies et pour les organisations régionales. Ils comprennent une large gamme de garanties qui couvrent la quasi-totalité de la vie de l’être humain et de la société. Les droits garantis à tous les êtres humains sont notamment les suivants :

- le droit à la vie ; le droit de ne pas être torturé ni soumis à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, le droit de ne être arrêté ou détenu arbitrairement, le droit de chacun à ce que sa cause soit entendue équitablement le droit de na pas être victime de discrimination ; le droit à une égale protection de la loi ; le droit de chacun de ne pas faire l’objet d’immixtion arbitraires dans sa vie privée, la famille, son, lieu de résidence ou sa correspondance ; la liberté d’association, d’opposition, de réunion et de mouvement ; le droit de demander et de recevoir l’asile ; le droit à une nationalité ; la liberté de pensée, de conscience et de religion ; le droit de voter et de participer au gouvernement le droit à des conditions de travail justes et favorables ; le droit d’être convenablement nourri, logé et vécu et droit à 1a sécurité sociale ; le droit à la santé ; le droit au développement ; le droit de participer à la vie culturelle et évidemment ; le droit à l’éducation.

1.3.1.4. Paix

Pour Kanga, K.V et Tungisa, K.D., ([31]) La paix est à la fois il

produit et le processus de ‘a citoyenneté démocratique et pluraliste inspirée des droits de la personne et orientée vers un développement durable ; la paix sociale est la résultante d’un ensemble de conduites démocratiques tirant leur substance des droits de la personne, le développement est l’acquisition des habiletés cognitives et sociales en vue d’une participation à la construction et à la préservation de la paix.

Les finalités d’une éducation pour la paix, les droits de ‘homme et la démocratie, c’est de développer en chacun le sens des valeurs universelles et les types de comportement sur lesquels se fonde une culture de paix. Le rôle que joue l’éducation dans l’observation de la paix, e respect des droits de l’homme et de la démocratie connaît aujourd’hui une profonde évolution qui couvre plusieurs domaines celui des contenus définis en termes de comportements, d’attitudes et de compétences que doit développer la formation et celui des méthodes et techniques, comprises          comme      des   stratégies d’enseignement, apprentissage à adopter pour atteindre ce développement.

Les stratégies relatives à une éducation Politique la paix, les

droits de ‘homme et la démocratie doivent être globales et systématiques, c’est-à-dire s’adresser à un ensemble très large de facteurs dont certains sont énoncés plus précisément s’appliquer à tous les types niveaux et formes d’éducation ; associer l‘ensemble des partenaires du système éducatif et les divers agents de socialisation y compris es organisations communautaires ; s’exercer aux plans local, national, régional et mondial ; faire appel à des modes de gestion et d’administration, de coordination et d’évaluation qui accordent un plus grand degré d’autonomie aux établissements d’enseignement pour leur permettre de définir des formes spécifiques d’action et d’articulation avec la communauté locale ; être adapté à l’âge et à la psychologie des destinataires de l’éducation et tenir compte de l’évolution des capacités d’apprentissage de chacun ; être appliqué de façon continue et cohérente, l’évaluation des résultats et des obstacles étant un instrument indispensable qui permet d’adaptation continue des stratégies à des conditions changeantes ; prévoir les ressources nécessaires aux fions susmentionnées pour l’éducation dans son ensemble et plus particulièrement pour les groupes marginalisés et défavorisés.

1.3.2. Lieux d’éducation à la citoyenneté

Pour Marthe Van Nesta ([32]), les lieux d’éducation à la

citoyenneté pour atteindre avec efficacité leurs objectifs de former des citoyens et citoyennes doivent s’efforcer d’être

1.           Des lieux qui foncent la pratique de la démocratique et les sens de responsabilité : devient un citoyen démocrate, s’apprend dans un environnement qui place au premier chef la responsabilité d’instaurer un climat de transparence où les questions de pouvoir peuvent être

discutées, il y a nécessité d’établir des règles de vie sociale et politique, bref d’apprendre à vivre ensemble

2.           Des lieux qui interdisent la violence et autorisant la parole l’apprentissage de la vie en société, c’est le refus de l’insulte, de l’exclusion et des pratiques discriminatoires. L’accès à la parole s’apprend. On parle ici de l’art de délibérer, ce qui fait appel à une série d’habilités écouter aussi bien que parler, attendrez son tour, s’attacher à comprendre des points d’une vue différente, admettre son ignorance, atteindre avant de porter un jugement ; reposer un problème d’une autre manière, rechercher plus d’informations, avoir le courage d’affermir un point de vue peu populaire, soutenir une revendication, utiliser des analogies, etc. telle est l’exigence de la démocratie qui suppose le temps dépenser, de s’exprimer, de comprendre les avis contraires et d trouver des compromis

3.           Des lieux qui donnent un sens aux savoirs transmis ou enseignés c’est par la construction de savoir et de compétences que ‘homme ou la femme peut exercer ses droits et ses devoirs de citoyens ou citoyennes. L’ignorance est la source de la précarité, de la dépendance et de l’exclusion. Le lieu d’éducation à la citoyenneté a le devoir de faire en sorte que l’individu s’approprie des savoirs et des 27 compétences pour s’adapter aux évolutions sociales, économiques et technologiques de son environnement

4.           Des lieux qui engagent des individus à servir la communauté participer à des projets de service communautaire, c’est apporter sa contribution, à sa communauté pat là, l’on apprend que travailler ensemble est une expression de la participation sociale et fait ainsi avance la démocratie.

5.           Des lieux qui ouvrent ‘individu à la dimension planétaire le lieu d’éducation à la citoyenneté doit former un citoyen capable de porter un jugement critique, de participation au débat politique sur l’avenir de la planète et de proposer des stratégies de recherche à un monde qui semble vouloir se bâtir dans un contexte de compétitions, de concurrence et de précarisation de l’emploi.

Les droits de la personne, l’antiracisme, la démocratie, la

paix, la non violence, le développement durable, le respect et la protection de l’environnement de même que l’inter culturalisme sont des thèmes qu’on peut élucider dans la formation du citoyen de la terre.

Cette éducation dans une perspective planétaire s’articule

autour d’une pédagogie de la coopération et d’une approche liée, à la résolution pacifique des conflits.

1.5. CARACTERISTIQUE D’UN BON CITOYEN DEMOCRATE ([33])

1. Le citoyen est ouvert au changement

Le citoyen sait que ‘histoire test pas que continuité, elle est

aussi rupture et discontinuité elle est changement. L’étude de l’histoire permet de comprendre que le changement a toujours été un facteur important de l’évolution des individus et de leurs sociétés. Durant le cours d’histoire, ‘élève peut aussi constater l’interaction du changement et de la continuité tout au long de l’évolution de l’humanité, afin de pouvoir lire correctement ces deux dimensions dans (‘évolution de la réalité actuelle et arriver à voir l’idée de changement comme une valeur socialement positive. Ainsi, l’histoire délivre en outre la confidence du sentiment d’insécurité qui fait craindre toute modification de situation.

2. en est militant

Ici [‘enseignement de [‘histoire rappelle sans cesse à

l’homme sa liberté de lire son histoire et sa liberté de la taire.

C’est ce que le citoyen doit être non seulement un

observateur avisé de sa société mais aussi et surtout un acteur engagé de la vie sociale. Car, ce sont les hommes qui ont tait l’histoire dans le passé et ce sont les hommes qui la font dans e présent.

 

3. Le citoyen maitrise la pensée critique

L’histoire est, elle-même, une méthode de connaître et de

comprendre le réel social dans sa variété et sa globalité, aujourd’hui et dans le passé, ici et ailleurs ; elle offre au citoyen une démarche à la fois simple et éprouvée.

Durant le cours d’histoire, (‘élève apprend à débarre, à

confronter ses vues avec celles d’autres élèves, avec des témoignages d’époque, avec des explications d’historiens, il s’habitue à clarifier ou à raffiner ses perceptions premières, au besoin à les modifier à la lumière de nouvelles données.

4. le citoyen est capable de mise en perspective

Le citoyen peut difficilement être un observateur avisé du

présent de sa société s’il ne sait s’en distancier pour mieux l’examiner et ça comprendre, il peut difficilement procéder à ses choix d’acteur engagé s’il ne dispose pas d’un certain recul par rapport à (‘actualité, le citoyen a besoin de la perspective historique, car celle-ci lui rappelle que l’événement n’est pas de génération spontanée, qu’il est le résultat de facteurs qu’il faut dégager pour le comprendre et éventuellement, agir sur lui: Généralement, le nombre de ces facteurs sont antérieur à l’événement. Le citoyen est condamné à traverser sa société en aveugle.

5. Le citoyen accueille favorablement l‘altérité

Etre éminemment social, le citoyen est capable d’accueillir la

différence et même d’en voir le caractère positif. Car il sait que c’est souvent de la rencontre des différences que naissent le changement et le progrès, que les intérêts et les opinions contraires sont sources de transformation, que la dissidence n’est pas l’échec, l’opposition non plus. 

La classe d’histoire le lui a appris de nombreuses situations

du passé. Souvent sa faculté d’empathie. Cette faculté, d’empathie dont l’étude de ‘histoire facilite le développement aide même e citoyen, par la capacité accrue de compréhension qu’il acquiert, à parfaire sa vertu de tolérance en ajoutant à ce qui est. d’abord une disposition affective une compréhension raisonnée.

6. Le citoyen construit son identité et choisit ses appartenances

Ici, le citoyen sait définir son identité personnelle et la situer

dans le réseau complexe des appartenances sociales. Ses solidarités sont conscientes et raisonnées. Sans apprentissage historique, difficile de la savoir et de le comprendre. En effet, les identités personnelles comme les identités collectives, quelle qu’en soit l’échelle, dérivent du cheminement qui nous a conduit du passé à ce que nous sommes devenus. C’est des multiples circonstances du passé et des itinéraires individuels et collectifs qu’en issue la variété des identités présentes.

Enfin, c’est de la conscience ainsi que de la compréhension

des origines et des facteurs de la différence que naît une identité personnelle, volontaire et réfléchie, qui permet de se situer par rapport à d’autres possibilités identitaires, de préciser ses lieux sociaux d’appartenance et ses liens de solidarité, de clarifier ses préférences et ses attachements.

 

7. Le citoyen démocrate sait se libérer de la mémoire

Devant e présent, aucun citoyen n’arrive sans son histoire

propre. De multiples façons la famille, e groupe, la tradition, les médias, l’école même une mémoire du passé fui a été offerte. Le citoyen a besoin d’un équipement intellectuel lui permettant d’examiner cette mémoire, d’en apprécier la valeur, de l’adopter ou d’y résister, de l’adapter à ses besoins ou de construire de toute pièce la sienne propre.

Pour terminer, nous faisons souhaiter que ‘éducation à la citoyenneté passe par l’étude de l‘histoire.

 

 

 

 

 

CHAPITRE II : CADRE METHODOLOGIQUE

D’après GAUTHIER, B., toute investigation scientifique exige

du chercheur le choix cl une ne bien précis à suivre. La méthodologie de la recherche englobe à la structure de l’esprit et de la forme de la recherche ainsi que les techniques utilisées pour mettre en pratique cet esprit et cette forme. C’est de la rigueur avec laquelle a méthode d’une recherche est suivie que dépend la valeur des résultats obtenus à ‘issus de cette recherche.

Dans ce chapitre consacré aux détails concernant notre

démarche méthodologique, nous présentons le milieu dans lequel nous avons effectué nos enquêtes, la population et l’échantillon d’étude et enfin les techniques ayant été utilisées pour récolter nos données.

II.1. MILIEU D’ETUDE : La sous-division de N’djili

II.1.1. Organisation

La sous-division N’djili regroupe les écoles des Communes

de N’djili, Kimbanseke, Masina et Maluku. Elle est située dans la Commune de N’djili au quartier sept cens l’enclos de l’institut Technique Commerciale de N’djili, sur l’avenue de l’hôpital 7/C.

L’autorité de la Sous-division qui est le superviseur de ‘entité

administrative et le représentant du Ministre de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel sur terrain. Il est appelé Sous-Proved ou chef de n Sous-division. Il est épaulé par 9 Chers de Bureau qui sont ses collaborateurs directs.

Les Chefs de Bureau ont comme collaborateurs sept

attachés Je ne classe et deux attachés de Bureau ce deuxième classe.

Il y a ensuite huit agents de Bureau de la classe et 4 agents

de 2ème classe, un agent auxiliaire de 2ème classe et un huissier.

II.1.2. Missions

La Sous-division st une entité administrative qui a pour mission

-    De veiller sur l’application des instructions émanant de la hiérarchie de l’éducation nationale ;

-    De veiller sur le fonctionnement normal des écoles publiques de l’Etat Assurer le mouvement du personnel œuvrant dans les écoles de l’entité

-    De représenter le Ministre de tutelle ;

-    D’implanter les écoles suivant les programmes de développement de l’entité.

 

II.2. POPULATION ET ECHANTILLON D’ETUDE

II.2.1. Population d’enquête

Pour D’HAINAUT, L.,[34] une population peut être définie

comme « l’ensemble des éléments parmi lesquels on aurait pu choisir échantillon, c’est-à-dire l’ensemble des éléments qui possèdent les caractéristiques qu’on veut observer ».

MUCCHIELLI, R., définit la population ou univers enquête

comme étant l’ensemble du groupe humain concerné par les objectifs de l’enquête. C’est dans cet univers que sera tiré l’échantillon. Il est pratiquement impossible de réaliser une recherche sur l’ensemble des individus que l’on veut étudier.

La population est en général trop grande pour être étudiée

entièrement. Il est donc recommandable de procéder à l’échantillonnage qui permet «obtenir des informations sur une fraction de cette population. La population à laquelle s’est intéressée notre étude est celle constituée des écoles secondaires ce la Sous-division de N’djili, laquelle fait partie de la Division urbaine Est dans la province de Kinshasa. Elle compte 229 écoles telles que réparties par réseau dans le tableau n°1.

Tableau n° 1 : Effectifs des écoles secondaires de la Sous-division N’djili par réseau

Réseau

Effectifs

%

Ecoles non conventionnées 

15

6,55

Ecoles conventionnées catholiques

15

6,55

Ecoles conventionnées protestantes

35

15,28

Ecoles conventionnées Kimbanguistes

10

4,37

Ecoles conventionnées Islamiques

9

3,93

Ecoles conventionnées Salutistes

2

0,88

Ecoles conventionnées agrées et non agrées

143

62,44

TOTAL

229

100

Les résultats du tableau ci-dessus montrent que la taille de

notre population d’étude est de 229 écoles autrement du 100 % dont 15 écoles non conventionnées soit 6,55 So 15 écoles conventionnées catholiques, sol 0,55 % ; 35 écoles conventionnées protestantes soit 15, 28 ; 10 écoles conventionnées Kimbanguistes soit 4,37% ; 9 écoles conventionnées Islamiques soit 393%; 2 écoles conventionnées salutistes soit 0,88% et 147 les privées agréées ou non agréées soit 62,44%.

II.2.2. ECHANTILLON D’ETUDE

Jean de Bonville, l’échantillon correspond à la fraction sous-

ensemble de message tiré de la population étudiée et que le chercheur entend soumettre à l’analyse proprement dite.

MIALARET, G., entend par échantillon d’une population une

partie de cette population soit extraite au hasard », soit extraite selon les règles très précisément définies. L’opération qui consiste à extraire ce nombre réduit d’éléments de l’ensemble des éléments que l’on veut étudier, c’est ce qu’on appelle échantillonnage. Ce qui est recherché lors d’un échantillon orage c’est la représentativité. Cela veut dire que la fraction d’individus tirée de l’ensemble que l’on veut étudier doit être typique de la population d’où elle en tirée, de telle manière que les informations obtenues de cette fraction d’individus puissent être applicable à ensemble de la population.

Pour VANDERMAREN, D., deux principes peuvent permettre

un échantillonnage : la maquette et le hasard. Ce qui nous intéresse ici c’est l’échantillonnage selon le principe du hasard, on postule que les variations ; pour les différents traits qui caractérisent es individus dans une population se répartissent au hasard. Avec ce procédé, on présuppose que, si on extrait au hasard des individus de cette population on retrouvera dans cet échantillon la même répartition au hasard des variations pour les traits que celle qui caractérise les individus de la population.

Ainsi, pour obtenir les écoles, nous avons procédé par

échantillonnage à partir de la liste e 229 écoles par réseau.

II.2.2. ECHANTILLON d’ETUDE 

Tableau n°2 : répartition des sujets selon les cours enseignés

Variable

Indicateurs

Effectifs

%

ECM

30

27

Cours enseignés

EDV

27

24

Histoire

28

25

Géo

27

24

Total

110

100

Il ressort du tableau n°2 que sur les 110 sujets soit 100%, 30 sujets soit

27% dispensent les cours d’éducation civique et morale, 27 sujets soit

24% dispensent le cours d’EDV, 28% soit 25% enseignent l’histoire tandis que 27 sujets autres soit 24% dispensent le cours de géographie.

Tableau n°3 : Répartition des sujets selon les sexes

Variable

Indicateurs

Effectifs

 

%

Sexe

Masculin

76

69

 

 

Féminin

34

31

 

 

total

110

100

 

Ce tableau indique que 76 sujets soit 69% ont un sexe masculin contre 34 sujets soit 31% du sexe féminin.

Tableau    n°4 :          Répartition        des   sujets        selon         l’ancienneté professionnelle

Variable

Indicateurs

Effectifs

 

%

 

Ancienneté

11 ans et plus

6-10 ans

0-5 ans

44

39

27

40

35

25

 

 

Total

110

100

 

Ce tableau nous montre que 44 sujets soit 40% ont une ancienneté de 11 ans et plus, 39 sujets soit 35% ont ancienneté variant entre 6 et 10 ans, tandis que 27 sujets soit 25% ont 0 à 5 ans de service.

Tableau n°5 : Répartition des sujets selon l’âge

Variable

Indicateurs

Effectifs

 

%

 

38 ans et plus

48

44

 

 

31-37 ans

36

33

 

 

24-30 ans

25

23

 

Total

110

100

 

Le tableau n°5 indique que 48 sujets soit 44% ont l’âge de 38 ans et plus, 36 sujets soit 33% ont l’âge allant de 31 à 37 ans, tandis que 25 sujets soit 23% ont l’âge de 24 à 30 ans.

  II.3. METHODE &TECHNIQUES DE COLLECTE DE DONNEES

GWITZ JM., et PINTO. R., définissent la méthode comme un

cadre conceptuel d’analyse utilisé dans un sens philosophique et signifie un moyen de parvenir à un aspect de la vérité, de répondre pus particulièrement à 13 question comment déboucher sur le problème d’explication.

Ainsi, dans le cadre de notre travail, pour une meilleure

récolte des données et pour garantir la fiabilité, nous avons opté pour la méthode d’enquête en utilisant tes techniques suivantes

II.3.1. Technique documentaire

FON, R., la technique documentaire consiste à consulter et à

dépouiller les documents écrits, reproduits susceptibles de servir à l’enseignement, à la recherche scientifique et à la culture.

                               Pour     NDANDULA     NIUKONDO      ([35]),      la     technique

documentaire consiste à consulter les documents existants en vue d’en tirer une ou des informations concernant le sujet d’étude. Cette technique permet dans un premier temps à circonscrire les limites de la connaissance déjà connue dans le domaine où situe le sujet de la recherche, mais aussi à mieux préciser l’objet de l’inconnu ; qui nécessite la recherche en cours. Elle peut aussi dans second temps permettre la saisie des données déjà consignées dans es documents écrits visuels et audio-visuels

La collecte se fait dans le document, l’analyse et la recherche

concernant le traitement des données. La diffusion est le produit de la recherche. Cette technique offre la possibilité de consulter toute la documentation relative au sujet de l’étude, c’est-à-dire de recourir aux archives, aux textes officiels et aux statistiques.

Dans le cas de notre recherche, l’analyse documentaire nous

a permis de consulter les ouvrages qui traitent de l’éducation à la citoyenneté, de la paix, de la démocratie, du développement et de droit de l personne.

II.3.2. Echelle d’évaluation

LANIBIN, JJ. ([36]) pense que e questionnaire est un

instrument d’enregistrement et de stockage d’informations recueillies directement auprès des répondants et qui prend la forme d’un ensemble de questions fermées ou ouvertes selon que les réponses sont proposées ou non aux personnes interrogées.

Selon DORON, R. (49), le questionnaire est l’ensemble des

questions rédigées .et représentées selon un ordre précis soit oralement, soit par écrit servant à recueillir dans une situation standardisée les opinions, sentiments, croyances et conduites des sujets.

Selon les objectifs poursuivis, la nature des questions posées

la nature des sujets à questionner, il existe plusieurs types de questionnaire. Ainsi, dans le but d’identifier et d’évaluer les aspects spécifiques de ‘éducation à la citoyenneté, nous avons porté notre choix sur le questionnaire d’évaluation ou échelle d’évaluation.

Dans le cadre de la description de l’échelle d’évaluation

appliquée dans notre recherche, soulignons que son élaboration a consisté dans un premier temps à identifier à partir des ouvrages traitant directement ou indirectement de l’éducation à la citoyenneté, les instructions, traits de attribué à chaque comportement relatifs aux dimensions de l’éducation à la citoyenneté.

II.4.ENQUETE PROPREMENT DITE

D’après DENDSHEERE,G., (50), l’enquête implique les

opérations tendant délibérément à recueillir des informations Sur les individus, sujets d’enquête. Cette phase consiste à rassembler es informations nécessaires sur des questions précises afin de les analyser.

Notre enquête s’est déroulée dans es écoles secondaires

retenues dans la sous-Division de N’djili plus précisément dans les communes de N’djili, Kimbanseke, Masina et ce auprès des enseignants des cours de géographie et d’histoire.

Compte tenu de l’abondance des indicateurs, soit 49 au total,

il nous a été difficile voire impossible d’exiger aux enquêtés de répondre le même jour à cause de leurs occupations pendant les heures de cours.

C’est ainsi que nous nous sommes convenus de leur

accorder au moins une semaine pour y répondre. Toutefois il y a lieu de signaler que sur 116 questionnaires distribués, nous n’avons pu récupérer que 110, soit une perte de 6 questionnaires (protocoles).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE III. VOIES ET MOYENS POUR ASSEOIR LA PROMOTION DE L’EDUCATION A LA CITOYENNETE

  Dans ce dernier chapitre consacré à la présentation des voies et moyens pour asseoir la promotion de l’éducation à la citoyenneté, nous traiterons successivement des points ci-après :

1. la promotion de l’éducation à la citoyenneté en famille. 2. la promotion de l’éducation à la citoyenneté à l’école

3.   la promotion de l’éducation à la citoyenneté en famille.

4.   la proportion de l’éducation en milieu professionnelle.

 II.1   LA PROMOTION DE L’EDUCATION A LA CITOYENNETE A L’ECOLE

 Comme lieux d’éducation à la citoyenneté, pour atteindre avec efficacité l’objectif de former les citoyens et les citoyenne, l’école doit s’efforcer d’être.

1.   un cadre qui enseigne la pratique de la démocratie et le sens de responsabilité.

2.   un cadre qui supplée e que la famille est inaccaparable de faire une bonne école constitue un milieu éducatif de toute première valeur.

Ainsi le dictionnaire universel ([37]), définit l’école comme étant un établissement où l’on dispose un enseignement collectif de connaissances générales ou de connaissance particulière nécessaire à l’exercice d’un métier, d’une profession ou à la pratique d’un port.

 Pour ISAZA ALA[38], l’enfant acquiert des connaissances et développe ses capacités intellectuelles.

Pour sa part Joseph KIZERBO), dit que « l’école doit l’affaire

de l’école », il entend par là qu’il ne faut pas noyer l’école dans le complexe de cercle vicieux ou de misère qui affecte souvent le village.

L’école doit rester un format, un levain, par conséquent

distinct de la masse, mase, mais immergé et investi par celle-ci pour agir.

 En effet, éducation pour une culture de la paix c’est

contribuer à l’établissement d’un vaste système d’éducation et de formation pour la paix, les droits de l’ homme et la démocratie, la tolérance et la non- violence dans le cadre de son intervention l’école doit organiser l’éducation à la citoyenneté  envisageant ces deux approches à savoir : 

1.   l’approche disciplinaire qui permet l’acquisition encadrée de connaissances démocratiques et l’analyse de condition essentielle à son développement. cette approche   est mieux indiquée pour les institutions classiques, telles que l’école où l’histoire et la géographie, apparaissent aux yeux de beaucoup comme des moyens privilégiés pour ce type d’éducation.

2.   l’approche transversale, elle invite à une pratique cohérente et intégrée de la citoyenneté. elle exige la maitrise des compétences dites «   Transversales » qui s’internent au développement de l’esprit critique en ce qui concerne les connaissances et les diverse auxquelles elles. Peuvent sévir, à la promotion de l’apprentissage de la coopération (solidarité sociale), aux attitudes et aux comportements favorisant lm’ acceptation de l’autre à la compréhension des conséquences sur la vie démocratique, à l’instauration à tout milieu social d’un climat propice au dialogue et soucieux du bien commun.

Cette dernière approche est la plus soutenue, elle est appelée

modèle intégrateur et consiste à notre entendement, à placer l’éducation sous la responsabilité de tous enseignants, à l’école, mais aussi de toutes les entités sociales « organisée » telles que l’Eglise, les associations de défense de droit de l’homme, la famille, les organisations non- gouvernementales, les centres de recherchait de formation spécialisée.

 LUCE BROSSARD [39] notre que les possibilités d’intégrer

l’éducation à la citoyenneté à l’enseignement pour la bonne formation du citoyens sont réunies par domaines d’apprentissage :

a.   Langues : le domaine des langues est le lieu idéal pour apprendre » les mots pour le dire » nécessaire à l’expression des émotions et de la pensée. l’enseignement des langues première et seconde, puisqu’une partie de français porte sur le discours argumentatif. quant au programme  d’anglais, on y trouve des objectifs comme « s’ informer sur les faits » et  « donner son opinion », de plus , la matériel didactique d’ anglais, langue seconde, présente souvent des thèmes qui portent sur des éléments à l’éducation à la citoyenneté droits de la personne, racisme ,pollution , etc.  

b.   l’enseignement du français : a une grande liberté dans le choix texte qui suscitent une réflexion sur des valeur préconise pour l’éducation à la citoyenneté. le domaine des langues permet une intégration de l’éducation à la citoyenneté.  

c. la technologique, les sciences et les mathématiques

 Dans ce domaine, la formation de l’esprit critique semble l&a cible privilégiée des enseignants et enseignantes.

En mathématique, l’étude des statistiques constitue un

terrain particulièrement approprie, exemple une variation de l’échelle d’un graphique peut fournir deux représentation différentes d’une même réalité, représentation qui ne libèrent pas le même message et qui sont utilisées selon l’idée que l’on veut suggère aux lecteurs

En science : tous les contenus ayant trait à l’environnement

permettant de créer des liens très forts avec l’éducation à la citoyenneté. C’est un champ où les citoyens auront à faire des choix déterminants pour l’avenir et nous l’espérons, à agir en êtres responsables et solidaires.

L’actualité regorge d’événement qui ont des liens avec la

science et qui permettent de sensibiliser les élèves à certaines réalités sociales et de former leur esprit critique : voyages dans l’espace, bio- technologies, réchauffement de la planète, etc.

d.   l’univers social : En science humaines, on ne peut pas ne pas faire l’éducation à la citoyenneté. Mais c’est éviter que les élèves ne se ragent tous du même côté. Etudier le passé pour éclaire le présent de même que de connaitre son territoire pour

se l’approprie contribue certainement à l’éducation à la citoyenneté.

e.   les arts : touchent la sensibilité, constituent un aux propice à l’acquisition d’aptitudes d’ouverture aux autres  et de respet des differences et font vivre des situations collectives, favorisent l’amélioration des habiletés d’expression et communication.

f.     le développement personnel : la principale contribution de la formation morale à l’éducation à la citoyenneté réside, sans contredit, dans le « apprendre à penser par soi-même » et dans les actions ayant pour objet de faire éprouver aux élèves un sentiment de solidarité. dans le domaine du développement personnel, les élèves sont aussi invités à affirmer leurs valeurs en faisant la promotion de la non-violence.

III.2. La promotion de l’éducation à la citoyenneté en famille 

D’après SILLAMY, N (), la famille est une institution sociale

fondée sur la sexualité et les autres cultures maternelles et paternelles dont la forme varie selon les cultures. Elle constitue le milieu éducatif par excellence, celui qui exerce l’influence la plus forte, l’action la plus durable sur l’individu. C’est dans les familles que l’enfant s’ouvre à la vie, c’est là qu’il subit ce dressage inconscient qu’il apprend ces habitudes automatiques qui l’adaptent à la vie et l’intègre dans la société.

Pour NGUIB’USIM (), le comportement est une adaptation ou

une somme d’adaptation, de préadaptation ou d’agissements que l’individu montre au riposte en réaction aux conditions changeantes de son milieu.

La famille est le premier creuset où la vie se forme. Tel père,

tel fils, telle mère, telle fille, dit-on. Ainsi les parents doivent être un modèle de citoyenneté aux yeux de leurs enfants. Les relations que les enfants entretiennent avec les membres de la famille restreinte ou élargie préfigurent celles qu’ils peuvent avoir avec les membres de la grande communauté qui est la cité. De la même manière que l’homme aspire à la promotion de son groupe familial, de la même manière on doit lui apprendre à intervenir pour l’intérêt de la cité.

III.3. la promotion de l’éducation à la citoyenneté dans la société.

Qui dit société pense à un grand groupe et au « vivre

ensemble ». vivre ensemble suppose une somme de comportements, de normes que les membres doivent acquérir pour la promotion du groupe. la société possède un certain nombre de créneaux grâce auxquels on peut promouvoir l’éducation à la citoyenneté notamment les églises, les associations culturelles, les parties politiques et les mass-média.  Il existe, certes, dans la cité, de différents réseaux qui véhiculent cette éducation, mais dans le cadre de notre étude, nous nous limitons aux quatre créneaux précités.

 III.3.1. Les Eglises

Depuis l’antiquité, les églises ont toujours constitué un cadre

où l’éducation de la cité a longtemps été promue. Nous n’avons qu’à nous référer aux épitres de Paul qui avaient pour cible les villes : Rome, Corinthe, Galate, Thessalonique. L’Eglise est une rectrice de consciences. Elle combat le mal et prône le bien. Elle dicte une somme de comportements qui facilitent la vie en groupe. Les enseignements religieux se focalisent sur l’amour du prochain, le respect de l’autorité, le respet de la vie, la tolérance, valeurs que la plupart des constitution du monde prônent. les Eglises font des recommandations

III.3.2. Les associations culturelles

Les associations culturelles sont des regroupements de

personnes visant un but précis. Elles sont toutes régies par des statuts et Règlements d’ordre intérieur qui prévoient les droits et obligations des membres comme le font les constitutions de tous les pays du monde.

Au sein de ces groupes, les membres apprennent à se

conduire comme de bons citoyens parce qu’ils sont censés respecter les prescrits des statuts et règlements d’ordre intérieur. celui qui a appris à bien se comporter au sein de petit groupe a plus de chance à bien se conduire sur une large échelle qui constitue la République ceux qui ont eu la responsabilité de diriger avec brio les associations culturelles acquit de réelles capacités pour prendre en mains le gouvernement de la cité.

III.3.3. Les partis politiques

Les partis politiques sont des organisations ou groupement

de personnes qui ont pour but de mener une action politique sur base d’un programme élaboré dans l’intérêt de la cité. Les membres des partis politiques doivent faire preuve de le beaucoup de citoyenneté. Leurs responsables doivent maitriser les lois de la République et transmettre à leurs membres et à la masse qui constitue leur base les vertus du citoyen. C’est dans les partis politique que les citoyens d’une notion doivent acquérir les notions citoyennes comme la tolérance, l’égalité, le bon gouvernement, le respect du bien commun, la démocratie, l’alternance au pouvoir,…

III.3.4 les medias

Les medias sont les moyens écrit Crevaux ou télévisés qui

établissent es relations de communication au sein la société cela nécessite des programmes éducatifs instructifs qui permettent aux lectures aux auditeurs de s’instruire quant aux droits et obligations du citoyens.

 De même que la  publicité influence le comportement des gens en matière de consommation, de même des émissions bien élaborées  peuvent véhicule chez un peuple le sentiment patriotique , l’ amour du travail bien fait ,la tolérance » ,la notion d’ égalité la promotion de  respect du bine comme , le respect des lois et de l’ autorité.

III.4. L’éducation à la citoyenneté en milieu professionnelle

Les milieux professionnel peut former au déformer les

adolescents et les jeunes adultes. Les jeunes y acquiert par la pratique une technicité appréciation, mais il est aussi très influence par les adulte, qu’il rencontre et rapidement gagné à leurs idées. Le choix du métier est décisif pour l’avenir de beaucoup de jeunes. Nous distinguons milieu éducatifs tels que le marche, les amphithéâtres les stades, etc.

Dans le milieu professionnel, l’individu apprend à travail pour

propre promotion et celle du groupe.

III.5. Dépouillement du questionnaire

III.4.1. Globale des dimension de l’éducation a la citoyenneté

Pour la collectif des donnés, nous avons ressorti les

différents thèmes se rapportant à la édiction à la citoyenneté. Cette échelle à été soumis à l’appréciation de 110 enseignants de 218 enseignants d’histoire et 27 enseignants de géographie, 30 enseignants de l’éducation civique et morale et enfin 27 autres l’éducation à la vie repartis en différent thème dont la démocratie, le développement, le droit de la personne et la paix

Thème 1 : démocratie

Question n°1. Ecole organise telle les élections dans le choix de individu oui/non

Dans ce sous chapitre nous présentons et analysons les

résultats de notre investigation afin de dégager l’analyse globale des dimensions de l’éducation à la citoyenneté. Cette présentation se ferre en examinant l’item par item et les fréquences observées seront converties en pourcentage.

En effet, la technique du pourcentage permet de rendre notre

résultat plus compréhensible.

Tableau n°6. Choix des individus

Opinion

Fréquence 

%

oui

53

54

non

51

46

total

110

100

Ce tableau nous montre que 59 sujets soit 54 % affirment

qu’ils sont choisis par élections pour accéder à des responsabilités contre 51 sujets soit 46 % qui disent le contraire.

 

 

Question n°2. Existe-t-il le sens de justice, d’égalité, la liberté d’opinion et des informations au sein de votre école ? oui/non

Tableau n°7. Sens de justice et d’égalité

Opinions

Fréquence 

%

Oui

36

33

Non

74

67

total

110

100

Ce tableau indique que 36 sujet soit 33 % affirment qu’ils

accèdent au sens de justice et d’égalité contre 74 sujets soit 67 % qui pensent qu’il n’ ya point de justice et de l’égalité.

Question 3. Vous incite-t-elle à la participation oui/non

Tableau n°8. La Participation

Opinion

Fréquence 

%

Oui

39

35

Non

71

65

Total

110

100

Le tableau n°8 indique que 71 sujet soit 65 % ne participent pas à la décision de l’école contre 39 sujets soit 35% qui pense le contraire.

Question 9. Votre école vous permet-elle de développer  le sens critique, le sens  de responsabilité ? Oui ou Non

Tableau n°9. Prise de responsabilité

Opinion

Fréquence 

%

Oui

47

43

Non

63

57

total

110

100

Ce tableau montre que 63 sujet soit 57 % pensent qu’ils

n’interviennent pas à la prise de responsabilité contre 47 sujets soit 43 % qui affirment qu’ils ont de responsabilité.

Suscrite-t-elle le sentiment de nationalisme, avoir le courage

de affirmer un point de vue peu populaire ?

A cette question, les sujets enquêtés pensent qu’ils prennent

rarement de décisions impopulaires car toutes les injonctions leur viennent de la direction générale.

Thème II. Développement

Question 5. Vous permet-elle de connaitre l’histoire du pays et l’hymne national ? oui/non

Tableau n°10. Connaissance de l’histoire du pays

Opinions

Fréquence

%

Oui

83

75

Non

27

25

Total

110

100

Ce tableau indique que 83 sujet soit 75 % connaissent

l’histoire du pays contre 27 sujet soit 25 % qui disent le contraire.

L’Ecole vous apprend à se conformer aux règles de la civilité

privée et publique ?

A cette question, les sujets enquêtés ont répondu que les

règles de la civilité privée et publique sont connus à partir de leur propre recherche de la cité.

Question 6. L’Ecole vous apprend-on l’importance de préserver l’environnement par la participation des citoyens aux activités publiques (curage des caniveaux ? Oui/Non

Tableau n°11. Participation des citoyens aux activités publiques

Opinion

Fréquence 

%

Oui

36

33

non

74

67

Total

110

100

Ce tableau n°11 témoigne que 36 sujet soit 33 % ont appris la participation aux activités publique à l’école contre 74 sujet soit 67 % qui pensent qu’ils l’ont appris ailleurs.*

Question 7. Insiste sur l’importance de la réhabilitation des routes nationales de dessertes agricoles de la voie urbaine ? Oui/ Non

Tableau n°12. L’Importance de la réhabilitation des routes

Opinions

Fréquence

%

Oui

105

95

Non

5

5

Total

110

100

Ce tableau indique que 105 sujets soit 35 % pensent que

l’Ecole leur a appris l’importance de la réhabilitation des routes contre 5 sujets soit 5 % qui disent le contraire.

 

 

 

Question 8. L’Ecole vous sensibilise sur la lutte contre le VIH/SIDA et autres infections sexuellement transmissible ? Oui/Non

Tableau     n°13 :         sensibilisation    sur    les    maladies   sexuellement transmissibles

Opinions

Fréquence

%

Oui

92

84

Non

18

16

Total

110

100

Le tableau ci-haut nous montre que 32 sujets soit 84 % affirment avoir été sensibilisé sur les maladies sexuellement transmissibles contre 18 sujets soit 16 % qui pensent le contraire.

Thème III. Droit

Question 9. Votre école vous informe-t-elle sur les droits de l’homme et les libertés fondamentales ? 

Tableau n°14. Information sur les droits de l’homme. Oui/Non

Opinions

Fréquence

%

Oui

68

62

Non

42

38

Total

110

100

Ce tableau nous montre que 68 sujets soit 62 % disent que

l’école leur a fourni des informations sur les droits de l’homme et les libertés fondamentales tandis que 42 sujets soit 38 % pensent que ils ne sont pas informés.

 

 

Question 10. Vous informe ainsi sur l’éveil de conscience sur l’action négative de l’homme sur son propre environnement physique ? Oui/Non.

Tableau n°15. L’information sur l’éveil de conscience

Opinions

Fréquence

%

Oui

66

60

Non

44

40

Total

110

100

Le tableau n°15 nous montre que 66 sujets soit 60 % ont

l’information sur l’éveil de conscience à partir de leurs écoles, tandis que 44 sujets soit 40 % n’ont pas reçu l’information sur l’éveil de conscience.

Question 11. L’Ecole vous montre-t-elle les aspects positifs de productivité agricole ainsi que de la sécurité alimentaire ? oui/non

Tableau n°11. L’information sur les aspects positifs de la production agricole.

Opinions

Fréquence

%

Oui

74

67

Non

36

33

Total

110

100

Le tableau ci-dessus nous montre que 74 sujets soit 67 % reçoivent des informations sur les aspects positifs de la production agricole contre 36 sujets soit 33 % qui disent le contraire.

 

 

 

 

Question 12. Vous apprend-on à contribuer au développement de sa communauté par la participation à des projets de service communautaire ? Oui/Non.

Tableau n°17. Contribution au développement de sa communauté.

Opinions

Fréquence

%

Oui

21

19

Non

89

81

Total

110

100

Le tableau ci-contre indique que 89 sujets soit 81 % disent que l’école ne leur apprend rien sur le développement de sa communauté contre 21 sujets soit 19 % qui affirment la contribution de l’école au développement.

THEME IV. Paix

Question 13. Savez-vous que l’histoire du pays permet de comprendre que le changement est un facteur important de l’évolution des individus et de leurs sociétés.

A cette question nos sujets enquêtés affirment que durant le

cours d’histoire, l’école peut aussi constater l’interaction du changement et de la continuité tout au long de l’évolution de l’humanité.

Question 14. L’Ecole vous apprend aussi que le citoyen est un militant et doit maitriser sa pensée critique ? Tableau 18. L’Information sur le militantisme

Opinions

 

Fréquence

 

%

Oui

66

 

60

 

Non

44

 

40

 

Total

110

 

100

 

Le tableau ci-haut, nous montre que 79 sujets soit 72 %

pensent que l’histoire rappelle sans cesse à l’homme sa liberté de lire son histoire et sa liberté d’(en faire tandis que 31 sujets soit 28 % affirment que l’école qui fournit le militantisme.

Question 15. L’Ecole vous forme régulièrement sur la paix.

A cette question, le s sujets enquêtés pensent que le citoyen

a besoin d’un équipement intellectuel lui permettant d’examiner cette mémoire, d’en apprécier la valeur, de l’adapter à ses besoins.

Question n°19. L’Identité du citoyen

Opinions

 

Fréquence

 

%

Oui

42

 

38

 

Non

68

 

62

 

Total

110

 

100

 

Le tableau ci-dessus nous montre que 68 sujets soit %

affirment que le citoyen sait définir son identité personnelle et la situer dans le réseau complexe des appartenances sociales, tandis que 42 sujet soit 38 % estiment qui c’est l’école qui leur a informé sur l’identité du citoyen.

III. 5.1. ANALYSE ET INTERPRETATION DES DONNEES

Dans cette partie du travail, nous allons examiner et

constater si nos hypothèses ont été confirmées ou infirmées.

Notre préoccupation consistait à vérifier si les valeurs liées à

l’éducation de la citoyenneté sont véhiculés en milieu congolais à travers les cours de géographies, d’histoire, d’éducation civique et morale, et de l’éducation à la vie.

Nous nous sommes demandés si l’éducation à la citoyenneté

est prévue, assurée, favorisée en milieu congolais.

Cela nous a conduits à formuler les hypothèses suivantes :

1.   les enseignements d’histoire, de géographie, de civisme et de l’éducation à la vie viseraient l’intelligence, les instructions, la science et la conscience.

2.   l’Education à la citoyenneté serait prévue, assurée, favorisée le développement en milieu congolais.

3.   les valeurs liées à l’éducation à la citoyenneté seraient véhiculés en milieu congolais à travers les cours de géographie, de l’histoire, de l’éducation civique et morale et enfin à l’éducation à la vie.

En effet, la finalité principale d’une éducation à la citoyenneté

ou d’une éducation pour la paix, les droits de l’homme et la démocratie est de développement en chacun le sens des valeurs universelles et les types de comportements sur lesquels se fonde une culture de paix.

La Promotion de l’éducation à la citoyenneté se fera en

fonction de la pratique de la démocratie et les sens de responsabilité, l’interdiction de la violence de la parole ; par la construction de savoir et de compétences que l’homme ou la femme peut exercer ses droits et ses devoirs de citoyens ou citoyennes ; préciser aussi les lieux où les individus doivent servir la communauté. 

Enfin, l’éducation à la citoyenneté doit former un citoyen

capable de porter un jugement critique, de participation au débat politique… tout ceci en rapport avec les valeurs véhiculées à travers les différents enseignements de l’histoire, de géographie, d’éducation à la vie et d’éducation civique et politique.

En guise de conclusion, les droits de la personne, la

démocratie, la paix, la non violence, le développement durable, le respect de la protection de l’environnement sont des thèmes liés qu’on peut privilégier dans la formation du citoyen en général.

Il se dégage d’une façon générale les constats suivants :

-      la plupart des sujets ont répondu qu’ils sont choisis par l’élection par accéder aux postes de responsabilité. Ceci veut dire que l’école organise les élections pour occuper certaines responsabilités. Cependant, il n’y a point de liberté de l’expression ou d’opinion quant à ce qui concerne le partage des revenus.

-      Quant à la participation, nous constatons que l’école n’incite pas ses enseignants à partager les avis. Elle s’impose sous toutes ses formes à la décision émanent des activités en générale. Ceci est contraint à la culture démocratique qu’est la promotion de la dignité humaine, du respect de la personne, des libertés fondamentales et de la vie. Or parmi les valeurs fondamentales de la démocratie citons entre autres la participation, l’égalité des hommes, la liberté et le sens des biens communs constituent les piliers de tout système démocratique.

Quant à ce qui concerne le développement, les enseignants

sont informés à partir de leurs propres expériences. Ceci veut dire que la participation des citoyens eux activités publiques se fait en dehors de l’Ecole (curage des caniveaux ou salubrité) ; la réhabilitation des routes.

En outre, le développement ici suppose la capacité de vivre

longtemps, et en bonne santé, l’accès à l’éducation et en savoir et enfin un niveau de vie décent. Il combine ainsi, l’évaluation d’espérance de vie, taux de scolarisation, de l’alphabétisation et du revenu.

                               Concernant    les    droits    de    l’homme    et    les    libertés

fondamentales, l’école fait l’effort pour fournir les informations supplémentaires y afférentes ; parfois l’éveil de conscience sur son propre environnement physique, les informations sur les aspects positifs de la production agricoles etc.

Par ailleurs, le droit à la vie, le droit de ne pas être victime de

discrimination, ou traitement cruels, le droit à une égale protection de la loi, le droit de participer à la vie culturelle ne fait pas mention. A ce prix, le développement humain passe également par un contexte de paix et de sécurité pour les individus.



[1] MARTNEuR., et LAViaE, op.cit, pp.35-37.

[2] SANZALA Murato, op,cit, p.4,

[3] Kums Nagine, Essais d’analyse psychosociologue du nouveau discours politique congolais Mémoire nèdt, UNIKIN, FPSA, 1999, p19.

[4] UNESCO et ‘éducation pratique, pi.

[5] ()Rapport ratona sur le développement hurnaine, Brazzaville, 2002, p.14

[6] MATANGILA-MUSADILAL., p.idS.

[7] SILLAMY, N., ponnaire encvcro édigq4qsgçIo ie, pi 18.

[8] NGUB’USIM, Cours de méthodes en psçgie, cours inédit, JNIKIN. EPSE,

[9] Oictionr\3ire Universel, hachette, Edicef, 1996-19978, p386.

[10] ISANZALA, o,pçj, p13.

[11] KIZERBO,J., Société en crise et éducation, UNESCO, Unicef, 1989, p18.

[12] PATRCK WELL et RONDALL,H.. jpnaité et cita ennetn Euro e, éd. la découverte et syros, 199, p1G 24 KANGA KALEMBA]V et TuNGISA, K D., gpçJt, p.

[13] MASNETTEP., La dtoyenneté « netore as V ciearticiatioasjyipj, ISI3N, BruxePle, 2001, p.1.

[14] MAGNETTE, op.cit, p2.

[15] Jean Hénaire, gitp24.

[16] BEST,F., la notion de la citoyenneté, in cahier de nstu de recherche de la FSU, Québec, 1 997, p9.

[17] KANGA, Kv., et TUNGISA, K,D., Manuel d’initiation et de sensibilisation à b’,’éducation à la citoyenneté, Kinshasa, éd. Crefol Safidel, 2004. p.10.

[18] SORJA, J., Démocratie et gouvernabilité, Revue internationales des Sciences Sociales, n° 147, Barc&one, 1996, p.97.

[19] KANGA, K.DVet TUNGISA, op.cit, pp. 20-21.

[20] LUCE BROSSARD, Education à la citoyenneté dans toutes les disciplines, dossier d’éducation la citoyenneté, gyje édgpgjgpe, n° 1096, Québec, 1998, pp.26-33.

[21] Bureau régional UNESCO-Dakar, L’éducation è e çeix, eux droits de l’homme et à ta démocratique dans es systèmes éducatifs formels et non formel, DAKAR, UNESCO- décembre 1959, p13.

[22] BAECHELER,J., Nature et démocratie, Revue Européenne des sciences Sociales, Tome XXXi n° 91, Paris. 1993, p43.

[23] KABARHUZAH,, Pxet résolutions pacifioJesdL conflits su Zaïre, Kinshasa, 1Q96, p.30

[24] MARTINEAUR., et LAvILLE, C., bstoir voie royale vers aooyennet ossier êducaLonàia cftoyenneté, yédaojçue n’ 109, Québec, 1998, p35.

[25] MATANG1LA, MUSADILA, L. op.cit, p106.

[26] José MPND, La démocratie, Kinshasa, 1994, p35.

[27] KANGAKVetTUNGISAKDgpjt, p25.

[28] GoFFAuxJ., Probième de développement, Kinshasa, éd. CRP, 1986, p47.

[29] NGUB’USIM, étude du I rcefen lot cours inédit] UNIKN, FPSE. 2002-2003.

[30] (41) Haut-commissariat aux droits de homme, enseignement des droits de homme Activité pratique pour l’école primaire et secondaire, Genève, 1989, p,1 1.

 

[31] KANGA, K.V. et TUNGISA, K.D., op.cit, pp.27-28.

[32] Vannesta, M, pçjI, p41.

[33] MARTNEuR., et LAViaE, op.cit, pp.35-37.

[34] HAINAUTL., Concepts et méthodes de la statistique, Tome 1, iabor. Bruxeiles. 1975, p

[35] NDANDULA MuKONDO, D., Cours de méthode de recherche en syço ie et en pédaqoce. inédit, IPN, ‘DSP

[36] LAFON,R., Vocabulaire e la_svcho-pédagogie et de e qyçfliatriedefenfant. Paris. PUF. 1973, p.422. 49 . DORON, R., Dictionnaire de psychologie. Ed., PUF, Paris, 1998, p.62.

[37] Dictionnaire  universel , Hachette, edicef, 1996-1997. .386 FP.SE 2000 p.2

 

[38] ISANZALA  Education la citoyenneté perception des valeur caractéristique d’ un bon citoyen par les écoles finaliste Mémoire UNIKIN

[39] LUCE BROSSARD, éducation à la citoyenneté dans toutes les disciplines, dossier d’éducation à la citoyenneté, in vie pédagogique, N° 1096 Queber 1998,PP 25-33

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