Il convient de relever qu’une entreprise est une entité économique qui a des objectifs et des obligations liés a son fonctionnement. Au cours de son exploitation, l’entreprise requiert des ressources de financement provenant des diverses sources qui sont de financement provenant des diverses sources qui sont affectées à l’installation de ses immobilisations matérielles de production et à son objectif social.
L’entreprise quelle que soit sa nature, demeure au moyen de développement économique et social d’une nation, laquelle est assujettie aux cycles de vie qui obligent un financement conséquent de la part de son ou ses promoteurs en vue de garantir à l’entreprise son épanouissement en terme de rentabilité ou performance sous toutes ses formes. ( )
En effet, pour ne pas tomber dans la cessation d’activité face à des besoins de financement variés qui se créent, l’entreprise contracte des engagements pour couvrir ses insuffisances de trésorerie. L’incertitude de recouvrer une créance, le ralentissement de la rotation du stock, le délai de paiement accordé par le fournisseur et tant d’autre projet d’investissement nécessite la mobilisation des fonds. L’ensemble de ses préoccupations inhérentes à l’exploitation de l’entreprise dégage la pertinence d’une étude systématique et l’appréciation des facteurs indicateurs aux questions ci-après :
1. La situation financière de SEP CONGO est-elle équilibrée ? 2. L’entreprise est-elle solvable ? 3. L’entreprise dispose-t-elle d’une autonomie financière ?
Telles ont les principales questions que nous sommes posées dans cette étude et aux quelles nous tenterons de répondre.
SECTION 2 : LES MATERIELS DE L’ANALYSE FINANCIERE
L’étude de la structure financière d’une société, n’est possible que lorsque l’on dispose certains matériels qui permettent leur réalisation. Ces outils sont énumérés de la manière suivante :
Le bilan, le tableau de formation de résultat (TFR), le tableau économique fiscal et financier (TEFF), le tableau de financement ainsi que les annexes. C’est ainsi que pour rendre notre étude opérationnelle, nous ferons recours aux deux premiers précités ; le bilan et le tableau de formation.
Selon L.S ZAMAMBU et B.L TUZOLANA, le bilan est un doucement de synthèse présentant la situation juridique, économique et financière de l’entreprise à un moment donné. ( )
D’après A.CORHAY et M. MBANGALA, le bilan est la traduction comptable de l’ensemble des ressources d’une entreprise et de leur emploi. (9) Quant à G. DEPALLENS, il définit le bilan comme un état représentatif du patrimoine de l’entreprise à une date précise. ( )
2.1.2. COMPOSITION DU BILAN
Ce document comptable de synthèse exprime la situation active et passive d’une entreprise à un moment donné. Il se présente matériellement sous forme de tableau comprenant deux volets.
CHAPITRE 2 : PRESENTATION DE LA SEP-CONGO
La société anonyme des pétroles du Congo (PETRO-CONGO) a bénéficié d’un statut spécial qui trouve son origine dans la convention de 1910 conclue entre elle et le gouvernement de la colonie relative à la concession des terres et à la vente des produits pétroliers au Congo.
En collaboration avec des partenaires étrangers, PETRO-CONGO a été autorisé par la colonie à créer une filiale (société d’’entreposage à l’intérieur de la colonie) en vue d’assurer la distribution des produits nécessaires à la consommation locale dans les meilleures conditions économiques.
C’est en 1911 que la société anonyme des pétroles du Congo construit le premier pipe-line de diamètre (4) axe Matadi Kinshasa financé par PETRO-FINA SA ; ce pipe-line entre en service en 1913. La compagnie financière Belge des pétroles (PETRO-FINA) s’intégrant dans l’affaire, assure dès la fin de la première guerre mondiale en 1924 la direction technique et commerciale de PETRO-CONGO.
La société anonyme des pétroles du Congo (PETRO-CONGO) fut dissoute en 1949 et remplacée par la société des pétroles au Congo qui est une société congolaise par actions.
Le second pipe-line de diamètre (6) fut construit en 1951 axe Matadi Kinshasa financé de nouveau par PETRO-FINA SA et inauguré en 1953.
Il convient de souligner la création le 06/02/1952 de la société congolaise d’entreposage et de manutentions en abrégé « SOCOPETROL » avec mission de mettre en œuvre le programme d’extension des installations de vrac à l’intérieur de la colonie et d’assurer les manutentions ainsi que la distribution des produits nécessaires à la consommation intérieure du Congo dans les meilleures conditions économiques (Décret royal du 30 juin 1952).
Le 25/04/1952, il y a le changement d’appellation de la « société congolaise d’entreposage et de manutention » en « société congolaise d’entreposage des produits du pétrole ».
En 1953, il y a l’inauguration du pipeline 6, en 1954 il y a la construction des dépôts de Masina (58750 m3) et de Kananga.
En 1969, la « société congolaise d’entreposage des produits du pétrol » participe à la construction de la société coopérative CMK (centre Médical de Kinshasa).
En 1972, il y a un nouveau changement d’appellation de la « Société congolaise d’entreposage des produits du pétrole » en « société d’entreposage des produits du pétrole au Zaïre » en abrégé SEP-ZAÏRE ;
En 1974, il y a la nationalisation de tous les biens appartenant aux sociétés pétrolières et le transfert de ces biens à un établissement public dénommé PETROZAÏRE à qui revient désormais la totalité de la gestion pétrolière (ordonnance loi n°74/012 du 10 janvier 1974, modifiée par la loi n°74/013 du 10 juillet 1974). Il y a la création au sein de PETROZAÏRE d’une entité dénommée Zaïre services à laquelle sont confiées les attributions de l’ancienne SEP-ZAÏRE.
De la société d’entreposage des produits pétroliers du Zaïre (SEP-ZAÏRE) naquit en 1974 sous l’ordonnance loi n°74/012 du 10 janvier, modifiée par la loi n°74/013 du 10 juillet 1974, transférant tous les biens appartenant aux société pétrolières dont SEP-CONGO en un établissement public dénommé PETRO ZAÏRE à qui revient désormais la totalité de la gestion pétrolière.
En 1977, la loi n°77/005 de mai 1977 abroge l’ordonnance loi n°74/012 du 10 janvier 1974 par une mesure de rétrocession des biens nationalisés en 1974. L’Etat zaïrois chargea le département de portefeuille de veiller à la restitution des biens de l’ancienne société chargée de la sauvegarde du patrimoine de l’Etat. PETRO-CONGO fut liquidé par la décision du 17 septembre 1977 du comité de stabilisation. Et les anciens propriétaires de SEP-CONGO ont repris 60 % de leurs biens.
La société PETRO-ZAÏRE vit le jour le 15 décembre 1977. Elle reprend les attributions de l’entité Zaïre services.
1978 : début des travaux de régénération des pipes line devenus vétustes (construction de deux nouvelles lignes de 6 tracés communs en remplacement des anciennes lignes de 4 pousses et de 6 pousses des tracés différents) et modernisation des stations de pompage.
Ordonnance n°78/038 du 20 janvier 1978 autorisent la création de la société sous l’appellation de Zaïre Services.
Juillet 1978 : changement de l’appellation Zaïre-Services en Zaïre Services des entreprises pétrolières, ZAÏRE –SEP en sigle. (Assemblée Générale Extraordinaire du 28 juillet 1978).
1982 : ordonnance n°082-075 du 02 juin 1982 autorisant la nouvelle appellation « Zaïre Services des Entreprises Pétrolières ». Début des activités de transit avec la République Centrafricaine (BANGUI). 1983 : début des activités de transit avec la République du Congo (Congo Brazzaville). Construction du centre médical de N’djili. 1984 : création de l’unité de protection des ouvrages (UPO) pour la sécurité des pipe-lines aux actes de malveillance. Gestion des installations pétrolières de GECAMINES LIKASI. 1985 : acquisition d’une trentaine de Wagons-citernes de 40m3 dans le cadre du crédit BAD. Gestion des installations pétrolières de Gecamines Kolwezi. 1986 : début de la gestion des dépôts aéroportuaires de l’intérieur (ex Air Congo), Lubumbashi, Goma, Kisangani, Mbandaka, Kananga, et Mbuji Mayi. Construction du dépôt aéroportuaire de Bgadolite (200 m3). 1988 : Reprise par petro-zaïre de l’activité supply (importation des produits pétroliers). 1990 : Début de la gestion des installations de la MIBA. Gestion des actions de l’Etat zaïrois confiée à l’entreprise publique. 1991 : Pillage de triste mémoire généralisé dans le pays occasionnant ainsi le licenciement massif du personnel pour raison économique suite à la baisse des activités. Affirmation par la direction générale de l’OFIDA du rôle exclusif dévolu à SEP CONGO dans les opérations de dédouanement du produit pétrolier sur l’ensemble du territoire national par la lettre n°DG/PDG/1932/90 du 08/09/1991. 1992 : construction du centre médical de Bolafa 1993 : Deuxième pillage généralisé dans le pays 1994 : Construction du centre médical de Matadi 1995 : Construction du dépôt aéroportuaire de Goma (1000 m cubes). Gestion d’une action de PETRO-FINA SA à FINA MARINE le 30/06/1995. 1997 : Cession des actions du groupe PETRO-FINA SA à la société ARISTEA (mars 1997). Cession des actions de l’Etat congolais à l’entreprise PETRO-CONGO.
Changement de l’appellation du zaïre services des entreprises pétrolières en services des entreprises pétrolières congolaises SEP-CONGO en sigle (assemblée générale des actionnaires du 11/07/1997).
Début de la perte de contrôle de gestion de 15 dépôts installés dans les territoires occupés par la rébellion (Busungu, Bukavu, Boma, Isiro, Kisangani et Aéro-kalemi).
1998 : Cession par PETRO- CONGO de 7200 actions à la société congolaise des pétroles (SCP) qui entre dans l’actionnariat de SEP-CONGO. 2000 : Sinistre HRS/N’djili le 14/04/2000, perte d’un tank de 1000 m cubes suite à l’incendie du dépôt des munitions à l’aéroport de N’djili.
Transfert de toutes les actions de Pétro-Congo à la congolaise des hydrocarbures (COHYDRO). Cession par ARISTEA d’une action à FINAMARINE et d’autre à ETMO FINA.
Le siège social de la société est situé au n°1 de l’avenue des pétroliers, dans la commune de la Gombe, (non loin de la gare centrale). Il existe aussi des sièges d’exploitation ou dépôts sur toute l’etendue de la République Démocratique du Congo, à savoir : Akula, ANgo ANgo, Bena DIbele, Boma, Bukavu, Bunia, HRS-N’djili, aéro-Kisangani, Aéro-Lubumbashi, Lufu, Lukala, Masina.
La SEP-CONGO est une société des capitaux mixtes. L’Etat y détient 36,6% des actions à travers son entreprise publique la congolaise des hydrocarbures (COHYDRO), et les actionnaires privés 66,6 %.
La SEP CONGO a pour objectif selon l’article 2 de son statuts, l’achat, l’importation des produits pétroliers, l’entreposage, la manutention, le conditionnement, le transport et la mise en emballage au Congo et dans les pays limitrophes.
Vitrine de la RDC


