Meurtre de Luca Attanasio : Le Département de la sûreté et de la sécurité (UNDSS) de l’ONU enquête sur la sécurité du convoi du PAM (AI)

luca_attanasio

Le Département de la sûreté et de la sécurité des Nations unies veut faire la lumière sur les circonstances de l’attaque, le 22 février, du convoi du Programme alimentaire mondial qui a coûté la vie à trois personnes dont l’ambassadeur d’Italie en RDC, Luca Attanasio.

Le Département de la sûreté et de la sécurité (UNDSS) des Nations unies s’apprête à ouvrir une enquête interne sur les circonstances de l’attaque le 22 février d’un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) qui a couté la vie à trois personnes dont l’ambassadeur d’Italie en RDC, Luca Attanasio.

L’incident s’est produit aux alentours de 11 heures, sur la route de Rutshuru, à environ une trentaine de kilomètres au nord-est de Goma, dans le Nord-Kivu. Cette zone est occupée par plusieurs groupes armés. Parmi eux figurent des éléments de Forces combattantes Abacunguzi (Foca), qui représentent la branche armée des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), les miliciens hutus Nyatura, ainsi que des ex-combattants du mouvement rebelle du M23.

Le n° 2 du PAM dans un état critique

Le convoi était composé de deux véhicules se rendant depuis Goma dans la ville de Kiwanja et transportant sept passagers au total. Le chauffeur du PAM, Mustapha Milambo et le garde du corps italien de l’ambassadeur – le gendarme Vittorio Iacovacci – sont morts sur place alors que Lucas Attanasio et le directeur adjoint du PAM en RDC ont pu être évacués vers des hôpitaux de niveau 2 et 3 de la MONUSCO à Goma. Le diplomate italien est néanmoins décédé quelques minutes plus tard des suites de ses blessures. Le n° 2 du PAM est quant à lui toujours dans un état critique.

L’enquête ouverte par UNDSS selon la procédure « board of inquiry » doit notamment éclaircir les circonstances exactes de l’attaque et faire la lumière sur la sécurité du convoi. Une cellule de crise a par ailleurs été mise sur pied le 22 février après midi pour superviser les opérations en liaison directe avec la représentation de l’Union Européenne en RDC et l’ambassade d’Italie dans le pays. Rome, le PAM et l’UE devrait participer aux investigations de l’ONU.

Africa Intelligence

Related posts