Deux ans après la mise en œuvre de la mesure portant gratuité de l’enseignement de base en RDC, des écueils ont parsemé l’année scolaire 2020-2021. Beaucoup d’acteurs, parties prenantes, au système éducatif congolais ont posé des peaux de banane sur la voie de la matérialisation effective de cette mesure salutaire prise par le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Au nombre desquels, on citerait en premier les écoles à « grosse motivation », principalement celles des réseaux catholique et protestant situées à Gombe et au centre-ville de Kinshasa. Enseignants et gestionnaires de ces écoles, avec la bénédiction des comités scolaires des parents, ont imposé insidieusement une prime en charge, à renfort des numéros de compte bancaire qu’on se distribuait sous le manteau.

Du coup, des cris sont montés pour dénoncer cette arnaque, mais contre bon gré, mauvaise fortune, les parents se sont vus dans l’obligation de payer jusqu’au jour où certains chefs d’établissements ont été suspendus de leurs fonctions, d’autres même interpellés par les services de sécurité. L’ordre a semblé s’installer dans la boutique… jusqu’à la clôture de l’année.

Prenant la mesure de la situation et précédant les événements, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), sous l’impulsion du chef de l’État, est passé à la vitesse supérieure.

À travers sa « circulaire sur les frais scolaires 2021-2022 » rendue publique le mardi 7 septembre 2021, le professeur Tony Mwaba Kazadi édicte les directives en matière des frais de scolarité applicables au cours de l’année scolaire 2021-2022.

 Aux termes de cette décision du ministre et sur instruction du président de la République, comme en 2019-2020 et 2020-2021, « l’année scolaire 2021-2022 est placée sous le signe de la poursuite des efforts pour la consolidation et la pérennisation de la gratuité. En conséquence, les frais scolaires sont définitivement et totalement supprimés pour les classes du cycle primaire des établissements publics de notre système éducatif. Ils ne peuvent, ni être mentionnés sur les arrêtés provinciaux portant fixation des frais scolaires, ni être exigés des parents pour quelque motif que ce soit », lit-on dans ce document.

 Ceci veut dire en clair que le chef de l’État tient à la réussite de cette révolution sociale de taille de son premier quinquennat. Sous aucun prétexte, Félix Tshisekedi ne se laissera marcher sur les orteils par qui que ce soit.

À l’orée des échéances électorales de 2023, la gratuité de l’enseignement garantie aux enfants congolais sera un atout de taille que Félix Tshisekedi brandira comme acquis de son premier mandat.  Enseignants et chefs d’établissements sont bien avertis. Surtout qu’ils sont aujourd’hui régis par un code de bonne conduite de l’enseignant dont la vulgarisation doit déjà commencer.

Gare donc aux fossoyeurs de la mesure de gratuité de l’enseignement fondamental en République démocratique du Congo ! (Lire sur le Journal papier édition n°8158 du vendredi 10 septembre 2021 l’intégralité de la circulaire signée par le ministre de l’EPST)

Le Potentiel

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