RDC: DES MOUTURES DU GOUVERNEMENT ET ASTRAZENECA RECALÉS !

Parallèle à tirer par les cheveux ? A priori, assurément. Il n’en demeure pas moins que le gouvernement Sama Lukonde toujours en gestation et le vaccin AstraZeneca ont en commun d’avoir été recalés. Le premier officieusement et le second officiellement.

L’équipe estampillée « Union sacrée » pour pléthore de ministrables sur fond de lutte d’influences entre nouveaux faiseurs de roi. Chacun des mandarins -visibles et invisibles- de la cour de Fatshi cherchant à placer ses hommes au gouvernement. Et ce, pas toujours en cohérence avec le critérium fixé par le Premier ministre.

Est-ce déjà le baptême de feu pour Sama Lukonde ? Le Premier ministre en serait-il déjà à un hors-d’œuvre qui pourrait préfigurer le plat de résistance et le dessert y afférent qui l’attend ? Le très réglo Lushois goûterait-il déjà aux spécialités très landerneau politique kinois ? Trêve de prophétie de… malheur.

Un constat tout de même. Des difficultés à l’allumage qui font que la RDC soit sans gouvernement jusqu’à une date symbolique. Celle de la rentrée parlementaire. Les députés appelés à investir Sama Lukonde et sa future équipe regagnent l’Hémicycle ce lundi 15 mars.

Pas bon signe. Surtout que le FCC intronisé avec pompe « empêcheur de tourner en rond » a été mis hors d’état de nuire. Qui bloque encore ? Le bloqueur patenté ayant été déboulonné.

Du coup, des interrogations. Des doutes. Nous voici dans l’antichambre de l’incertitude. Peut-être même y sommes-nous.

Ce n’est certainement pas le vaccin Astrazeneca qui balayerait ce scepticisme ambiant. Lui qui, après moult annonces, voit de plus en plus de pays -pas n’importe lesquels- s’interroger sur son efficacité. Ou, en tout cas, sur ses effets secondaires.

Or, il en va de la santé comme de la monnaie. Tout est question de confiance. Lorsque celle-ci s’érode, il est difficile de la restaurer. Dans les affaires judiciaires, le doute profite à l’accusé. Dans la chronique du vaccin-polémique, le doute enfonce AstraZeneca. Tout comme, le flottement sur le front du Cabinet Sama fait mauvais effet.

Dans un cas comme dans l’autre, on nage dans l’imaginaire collectif. Et la part du psychologique y est prépondérante.

 José NAWEJ

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