l'état de l'enseignement en RDC
La qualité de l’enseignement en République Démocratique du Congo
Il y a de ce moment où nous nous demandons pourquoi est-ce que la République Démocratique du Congo avec ses potentialités, n’arrivent toujours pas à sortir du cycle de sous-développement, et pourquoi malgré la présence d’une élite qui se dit intellectuel et sage ; le pays ne sort pas de son cadre du sous-développement.
La grande responsabilité à cet état de chose va tout droit à la qualité, manière et programme tel qu’enseigné en République Démocratique du Congo en d’autre terme à l’Homme congolais.
Il n’existe pas un programme national d’enseignement allant jusqu’à étudier les vrais secteurs ou domaines dont le pays a besoin afin de sortir de cette situation. Toutes les écoles et universités se précipitent à créer des nouvelles options pour leurs élèves et étudiants sans qu’elles puissent réfléchir sur la pertinence de ces programmes sur le développement du pays. Les congolais ne comprennent pas que l’Homme blanc voyant les potentialités dont regorgés leur sol avaient jugés bon d’y pratiquer l’agriculture. Or à cette époque, une main d’œuvre abondante et efficace faisait défaut, ainsi il fallait recourir à l’Esclavagisme. Ayant pour conséquence de transporté beaucoup d’africain dans les pays, dont aujourd’hui beaucoup rêve toujours d’y aller, ignorant que cette époque est révolue, c’est désormais l’époque de l’excellence.
Ainsi Plus de dix millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été déportés du XVIe au XIXe siècle par les puissances occidentales, des côtes d’Afrique vers leurs colonies d’Amérique et de l’Océan indien, pour être mis en esclavage. Ces puissances étaient principalement la Grande-Bretagne, la France, le Portugal, l’Espagne, la Hollande et le Danemark. Car fallait une main d’œuvre nombreuse et résistante pour produire le sucre de canne, le café, le coton, le tabac, l’indigo… toutes les denrées coloniales qui ont enrichi durablement l’Europe et les Amériques..
Cependant le congolais en particulier et les africains en général ne prennent pas conscience de cet état de chose à savoir ; de réfléchir sur le comment faire pour sortir de cette situation, nous préférons recourir aux aides extérieures.
Cependant le congolais en particulier et les africains en général ne prennent pas conscience de cet état de chose à savoir ; de réfléchir sur le comment faire pour sortir de cette situation, nous préférons recourir aux aides extérieures.
Les Belges également lors de la colonisation avaient bien compris que sans le chemin de fer, le Congo ne valait pas la peine.
Triste est de constater qu’à l’époque actuelle, nous courrons derrière plusieurs axes sans s’arrêter, réfléchir pour mieux sauter.
L'année scolaire 2013-2014 est celle de l'espoir pour les enseignants déterminés à faire bouger les choses dans le secteur de l'enseignement. Réunis au sein de la Synergie des syndicats des enseignants de la RDC, qui a lancé, depuis le 30 août dernier, la pétition contre la gouvernance de l'EPSP (Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel), caractérisée, selon l'organisation, par une mauvaise gestion dans le secteur, les enseignants visent aussi les églises catholique et protestante.
C'est dans ce cadre que la synergie compte rencontrer, outre les autorités à qui elle exige la mise sur pied d'un plan dynamique pour l'amélioration de l'enseignement dans le pays, les princes de l'Eglise afin de débattre de la baisse du niveau de l'enseignement dont elle est aussi responsable en complicité avec l'Etat.
La synergie déplore, par ailleurs, la présence depuis quelques temps d'une note circulaire qui suspend un certain nombre de chefs d'établissements scolaires à travers la ville province de Kinshasa pour mauvais résultats aux examens d'Etat. La note circulaire sanctionne les chefs des établissements scolaires qui ne sont pas en réalité responsables des échecs des élèves, pendant que l'Inspection général de l'EPSP mobilise chaque année les inspecteurs pour évaluer le niveau d'enseignement dispensé dans les écoles, la prestation du personnel enseignant ainsi que le niveau des élèves. Ces inspecteurs qui ne procèdent pas à une bonne évaluation de l'enseignement dans le pays, parce qu'ils la font avec complaisance, sont épargnés dans la note circulaire. Les sources relèvent en outre que plus de 191 écoles, dont 132 écoles privées, ont suspendu les préfets et autres responsables des écoles. Ces derniers qui ont désormais peur de perdre leurs postes de responsabilité, vont se livrer dans la corruption, chose qui est condamnée dans tous les secteurs tout comme dans l'enseignement, pour permettre à leurs écoles d'obtenir les meilleurs résultats aux examens d'Etat. Une façon, pour ces chefs des établissements scolaires, de sauvegarder leurs postes. Conséquence, le niveau de l'enseignement dans le pays sera de plus en plus au rabais. Pour la synergie, les examens d'Etat dans leur forme actuelle sont couronnés de la corruption. Un autre fait est que le gouvernement, à travers sa structure habilitée, continue à accorder les agréments aux écoles privées qui sont créées chaque année et dont les résultats dans l'ensemble sont médiocres. Sans oublier que le budget alloué à l'enseignement est insignifiant. C'est dans ce cadre que la Synergie des syndicats des enseignants de la RDC exige que le système éducatif congolais dans l'ensemble soit revu et amélioré .
Le pays est mal parti, car les pionniers de la colonisation ne savaient par quel axe commencé, et cette situation continue de nous hanté jusqu’à ce jour. Et si nous voyons la qualité de cet enseignement ainsi dispensé, qui de toute façon est médiocre avec un ministre qui s’en orgueil de la rapidité de publication des résultats aux examens d’Etat sans réfléchir sur la nature et qualité de l’enseignement dispensé aux élèves. L’effort ainsi doit être concentré sur le secteur primaire et secondaire afin d’améliorer la qualité de l’enseignement et d’une bonne orientation de ses élèves vers les secteurs dont le pays a ou aura besoin. Qui à ce pays avec des dirigeants avertis pourront mettre des moyens afin de se concentrer d’abord sur un ou deux secteurs clés, les autres secteurs suivront par effet domino. L’effet qu’un élève échoue à l’examen de fin d’année ou à l’Université ne devait pas faire de lui, un moins intelligent. Surtout que notre enseignement est à 9O% orienté vers l’exercice de la mémorisation. Or le pays n’a pas besoin des cadres qui ont été bons dans les écoles parce qu’ils savaient mémorisés. Mais des cadres qui savent prendre l’initiative afin de résoudre les problèmes de l’heure survenant dans leurs environnements. Et pour arriver à cela, seule l’Etat est capable de reprogrammer son programme d’enseignement. Même ceux qui se disent professeurs et assistant doivent être mise au repos ou recycler car ils portent en eux les germes de cette mauvaise enseignement tourné vers la mémorisation. Il est déplorable qu’un élève arrive à l’Université sachant à peine lire ou pas, et créer un scandale quand il faudrait écrire. A tel étudiant, malgré tout ce qu’on pourrait faire de lui ne pourra jamais être bon ; au contraire il pourrait être un élément perturbateur s’il lui arrivait un jour de prendre la tête d’une institution. A ceux qui ont bénéficié d’une bonne éducation de base mais avec leurs mémoires fatiguées à cause de blocus, il leur manque une bonne orientation. D’ailleurs la période précédente les examens est appelée ironiquement « blocus » dont son bon sens est « l’Investissement d'une ville, d'un port ou d'une position militaire quelconque occupée par l'ennemi en vue d'empêcher toute communication avec l'extérieur, tout apport de secours ou de vivres. Briser, rompre le blocus ». Mais qui en réalité découle du verbe bloquer ayant pour synonyme retenir ce dont on a appris. Cette situation s’est accentué avec le désengagement de l’Etat dans le secteur éducatif, note le document. Le quota budgétaire alloué à l’éducation est en régression continue: 30% en 1960, 19% en 1970, 6,8% en 1983, 0,5% en 1990 et 10,6% en 2011. La faillite de l’enseignement n’est pas seulement dû au modique salaire réservé par l’Etat à l’enseignant, mais à l’irresponsabilité de l’Etat de prendre en charge l’enseignement dans son ensemble et de donner une nouvelle direction à cet enseignement au moment voulu. Peut-être la fermeture des Universités et Instituts pourrait pousser l’Etat à choisir la bonne orientation et une nouvelle directive au lieu de mettre sur le marché inexistant de l’emploi tant de chômeurs qui du reste sont mal formés.
Vitrine de la RDC











