L’armée congolaise a accusé jeudi les rebelles du M23 d’avoir massacré 50 civils mardi dans l’Est de la République démocratique du Congo et d’avoir violé le cessez-le-feu obtenu au sommet de Luanda du 23 novembre.
Plus de vingt corps venaient d’être mis sous terre en l’espace de quatre jours après les accrochages entre M23/RDF et Mai Mai à Kisharo. Tandis dans le groupement de Binza 9 corps viennent d’être mis sous terre le mercredi 30 novembre 2022.
A Kishishe, groupement Bambu chefferie de Bwito depuis le weekend dernier, plusieurs autres civiles ont étés tués par la coalition rwando ougandaise étiquetée M23. Difficile de préciser le nombre de personnes tuées car la zone est toujours sous contrôle des rebelles.
Des pillages des dépôts de vivres sont aussi signalés à Kiseguro, Katwiguro, Ngwenda et Kinyandonyi. Les biens pillés sont acheminés directement au Rwanda via Bunagana en transitant par l’Ouganda.
Pour Aimé Mukanda correspondant de congovirtuel dans la région, la majorité des rebelles sur l’axe Kiwanja-Kisharo sont des ougandais, tandis qu’à Kishishe et Rubare c’est l’armée rwandaise. Ainsi, il réitère sa demande d’une rupture des relations diplomatiques aussi avec l’Ouganda.
Les rebelles « procèdent à des massacres » dans le territoire de Rutshuru, affirme le porte-parole de l’armée, le général Sylvain Ekenge, dans un communiqué.
Selon la radio onusienne Okapi, citant des sources locales, 42 civils ont été tués et d’autres enlevés en l’espace d’une semaine, dans trois villages du Nord-Kivu – Kishishe, Kisharu, et Rubare – par les rebelles du M23.
RTBF et Aimé MUKANDA Mbusa pour congovirtuel