Le ministre rwandais des affaires étrangères, Vincent Biruta, a accusé la communauté internationale «d’exacerber» la crise dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), en proie à des groupes armés, après que les États-Unis ont exhorté Kigali de cesser tout soutien supposé aux rebelles. Lors d’un appel dimanche 4 décembre avec le président rwandais Paul Kagame, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a «dit clairement que tout soutien externe à des groupes armés non étatiques en RDC doit cesser, y compris le soutien du Rwanda au M23».
Les combats dans l’est de la RDC entre les forces gouvernementales et les rebelles du M23, une ancienne rébellion tutsi, ont exacerbé les tensions avec le Rwanda voisin, que la RDC accuse d’encourager la milice. Kigali nie toute implication.
Dans un communiqué publié ce lundi soir, le ministre rwandais des affaires étrangères, Vincent Biruta, a affirmé que Paul Kagame et Antony Blinken «avaient eu de bons échanges (…) mais que des différences demeurent sur la compréhension du problème». «L’approche erronée (…) de la communauté internationale continue d’exacerber le problème», a poursuivi le chef de la diplomatie rwandaise.
Après cinq jours de trêve, des combats à l’arme lourde ont repris la semaine dernière dans l’est de la RDC entre le M23 et l’armée congolaise, qui a accusé les rebelles d’avoir massacré environ 300 civils. Le M23 a rejeté ces accusations et demandé une «enquête indépendante». Une initiative de paix distincte à Nairobi entre des responsables est-africains et diverses factions rebelles actives dans l’est du Congo – mais pas le M23 – est en cours depuis plus d’une semaine.
LeFigaro