Depuis la reprise au mois de juin dernier des combats à l’Est de la République démocratique du Congo entre le M23 et les FARDC, plusieurs sources locales et internationales ont confirmé le soutien du Rwanda à ce mouvement rebelle à prédominance tutsi. Acculé, et grâce une diplomatie agissante de la RDC, les soutiens habituels de Paul Kagame s’effritent.

Le Rwanda dont la diplomatie de l’argument génocidaire ne se fait plus vendre, accuse et compte désormais ses amis.

La Belgique condamne

Le Premier ministre belge, Alexander De Croo, avait lors de son visite à Bukavu le 15 juin 2022, indiqué que « avoir le droit d’exiger aux pays voisins le respect du  territoire congolais. Et que la Belgique tenait au respect strict de l’intégrité territoriale » de la RD Congo ».

La ministre belge des affaires étrangères, des affaires européennes et du commerce extérieur, Mme Hadja Lahbib, avait lors d’un entretien téléphonique avec le Ministre Rwandais des Affaires étrangères, Vincent Biruta le dimanche 31 octobre 2022 évoqué principalement la question de l’Est de la RDC.

Elle avait appelé le Rwanda à contribuer à la désescalade et d’utiliser tous les moyens à sa disposition pour persuader le M23 d’arrêter immédiatement le combat.

Aussi, le Parlement européen sous couvert d’une diplomatie agissante belge avait demandé, le jeudi 24 novembre, au régime de Kigali de ne pas soutenir les rebelles du M23, occupant une partie du territoire de Rutshuru (Nord-Kivu).

Le Parlement européen invite l’Union et ses Etats membres à imposer des sanctions à l’encontre des auteurs des violations des droits de l’homme et demande que les sanctions à l’encontre des hauts commandants du M23 soient maintenues et étendues afin d’inclure ceux qui ont été récemment reconnus responsables de graves exactions ainsi que les hauts fonctionnaires de toute la région, complices des exactions du groupe armé « , avait-t-il dit dans ce communiqué.

Autrefois aphone, La Belgique a pris l’option de dénoncer le soutien du Rwanda au mouvement terroriste M23. Ainsi, est-elle taxée d’abriter des génocidaires rwandais.

Terre des génocidaires

La Belgique, en tant que pays qui a colonisé le Rwanda, a toujours eu une relation particulière tant sur le plan politique, militaire que sur le plan éducatif, car beaucoup d’entre eux y ont émigré ces dernières années. Lorsque le génocide a été commis contre les Tutsis, beaucoup de ceux qui ont fui vers ce pays le considéraient comme leur deuxième maison, que les survivants ou les auteurs du génocide doivent être traités par le FPR après avoir libéré le pays, indique le site gouvernemental Igihe.

Ce n’est pas un hasard si aujourd’hui en Belgique il y a beaucoup de ceux qui sont soupçonnés d’avoir participé au Génocide perpétré contre les Tutsi ou qui le nient, de sorte que chaque 7 avril, ils ont fait le vœu de « se souvenir de tous ».

Actuellement en Belgique, on estime qu’il y a plus de 13 000 Rwandais. Cependant, on dit qu’un grand nombre d’entre eux y sont arrivés après le Génocide https://mobile.igihe.com/amakuru/u-rwanda/article/uko-byagenze-u-bubiligi-bugahiduka-indiri-y-abakoze-jenoside-n-abayihakana.

À l’occasion de la réception qu’il a offerte à près de 250 délégués des jeunes des 26 provinces de la RDC le samedi 03 décembre, le Président Félix Tshisekedi avait encouragé la jeunesse de son pays à se mobiliser contre l’agression orchestrée par le Rwanda sous couvert du M23.

Il  rappelle que les Rwandais « avaient besoin de notre solidarité pour se débarrasser de ces genres de dirigeants rétrogrades comme Paul Kagame qui applique une politique archaïque des années 60 ».

Coco Kabwika

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