Conduit par le professeur Alphonse Ntumba Luaba, un panel d’experts dépêché à Addis-Abeba par le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, président en exercice de l’Union africaine (UA), a rencontré la présidente de la République d’Éthiopie, Mme Sahle –Work Zew. Cela, avant de s’entretenir avec le vice-Premier ministre, ministre éthiopien des Affaires étrangères ainsi qu’avec le ministre de l’Irrigation et de l’Energie.
Les parties au conflit autour de la construction du barrage de la Renaissance en Ethiopie se sont accordées pour une reprise des négociations, sous le leadership du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, président en exercice de l’Union africaine (UA) qui a déployé, ces dernières semaines, un panel d’experts conduit par le professeur Alphonse Ntumba Luaba.
C’est le rapporteur du panel des experts, Zénon Mukongo Ngay, qui l’a déclaré, le lundi 8 mars, à sa descente d’avion à l’aéroport de Ndjili.
À l’en croire, le panel d’experts a été reçu par la présidente de la République d’Éthiopie, Mme Sahle –Work Zew avant de s’entretenir avec le vice-Premier ministre, ministre éthiopien des Affaires étrangères ainsi qu’avec le ministre de l’Irrigation et de l’Energie.
« Les experts ont pu obtenir le point de vue de l’Éthiopie par rapport aux questions posées portant notamment sur le remplissage du barrage, sa fonctionnalité et sur les inquiétudes soulevées par ce barrage hydroélectrique à l’égard des pays en aval du fleuve Nil », a fait savoir Zénon Mukongo Ngay.
D’après le rapporteur du panel des experts, les échanges avec ces personnalités politiques éthiopiennes ont tourné autour de cette question existentielle pour l’Éthiopie. Ces entretiens ont permis également aux uns et aux autres « de faire un survol de l’évolution de la situation générale et celle liée aux négociations depuis leur arrêt, il y a dix ans ».
M. Zénon Mukongo Ngay a déclaré que la délégation du panel d’experts s’est rendue à la capitale éthiopienne pour recueillir l’avis de ce pays constructeur du Grand Barrage de la Renaissance en amont du fleuve Nil, sous les inquiétudes des pays en aval, l’Égypte et le Soudan.
Les éléments recueillis par les experts congolais en Afrique du Sud, en Éthiopie en passant par Le Caire et Khartoum, a–t-il soutenu, seront transmis au président de la RDC qui a le pouvoir de décider de la reprise des négociations.
L’objectif poursuivi par le panel d’experts à travers la tournée qui a duré une semaine, a été de recueillir les points de vue des parties au conflit autour de la construction du barrage de la Renaissance en Ethiopie en vue de la reprise des négociations. L’étape d’Addis-Abeba en Ethiopie a été la dernière avant celle de la République sud africaine, du Caire en Egypte et Khartoum au Soudan.
Par ailleurs, la même source rapporte qu’une délégation de la République démocratique du Kenya conduite par le député Kalonzo Musyoka et envoyé spécial du président kenyan Uhuru Kenyatta, est arrivée à Kinshasa, le dimanche 7 mars, en provenance de Nairobi.
Kalonzo est en même temps porteur d’un message du président kenyan à son homologue congolais Félix-Antoine Tshisekedi.
Lepotentiel