Chronique du politologue: Transhumance et constance de la classe politique congolaise, stature parfaite de la contre-élite

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INTRODUCTION

Le terme transhumance désigne :

  • Pour les pasteurs, le fait de déplacer au cours de l’année son troupeau vers des lieux où la saison est la plus favorable, Il y vat dans le souci d’offrir à son troupeau les conditions les plus confortables, c’est doc le déplacement saisonnier de troupeaux le long des routes migratoires. 
  • Transhumance associer au radical politique désigne le fait pour les élus de changer les formations politiques au cours d’une législature ; elle désigne également le fait pour des partis politiques de changer leur position par rapport à un régime et selon les circonstances sociales.

Ce mot en vogue nous interpelle aujourd’hui au point que nous nous sommes senti obligés de passer des journées entières à faire des recherches car servant les uns comme arme de dénigrement, les autres comme motif de s’enfermés dans leurs carapaces de la médiocrité, au nom d’une prétendue constance. Mais, constance par rapport à quoi ? À une idéologie ? Laquelle ?

La logique de constance stérile tant pour son propre combat (s’il en existe un bien sur) et celle d’en faire une valeur morale ne relèverait-elle pas du surréalisme politique ?  

Cette prétention a condamné les reformes idéologiques personnelles ne serait-elle pas une négation directe avec l’essence humain, celui de l’homme qui se réalise et s’actualise ?

N’est-il pas plus rationnel pour toute personne qui aurait un idéal politique à réaliser de passer de la représentation du monde à sa transformation par le pragmatisme ?  

Sommes-nous tellement amoureux de la constance que nous sommes devenus les prédicateurs de la domination de l’homme par la stabilité improductive non seulement pour l’homme lui-même, mais aussi et surtout pour ses convictions ? 

Que savons-nous sur les convictions des autres pour ne les mettre que devant la barre des instances des jugements des valeurs ?

« La domination du conscient par l’inconscient et la possibilité d’une manipulation logique et technique.

De cet inconscient afin de construire un monde nouveau et d’inventer un nouvel homme pour ce monde » cette idée avant-gardistes, N’est-elle pas exploitable pourvu que l’issue soit meilleurs, la fin justifiant les moyens ?

 A force de penser sur ce sujet précis, je me suis dit que peut être la métaphore de William Genyes dans son livre « sociologie des élites »  

 « Tout se passe alors comme si ces acteurs ou groupes d’acteurs, les élites, à qui l’on impute apriori des « vertus » (sociales, politiques, culturelles), s’avéraient, dans la pratique, porteurs de tous les maux dans les sociétés modernes. » avait eu raison de notre société. 

Stature parfait de l’homme politique

La qualité d’une génération politique doit se mesurer dans sa capacité à résoudre les problèmes actuels sans se plaindre du passé quelle que soit sa nature, et de prévoir l’avenir sans préjudicier le présent. 

Un homme politique (je préfère dire le citoyen politique) doit disposer de ce que certains appellent « triple équilibre » : un équilibre intellectuel qui se manifeste par la connaissance des notions générales ; un équilibre de dynamisme volontaire manifester par sa capacité d’adaptions et sa sérénité. Et enfin l’équilibre de la vie intérieure qui est l’humilité. 

Aujourd’hui la nation dans toutes ses composantes se trouve à la croisée des chemins, chacun de ses citoyens devrait faire une introspection pour savoir sa responsabilité et entrevoir les modifications de ses prises de positions, de son comportement politique et social. C’est à ce prix-là que tous dans l’unité nous pouvons relever l’énorme défi que nous oppose le problème du Congo. Que Dieu bénisse nos âmes et nous donne assez d’amour pour notre pays.

Elaboré et présenté par citoyen Jean-Luc Kong 

Tel : +243 97 86 16 407

Mail : jeanluc.kongo44@gmail.com

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