La première campagne de vaccination visera le personnel soignant, les personnes âgées et celles présentant un haut risque notamment une comorbidité Covid- hypertension- diabète.

La République démocratique du Congo accueillera du 1er au 7 mars prochain ses premières doses de vaccin contre la covid-19. L’information a été donnée samedi 27 février à Kinshasa par le directeur du Programme élargi de vaccination, Elisabeth Mukamba. C’était au cours d’un atelier organisé par le Programme élargi de vaccination, sous l’encadrement du ministère de la Santé, sur la mise en place des stratégies de communication pour l’introduction du vaccin contre la pandémie.

À en croire le directeur du Programme élargi de vaccination, Elisabeth Mukamba, la première campagne de vaccination visera le personnel soignant, les personnes âgées et celles présentant un haut risque notamment une comorbidité Covid- hypertension- diabète.

« Nous nous sommes réunis pour échanger et trouver un consensus sur la manière dont l’un des axes pour la lutte contre la Covid va être intégré dans le système de santé. Cet axe c’est la vaccination contre la maladie à coronavirus. Donc, c’était essentiellement retenir le genre de site de vaccination, comment on va les implanter en RDC, comment au niveau du site les tâches seront réparties, comment on va identifier les cibles prioritaires », a-t-elle expliqué.

Le directeur du Programme élargi de vaccination a également précisé que ce n’est pas tout le monde qui va bénéficier de cette vaccination.  « D’abord, ce n’est pas une vaccination qui est obligatoire. Mais, il y a des personnes qui sont des personnes à risque. A risque de développer des formes sévères et même mourir de la maladie. Et c’est prioritairement, ces personnes-là que nous ciblons. Le personnel de santé qui est chaque jour en contact avec les malades, les personnes âgées et les personnes qui vivent avec comorbidité. Voilà, il fallait maintenant qu’on définisse comment on va pouvoir vacciner ces personnes », a-t-elle expliqué.

C’est au début du mois de février que la République démocratique du Congo (RDC) a lancé une campagne de sensibilisation et d’explication à la population pour promouvoir le vaccin contre le coronavirus, dans un pays où cette question est sensible.

Le ministre de la Santé, le Dr Eteni Longondo, avait déclaré qu’on devait bientôt présenter à la population le vaccin, et commencer la campagne (de sensibilisation à la) vaccination

« Et nous pensons que nous allons bientôt introduire le vaccin ici, évidemment après avoir fait des analyses approfondies », avait-il ajouté, sans révéler le nom du vaccin choisi ni la date du début de la vaccination effective.

La vaccination contre le coronavirus est un sujet très délicat en RDC, où la méfiance envers le vaccin est répandue. Dans ce contexte, des nombreux messages évoquant des théories du complot sont régulièrement partagés dans les réseaux sociaux.

Le vaccin contre la Covid-19 « c’est une voie inévitable maintenant. Même si ce n’est pas obligatoire pour la population (…), c’est une voie nécessaire qui peut sauver des vies », avait dit le Dr Longondo.

Les premiers cas de coronavirus ont été diagnostiqués en RDC le 10 mars 2020. Depuis, 25. 961 cas ont été confirmés, 6303 actifs, 18951 guéris, 707 décès, selon le dernier bilan officiel publié le dimanche 28 février 2021. Sur les 26 provinces du pays, 23 sont touchées par la pandémie, la capitale Kinshasa étant en tête des contaminations.

Le 11 janvier, le président Félix Tshisekedi avait salué deux « produits congolais » censés traiter le coronavirus.

« Le vaccin est un passage obligé. Mais nous privilégions aussi le traitement curatif. Je crois que nous avons deux produits qui promettent en tout cas par les premiers résultats qu’ils montrent. Ce sont des produits congolais », avait-il déclaré.

A Kinshasa, l’un de ces produits, le « Manacovid » se vend en pharmacie sans ordonnance.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait accueilli ces annonces présidentielles avec prudence. « Les essais cliniques sont essentiels pour fournir des preuves scientifiques sur la sécurité, l’efficacité et la qualité de tous les médicaments, que l’approche soit traditionnelle ou moderne », avait souligné l’OMS.

Par ailleurs, le ministre de la Santé avait annoncé la « résurgence » d’Ebola dans une région de l’Est du pays, où l’OMS a dépêché une équipe d’épidémiologistes après la mort d’une femme de 42 ans de cette maladie, trois mois après la déclaration de la fin d’une précédente épidémie, la onzième à frapper l’ex-Zaïre.

Le potentiel

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