Une manifestation organisée par le mouvement Wakit Tama contre le Conseil militaire de transition au Tchad a été violemment réprimée par les forces de défense et sécurité ce week-end. André Kodmadjingar, notre correspondant, fait le point depuis N’Djamena.

La police tchadienne a dispersé à coups de gaz lacrymogène quelques manifestations sporadiques de dizaines de personnes, samedi 8 mai à N’Djamena au Tchad, à l’appel de l’opposition et de la société civile contre la junte qui a pris le pouvoir après la mort du président Idriss Déby Itno le mois dernier.

Les autorités militaires avaient interdit la veille les rassemblements prévus par Wakit Tamma, une coalition de partis d’opposition et de représentants de la société civile, qui avait appelé à manifester contre le Conseil militaire de transition (CMT), dirigé par le fils d’Idriss Déby, Mahamat Idriss Déby, qui concentre presque tous les pouvoirs.

Malgré l’interdiction, des manifestants sont descendus dans les rues de N’Djamena samedi matin, certains brandissant des banderoles ou des pancartes dénonçant l’instauration d’une « monarchie » au Tchad. Dans le 6e arrondissement de N’Djamena, dans le sud de la capitale, la police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser une tentative de rassemblement sur la place First Africa. Les forces de l’ordre sont massivement déployées dans les rues de la capitale.

VOA and France24

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