RDC, débâcle FCC : 20 siècles après, le PPRD n’a pas assimilé les causes de la chute de l’Empire Romain

Membres_fcc

Au début du Vème siècle, l’historien romain Végèce formula une théorie selon laquelle : « l’Empire romain déclina à cause de contact croissant avec les barbares, entrainant une barbarisation qu’il percevait comme moteur de dégradation. La léthargie, la complaisance et la mauvaise discipline en résultèrent ».  Ainsi des millions d’habitant portèrent des noms romains sans adopter ses valeurs.

Le FCC subit dans une dimension réduite, les conséquences ayant préludaient à la chute de l’Empire romain. En effet, la gourmandise croissante, les guerres de leaderships, la boulimie de pouvoir ont poussé les caciques du PPRD d’élargir le cercle du pouvoir.

Partis politiques satellites du PPRD

Après les élections législatives et présidentielles de 2006, plusieurs cadres du PPRD ayant échoués aux élections législatives avaient jugés bon de créer des partis politiques vassaux du PPRD, estimant d’avoir été victime du système de la  tête de liste dans les différentes circonscriptions.

Ainsi plusieurs micro partis mallettes dont le PPPD, le MCR…, à grande majorité sans siège politique ni statut furent créer et homologués afin d’assurer une grande majorité éclatée au président Kabila pour les élections de 2011. Si cette stratégie a porté les fruits,  elle a cependant ouvert les brèches  de la dégustation autonomique à l’instar d’un Etat fédéré vis-à-vis de l’administration centrale.

2018, le piège machiavélique

Après sa large victoire aux législatives de 2011 et fière de sa stratégie, le PPRD va continuer dans la même dynamique, cette fois-ci  en adoptant « la politique de la phagocytose »  mieux encore de débauchage, où des individus, hommes politiques, commerçant, partis politiques, diplomates, mamans maraichères… viendront adhérer soit au PPRD, soit encore prêté allégeance au guide suprême Joseph Kabila.      

Cependant, après deux mandats constitutionnels, Joseph Kabila dont le bilan économique reste à désirer, une gestion étatique marquée par  l’impunité, le clientélisme, des détournements et  la militarisation du pouvoir publique, se trouvera face au dilemme constitutionnel. Pas de trois mandats au pouvoir.

Alors que les différents ballons d’essaies lancés par plusieurs caciques du PPRD pour modifier la constitution et permettre un troisième mandat à Joseph Kabila n’ont pas aboutis. Une option a été levée : la création d’une plateforme électorale.    

Le FCC  ou l’épouvantail

La création de la méga structure électorale FCC  avait pour but de créer une union nationaliste en guerre avec l’occident afin de préserver les soi-disant acquis nationalistes fruits de la gouvernance  de Joseph Kabila. Mais en réalité, les vraies raisons étaient de digérer toute forme de contestation politique par la création de FCC où tout leader politique, social, culturel… aura  sa part du gâteau. Le FCC avait pour objectif de recréer un parti unique sans opposition.  

Cependant les réalités sociales sur terrain, avec en majorité une population hostile au régime en place, n’ont pas permis la réalisation des objectifs assignés au FCC. Ainsi, après les élections législatives de 2018, le FCC devait cogérer avec le CACH dans une nouvelle coalition où la signature des nominations et affectations revient au président Félix Tshisekedi.

Ainsi donc, le FCC est resté comme un navire avec plusieurs pirates et moussaillons à bord en attendant d’être affrété dans un nouveau navire à capturer. Une situation à la base de l’effritement du FCC, qui se dirige tout droit vers l’éclatement car incorporant plusieurs microstructures aux idéologies contradictoires et personnalités impopulaires, immorales et égoïstes.  

Tel s’est écroulé l’Empire Romain, tel s’écroulera le FCC.

BVR

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