Les équipes de Tony Blair s’intéressent au développement du Grand Inga qui regroupe les futurs méga-barrages d’Inga III à Inga VIII

Blair et Tshisekedi

La fondation de l’ancien premier ministre britannique Tony Blair s’intéresse de près à la RDC, notamment au projet hydroélectrique du Grand Inga. L’un de ses dirigeants, le Français Antoine Huss, a récemment fait le déplacement à Kinshasa.

Spécialisé dans le conseil bénévole auprès des gouvernements sur le continent africain, le Tony Blair Institute for Global Change (TBI) multiplie depuis fin 2020 les initiatives en RDC, où il était absent jusqu’à présent. Celles-ci font suite à la conversation téléphonique en août dernier entre l’ex-premier ministre britannique et le chef d’Etat congolais Félix Tshisekedi, qui avait été organisée au sein de la présidence par l’entremise de la Cellule climat des affaires (CCA).

Dans la foulée de cet échange, la fondation de Tony Blair a dépêché en novembre à Kinshasa son directeur pour l’Afrique francophone, le Français Antoine Huss. Si les ambitions congolaises ne se sont pas traduites pour le moment par la création d’un bureau physique dans le pays, la fondation a entamé depuis la fin 2020 des discussions avec la présidence congolaise, ainsi qu’avec une série de décideurs locaux.

L’électricité en ligne de mire

D’après les informations d’Africa Intelligence, les équipes de Tony Blair s’intéressent en premier lieu au secteur de l’électricité, et plus particulièrement au développement du Grand Inga, qui regroupe les futurs méga-barrages d’Inga III à Inga VIII. Cet intérêt s’était déjà manifesté à l’occasion de la conférence virtuelle sur le Grand Inga, organisée conjointement par la RDC et l’Union africaine (UA) en juin dernier  et en amont de laquelle le TBI avait mené, pour le compte de l’organisation intergouvernementale et de son représentant en charge des infrastructures Raila Odinga, une étude sur les potentiels offtakers du projet sur le continent.

En plus du Grand Inga, un sujet sur lequel elle tente pour le moment d’identifier les principaux acteurs en jeu, la fondation de Tony Blair a également œuvré auprès de la jeune Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieu rural (Anser), une institution dirigée par Idesbald Chinamula. Elle l’a notamment assistée dans la création du fonds Mwinda, qui vise à mobiliser 500 millions de dollars afin de permettre l’électrification de quinze millions de Congolais à l’horizon 2024 . Outre l’électricité, l’équipe du TBI réfléchit à la manière d’appuyer le secteur agricole et l’amélioration du climat des affaires en RDC.

 Africa Intelligence

Related posts