Félix Tshisekedi semble avoir rabattu sur ses ambitions face au Ghana et au Gabon sur le siège réservé à l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU

Malgré l’activisme déployé par le chef de l’Etat congolais et président en exercice de l’Union africaine, Félix Tshisekedi, pour négocier à huis clos avec ses pairs le siège réservé à l’Afrique au Conseil de sécurité des Nations unies, l’organisation panafricaine a validé les candidatures du Ghana et du Gabon lors de sa 38e session, qui s’est tenue à Addis-Abeba les 3 et 4 février.

Président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), le chef d’Etat ghanéen Nana Akufo-Addo mène actuellement une diplomatie active, notamment au Sahel, où l’ONU joue un rôle déterminant. C’est dans cette perspective qu’il veut décrocher un siège au Conseil de sécurité.

Le Gabon, pour sa part, veut intégrer le conseil pour consolider sa position de leader africain sur les questions climatiques en Afrique, leadership que le Congo cherche à lui contester. Félix Tshisekedi, qui espérait négocier avec le président gabonais Ali Bongo l’octroi du fameux siège à la RDC, semble en avoir rabattu sur ses ambitions. Le Kenya, qui occupera à partir de juin et pour un an un siège au Conseil de sécurité, s’était vivement opposé à toute tractation entre chefs d’Etat sur le pays qui prendrait la suite en 2022.

 Africa Intelligence

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