Les morts suspectes à Kinshasa inquiètent

Gilbert_Kankonde

Le ministre de l’Intérieur et Sécurité dont la mission est de garantir la protection de tous les Congolais a du pain sur la planche 

Le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Gilbert Kankonde Malamba, a du pain sur la planche, lui qui a la responsabilité de sécuriser les Congolais sur l’ensemble du pays. Outre l’épineux problème d’insécurité à l’Est du pays, dans les provinces telles que l’Ituri, Nord-Kivu, et Sud-Kivu, où l’armée et la police nationale, constituées présentement de plus de 21.000 éléments, peinent à restaurer la paix, d’autres grandes villes du pays comme Kalemie (au Tanganyika), à Lubumbashi (dans le Haut-Katanga), et dans le Grand Kasaï, on relève de plus en plus ces mêmes problèmes d’insécurité.

Insécurité partout…

Comme si cela ne suffisait pas, l’insécurité commence aussi à s’amplifier à Kinshasa, une capitale de plus de 12 millions d’habitants, où règne le banditisme urbain appelé « Kuluna » par les Kinois, mêlé actuellement à des morts suspectes parmi de hauts cadres des renseignements.

Pour preuve, en l’espace de trois jours, on vient d’enregistrer le décès, dans des circonstances suspectes, du général Delphin Kahimbi, qui était chargé des renseignements militaires suspendu deux jours de ses fonctions, et de Léon Lukaku, chef du service du contre-espionnage à l’ANR (Agence Nationale des Renseignements), qui était également suspendu de ses fonctions depuis quelques jours.

Réellement des suicides ?

La question qu’on se pose désormais est celle de savoir, si ces deux personnalités sont mortes réellement de suicide, comme relayent certaines sources à travers les médias. Sinon, s’agirait-il d’assassinats diligentés par une main noire qui aurait peur que l’interpellation et la suspension de ces personnalités puissent conduire à certaines vérités qu’on voudrait à tout prix cacher?

Face à cette situation, il faut craindre que cette série noire puisse continuer dans la capitale, où des dispositions doivent désormais être prises, pour éviter que d’autres personnalités connaissent le même sort mystérieux. Surtout que le régime vient de changer depuis une année en RD Congo, après la passation pacifique et civilisée du pouvoir au sommet de l’Etat.

Avec l’enquête sérieuse attendue sur les circonstances de la mort de ces responsables de renseignements, ainsi que l’autopsie exigée sur les corps de ces victimes, il y a lieu d’espérer que la vérité finira par éclater sur cette insécurité inquiétante et dont les auteurs éventuels doivent vite être dénichés.

LKT

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