L’assemblée nationale a adopté vendredi le projet de loi portant modification et complément sur la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
C’est un passage en force de cette nouvelle loi portant organisation de la CENI telle que proposée par le député et actuelle Ministre des Affaires Etrangères Christophe Lutundula. Une loi pourtant décriée par la coalition de Lamuka à travers ses deux leaders Adolphe Muzito et Martin Fayulu.
La coalition LAMUKA dans un communiqué rendu public le vendredi 04 mai a fustigé le fait que l’Assemblée nationale « profite de l’attention nationale focalisée sur l’éruption volcanique du Nyiragongo, pour adopter la loi sur la réforme de la CENI ».
Selon ce communiqué signé par Adolphe Muzito et Martin Fayulu, LAMUKA insiste sur la dépolitisation et la fonctionnarisation de la CENI.
En se basant sur quelques articles, notamment les 12 et 16, la loi organique sur la CENI dispose : « Nul n’est peut-être désigné membre de la CENI s’il est ou a été cadre national ou provincial d’une organisation politique ou d’une organisation de la société civile affiliée ou alliée à une organisation politique au cours de 5 années précédant sa désignation. »
D’autres innovations de cette loi : au lieu de 7 membres, Christophe Lutundula propose un effectif de 12 membres qui doivent composer la CENI.
Ces membres seront désignés de manière équitable par les forces politiques représentées à l’Assemblée nationale notamment la majorité et l’opposition et, en dehors, de l’hémicycle par la société civile, à raison de 4 délégués par composante.
Cette loi qui doit être renvoyée au Sénat pour une seconde lecture, vient d’être adoptée alors que l’opinion nationale congolaise était focalisée autour du concept qui n’est pourtant pas à l’ordre du jour au parlement à savoir la congolité, née de guéguerre entre Noel Tshani et Moïse Katumbi, volant ainsi la vedette à l’adoption de cette loi pourtant décriée par la principale force de l’opposition Lamuka et quelques cadres du FCC, qui semble avoir été aussi emportée par cette vrai fausse guerre conceptuelle.
BVR