REPRISE DES COURS : LE MINISTÈRE DE L’EPST SUGGÈRE LE 8 FÉVRIER

Les élèves de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) pourraient reprendre le chemin de l’école, le 8 février prochain. Cette possibilité a été envisagée, le mercredi 27 janvier dernier, au cours d’une réunion d’évaluation de la possibilité de reprise les activités scolaires, que le ministre de l’EPST a eue avec les experts de ce secteur.

Au cours de cette rencontre, souligne une dépêche de l’ACP, les experts de ce secteur ont proposé au ministre de l’EPST, la date du 8 février pour une probable reprise des cours. Mais cette reprise pourrait être totale ou partielle, selon l’évolution de la situation épidémiologique dans chaque province.

Parmi les arguments avancés, les experts de l’EPST estiment que la présence physique des élèves dans les salles de classes demeure la méthode la plus plausible et adaptée au système éducatif congolais, contrairement aux cours à distance (en ligne, télévisé ou radiodiffusé), qui doivent faire face à certains défis majeurs, notamment l’électricité, la connexion internet et l’attention des élèves.

Cette position des experts du secteur de l’éducation rejoint celle de l’Organisation des Nations unies pour l’enfance (Unicef) qui avait dernièrement plaidé pour la réouverture des écoles, malgré la montée en puissance des cas de contamination de la pandémie à coronavirus.

Cette agence des Nations Unies avait, dans un communiqué, appelé le gouvernement congolais à donner la priorité à la réouverture des écoles, en donnant plus d’importance au respect des mesures de prévention, en vue de rendre les écoles plus sûres que possibles.

Pour cette institution, l’école ne constitue pas le principal foyer de contamination de la pandémie à coronavirus. La Directrice générale de cette agence, Henrietta Fore, déclarait récemment qu’un nombre croissant d’études au niveau international démontrait que les écoles ne constituent pas le principal moteur de propagation de la pandémie, mais que leur fermeture demeure une menace sérieuse sur le développement de la nation tout entière, particulièrement dans le domaine de l’éducation, de la santé, de la sécurité et du bien-être des enfants.

A l’en croire,  » si les enfants sont exposés à une deuxième longue période de fermeture des écoles, les effets se feront ressentir pendant plusieurs générations. Privés d’échanges quotidiens avec leurs pairs et d’occasions de se dépenser, ils verront leur condition physique et mentale se dégrader « .

Elle a également ajouté que le fait d’être privé du filet de sécurité que leur offre souvent l’école, les enfants sont plus vulnérables aux abus ainsi qu’aux mariage et travail des enfants. Pour elle, la fermeture des écoles devrait uniquement constituer une mesure de dernier recours, après que toutes les autres possibilités ont été envisagées.

Les activités scolaires ont été suspendues sur l’ensemble du territoire national depuis le 18 décembre 2020, avant les vacances de nouvel an. Pour le moment, la date officielle de la reprise des cours n’est pas encore connue.

Une autre réunion est prévue incessamment pour approfondir la question avant la décision finale qui sera prise en concertation entre le ministère de l’EPST, l’équipe de riposte contre la Covid-19 et la Présidence de la République.
 MOLINA/Forum des As

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