Des lycaons, ces chiens sauvages africains, ont été observés dans le nord-est de l’Ouganda pour la première fois en 40 ans. Autrefois présente dans toute l’Afrique subsaharienne, cette espèce est aujourd’hui en déclin irréversible.
Une nouvelle encourageante : un couple de lycaons a été repéré dans un parc national du nord-est de l’Ouganda, selon l’autorité nationale chargée de la faune sauvage. Ces animaux avaient disparu de cette région dans les années 1980.
Également connus sous le nom de chiens sauvages africains, deux individus ont été aperçus le 26 juin dans le parc national de la vallée de Kidepo. Un des gardes a remarqué leur présence le long d’une route, a pu les photographier avant qu’ils ne disparaissent.
L’équipe du parc envisage de mener une enquête pour obtenir plus d’informations.
Auparavant, les lycaons étaient répandus dans toute l’Afrique subsaharienne. Outre l’Ouganda, on les trouvait dans le sud du Soudan et au nord du Kenya.
Animal rare, le lycaon possède une fourrure à motifs unique à chaque individu, avec des taches de couleur rouge, noire, marron, blanche ou jaune. Cette espèce, appelée scientifiquement Lycaon Pictus, se caractérise par de grandes oreilles rondes et quatre orteils sur chaque patte, contrairement aux autres chiens qui en ont cinq. Ils vivent généralement en meutes de 5 à 50 individus.
Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la population de lycaons est en déclin irréversible et est considérée en voie de disparition. En 2020, il y avait environ 6 600 lycaons adultes dans le monde, rapporte l’AFP.
Aimé Binda