Une Veillée de Noël Sanglante à Mavivi-Beni : 20 personnes égorgées à la machette

Massacre Beni

Les habitants de trois localités du territoire de Beni, à savoir Vemba-Todo/Mavivi, Mukoko/Oïcha, et Mayangos/Beni se sont réveillés ce jeudi 24 décembre 2015 sous les crépitements des balles de l’ennemi rwandais qui se cache derrière l’appellation ADF/NALU. Selon la population locale contactée, le bilan des attaques qui était de 7 morts pendant la journée s'est alourdi à 20h, Heure de Beni : Un total de 20 corps retrouvés. La recherche continue dans la brousse de VEMBA, TODO, TEPIOMBA/Masulukwede à 4 km de MAVIVI-Centre.

Notez que c’est la première fois que trois localités sont attaquées en même temps ! Des informations difficiles à vérifier à propos des attaques multiples et simultanées circulent dans la région ! Beni-Lubero connu pour sa résistance farouche à l’occupation rwando-burundo-ougandaise, une occupation territoriale soutenue par Londres - Washington et Israël, est déjà le théâtre d’un génocide ouvert depuis octobre 2014. Les massacres des bébés, femmes enceintes, malades dans les hôpitaux, la mutilation des corps des victimes, l’incendie des maisons et des hôpitaux, la destruction des récoltes dans les champs, le refus de réparer les routes de desserte agricole, et l’attaque d’aujourd’hui à la veille de Noël, unique occasion de joie que s’offrent les paysans, sont des signes d’une guerre totale qui n’oublie aucun aspect de la vie et qui veut anéantir tous les signes vitaux du peuple Nande (Yira). La mutilation des corps des victimes est une arme psychologique qui voudrait faire peur et inciter à décrocher. Mais plus l’ennemi tue, plus la détermination de lui résister s’accroit. Les quelques images des victimes de ce 24 décembre 2015 à Vemba et Todo/Masulukwedi à 4 km de Mavivi-Centre font horreur et corroborent la thèse du génocide du peuple Nande.

Massacre Beni Corps d'une victime de Mavivi transporté sur un morceau de bois

Massacre Beni Nous espérons que ces images ne laisseront personne indifférent, surtout ceux qui ont la responsabilité ou la mission de protéger les civils congolais. Au Burundi où l’on a tué une centaine des civils à Bujumbura, on voit comment l’Union Européenne et l’Union Africaine s’empressent pour qualifier les faits de "génocide rampant" jusqu'à décider d’envoyer une force de 5000 hommes pour protéger les civils.



Massacre Beni En R.D.Congo, territoire de Beni plus précisément, où plus de 1000 personnes ont déjà été égorgées et continuent d’être égorgées, c'est silence radio à l’Union Africaine comme à l'Union Européenne, à l'ONU, etc. A quoi les victimes de la R.D.Congo sont-elles différentes de celles du Burundi? Le fait le plus intriguant est que même le gouvernement congolais n’est pas pressé de mettre fin aux massacres de Beni-Lubero. Le Président Joseph Kabila est en tournée dans la région entrain d’inaugurer des bâtiments sans aucun plan immédiat de protection des civils.



Massacre Beni Pendant que les civils de la périphérie de Beni crie au secours, la Police s’entraine aux opérations anti-emeutes, anti-Kuluna et probablement anti-Front Citoyen 2016. C'est sur ce terrain là que la Kabilie sortira son arsenal militaire. Sauver la vie des civils de Beni-Lubero ne semble pas une urgence pour Kabila ! D’où les accusations qui pèsent contre lui comme complice ou commanditaire du génocide du peuple Nande.



L’Homélie de S.E.Mgr SIKULI a ainsi touché la douleur de tous les rescapés des massacres en cours qui se sentent oubliés par le Pouvoir, les désœuvrés, les affamés, les assoiffés de paix et de justice du Diocèse de Butembo-Beni qui ont comme pressentiment que l’acharnement tardif de la Majorité au Pouvoir pour le dialogue inclusif, n’est autre que son mode opératoire pour faire accepter de force une rallonge au pouvoir de Joseph Kabila.



Tous les congolais qui réfutent le dialogue en vue du glissement se reconnaissent ainsi dans ces propos de S.E.Mgr SIKULI : « Les hommes au pouvoir en RDC ne peuvent pas nous appeler à dialoguer pour chercher à réviser la constitution juste pour vouloir s'éterniser au pouvoir ».



La constitution étant la Bible du peuple congolais, elle n’est pas sujette à une révision taillée sur mesure de la seule Majorité au pouvoir.









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