Procès Kamuina Nsapu el Kin, scénario machiavélique du duo AMP/ANR contre l’UDPS et consorts

Article publié le 25 Novembre 2017

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La justice de la République Démocratique du Congo (RDC) a entamé ce vendredi 24 novembre le procès Kamuina Nsapu, une milice qui avait perpétré des attaques dans la capitale congolaise, Kinshasa.



C’est à la Haute Cour militaire (HCM) de Kinshasa qu’a commencé ce vendredi, le procès de la branche kinoise de Kamuina Nspau, une milice accusée de violences dans le Grand Kasaï. Trente-six (36) prévenus sont accusés d’avoir participé à une série d’attaques dans la capitale congolaise entre mai et juillet. Au nombre de ces méfaits, il y a la spectaculaire évasion de la prison de Makala en mai dernier, les multiples d’attaques de commissariats et l’attaque au mois de juillet du marché central de la capitale. Des actes dont la motivation restait pour le moins incomprise dans l’opinion nationale.



En effet, l’opinion nationale n’arrive toujours pas à comprendre, qu’un jeune homme, étudiant, sans casier judiciaire soit impliqué dans une attaque à main armée dans une prison hautement sécurisé avec comme but de faire échapper un gourou d’un autre parti politique autre que le sien, dur surcroit en conflit indirect avec l’UDPS, sois disant son parti politique.



Tshimanga et ses complices sont inculpés du terrorisme, participation à un mouvement insurrectionnel, association de malfaiteurs, assassinat, neutre, évasion et refus de dénonciation pour ne citer que cela. Au total, 12 chefs d’inculpations ont été retenus contre les prévenus au nombre de 36. Le cerveau de toutes ces attaques, Ben Tshimanga wa Tshimanga était présent à l’audience de ce matin. Présenté comme un membre de l’UDPS, le parti de Felix Tshisekedi, opposant à Joseph Kabila, l’homme à toujours nie cette appartenance.



Ainsi, le secrétaire général de l’UDPS, Jean-Marc Kabund a vu son passeport être ravi alors qu’il était en en route pour Paris, afin d’assister à une conférence sur l’international socialisme.



Une entorse au droit de l’homme qui est devenue une spécialité de l’Etat congolais cherchant à tout prix d’associer Ben Tshimanga qui nie son appartenance publiquement à l’UDPS.



Que dire de deux détenus présentés à la télévision nationale comme étant ses complices, alors que leurs noms ne figurent même pas sur la liste des prévenus. Auquel il faudrait ajouter deux auteurs principaux auteurs associés à Ben Tshimanga toujours recherchés par la police et le renseignement congolais. Une traque à l’image des partisans de la « Fraternité des Prisons/RDC, dont Emanuel Ndomba Ndomba évoqué dans une de nos anciennes publications au mois de juin dernier, associé aussi à cette mascarade d’attaque.



Le procès qui a débuté à 10 heures, heure locale, est retransmis en direct à la télévision nationale. Mais pour certains observateurs, ce procès et sa retransmission à la télévision nationale ont tout simplement une visée politique. On veut faire croire que l’opposition congolaise à des liens avec des groupes armés, ne cessent-ils d'affirmer.













Par Pat Tank, Analyste politique

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