Le SMS qui a précipité la chute de Jean-Marc Kabund, bras droit de Tshisekedi

Jean-Marc Kabund

Derrière la destitution le 25 mai du premier vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund, se cache la colère de Kabila contre celui qui est aussi président par intérim de l’UDPS.
Jean-Marc Kabund, président par intérim de l’Union pour la démocratie et le progrès social.


C’est un simple SMS qui a joué le rôle d’un véritable détonateur. Dans un message envoyé mi-mai à un proche de Joseph Kabila, Jean-Marc Kabund, président par intérim de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, le parti du président Félix Tshisekedi), s’est ouvertement plaint des balades aux allures de meetings électoraux de l’ancien président congolais.

Deux semaines plus tôt, le 28 avril, la Land Rover de Joseph Kabila avait remonté à petite allure une artère de la capitale sous les acclamations de plusieurs centaines de Kinois venus accueillir en masse l’ancien président. Une déambulation très politique, qui a irrité au plus haut point le clan Tshisekedi. Fidèle parmi les fidèles du président congolais, Jean-Marc Kabund s’est alors fendu de ce message dans lequel il juge l’attitude du « Sénateur » Kabila proprement inappropriée, tout en rappelant qu’une telle ovation faisait ombrage à Tshisekedi. Une missive qui est parvenue jusqu’aux oreilles du principal intéressé. Très irrité par l’initiative du vice-président de l’Assemblée nationale, Joseph Kabila s’en est directement plaint par téléphone à Félix Tshisekedi.

Dans la foulée, l’ancien président a ordonné aux parlementaires de son mouvement du Front Commun pour le Congo (FCC), majoritaire à l’Assemblée nationale, d’écarter Kabund de la vice-présidence du perchoir. Malgré ses très vives protestations face à la présidente de l’Assemblée, Jeannine Mabunda, et au deuxième vice-président de la chambre basse, Balamage N’kolo Boniface, le bras droit de Tshisekedi a été destitué le 25 mai dans un climat explosif.

Africa Intelligence.

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