Londres devait procéder aujourd’hui aux premières expulsions de migrants clandestins vers le Rwanda. Mais le vol a été annulé après des recours de dernière minute.
L’avion qui devait transporter mardi soir des migrants du Royaume-Uni vers Kigali, capitale du Rwanda, un projet du gouvernement britannique pour décourager l’immigration illégale, n’a pas décollé mardi soir après des recours de dernière minute de dernière minute de la Cour européenne des droits de l’Homme.
L’objectif secondaire de ces expulsions à plus de 6.000 km de Londres est la dissuasion. En effet, depuis le Brexit, le gouvernement de Boris Johnson avait promis à la population de contrôler l’arrivée massive de migrants sur le territoire national, ce qu’il a beaucoup de mal à faire. Il tente donc à travers cette mesure très controversée de dissuader un peu plus encore la traversée de la Manche par les migrants souhaitant rejoindre le Royaume-Uni. Boris Johnson avait fait de la lutte contre l’immigration sa priorité numéro 1 depuis l’adoption définitive du Brexit le 1er février 2020.
Pourtant, l’immigration ne cesse d’augmenter depuis le Brexit, atteignant même un nouveau record en 2021, avec 28.000 migrants ayant effectué cette traversée.
Cette politique d’expulsion, ressemble à s’y méprendre à l’accord signé entre l’Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, accord qui stipulait que l’Australie envoyait ses demandeurs d’asile dans un camps de rétention sur l’île de Manus.
Au Royaume-Uni, le projet de loi a été approuvé par la justice britannique malgré les multiples recours de dernières minutes formulés notamment par des associations s’opposant à l’expulsion de ces migrants.
Le premier vol qui devait décoller ce soir avait été cependant amputé de l’immense majorité des passagers initialement prévus, et ce, à cause de divers recours individuels déposés devant les tribunaux britanniques. En effet, de 31, le nombre de passagers avait été réduit à seulement 7 personnes selon l’association Care4Calais, qui avait précisé également la nationalité des passagers initialement prévus qui étaient, selon elle, des Iraniens, Irakiens, Albanais ainsi qu’un Syrien.
La cheffe de la diplomatie Liz Truss avait affirmé sur Sky News qu’«il y aura des personnes sur ces vols et si elles ne sont pas sur ces vols elle seront sur les suivants», «ce qui importe c’est d’établir le principe» et de «briser le modèle économique de ces gens épouvantables, ces trafiquants qui font commerce de la détresse».
Cnews